Partagez | 
 

 La mort des amants — PV Mélusine [TBC]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar
Parchemins : 160
Gallions : 183
Crédit(s) : Eden Memories
Disponibilité RP : Mélusine de Valmont ; Narcissa Malfoy ; Decima Carrow ; Ravenna Potter ; Eleanor Glenmore (0/5)
Célébrité : Eva Green
Enrôlé(e) depuis le : 16/02/2016
Camp : A snake biting its own tail, she wants to save the magical world from itself, no matter the means to do so or the consequences.
Age du Personnage : 34 yo
Particularité : Legilimens and Occlumens, she's mentally ill, result of an explosion of unrestrained magic when she was younger. She is the patient zero, first of the Mutes, the only one who remembers.
Baguette : Walnut, 12 3/4'' long, dragon heartstring core, unyielding. Her wand is an unwanted ally, it doesn't obey her, doesn't want to, but she is utterly lost without it.
Patronus : Her magic is too unstable to produce any kind of patronus, and even if she could, her mind is too broken to find the will or the power.
Epouvantard : A small, white room. A bed. Restrains. Needles and the hum of electricity. People watching her. Every night she's there again, in her dreams, until she wakes up screaming. She doesn't sleep anymore.
Champ Libre : Life's Story
Family, Friends & Others

ABSENTE JUSQU'AU 28/06


ID Card
RP bilingue : Dialogues only or full text, no matter.
DANS TON SAC:
LES SORTS QUE TU MAÎTRISES:
MessageSujet: La mort des amants — PV Mélusine [TBC]   Jeu 18 Mai - 14:12


   
La mort des amants
(baudelaire) ▽ Un soir fait de rose et de bleu mystique,
Nous échangerons un éclair unique,
Comme un long sanglot, tout chargé d'adieux ;
 

Comment la situation avait dégénéré de la sorte, elle aurait été incapable de le dire. Pendant plus d’une minute, elle avait été invisible. Camouflée sous une épaisse cape, le capuchon fermement visé sur la tête, Bellatrix n’avait été qu’une ombre parmi tant d’autres sur Diagon Alley. Avec fluidité, elle s’était faufilée entre les passants, comme un souvenir qui ne cesse de nous échapper. Ses pas l’avaient amenée jusqu’à Knocturn Alley, où elle avait convenu d’un rendez-vous avec l’un de ses informateurs. Si revenir au cœur du Londres magique ne lui plaisait guère, ne lui plaisait du tout d’ailleurs ; elle était consciente qu’il était nécessaire pour elle d’être erratique. Il était impossible de prévoir les actions de quelqu’un dont on ne comprenait pas la logique, et Bellatrix savait que tous ceux à sa recherche ne s’attendraient pas à la trouver ici, au nez et à la barbe du Ministère. Evidemment, c’était aussi particulièrement risqué. Il aurait fallu d’une bousculade, ou qu’elle croise quelqu’un qui la connaissait, et elle serait révélée au grand jour. Elle se doutait qu’il ne faudrait que quelques minutes pour que les Aurors soient alertés, et là … Elle ne préférait pas penser à la suite. Elle était douée, oui, mais échapper à une dizaine d’Auror, dans un endroit bondé, alors qu’elle pouvait à peine faire confiance à sa magie ; non, c’était inconcevable. Le seul moyen de rester libre, vivante, était donc de passer inaperçue. Et pour l’instant, elle réussissait avec une chance qui la laissait sceptique.

Bellatrix n’était pas forcément quelqu’un de négatif par essence, mais elle avait appris à ne plus espérer le meilleur, et à plutôt s’attendre au pire. Le pire était une possibilité qui ne l’enchantait pas, mais c’était la solution la plus logique : elle devrait combattre à un moment ou à un autre pour s’échapper d’une situation périlleuse. Penser de la sorte lui évitait toujours d’être déçue, et ainsi, elle n’attendait pas grand-chose des gens, du monde, de la vie en général. Alors, lorsqu’elle passa la porte d’un boui-boui mal famé de l’Allée, elle fut surprise de ne voir aucun comité d’accueil lourdement armé. Elle ne pensait pas que son informateur aurait eu le culot de la trahir, mais tout était possible, et l’absence d’aurors la laissait sceptique. Sans attendre, pour autant, elle se glissa dans le fond de la taverne, et s’installa sur un tabouret. Elle pouvait voir la totalité de la pièce, et ça la rassurait un peu.  « What can I get you ? » La voix la fit sursauter légèrement, et elle tourna sa tête camouflée vers le tavernier, plissant légèrement les paupières lorsque celui-ci rigola doucement. « Didn’t mean to frighten you. You seem on edge, everything alright ? » L’attention de Bellatrix, ainsi que celle de l’homme, fut détournée vers la porte qui venait de s’ouvrir. La silhouette qui rentra n’était pas la personne que l’aînée des Black attendait, et elle se crispa légèrement. Elle pouvait le sentir dans ses tripes, quelque chose clochait. « Firewhisky, please. » Dit-elle alors simplement, d’une voix plus grave que son timbre naturel, et le tavernier prit son congé sans un mot de plus.

Le visage obscurcit par la capuche, Bellatrix en profita pour observer l’homme qui était rentré quelques instants auparavant. Elle ne l’avait jamais vu, c’était sûr, mais il lui disait vaguement quelque chose, comme s’il ressemblait à quelqu’un qu’elle connaissait. Il n’arrêtait pas de lui jeter des regards, alors qu’il s’était dirigé vers le comptoir pour commander un verre. Bellatrix glissa ses doigts contre sa baguette par réflexe, chaque muscle tendu et près à réagir. Lorsque l’inconnu tendit la main pour payer, sa manche se releva, et elle put distinguer les traits d’une marque qu’elle connaissait si bien, pour l’avoir longtemps eue sur son propre avant-bras. « Shit. » Murmura-t-elle alors entre ses dents, son regard se portant à nouveau sur la porte. Il y avait deux personnes dehors, elle pouvait les voir à travers les fenêtres. Le tavernier n’avait apparemment pas manqué la marque non plus, mais il continua à servir l’homme comme si de rien était. Quelques minutes plus tard, le Death Eater était assis à une table, et regardait de temps en temps dans la direction de Bellatrix, tout en sirotant son alcool. Le tavernier n’était toujours pas revenu vers elle, et elle comprit rapidement pourquoi. Du coin de l’œil, elle le vit jeter le sort du patronus, et elle n’avait nul doute que le chat qui s’était glissé par la fenêtre était déjà en chemin pour avertir les Aurors. Elle était piégée.

Elle était parfaitement consciente du fait qu’on l’ait trahie, aux Death Eaters de surcroît, et ça lui laissait un goût amer dans la bouche. Elle déglutit, sur ses gardes, et le tavernier déposa le verre devant elle, qu’elle descendit en une gorgée. La main qu’il posa soudainement sur son épaule la fit frémir, et elle se força à ne pas réagir violemment. Il tournait le dos au Death Eater, et lui dit alors d’une voix basse. « It’s going to be alright, I warned the Aurors. Scum, those Death Ea- » Il n’eut pas le temps de finir sa phrase qu’un sort explosa de la baguette de l’homme, se dirigeant à grande vitesse vers Bellatrix et le tavernier. Se levant d’un geste, elle jeta le propriétaire au sol, et laissa un sort en réponse, les deux attaques se rencontrant au milieu, et explosant l’une contre l’autre. « Stay down ! » dit-elle alors au tavernier effrayé, alors qu’elle concentrait sa magie dans une nouvelle attaque. Etrangement, les deux autres hommes n’étaient pas encore rentrés, et entendant du bruit à l’extérieur, elle se dit soudainement qu’ils étaient déjà aux prises avec les Aurors. Elle n’avait pas beaucoup de temps. Laissant sort après sort contre son assaillant, elle se rendit petit à petit compte que l’homme était doué, et ne se laissait pas dominer par sa magie. De plus en plus frustrée, ses sorts devinrent vicieux, et elle virevolta, « Reducto ! » le sort crié surprenant finalement le Death Eater, et le percutant de plein fouet. Propulsé dans l’air, il traversa la fenêtre, et atterrit dans la rue. A l’extérieur, les duels semblaient également terminés, et elle savait qu’il lui fallait partir immédiatement.

Distraitement, elle tourna la tête vers là où elle avait jeté le tavernier, ses yeux noirs cherchant la forme prostrée au sol. Le regard qui la fixa en retour était à la fois surpris, effrayé et inquiet, et elle se rendit soudainement compte que pendant le combat, sa capuche était tombée. « Y-You’re … Madam Les-Lestrange … » Elle jeta un œil vers la porte, qui était en train de s’ouvrir, et grinça des dents. « It’s Black, and I’m sorry for the damage. » Les aurors rentraient, et elle resserra sa prise sur sa baguette, prête à se défendre. Il y avait cinq paires d’yeux surpris posés sur elle, et les baguettes ministérielles se levèrent instantanément.  « Miss Black, by order of the Ministry, you are under arrest for the crimes perpetuated under the reign of Voldemort ; for the murder of Voldemort ; and for acts of terrorism. Surrender peacefully or we will have to use force to take you in. » Elle devait l’avouer, l’homme était rempli d’assurance, et c’était surprenant. Généralement, être en face de Bellatrix inspirait de la peur, parfois du dégoût. « Sorry lads, I’ll get going now. Give my respects to Dorcas. » Si elle paraissait calme, si elle était insolente, intérieurement, son cœur battait la chamade. Il semblait exploser contre sa poitrine, et elle savait que si elle ne réussissait pas à transplaner, s’en était fini d’elle. Tenant fermement sa baguette, elle tourna sur elle-même, retenant son souffle alors que les sorts avaient déjà quitté les baguettes des aurors. La magie l’emporta, et après un tourbillon particulièrement désagréable, elle atterrit violemment contre le sol.

***


Elle apparut dans un pop violent, qui résonna à travers la lande. Une chose était sûre, en regardant le ciel : elle n’était pas à Glasgow, et elle n’était pas dans le jardin de leur QG. Un simple regard autour d’elle lui confirma ce qu’elle craignait : elle était quelque part au milieu des Highlands. Au loin, elle pouvait voir Hogwarts, et un rire chercha à quitter sa gorge. Elle toussa soudainement, du sang explosant dans sa bouche, et elle fronça les sourcils. Elle ressentit la douleur d’un seul coup, et ça lui coupa le souffle. Elle se rendit compte qu’elle n’arrivait pas à respirer, et qu’elle pouvait à peine bouger. Sa baguette gisait dans sa main ouverte, et elle ne parvenait pas à bouger ses doigts. Elle n’avait pas besoin de beaucoup de temps pour parvenir à un diagnostic : elle s’était désartibulée ; et si la douleur qui lui vrillait le cerveau était une indication suffisante, il lui manquait une partie du ventre, et des côtes : probablement un bout de son estomac, de ses poumons, et de son foie. Elle allait mourir, c’était clair à ses yeux ; elle allait mourir, si bêtement. Son corps serait probablement dévoré par des bêtes avant-même qu’on le retrouve, et ça l’attristait. Elle ne reverrait pas Narcissa, ni Dolohov, ni même Bronwyn. A nouveau, elle toussa du sang, et d’une main tremblante, elle chercha à glisser ses doigts à l’intérieur de son manteau. Bouger lui semblait impossible, et pourtant, centimètre par centimètre, elle parvenait à amener ses doigts près de la poche si désirée. Elle avait de la dittany, dans son manteau, et une blood-replenishing potion, il suffisait qu’elle les attrape, qu’elle verse l’une sur sa plaie et qu’elle boive l’autre. Le manteau était fermé, pourtant, et elle chercha à crier, le désespoir remplissant son âme. Elle devenait faible, elle avait froid, et son esprit était cotonneux, son corps ressentant enfin la perte de sang. Elle s’endormait, et ses doigts avaient enfin ouvert le bouton. Alors qu’elle referma enfin sa main sur les fioles de potion, elle perdit connaissance.
▲ Me, Myself & I
(c) AMIANTE

   



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Parchemins : 585
Gallions : 597
Crédit(s) : Avatars : Aeryn & Fenrir • Signature : BEYLIN (Bazzart) • Avatar fiche : Freesia (Bazzart)
Disponibilité RP : Bellatrix Black • Ravenna Potter • Cassim Shafiq • Andromeda Tonks • Nathanaël de Valmont • Regulus Black • Rita Skeeter • Jared Nightingal — 0/8
Célébrité : Emily Blunt
Enrôlé(e) depuis le : 05/02/2016
Camp : Order of the Phoenix — Depuis presque 3 ans, depuis qu'elle a fui les méthodes du Ministry et qu'elle a décidé de prendre part à cette guerre qui la touche malgré tout.
Age du Personnage : 31 yo
Particularité : Psychométrie — Elle a une maitrise avancée de ce don qu'elle considère pourtant plus comme une malédiction.
Baguette : Tout droit sortie d'une manufacture française, la baguette de Mélusine, taillée dans du bois de Cèdre, mesure 29,8 cm et renferme en son coeur un Cristallin de Basilic. Fine et semi-flexible, elle a tout d'une extension parfaite.
Patronus : Une Hermine Blanche — Lointain souvenir d'une rencontre fugace lors d'une nuit d'Hiver dans les Vosges. Plus tard, elle apprit qu'il s'agissait de l'animagus de son frère aîné.
Epouvantard : Feu son mari, revenant d'outre-tombe en Death Eater pour prendre ce fils « impur » qui n’est pas sien.
Champ Libre : my Storymy Links

ID Card
RP bilingue : Les dialogues, au moins, pour le RP complet, à voir.
DANS TON SAC:
LES SORTS QUE TU MAÎTRISES:
MessageSujet: Re: La mort des amants — PV Mélusine [TBC]   Ven 19 Mai - 0:31

La Mort des Amants
Bellatrix
feat.
Mélusine


 

 



 

 

At the curtains call it's the last of all, when the lights fade out all the sinners crawl so they dug your grave and the masquerade will come calling out at the mess you've made.   Δ   Imagine Dragons

Les rayons du soleil flirtaient encore avec les nuages, et, même si l’on pouvait deviner les lignes d’Hogwarts non loin de là, Mélusine se sentait assez loin du château pour ne pas sentir les poids des évènements sur ses épaules. Elle aimait fuir, prendre ses aises et se reclure dans les paysages torturés et tortueux des Highlands, laisser derrière elle ses responsabilités et l’angoisse permanente qui ne la quittait plus, depuis des mois maintenant. Venir ici était synonyme de tranquillité, de retraite et de retour aux sources, aussi. Oh, bien loin de sa belle France, Mélusine, au delà des paysages à couper le souffle, venait surtout pour y retrouver son aîné, Nathanaël. Son fils – comme bien souvent, dernièrement – avait réclamé son oncle, et, alors qu’elle répugnait la plupart du temps à être séparée de lui, la jeune femme savait fort bien qu’ici, auprès de son frère, le petit Thibalt était en sécurité. Elle avait décidé d’en confier la garde à son aîné pour quelques jours, au moins, le temps de faire ce qu’elle avait à faire pour l’Order. Son fils loin du château, Mélusine aurait l’esprit tranquille et aurait, surtout, moins de mal à se concentrer.

Depuis ce matin, alors, elle s’était offert un répit – plus que mérité – et trainait sur les courbes anguleuses des falaises, laissant le vent salé caresser ses joues rosies. Elle avait regardé son fils courir après son frère et écouté les éclats de rire se perdre dans la danse de la brise qui, plus le temps passait, plus gagnait en violence et en intensité. Les heures suivantes avaient été plus tranquilles : les trois trublions, liés par le sang, s’étaient retirés dans la petite maison habitée par le plus âgé, tantôt occupés à déjeuner, tantôt plongés dans les pages jaunies et délicates de bouquins. Le petit dernier n’avait pas manqué sa sieste, lui, et ce fut le temps à Mélusine et à son frère de parler des choses en cours, et, surtout, de ce qui les tracassait. Ils avaient pour coutume de ne jamais parler de rien de – trop – sérieux en présence de Thibalt, et, cette règle leur convenait somme toute plutôt bien, puisque dans ce cocon, les deux adultes se laissaient parfois baigner en plein déni. Non pas que cela leur plaisait, au fond, mais ils en avaient besoin, pour ne pas perdre la raison, peut-être…

Puis, quand le dernier-né s’étira dans le tas de couvertures qui le recouvrait, ce fut le signal pour Nathanaël d’endosser son plus beau rôle : celui de conteur. Mélusine et lui avaient à cœur de transmettre leur belle langue à Thibalt, aussi, ils s’étaient donnés pour règle de lui raconter toutes les histoires en français, en plus de ne s’exprimer que par la langue de Molière, entre eux. Cet interlude, surtout, était le signe qu’il était temps de partir, maintenant, et de regagner les quartiers des Phoenix, ce soir encore, pour se pencher sur toujours les mêmes interrogations. « Tu seras sage, hein ? » - Se levant et embrassant son fils, la française ne put s’empêcher de recoiffer ses cheveux et de redresser son petit col. « Promis maman ! » La blonde avait ensuite regardé son aîné – « Et on respecte le couvre-feu, hein ? Pas de folies ? » Nathanaël avait roulé les yeux. « Oui ‘maman’, promis. » Thibalt avait ri, le petit fourbe, et Mélusine savait déjà que c’était une bataille perdue d’avance, avec ces deux-là. « S’il y a le moind— » Le barbu avait pris son neveu dans ses bras et l’avait stoppée, une main contre son épaule. « Je sais comment te joindre, oui. T’inquiètes pas… C’est pas la première fois que tu le laisses et y’a jamais eu de problème, hein. » Son frère la taquinait, bien souvent, mais il ne manquait jamais de la prendre dans ses bras pour la rassurer. « Essaye de ne pas trop t’angoisser, on ne bouge pas d’ici, okay ? » Mélusine avait acquiescé, avant de tourner les talons.

Elle avait eu du mal à franchir le pas de la porte, comme à chaque fois, et à laisser derrière elle les deux être les plus chers à son cœur. Ah ! Cela leur ferait du bien à tous les trois, et les retrouvailles – dans quelques jours à peine – allaient être fabuleuses, toujours.

Ne retournant pas tout de suite au château, Mélusine s’était promenée sur les bords tranchés et abrupts des falaises, dansant peut-être trop dangereusement avec le vent. Elle n’avait pas le vertige, et, depuis toute jeune, elle appréciait la sensation de vide qui la faisait presque planer lorsqu’elle était au bord d’un précipice. Son frère avait d’ailleurs eu quelques frayeurs de la voir chuter, mais, la demoiselle avait – fort heureusement – un équilibre à toutes épreuves. Et, depuis qu’elle faisait partie des Phoenix elle aimait l’analogie, s’imaginant pouvoir voler en se laissant tomber dans le vide.

Les minutes s’étaient égrainées, et sans même le vouloir, Mélusine s’était retrouvée tout prêt d’une petite bicoque de bois rongée par le vent. Personne n’y venait plus, et elle avait sûrement dû connaître de meilleurs jours, alors qu’elle tenait encore debout par on ne sait quel miracle. Le vent, peut-être, devait-il souffler assez fort sur cette falaise pour ne pas voir s’effondrer cette rescapée. La jeune femme s’aventura alors entre les quatre murs défraîchis du cabanon pour s’asseoir sur l’une des deux chaises qu’il restait, entre-autres mobiliers. Plusieurs fois déjà, elle s’était assise sur cette chaise, et plusieurs fois déjà elle s’était demandée quelles âmes avaient bien pu habiter pareil endroit. Une fois, seulement, avait-elle retiré ses gants pour les poser quelque part, avant de se raviser… Elle risquait peut-être gros, pour rien, ou pour bien peu, en tout cas. Alors, cette fois encore, pourtant, elle avait retiré un gant, soufflant sur la table qui se tenait devant elle. La poussière - du sable aussi ? – avait élu domicile sur le pan de bois, recouvrant tout, ou presque dans cette étreinte temporelle. À bien y regarder, c’était comme si les occupants avait tout quitté, du jour au lendemain, dans la précipitation. Mélusine était de nature curieuse, mais l’était-elle assez pour se risquer à vivre une potentielle vision ?

Elle en était là de ses pérégrinations, lorsqu’un bruit sourd attira son attention, à quelques dizaines de mètres d’elle, peut-être. Elle n’avait rien vu, évidemment, juste entendu l’écho vif et écorché d’un éclat de magie. Qui donc pouvait bien venir là ? Anxieuse, Mélusine enfila de nouveau son gant et se saisit de sa baguette, sautant bien vite sur les pires concluions. L’avait-on suivie, pour lui poser des questions, pour l’enlever, ou pire encore, pour enlever son fils ? Elle se releva, brandissant sa baguette devant elle, alors qu’elle ressortait de la cabane, à peine déséquilibrée par une bourrasque. Elle se dirigeait d’un pas lent vers l’endroit d’où provenait à priori la source du bruit qui l’avait dérangée. Plus que quelques pauvres petits mètres, plus qu’une poignée de pas, et elle serait fixée.

Elle s’était attendue à beaucoup de choses, peut-être, à un « gang » d’Aurors, à tout un groupe de Death Eaters, ou même à un Mute en pleine détresse, mais jamais, jamais elle n’aurait pu imaginer ce qu’elle découvrait sous ses yeux, encore à quelques bons mètres d’elle. « Merde. » Son instinct lui hurlait de fuir, de partir loin, ou d’alerter les Phoenix, n’importe qui, n’importe comment, mais étrangement ses pieds avaient pris racine dans le sol. Incapable de bouger, elle avait regardé la femme, cette femme, tenter de bouger, tousser, et finalement perdre connaissance. Revenant violemment à elle, Mélusine s’était ensuite précipitée vers cette forme avant de se jeter à genoux près d’elle. Il ne lui fallu qu’une fraction de seconde pour comprendre : elle s’était désartibulée.

La française ne perdit pas de temps, elle écarta l’étoffe sombre qui recouvrait encore ce corps mourant, avant de glisser sa main contre celle, enfouie dans une poche, de l’autre sorcière. « Bravo… Bravo Mélu’. » - elle riait d’un rire jaune et sans humour, plein de nervosité, pourtant. - « Il faut que tu tombes sur elle, sur la Lestrange quand tu sors, hein ? » Agrippant enfin ce que Bellatrix devait chercher avant de perdre connaissance, elle sortit deux fioles. Elle versa le contenu entier de l’une sur la plaie béante de la jeune femme – se retenant de vomir par la même occasion, alors qu’elle avait eu la mauvaise idée de regarder un peu trop longtemps – et celui de l’autre, entre les lèvres trop pales de la brune. Les jetant dans sa poche, elle récupéra sa baguette - qu’elle avait laissé tombée - ainsi que celle de la fugitive avant de se redresser. « Mobilicorpus. » En attendant que la sorcière reprenne ses esprits, Mélusine la conduisit dans la bicoque, qui, elle n’en doutait pas, n’avait jamais vu autant de monde depuis des lustres.

Voilà. Et maintenant quoi ? Bellatrix reposait sur la table que Mélusine avait à peine débarrassée – d’un revers de bras – alors que fallait-il faire ? La française se bouffait les méninges, réfléchissait à la teneur de ce qu’elle venait de faire, de ce qui venait d’arriver, et, sans trop savoir pourquoi, elle se sentait à la fois soulagée et au bord de la panique. Ah ! C’était bien sa veine, tiens ! Elle faisait maintenant les cent pas, incapable de s’asseoir ou de penser avec lucidité. Il était évident qu’il lui fallait partir : si la Lestrange – n’était-ce pas Black d’ailleurs, maintenant ? - se réveillait, elle allait forcément tuer le Phoenix… « Come on, sleepyhead. Wake up now… » Malgré la crainte d’être réduite en cendres ou celle, encore, de devoir affronter la culpabilité latente d’avoir laissé échapper l’ennemie public n°1, Mélusine n’arrivait pourtant pas à partir, à la laisser ainsi, seule, sans savoir si elle s’en sortirait. Alors elle s’assit, plongeant son visage entre ses mains. Elle attendrait le temps qu’il faudrait finalement... Et puis, elle la laisserait partir. Ça n’a rien d’honorant de profiter de l’état de faiblesse de quelqu’un, de toute évidence, et Mélusine n’allait vraisemblablement pas l’amener comme ça à l’Order. Grognant entre ses mains, elle se mit ensuite à l’aise pour passer le temps, soupirant sans trop savoir pourquoi. « Quand vous le voulez surtout, je ne voudrai pas vous presser, hm. » Fredonnant à tue-tête et prenant finalement un bouquin entre ses mains, elle se mit en tête d’essayer de lire, en attendant le moment fatidique, où, elle n’en doutait pas, elle devrait se confronter à celle qui avait, par son imprévisibilité, foutu un beau désordre dans un monde déjà bien chancelant. Ah, qu’elle avait hâte ! Au moins, sans sa baguette à portée de main, Bellatrix serait moins dangereuse, non ?
© Gasmask




Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
avatar
Parchemins : 160
Gallions : 183
Crédit(s) : Eden Memories
Disponibilité RP : Mélusine de Valmont ; Narcissa Malfoy ; Decima Carrow ; Ravenna Potter ; Eleanor Glenmore (0/5)
Célébrité : Eva Green
Enrôlé(e) depuis le : 16/02/2016
Camp : A snake biting its own tail, she wants to save the magical world from itself, no matter the means to do so or the consequences.
Age du Personnage : 34 yo
Particularité : Legilimens and Occlumens, she's mentally ill, result of an explosion of unrestrained magic when she was younger. She is the patient zero, first of the Mutes, the only one who remembers.
Baguette : Walnut, 12 3/4'' long, dragon heartstring core, unyielding. Her wand is an unwanted ally, it doesn't obey her, doesn't want to, but she is utterly lost without it.
Patronus : Her magic is too unstable to produce any kind of patronus, and even if she could, her mind is too broken to find the will or the power.
Epouvantard : A small, white room. A bed. Restrains. Needles and the hum of electricity. People watching her. Every night she's there again, in her dreams, until she wakes up screaming. She doesn't sleep anymore.
Champ Libre : Life's Story
Family, Friends & Others

ABSENTE JUSQU'AU 28/06


ID Card
RP bilingue : Dialogues only or full text, no matter.
DANS TON SAC:
LES SORTS QUE TU MAÎTRISES:
MessageSujet: Re: La mort des amants — PV Mélusine [TBC]   Ven 19 Mai - 12:54


   
La mort des amants
(baudelaire) ▽ Un soir fait de rose et de bleu mystique,
Nous échangerons un éclair unique,
Comme un long sanglot, tout chargé d'adieux ;
 

Elle s’imaginait déjà morte. Elle se demandait si elle allait enfin savoir s’il y avait quelque chose de l’autre côté, un espace où elle pourrait être enfin en paix, tranquille et libérée de ses fardeaux. Elle se dit soudainement qu’avec sa chance, elle deviendrait probablement un fantôme qui hanterait la lande, semant son désespoir et sa folie sur sa route. Peut-être devrait-elle chercher à rejoindre Hogwarts si c’était le cas, juste pour voir la tête de McGonagall et du vieux. L’idée l’aurait faite sourire, si elle en avait été capable. Elle était pour autant parfaitement contente de rester dans ce vide sombre, ce tourbillon de tranquillité qui la reposait énormément. Elle ne se sentait pas forcément peaceful, mais elle pouvait admettre que son existence, ou peut-être la fin de son existence, était autrement plus agréable que toutes ses années de vie. C’était triste de se dire que la mort était peut-être plus douce que son existence, mais elle avait l’impression que c’était le cas. Sa vie n’avait jamais été des plus joyeuses, certes mais …. C’était la sienne quand même. Et elle ne regrettait que si peu de choses, au final ; principalement Andromeda. Sa sœur, sa très chère sœur, qu’elle avait pourtant maltraitée comme elle l’aurait fait un mudblood. Elle ne pourrait jamais s’excuser, et cette réalité lui fit mal.

Lorsqu’elle se réveilla, elle pensa pendant un instant que s’en était fini d’elle, et qu’elle avait quitté ce monde. Puis, elle sentit la douleur parcourir son corps, ses muscles fatigués et pulsant de souffrance, et son côté qui semblait enflammé. Plus que tout, elle se sentait terriblement faible. Like death warmed over. Elle n’était pas morte, la réalité la soulageant tout autant qu’elle la décevait. Elle doutait qu’on puisse ressentir autant de douleur si notre âme avait quitté notre corps, et elle se demanda si elle avait réussi à verser les fioles avant de perdre connaissance. C’était très, très peu probable, sachant que la dernière chose dont elle se souvenait, c’était cette sensation de froid intense, alors qu’elle avait seulement attrapé ses potions. Cela ne voulait dire qu’une seule chose : quelqu’un l’avait sauvée, et ce quelqu’un devait forcément être un sorcier. Ses blessures étaient trop graves pour qu’elle survive sans magie. Ca l’inquiétait, car au vu de la dureté qu’elle pouvait sentir contre son dos, elle n’était pas sur un lit. Si cela avait été l’un des siens, elle serait en sécurité ; mais là, si proche d’Hogwarts, elle se demandait si son sauveur n’était pas un de ces chiens de l’Order. Il n’y avait qu’un seul moyen de savoir.

Elle pouvait entendre quelqu’un fredonner, et la voix était définitivement féminine. Sans savoir pour quelle raison, elle fut soulagée de cette information. Elle n’était pas stupide au point de sous-estimer une femme, mais elle pensait peut-être qu’il lui serait plus facile de s’en sortir en faisant jouer une espèce de solidarité féminine. Elle grogna soudainement, et ouvrit lentement une paupière, puis l’autre. Ses yeux la piquaient affreusement, et elle n’arrivait pour l’instant pas à discerner grand-chose. Instinctivement, elle bougea ses mains, et fut soulagée de sentir qu’elle n’était pas attachée. Par contre, sa baguette n’était pas à portée de main, et cette réalisation la glaça un instant. Sans baguette, elle n’aurait pas la concentration nécessaire pour s’échapper à nouveau — si tant est qu’elle fût assez forte pour retenter un transplanage. Clairement, la femme qui l’avait trouvée n’était pas stupide ; et si sa baguette était absente, cela voulait bien évidemment dire qu’elle savait qui elle était, et Bellatrix partait ainsi avec un fort désavantage. Time to face the music. Grinçant des dents, elle ouvrit totalement les yeux, et observa la pièce où elle était. C’était un cabanon, vraisemblablement abandonné depuis des années, et si le bois qu’elle sentait sous ses doigts était une indication suffisante, elle était allongée sur une table. Lentement, elle tourna la tête vers la source du bruit, et fixa son regard sur une brune qu’elle ne connaissait pas, et qu’elle n’avait jamais vue.

Elle était trop faible pour être paranoïaque, mais une main se glissa lentement contre l’intérieur de son manteau. Elle n’avait plus être plus de baguette, mais elle n’était pas non plus vulnérable. Il lui suffisait d’attraper l’une de ses dagues, et elle pourrait faire assez de dégâts si jamais l’inconnue décidait de l’attaquer. Bien sûr, Bellatrix se disait que la sauver pour pouvoir la tuer ensuite était stupide, mais elle savait que quelqu’un comme Rabastan voudrait la tuer de ses propres mains. Elle se demandait soudainement si elle avait fait quelque chose à cette femme personnellement ; ce ne serait pas nouveau. « You saved me. » dit-elle finalement, toussant un peu pour dégager sa gorge. Elle avait encore le goût du sang dans sa bouche, et sa voix était rauque, sa gorge lui donnant l’impression d’avoir avalé du gravier. Sa main était enfin refermée sur le manche d’une dague, et elle se sentait vaguement rassurée. « I assume, from the nervousness in your eyes, that you know who I am. Am I to expect being surrended to the Order, or the Death Eaters ? Maybe even the Ministry ? » Elle ne lâchait pas l’inconnue des yeux, son regard orageux ne laissant glisser aucune émotion. Elle était fatiguée, terriblement fatiguée, et pour une fois, son esprit semblait être dans le même état qu’elle. « Why didn’t you let me die ? Is it because you wish to kill me yourself ? » La question lui torturait l’esprit, après tout. Bellatrix étant ce qu’elle était, elle ne doutait pas que la moitié de la population magique l’aurait laissée mourir. « Because if it’s the case, I won’t go down easy, wand or no wand. » Elle montra les dents, alors, avec la férocité d’un animal blessé. Elle ne bougea pas sa main, immobile contre son sein, la tendre étreinte de la dague lui donnant l’assurance nécessaire à ses menaces.

▲ Me, Myself & I
(c) AMIANTE

   



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Parchemins : 585
Gallions : 597
Crédit(s) : Avatars : Aeryn & Fenrir • Signature : BEYLIN (Bazzart) • Avatar fiche : Freesia (Bazzart)
Disponibilité RP : Bellatrix Black • Ravenna Potter • Cassim Shafiq • Andromeda Tonks • Nathanaël de Valmont • Regulus Black • Rita Skeeter • Jared Nightingal — 0/8
Célébrité : Emily Blunt
Enrôlé(e) depuis le : 05/02/2016
Camp : Order of the Phoenix — Depuis presque 3 ans, depuis qu'elle a fui les méthodes du Ministry et qu'elle a décidé de prendre part à cette guerre qui la touche malgré tout.
Age du Personnage : 31 yo
Particularité : Psychométrie — Elle a une maitrise avancée de ce don qu'elle considère pourtant plus comme une malédiction.
Baguette : Tout droit sortie d'une manufacture française, la baguette de Mélusine, taillée dans du bois de Cèdre, mesure 29,8 cm et renferme en son coeur un Cristallin de Basilic. Fine et semi-flexible, elle a tout d'une extension parfaite.
Patronus : Une Hermine Blanche — Lointain souvenir d'une rencontre fugace lors d'une nuit d'Hiver dans les Vosges. Plus tard, elle apprit qu'il s'agissait de l'animagus de son frère aîné.
Epouvantard : Feu son mari, revenant d'outre-tombe en Death Eater pour prendre ce fils « impur » qui n’est pas sien.
Champ Libre : my Storymy Links

ID Card
RP bilingue : Les dialogues, au moins, pour le RP complet, à voir.
DANS TON SAC:
LES SORTS QUE TU MAÎTRISES:
MessageSujet: Re: La mort des amants — PV Mélusine [TBC]   Dim 21 Mai - 0:06

La Mort des Amants
Bellatrix
feat.
Mélusine


 

 



 

 

At the curtains call it's the last of all, when the lights fade out all the sinners crawl so they dug your grave and the masquerade will come calling out at the mess you've made.   Δ   Imagine Dragons

Plongée dans son ouvrage, Mélusine avait avalé les pages sans voir le temps passer. Elle avait déjà beau l’avoir lu des dizaines de fois – elle ne comptait plus, à dire vrai – cela ne l’empêchait pas de savourer chaque mots de ce livre comme si c’était la première. Ce bouquin ne venait pas des bibliothèques sorcières, non, et elle n’avait pas honte de le garder toujours sur elle, même si cet objet venu du monde moldu pouvait peut-être ramener sur elle des yeux curieux, ou hostiles. René Barjavel. Auteur moldu, il avait une plume absolument fabuleuse et la française ne regrettait pas son escapade dans le pays qui l’avait vue naitre : elle y avait trouvé, entre autres merveilles, des livres qui avaient alourdi ses bagages et empli sa tête de décors dénués de magie, certes, mais autrement envoutants.

Le bouquin au coins cornés parfaitement calé entre ses mains, Mélusine ne l’avait que rarement quitté des yeux pour s’enquérir de l’état de son hôte. Il lui avait semblé, d’ailleurs, que la dernière fois qu’elle lui avait prêté attention, Bellatrix avait légèrement bougé. Ce devait être un bon signe. Enfin… C’était une question de point de vue. La française n’avait encore rien dit, reportant ses prunelles sur la dernière page du chapitre qu’elle avait entamé et préférant ainsi laisser à l’autre sorcière le temps de se réveiller du mieux qu’elle le pouvait. Il lui avait alors été assez facile d’imaginer l’état dans lequel elle serait : faible, entre les mains d’une inconnue, ce ne devait pas être une situation plaisante, surtout pour une femme qui fuyait depuis des années et qui, si l’on devait bien y penser, devait prendre mille précautions dans chaque choses qu’elle entreprenait. Mélusine n’avait en aucun cas l’envie de lui faire peur, ou, pire encore, de la mettre de mauvaise humeur. Car, si l’on s’attardait sur l’histoire de ces dernières années, il y avait bien une chose que Mélusine avait retenu de cette femme : elle était impulsive et imprévisible. Qui sait, alors, ce qu’elle tenterait, ici, si Mélusine ne faisait pas attention ?

Ah. La voix rauque de la Lestrange avait brisé le silence presque opaque des lieux, arrachant Mélusine à une lecture plus ou moins attentive de sa page. N’était-ce pas la seconde, ou la troisième fois qu’elle repassait sur la même ligne ? Qu’importe. Furtivement, elle releva ses yeux vers la source de son dérangement avant de reprendre sa lecture, juste le temps de terminer ce chapitre : la blonde détestait stopper sa lecture n’importe où, là, surtout, où ça n’avait aucun sens de s’arrêter. Pourtant, l’autre se réveillait pleinement et ne semblait pas vouloir lui laisser d’autre choix que de fermer son ouvrage et d’être le centre de toute son attention : elle posait déjà des questions et sautait déjà sur des conclusions, somme tout assez logiques. Ni une, ni deux, Mélusine leva le doigt en l’air, mettant ainsi en suspens tout ce que Bellatrix aurait voulu dire de plus. Avec une rapidité notoire – et merci d’ailleurs aux nombreuses relectures – Mélusine pu fermer son bouquin, après avoir retenu le numéro du chapitre. Calmement, elle rapprocha sa chaise de la jeune femme, posant son livre sur le bord de la table et inspecta des yeux le flanc refermé de Bellatrix. « Of course I know you dear. Who doesn’t ? » Satisfaite de ce qu’elle vit alors, elle se releva, s’éloignant de quelques bons mètres de la Lestrange. « What should I call you ? Are you still a Lestrange ? » Elle avait prononcé ce nom aux consonances françaises avec un accent bien… Français. Les bras croisés devant elle, Mélusine s’était adossé à un mur, ne s’y appuyant toutefois pas complétement. Qui sait quand il se déciderait finalement à s’effondrer ? Avec une lenteur toute calculée, Mélusine prit sa baguette, son autre main levée comme dans un geste de surrender. « What kinf of human being would I be if I just watched you die ? » - prononçant un mot, elle laissa le sort frapper le livre encore posé près de la jeune femme pour se muter en un verre encore vide. « Aguamenti. » Le mince filet d’eau quittant sa baguette se dirigeait dans la coupe transparente, l’en remplissant assez pour abreuver quiconque avait la gorge aussi sèche qu’un désert. « I don’t want to kill you. And… » - elle se rapprochait de Bellatrix, sa baguette rabaissée – « I’ll leave you when you’ll be strong enough to apparate again. » S’asseyant de nouveau sur sa chaise, elle prit le verre plein et le tendit à la fugitive. « Here. Are you hungry ? » - Mélusine ne savait pas trop pourquoi elle s’inquiétait tant pour une étrangère, surtout pour quelqu’un comme Bellatrix. Naïvement, elle s’imaginait qu’il devait être facile de devenir comme elle lorsque l’on avait des carences affectives… Aussi, elle était de ceux, qui, sans vraiment se poser de questions, pouvait montrer de l’affect, de l’affection envers des gens difficilement appréciables. Elle n’était pas habituée à se faire aux a priori, préférant se faire une opinion, seule, sans écouter les « on dit » venus de toute part.

Bien sûr, elle n’était pas stupide et se doutait bien du bien fondé de la réputation de l’anglaise. Pourtant, elle voulait montrer patte blanche. « I am a Phoenix. But being one doesn’t mean I’d hand you over to anybody. And don’t ask me why, I really don’t know. I’m nice I guess. Or a reckless idiot maybe. » - elle soupirait légèrement et on aurait presque pu l'entendre glousser ensuite. - « Revigor. » Le dernier sort lancé, Mélusine comptait bien redonner quelques force à Bellatrix, peut-être pour partir plus tôt, peut-être pour, tout simplement, lui faciliter la vie. « I’m Mélusine by the way. » Elle croisa alors ses jambes, s’adossant ensuite et observant cette femme dont on parlait tant, et que toute l’Angleterre cherchait. Elle sourit alors, à sa propre bêtise, à sa propre malchance, peut-être. « Oh ! And for your wand, I’ll give it back when… Well, when… Do you want to kill me ? » Elle s’était penchée vers la brune, véritablement curieuse, avant de s’adosser à nouveau. Elle souriait, pas moqueuse pour le moins du monde, mais amusée, follement amusée par la situation. « I’m sorry, I shouldn’t laugh… So. Are you hungry or not ? » Elle avait faim, elle, et elle aurait donné n’importe quoi pour avoir quelque chose sous la dent. Oh, mais, elle devait bien avoir quelque chose dans ses poches, un gâteau, des biscuits… Le point positif d’avoir des enfants, c’était bien qu’on était paré à tout, surtout aux petits creux et aux petits accidents. Et, aux côtés de cette baguette qui n'était pas sienne, Mélusine cherchait dans cette poche sans fond, cherchant vainement un encas.
© Gasmask




Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
avatar
Parchemins : 160
Gallions : 183
Crédit(s) : Eden Memories
Disponibilité RP : Mélusine de Valmont ; Narcissa Malfoy ; Decima Carrow ; Ravenna Potter ; Eleanor Glenmore (0/5)
Célébrité : Eva Green
Enrôlé(e) depuis le : 16/02/2016
Camp : A snake biting its own tail, she wants to save the magical world from itself, no matter the means to do so or the consequences.
Age du Personnage : 34 yo
Particularité : Legilimens and Occlumens, she's mentally ill, result of an explosion of unrestrained magic when she was younger. She is the patient zero, first of the Mutes, the only one who remembers.
Baguette : Walnut, 12 3/4'' long, dragon heartstring core, unyielding. Her wand is an unwanted ally, it doesn't obey her, doesn't want to, but she is utterly lost without it.
Patronus : Her magic is too unstable to produce any kind of patronus, and even if she could, her mind is too broken to find the will or the power.
Epouvantard : A small, white room. A bed. Restrains. Needles and the hum of electricity. People watching her. Every night she's there again, in her dreams, until she wakes up screaming. She doesn't sleep anymore.
Champ Libre : Life's Story
Family, Friends & Others

ABSENTE JUSQU'AU 28/06


ID Card
RP bilingue : Dialogues only or full text, no matter.
DANS TON SAC:
LES SORTS QUE TU MAÎTRISES:
MessageSujet: Re: La mort des amants — PV Mélusine [TBC]   Lun 22 Mai - 0:07


   
La mort des amants
(baudelaire) ▽ Un soir fait de rose et de bleu mystique,
Nous échangerons un éclair unique,
Comme un long sanglot, tout chargé d'adieux ;
 


Elle aurait peut-être voulu en dire plus, devenir effrontée devant l’absence de réponse de l’inconnue, devant ce doigt qui s’était levé alors qu’elle rouvrait la bouche. Elle n’avait pas l’habitude d’être traitée de la sorte, ne l’avait jamais accepté.  La colère pouvait se lire sur ses traits, si familière, si tentatrice. Elle ne savait que trop bien pourtant l’effet de sa colère, ses conséquences désastreuses ; presque aussi grave que sa peur. Elle se força à prendre une longue inspiration, alors que la jeune femme semblait enfin refermer son livre. Bellatrix ne put en lire le titre, mais elle était curieuse de voir quel ouvrage pouvait être plus intéressant que les réponses pressantes qu’elle attendait. Enfin, elle se rapprochait, et Bellatrix pouvait voir ses yeux. Elle se sentait trop faible pour véritablement l’observer, trop épuisée pour même parvenir à rester concentrée trop longtemps. Elle se sentait encore faible, elle savait que son cœur battait trop lentement, et elle ne doutait pas qu’en l’état actuel des choses, elle n’arriverait pas à transplaner sans risquer de se tuer à nouveau. Elle avait presque en tête de demander à cette femme de l’amener au moins jusqu’à Glasgow, où les siens auraient eu vite fait de la retrouver. Mais elle ne pouvait lui faire confiance — comme elle ne pouvait faire confiance à personne d’autre qu’elle-même.

La blonde l’observait, et son regard la mit légèrement mal à l’aise. Qu’elle sache en effet qui elle était n’était pas surprenant, mais son utilisation de son nom d’épouse lui fit grincer des dents. Elle n’avait jamais été une Lestrange, ne l’avait jamais souhaité, et elle s’en était débarrassé dès qu’elle en avait eu l’occasion. « It’s Black. Rodolphus is dead, dead, dead. » Elle eut un sourire ravi, glaçant de cette folie qui la caractérisait, à ce souvenir, le corps sans vie de son mari étalé derrière elle alors qu’elle se disputait avec le Dark Lord. Elle ne se souvenait plus particulièrement du déroulement des évènements, elle ne se souvenait plus de qui avait tué l’homme : elle ou Voldemort ; mais cela n’importait pas. La seule chose qui l’intéressait était qu’il n’était plus là pour la culpabiliser avec ces regards blessés et haineux, ces yeux qui la jugeaient à chaque mouvement. L’étrangère — elle pouvait l’entendre à son accent — s’était écartée d’elle, mais elle ne la lâchait pas du regard pour autant. Méfiez-vous de l’eau qui dort, comme on dit. Si on savait qu’il fallait se méfier de Bellatrix, cette dernière ne ferait pas l’erreur de sous-estimer sa vis-à-vis. Distraitement, elle caressa à nouveau le manche de sa dague, rassurée de la sentir là.

Elle sortait sa baguette, et l’aînée des Black la regardait avec un œil suspicieux, malgré les gestes lents qu’elle se forçait à faire. Un sort quitta la baguette, frustrant Bellatrix dans l’étalage de talent, de simplicité, alors que le livre se muait dans une métamorphose compliquée. Elle jalousait, terriblement, le fait que cette prouesse semble être sans effort, alors qu’elle-même se rendait folle pour accomplir le moindre lumos. Le verre se remplit d’eau, et elle faisait à peine attention à ce qu’elle disait, remarquant soudainement le désert qui lui servait de gorge. Cette eau, elle en rêvait, mais elle ne savait pas si elle réussirait à se redresser assez pour en prendre sans se la renverser dessus. Elle était désespérée, mais elle n’en était pas au point de faire une croix sur sa dignité. Les derniers mots de la jeune femme attirèrent son attention, pourtant, et elle lui jeta un regard incrédule, un rire jaune franchissant ses lèvres. « Leave me ? You’re going to let me go ? » Elle n’arrivait pas à y croire, et pourtant, il y avait cet espoir, naissant follement au plus profond d’elle, qu’elle ne pouvait s’empêcher d’écraser, et de camoufler au fin fond de son cœur. Ca n’existait pas, les gens qui rendaient des services sans rien attendre en retour. Pas dans le monde de Bellatrix. « What do you want ? Money ? A favour ? » Elle était sceptique, et même irritée.

La française lui tendit le verre, et elle fut obligée de relâcher la dague, pour ne pas avoir l’air louche. Déglutissant, elle se redressa en grimaçant sur l’un de ses coudes, son flanc lui faisant horriblement mal. Il était certain qu’il lui faudrait au moins quelques jours pour être totalement remise. Elle doutait être capable de transplaner, même dans quelques heures. Ce fait la mettait en rage. Elle grinça ses dents, et attrapa le verre d’une main tremblante, détestablement tremblante, et le porta à ses lèvres. Elle avala le contenu en quelques secondes, assez rapidement pour se faire tousser, et elle relâcha le verre tout aussi vite, le regardant distraitement se briser au sol, sans éprouver le moindre remord. « Thank you. » Lui dit-elle alors, et c’était comme s’arracher une dent. Grimaçant, elle se laissa retomber contre la table, le souffle court, le cœur battant. La confession de l’inconnue lui arracha un rire moqueur, et elle ferma les yeux, ses doigts revenant instinctivement contre le manche de sa dague. « A phoenix ? Well I suppose I could have it worse than you weaklings. » Elle eut un sourire, paupières toujours résolument fermées. Le sort jeté par l’étrangère lui arracha une inspiration soudaine, et elle se sentit vaguement mieux, quoique toujours relativement faible. Peut-être juste assez juste assez revigorée pour bouger sans trop de mal.

Elle daigna enfin rouvrir les yeux en entendant enfin le nom de l’inconnue, nom décidemment français, ce qui confirmait ses suspicions. Peu d’anglais savaient prononcer le nom Lestrange convenablement, après tout. Mais la Française continuait de parler, comme si elle ne pouvait s’en empêcher, et Bellatrix dut se retenir de lever les yeux au ciel. Elle parlait de sa baguette, et l’Anglaise fut avide, très intéressée à l’idée de retrouver le bois entre ses doigts, aussi traître fut-il. Elle eut un sourire indulgent, Mélusine semblait stressée, peut-être même nerveuse ; elle ne pouvait pas lui en vouloir. « I’m not hungry. » Inutile de préciser que Bellatrix avait rarement faim ces jours-ci, malgré l’insistance incessante de Narcissa. L’aînée des Black était maigre, et on pouvait le voir aux traits de son visage.

Mélusine était distraite, fouillant dans ses poches à la recherche d’un quelconque encas à se mettre sous la dent. Elle n’avait pas sa baguette à main, son attention était détournée, et Bellatrix se sentait à peu près pour bouger. Elle prit une longue inspiration, tendit ses muscles une seconde pour en ressentir l’effet, et l’instant d’après, bascula de tout son poids contre Mélusine. La chaise sur laquelle elle était assise se renversa dans sa chute, et rapidement, l’Anglaise saisit au cou la Phoenix, chevauchant ses hanches en lui glissant sa dague sous la gorge. La lame n’entaillait pas encore la chair, mais la Française pouvait en sentir la pression constante. L’attaquer ainsi était une impulsion, un besoin de dominer soudainement, de reprendre la situation en main. Mélusine était trop naïve, peut-être, pas assez prudente, mais elle apprendrait de ses erreurs. Un sourire ; ou plutôt une grimace, habillait le visage de Bellatrix, alors qu’elle fixait froidement les yeux de sa sauveuse, si tentée de lui trancher la gorge, et de rentrer à Glasgow lorsqu’elle le pourrait. Après tout, personne ne savait qu’elle était ici, et elle serait tranquille. Pourtant, il y avait quelque chose dans les yeux de cette femme, quelque chose qui lui fit retirer lentement la lame. Bellatrix avait tué oui, mais jamais de sang-froid. Elle avait tué sur le champ de bataille, tué parce que sa vie était menacée ; pas simplement parce qu’elle le pouvait. Ce serait si simple, bien sûr, mais la Française semblait presque inoffensive ; certainement l’assassiner serait un crime qu’elle ne voulait pas avoir sur la conscience.

Secouant la tête soudainement, elle reprit son souffle, et se laissa tomber sur le côté, lâchant la dague dans le même mouvement. Grimaçant, elle recula jusqu’à heurter le mur, et prit sa tête dans ses mains, et murmura intelligiblement pendant de longues secondes. Son visage obscurcit par ses cheveux, elle sembla enfoncer ses ongles dans son crâne un instant, avant de reprendre son souffle, ayant gagné la bataille intérieure qui faisait rage au sein de cerveau. Les mâchoires crispées, elle fixa son regard orageux sur la Française, et déglutit difficilement, entourant son ventre de ses bras d’un geste qui se voulait défensif. « I … I didn’t mean to attack you … Not really. Sometimes I just … I react. » Elle détourna alors le regard, gênée, sans trop savoir pourquoi elle cherchait à s’expliquer. Si, elle le savait. Cette inconnue, pourtant son ennemie, lui avait montré plus de gentillesse et de décence que quatre-vingt-dix pourcents des gens dans sa vie. Ca la rendait sceptique, ça la faisait douter, et surtout, ça alimentait les délires paranoïaques qui corrompaient son esprit. « I don’t understand … What do you want ? What do you expect from me ? » Elle était presque désespérée à présent, posant son regard sur Mélusine ; désespérée de savoir ce qu’elle attendait en échange de chaque gentillesse — qu’elle avait failli repayer dans le sang.

▲ Me, Myself & I
(c) AMIANTE

   



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Parchemins : 585
Gallions : 597
Crédit(s) : Avatars : Aeryn & Fenrir • Signature : BEYLIN (Bazzart) • Avatar fiche : Freesia (Bazzart)
Disponibilité RP : Bellatrix Black • Ravenna Potter • Cassim Shafiq • Andromeda Tonks • Nathanaël de Valmont • Regulus Black • Rita Skeeter • Jared Nightingal — 0/8
Célébrité : Emily Blunt
Enrôlé(e) depuis le : 05/02/2016
Camp : Order of the Phoenix — Depuis presque 3 ans, depuis qu'elle a fui les méthodes du Ministry et qu'elle a décidé de prendre part à cette guerre qui la touche malgré tout.
Age du Personnage : 31 yo
Particularité : Psychométrie — Elle a une maitrise avancée de ce don qu'elle considère pourtant plus comme une malédiction.
Baguette : Tout droit sortie d'une manufacture française, la baguette de Mélusine, taillée dans du bois de Cèdre, mesure 29,8 cm et renferme en son coeur un Cristallin de Basilic. Fine et semi-flexible, elle a tout d'une extension parfaite.
Patronus : Une Hermine Blanche — Lointain souvenir d'une rencontre fugace lors d'une nuit d'Hiver dans les Vosges. Plus tard, elle apprit qu'il s'agissait de l'animagus de son frère aîné.
Epouvantard : Feu son mari, revenant d'outre-tombe en Death Eater pour prendre ce fils « impur » qui n’est pas sien.
Champ Libre : my Storymy Links

ID Card
RP bilingue : Les dialogues, au moins, pour le RP complet, à voir.
DANS TON SAC:
LES SORTS QUE TU MAÎTRISES:
MessageSujet: Re: La mort des amants — PV Mélusine [TBC]   Mar 23 Mai - 0:20

La Mort des Amants
Bellatrix
feat.
Mélusine


 

 



 

 

At the curtains call it's the last of all, when the lights fade out all the sinners crawl so they dug your grave and the masquerade will come calling out at the mess you've made.   Δ   Imagine Dragons

Si Mélusine avait déjà cru être confrontée à la folie, elle n’en fut plus si sûre, devant l’étrange sourire qui étirait les lippes de l’anglaise ; il avait quelque chose de fou et de presque déplacé. La blonde se trouvait soudainement mal à l’aise, aux côtés de cette femme sur laquelle courait bon nombre de rumeurs, toutes plus folles, toutes plus glauques et violentes les unes que les autres. Et, en l’entendant profaner le nom de son défunt mari, en l’entendant presque chantonner qu’il était mort, Mélusine se demanda – une fraction de seconde durant – si elle avait bien fait de laisser la vie sauve à pareille créature et de lui laisser le droit, surtout, de fouler les landes de ce pays. « Dead, dead, dead. » Cela raisonnait encore dans sa tête, quand la voix de Bellatrix avait de nouveau attiré son attention. Ce rire, à la fois électrisant et grinçant si fort contre les murs que Mélusine avait presque la sensation qu’il lui traversait le corps, parsemant sur son passage les épines néfastes d’une noirceur qui n’était pas sienne. Sceptique, elle avait arqué un sourcil, inquisitrice, et avait ri, elle aussi, de la bêtise de cette « enfant ». Mais cela n’avait rien de risible, dans le fond, tant elle aurait voulu comprendre, voir l’enfance de cette femme pour qu’elle en arrive à ne plus percevoir la bonté humaine. « Is it hard to believe when someone shows kindness to you, Miss Black ? » Elle avait penché sa tête, sur le côté, observant cette femme qui devait avoir mille cicatrices, tant sur son corps que dans son âme. « I want nothing from you, dear. I’m just a decent human being helping another one in some kinf of need. » Le verre quittant sa main, Mélusine fit un pas en avant, sa dextre à présent vide tendue vers cette femme. Ah. Elle stoppa pourtant son geste, absolument pas certaine que son aide fut bien accueillie.

La bouche entrouverte dans un cri qui ne vint pas, la Française avait regardé son verre, au ralenti, se biser contre le sol poussiéreux de la bicoque. Son instinct de mère prit le dessus, l’espace d’une seconde, et, ne pouvant s’en empêcher, elle releva vers Bellatrix un regard plein de réprobation, comme l’un de ceux qu’elle destinait d’ordinaire à son fils alors qu’il avait fait une bêtise. Sa langue vint claquer contre ses dents, dans un bruit d’agacement, et, la blonde avait lentement soupiré… « Poculum Reparo » - Relevant sa baguette dans un geste fluide, elle avait murmuré ces mots pour voir son verre se reformer sous ses yeux. Et, alors qu’elle hochait la tête vers l’Anglaise – qui venait littéralement de lui « cracher » un merci – elle avait retransformé son livre avant de le glisser, soulagée, dans le confinement sécurisé de sa poche. « Weaklings ? Oh… I see. » Elle avait les lèvres pincées dans un sourire qu’elle tentait de contenir. « So those who don’t think like you are morons ? » Mélusine ne cachait pas son dédain pour ceux qui, comme ses parents – ou comme sa mère, en l’occurrence - prônaient la supériorité du sang. Elle détestait ceux qui avaient l’esprit assez fermé pour ne pas accorder de valeur à ceux qui ne pensaient pas comme eux, d’ailleurs. « Would you fell ashamed if I told you that I’m a… What’s the word again ? Sang-de-Bourbe… Mudblood ? » Elle avait doucement ri, alors que sa main avait enfin trouvé le fin paquet de biscuits qui trainait dans sa poche sans fond. Car si l’autre n’avait pas faim, son estomac semblait vouloir s’auto-digérer tant il était vide de son repas de midi.  Elle se foutait bien d’être insolente ou de jouer d’un peu trop près avec le feu au sujet des sang-mêlés. Que pouvait-elle en avoir à faire, après tout ? Dieu, elle n’avait rien contre eux et elle comptait bien le faire comprendre à l’aînée des Black.

Tic-toc. Il ne s’était fallu que d’une seconde, que d’un battement de cils pour faire pencher la balance et jeter sur le cabanon un voile anxiogène. Évidemment, Mélusine aurait pu, aurait du être plus scrupuleuse et plus attentive, évidemment, elle aurait du se douter que la Black, ses forces quelque peu renouvelées, ferait tout pour prendre le dessus. Après tout, n’était-elle pas connue, aujourd’hui, pour être une femme de poigne, une femme de « pouvoir » ? La Française n’avait rien vu venir et avait eu le souffle coupé, alors qu’elle s’était retrouvée sur le dos, coincée contre le sol par le corps de l’Anglaise. Elle ne voyait pas ce qu’elle pointait contre sa gorge mais pouvait sentir la froideur du métal et deviner le fil aiguisé d’une lame contre sa peau. Elle ne prit aucun risque et préféra ne pas bouger, retenant presque son souffle alors que se jouait entre elle et son assaillante un combat silencieux. Les iris verts fixés dans ceux de sa comparse, Mélusine soutint son regard, sans ciller, sans y laisser passer la moindre once d’inquiétude. L’on aurait pu revoir, bien des mois plus tôt, ce même regard alors qu’elle avait regardé son mari et sa mère dépérir dans un brasier salvateur : presque vide, sans émotion – ou presque – elle assistait, tout simplement, attendant que les choses prennent fin. Et, là aussi la de Valmont attendait. Elle était certaine, non, presque certaine que Bellatrix n’allait rien faire pour attenter à sa vie. Appelez ça de la bêtise, ou de la confiance en la nature humaine, qu’importe, elle savait, tout simplement.

Et puis, cela aurait été si dommage, et si tragique, peut-être, mais il sembla à Mélusine qu’elle n’aurait pu être si chanceuse : la Mort ne pouvait avoir un aussi beau visage.

Pourtant, les traits maintenant tordus par une grimace, Bellatrix se laissa tomber contre la blonde, la soulageant de son poids et lui permettant finalement de relâcher sa respiration qu’elle avait mise en suspend sans vraiment s’en rendre compte. D’un geste lent, Mélusine reporta sa dextre contre sa gorge, comme pour en vérifier l’état, avant de se redresser sur un coude lorsque Bellatrix s’extirpa loin d’elle, contre ce mur branlant.  Elle l’observa un instant, retenant ses mots alors que l’Anglaise semblait débattre avec une autre entité. Plusieurs secondes s’étaient écoulées, plusieurs minutes, peut-être, avant que le silence fut de nouveau rompu. La voix plus enraillée, les yeux plus ombragés, Bellatrix semblait fragile, délicate et prête à se briser. Ainsi, les bras autour de sa frêle figure, Mélusine eut l’impression de voir un enfant, craintif et résigné. Lentement, elle se redressa alors, relevant la chaise sans pour autant s’y asseoir. Timidement, elle passa sous la nappe de la table, se cachant derrière le tissu grisé par le temps. Elle ne se cachait pas de Bellatrix, non, elle lui laissait juste son espace, pour se « remettre », ou pour qu’elle se sente plus en sécurité. « It’s— » - elle se racla la gorge, alors qu’elle pouvait encore sentir l’emprise de Bellatrix contre sa peau. – « It’s fine, I guess. » Elle soupira, fermant les yeux un instant. « Are you okay ? Are you still in pain ? » Être mère l’avait poussée à se perfectionner dans les sortilèges de soins, et, même si elle ne voyait aucune plaie sur le corps de Bellatrix, elle ne put s’empêcher de lui demander. Il lui semblait que quelque part, une peine bien plus profonde que toutes les plaies du monde sommeillait en elle.

Reprenant son manège, Mélusine sortit sa barre chocolatée de sa poche, et en ouvrit le paquet. Elle rompit le biscuit en deux, et, l’une des moitiés glissée entre ses lippes, elle fit glisser l’autre sur le sol, dans le papier chiffonné, pour l’offrir à l’Anglaise. « Am I supposed to expect something from you ? » Elle mordit un bout de son encas, mâchant lentement pour penser à la suite, au reste de ses mots qu’il lui fallait sous-peser. « Sometimes, things happen for no reason, as much as people can be kind for no reason… And that’s it : I’m kind, because I am kind. There’s nothing behind my actions, no hidden motivations. » Elle regardait le dernier bout de gâteau qu’il lui restait, le faisant tourner entre ses doigts. Quelle ironie, elle qui répétait à son fils qu’il ne fallait pas jouer avec la nourriture. Finalement, elle l’avala, pestant intérieurement de ne pas avoir de thé, pour étancher sa soif. « If it helps, you can be assured you have no debt towards me, dear. » Elle s’assit en tailleur, époussetant son long manteau. Il était évident qu’elle ne partirait pas de sitôt, de toute façon.

Le vent s’était calmé, et la chaleur estivale regagnait l’air de la bicoque, forçant finalement Mélusine à se défaire de son manteau. Elle prit sa baguette, pourtant, avant de plier son vêtement et de le poser près d’elle. Dans le fond de l’une de ses poches, la baguette de Bellatrix attendait, sagement, qu’on la resitue à sa propriétaire. « So… It seems you don’t want to kill me after all… At least for now. » - elle souriait, comme si c’était sujet à plaisanterie, comme si l’autre n’avait pas vainement attenté à ses jours, l’instant d’avant. «  Listen… You can have your wand back. In a moment… And we can say that this— » - elle montrait l’espace entre elles, et le reste de la cabane – « This is an « entracte ». An interval in this war… One never meant to happen again or whatever… » Elle soupirait et c’était étrange. Elle était lasse, lasse de cette guerre, lasse de cette situation qui n’avait rien de glorieux, ou d’idéal. Et pourtant ce qui la chagrinait le plus, c’était peut-être de ne plus jamais revoir cette femme, qui, en si peu de temps, avait su susciter chez elle de l’intérêt, et presque de la tendresse. Car sous cette carcasse insondable, sous l’acidité de son regard et l’amertume de ses traits, Mélusine pouvait deviner l’enfant, un enfant qui ne demandait qu’à être aimé.

Relevant alors la nappe qui cachait son visage aux faibles rayons du soleil, Mélusine sourit à Bellatrix. L’on aurait pu croire assister à une rencontre du 3ème type, peut-être… Et, Mélusine tendit sa main vers sa poche pour y repêcher la baguette qui n’avait rien à y faire. A côté du biscuit, elle fit glisser ce qui aurait pu être pris comme un simple bout de bois mais qui avait le pouvoir d’ôter bien des vies. Dans ce geste effectué dans un silence presque religieux, il y avait bien plus qu’une restitution : il y avait l’espoir d’une trêve entre elles, peut-être, l’espoir, tout simplement, de revoir cette femme dans d’autres circonstances que celles d’une guerre que l’une subissait et que l’autre avait faite exploser.
© Gasmask




Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
avatar
Parchemins : 160
Gallions : 183
Crédit(s) : Eden Memories
Disponibilité RP : Mélusine de Valmont ; Narcissa Malfoy ; Decima Carrow ; Ravenna Potter ; Eleanor Glenmore (0/5)
Célébrité : Eva Green
Enrôlé(e) depuis le : 16/02/2016
Camp : A snake biting its own tail, she wants to save the magical world from itself, no matter the means to do so or the consequences.
Age du Personnage : 34 yo
Particularité : Legilimens and Occlumens, she's mentally ill, result of an explosion of unrestrained magic when she was younger. She is the patient zero, first of the Mutes, the only one who remembers.
Baguette : Walnut, 12 3/4'' long, dragon heartstring core, unyielding. Her wand is an unwanted ally, it doesn't obey her, doesn't want to, but she is utterly lost without it.
Patronus : Her magic is too unstable to produce any kind of patronus, and even if she could, her mind is too broken to find the will or the power.
Epouvantard : A small, white room. A bed. Restrains. Needles and the hum of electricity. People watching her. Every night she's there again, in her dreams, until she wakes up screaming. She doesn't sleep anymore.
Champ Libre : Life's Story
Family, Friends & Others

ABSENTE JUSQU'AU 28/06


ID Card
RP bilingue : Dialogues only or full text, no matter.
DANS TON SAC:
LES SORTS QUE TU MAÎTRISES:
MessageSujet: Re: La mort des amants — PV Mélusine [TBC]   Mar 23 Mai - 11:44


   
La mort des amants
(baudelaire) ▽ Un soir fait de rose et de bleu mystique,
Nous échangerons un éclair unique,
Comme un long sanglot, tout chargé d'adieux ;
 

Elle regarda le corps de la Française disparaître sous la table sans un mot. Elle pouvait comprendre ce besoin de vouloir disparaître, cette envie viscérale de devenir invisible. Enfant, elle ne l’avait que trop ressenti, lorsqu’elle fuyait les attentions néfastes de son père, et l’indifférence maladive de sa mère. Elle détourna les yeux, finalement, cherchant à voir au-delà de la fenêtre. Elle était frustrée, déçue d’elle-même, de cette manifestation de faiblesse qui la rendait malade. Elle se serait frappée, aurait ragé contre elle-même, mais elle avait démontré assez de folie pour une journée. Alors, elle ferma les yeux, et prit une longue inspiration. La question de Mélusine résonna un instant dans le silence, avant qu’elle décide d’y répondre. « I’ll be fine, I’ve lived through worse. I just need to get back to Narcissa. » Oui, c’était bien ça qu’il fallait qu’elle fasse : qu’elle parvienne à partir et qu’elle laisse derrière elle cette femme devant qui elle n’avait pu maitriser ses humeurs lunatiques. Quelque chose glissa contre le sol, et elle rouvrit un œil, le fixant sur la barre de chocolat, ou plutôt la moitié, qui reposait à quelques centimètres d’elle. Elle n’avait pas faim, mais c’était du chocolat, et elle savait qu’elle se sentirait mieux si elle décidait de le manger. Grommelant sourdement, elle se redressa lentement, et attrapa la nourriture en bougeant le moins possible. Se réadossant peu après, elle croqua dans le chocolat, fixant enfin son regard sur Mélusine, qui lui expliquait qu’elle n’attendait rien en échange de son acte de bonté.

Bellatrix voulait y croire, terriblement. Elle voulait croire que certaines personnes accomplissaient des choses gratuitement, sans rien attendre en retour. C’était dur, pourtant, car les jours où elle faisait confiance étaient loin, même en sa propre famille. Prise dans ses plus violentes crises de paranoïa, elle allait parfois jusqu’à mettre en cause la parole de sa sœur adorée, Narcissa, et il y avait toujours cette voix, au fond d’elle-même, qui lui murmurait que tôt ou tard, on la trahirait. Cette voix, elle n’arrivait pas à la faire taire, et encore à cet instant, elle ne pouvait l’étouffer. Elle ne pouvait pas croire Mélusine, aussi sincère fut-elle. « I don’t believe you. Nothing is ever free in this world. » Elle ne pouvait pas croire que Mélusine ne chercherait pas, un jour, à lui rappeler cet acte, et à essayer de l’échanger contre une faveur. Croquant son chocolat, elle détourna à nouveau le regard, ne voulant pas revoir la pitié qui était passée dans les yeux de la Française quand, plus tôt, elle avait exprimé le même sentiment. Que pouvait-elle bien se dire ? Que Bellatrix n’a jamais été traitée d’une façon telle qu’elle aurait eu foi en la nature humaine ? Ah, même les attentions de Voldemort ne venaient jamais gratuitement. Comment pouvait-elle faire confiance à cette femme, cette Phoenix, dont elle ne connaissait rien ? Un sourire amer se glissa sur ses lèvres. « It doesn’t work like that. I’m a Black. It’s a matter of family honor. You saved my life, I owe you a life debt. » Elle haussa alors les épaules, son ton ne laissant pas place à la discussion.

Il faisait chaud, soudainement, le soleil tapant sans merci sur la petite cabane. Soufflant un peu, elle défit d’une main les derniers boutons attachés de son manteau. Elle en profita pour regarder ses côtes, nues de tout vêtement, également disparues suite à la désartibulation. La peau était froide, blanche, mais nettoyée de tout sang, et claire de toute cicatrice. Pourtant elle pouvait sentir ses muscles se tendre, et la faire grimacer à chaque mouvement de torse. Il lui faudrait probablement rester alitée pendant quelques jours, si elle voulait retrouver sa force physique. A nouveau, Mélusine parlait, et par réflexe, Bellatrix fixa ses yeux sur elle. Une main dans la poche de son manteau, elle y attrapa la flasque omni présente, et en but une longue gorgée. Instantanément, elle se sentit plus détendue, et la tension dans son dos disparut. Ses yeux bleus détaillèrent un instant la forme, détestablement agréable, de la jeune femme, et elle rangea distraitement sa flasque, concentrée sur la silhouette élégante, et à moitié dénudée. Elle déglutit. Elle parlait de lui rendre sa baguette, et à nouveau, cet air avide prit le visage de Bellatrix. C’était plus sentimental qu’utile, d’avoir sa baguette, mais elle ne pouvait souffrir d’en être séparée. C’était la preuve qu’elle était une sorcière, et non pas l’un de ces moldus immondes. Silencieusement, sans acquiescer à ses paroles, l’aînée des Black jaugea l’étrangère du regard. Elle observa chacun de ses gestes, jusqu’à voir ce morceau de bois si familier glisser contre le sol.

Elle contempla sa baguette un instant, détachant enfin son regard de Mélusine. D’un mouvement qu’elle voulait excessivement lent, comme preuve de sa bonne volonté ; un étirement qui lui arracha une grimace, elle attrapa l’extension de sa main, et sourit — quelque chose de véritable, et de sincère. C’était comme un puzzle qui se complétait enfin ; le démon des Black et sa baguette singulière, réunis. Avec révérence, elle caressait le bois du bout des doigts, perdue dans son propre monde. « A truce, mmh ? » Dit-elle enfin, et elle releva alors les yeux vers la Française, le bois reposant tranquillement contre sa cuisse. « You know, I don’t have any interest in fighting the Order. I am tracking someone much more dangerous than my Lord ever was. » Elle en disait trop, peut-être, mais une Bellatrix sous potion était quelqu’un de rationnel, et elle ne pouvait s’empêcher de parler, d’essayer de voir si peut-être, l’Order en savait plus qu’elle ne pensait. « And for the record, I didn’t call you stupid, I called you weak. The Order will never be able to do what needs to be done. » Elle crispa sa mâchoire un instant, laissant le poids de sa réflexion s’installer entre elles. « You can’t fight fire with kindness, Mélusine. » Le prénom était étrange sur ses lèvres, mais prononcé de la façon la plus française possible. Son accent était présent, bien sûr, mais les cours de la langue de Molière, comme une punition, n’étaient jamais loin dans son esprit.

Les yeux baissés, elle observa sa baguette à nouveau, traçant le bois tordu d’un geste distrait. Elle respirait peut-être un peu plus fort, la conversation la fatiguant. Être assise aussi, commençant à devenir difficile, alors elle se laissa glisser au sol, jusqu’à s’allonger. Elle était en position de faiblesse, mais elle doutait que Mélusine soit capable de l’attaquer. Elle espérait l’avoir découragée de toute attaque, en lui ayant montré qu’elle n’avait pas besoin de baguette pour être dangereuse. Quelque chose que la Française avait dit lui traversa soudainement l’esprit, et elle plissa les paupières. « What you said earlier, was it true ? Are you a mudblood ? » Elle ne savait pas bien pourquoi, mais elle avait besoin de savoir si ces mots avaient été dit pour la provoquer, ou parce que c’était vrai. Elle ne pouvait pas non plus dire si cela importait vraiment, finalement. Evidemment, son orgueil en serait d’autant plus blessé — il y a des choses qui ne changent pas — mais elle pensa à Bronwyn, et elle ne put s’empêcher de sourire. Peut-être avait-elle eu tort en pensant que les né-moldus étaient plus faibles que les sang-purs ; pas qu’elle était prête à admettre un tel fait à voix haute. Pour autant, une telle admission ne changeait pas son avis sur les moldus eux-mêmes : eux, elle aurait aimé voir brûler.
▲ Me, Myself & I
(c) AMIANTE

   



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Parchemins : 585
Gallions : 597
Crédit(s) : Avatars : Aeryn & Fenrir • Signature : BEYLIN (Bazzart) • Avatar fiche : Freesia (Bazzart)
Disponibilité RP : Bellatrix Black • Ravenna Potter • Cassim Shafiq • Andromeda Tonks • Nathanaël de Valmont • Regulus Black • Rita Skeeter • Jared Nightingal — 0/8
Célébrité : Emily Blunt
Enrôlé(e) depuis le : 05/02/2016
Camp : Order of the Phoenix — Depuis presque 3 ans, depuis qu'elle a fui les méthodes du Ministry et qu'elle a décidé de prendre part à cette guerre qui la touche malgré tout.
Age du Personnage : 31 yo
Particularité : Psychométrie — Elle a une maitrise avancée de ce don qu'elle considère pourtant plus comme une malédiction.
Baguette : Tout droit sortie d'une manufacture française, la baguette de Mélusine, taillée dans du bois de Cèdre, mesure 29,8 cm et renferme en son coeur un Cristallin de Basilic. Fine et semi-flexible, elle a tout d'une extension parfaite.
Patronus : Une Hermine Blanche — Lointain souvenir d'une rencontre fugace lors d'une nuit d'Hiver dans les Vosges. Plus tard, elle apprit qu'il s'agissait de l'animagus de son frère aîné.
Epouvantard : Feu son mari, revenant d'outre-tombe en Death Eater pour prendre ce fils « impur » qui n’est pas sien.
Champ Libre : my Storymy Links

ID Card
RP bilingue : Les dialogues, au moins, pour le RP complet, à voir.
DANS TON SAC:
LES SORTS QUE TU MAÎTRISES:
MessageSujet: Re: La mort des amants — PV Mélusine [TBC]   Mar 23 Mai - 23:43

La Mort des Amants
Bellatrix
feat.
Mélusine


 

 



 

 

At the curtains call it's the last of all, when the lights fade out all the sinners crawl so they dug your grave and the masquerade will come calling out at the mess you've made.   Δ   Imagine Dragons

Narcissa. Le nom de la benjamine des Black sonnait dans la tête de la Française ; elle se demandait ce qu’elle pouvait bien devenir, tiens. Sans être proche d’elle, ni même sans jamais l’avoir rencontrée d’ailleurs, Mélusine avait tellement de questions sur elle, sur cette femme ballottée dans cette guerre comme une embarcation trouée, accablée par les flots colériques d’une mer déchainée. Comment vivait-elle cette guerre, la trahison de son aînée, le déchirement d’avoir dû quitter son mari, qui, aujourd’hui, devait vouloir la tête de sa sœur-bien aimée sur un pic, pour venger la mort prématurée de leur Leader… Mélusine y avait déjà pensé, tellement de fois, sans réussir à se mettre à la place de Narcissa. Aussi, entendre ce nom lui mit peut-être un peu de baume au cœur : au moins Bellatrix avait-elle quelqu’un vers qui se tourner, quelqu’un de suffisamment stable, sûrement. Et puis, ce fut un tout autre son de cloche qui fit tiquer la blonde. « I’ve lived through worse. » - Qu’avait-elle donc pu traverser, vivre et supporter pour s’en voir changer à ce point ? L’épais brouillard qui, jusque là, subsistait autour de l’une des familles les plus emblématiques d’Angleterre ne semblait pas vouloir s’estomper – bien au contraire, d’ailleurs – au fil de cette discussion.

En grandissant, Mélusine avait su reconnaitre deux types de personnes : ceux qui, au cœur de l’adversité et frappés par le martellement douloureux d’une éducation sans amour, perdaient cette étincelle d’humanité ou de douceur, et ceux qui, au contraire, privés d’affection ressentaient le besoin de partager, de donner aux autres ce dont ils avait été privés.  Et elle était de ceux-là, de ceux assez résilients pour ne pas faire les mêmes erreurs que leurs parents. Elle donnait tout, tout ce qu’elle pouvait donner à son fils, tant matériellement qu’affectivement. Elle le gâtait peut-être trop, certes, mais elle était terrorisée par l’idée qu’il puisse avoir une enfance comme la sienne... Ou pire encore ; comme celle de Bellatrix.

S’exhortant à reporter son attention sur l’autre sorcière – et mettant les souvenirs de son fils en dehors de tout ce qui se passait présentement – la Française soupira, toujours confrontée à la même rengaine de la Black. Il fallait bien se rendre à l’évidence : on ne change pas les habitudes de quelqu’un en un claquement de doigts, et, il faudrait sûrement beaucoup de temps et de patience pour réapprendre à une femme  bafouée comme Bellatrix à reprendre confiance en la bonté humaine. « I have no interest in lying to you but you don’t have to believe me dear. » Elle souriait, presque maternellement, et se voulait la plus douce possible. A force d’effort, Bellatrix finirait bien par y croire non ? Dans un coin de sa tête, et sans trop vraiment réfléchir, Mélusine se dit que si personne ne lui avait montré ce qu’était la gentillesse, jusque là – à part peut-être Narcissa ? - elle se ferait le plaisir de le faire, encore et encore, pour ôter à Bellatrix toutes les couches d’une carapace qui devait terriblement l’isoler, à défaut de la protéger. « But if it appeases you to stand by your family’s honor, I can live with that. I can play by your rules. » Un nouveau sourire étirait ses lippes et Mélusine laissa finalement ses yeux se poser sur le corps frêle qu’elle avait aidé à rapiécer. Elle observait l’anglaise vérifier l’état de son corps, elle-même pas dérangée le moins du monde de « vérifier » aussi, si tout allait bien… Puis, la brune sortit une fiole de ses poches, pour s’en abreuver, et, instantanément, cela rappela à Mélusine l’état de dessèchement de sa propre bouche. Elle avait presque envie de retransformer son livre, mais elle s’abstint, par précaution. De quoi, allez savoir.

Quand enfin Bellatrix récupéra sa baguette, Mélusine vit, pour la première fois, ce qui apparaissait être comme un sourire franc et sincère, de la part de l’autre sorcière. C’était presque mignon et tout bonnement charmant, d’ailleurs. « You should smile more… It suits you. » Presque étonnée d’avoir dit tout haut ce qu’elle pensait, Mélusine détourna le regard, ailleurs dans le cabanon, alors qu’elle rougissait légèrement. Se relevant finalement, elle sortit de sous sa « cachette » pour aller fouiller – enfin – dans les meubles qui prenaient la poussière. Elle écoutait l’anglaise avec toute son attention, buvant ses mots, les analysant, les laissant décanter dans sa caboche pour en comprendre tout le sens. Il lui semblait que son impromptue acolyte en savait beaucoup, beaucoup plus qu’elle sur ce qui se tramait. Pour l’heure, pourtant, elle la laissait parler, sans l’interrompre, gardant dans un coin de sa tête l’intuition qu’il faudrait creuser, plus tard, si toutefois elle ressortait de cette rencontre avec quelques informations supplémentaires. Trouvant, dans le fond d’un buffet, une coupe en verre – avec tout un tas de vaisselle, d’ailleurs - Mélusine s’en empara, relevant encore sa baguette pour la nettoyer et se servir un verre d’eau. Puis, comme si c’était tout naturel, comme si elle l’avait fait des dizaines de fois, elle sortit des assiettes et des couverts, qu’elle disposa sur la nappe qu’elle épousseta d’un revers de baguette. Cela l’occupait, cela la soulageait et la relaxait, de play pretend, de se forcer dans une routine qui n’était finalement pas la sienne. En silence, elle fit le tour de la table pour finir par regarder Bellatrix s’allonger. Elle reprit sa place, sur sa chaise, les mirettes toujours rivées sur l’anglaise. « And what, pray tell, is that threat ? What’s more dangerous than your fallen Lord ? » Elle n’attendait pas vraiment de réponse, pas de franche réponse, en tout cas, mais elle n’avait su faire taire sa curiosité, de toute façon.

Elle laissa s’écouler quelques secondes, encore, avant de soupirer, tout en replaçant méticuleusement ce qui ornait à présent la table. « Hm. You don’t need to answer that, dear. » - elle riait doucement, croisant ses jambes sous la table, alors qu’elle pouvait à loisir observer Bellatrix – « And if it’s weak to think that kindness could resolve so many wars, that tolerance could save so many lives or that love could banish or educate the narrow-minded people… Then yes, I am terribly weak, we are terribly weak indeed. » Elle regardait à présent au delà du verre sale d’une fenêtre, pensive et lasse. « I could always force my kindness into you, dear. » Elle s’était voulu taquine, sans vraiment penser, de toute façon, qu’elle aurait l’occasion de revoir Bellatrix dans de si bonnes, ou de si calmes conditions.

Ah. A croire que Mélusine n’était pas la seule victime de la curiosité : la brune n’avait pas perdu le Nord, partant à la pêche d’une information qui semblait importante à ses yeux. « No dear. Your family famous in England and— » - cela lui écorchait presque la gorge de le dire – « We, the « de Valmont » are quite famous as well, in France.  My Blood is as pure as yours. » Elle aurait voulu dire qu’elle n’y accordait pas autant d’importance qu’elle mais cela n’aurait servi à rien, de toute évidence. Et puis, il fallait penser à son joyau, à son univers, à ce fils qui n’avait pas cette ‘chance’ dans ce monde, d’avoir un sang aussi pur que le sien. Puis, la curiosité faisans son petit bonhomme de chemin dans la caboche de la blonde, elle ne put – une fois encore – s’empêcher : « Was it you ? Was it really you, the cause of his death ? » Elle avait besoin de savoir peut-être, d’avoir confirmation de la part même de celle à cause de qui tout s’était embrassé, du jour au lendemain. « If so, why ? And Narcissa, is she okay ? It seems she always was in the middle, quartered from all sides… » Elle regardait Bellatrix, presque tendrement. C’était stupide à dire, mais dans le fond, elle aurait aimé faire quelque chose, n’importe quoi pour Bellatrix, à cet instant… S’adossant au dossier de sa chaise, Mélusine jouait maintenant avec une fourchette. « I wish I could’ve met you in other circumstances. I would’ve loved to know you. » Elle s’avachit légèrement sur sa chaise. Et, dans un mouvement souple, elle remplit sa coupe d’un breuvage ambré. Elle avait besoin de boire, de boire à cette parenthèse dans sa vie. Dans leurs vies. Remplissant une autre coupe, elle la tendit à Bellatrix avec un sourire fatigué.
© Gasmask




Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
avatar
Parchemins : 160
Gallions : 183
Crédit(s) : Eden Memories
Disponibilité RP : Mélusine de Valmont ; Narcissa Malfoy ; Decima Carrow ; Ravenna Potter ; Eleanor Glenmore (0/5)
Célébrité : Eva Green
Enrôlé(e) depuis le : 16/02/2016
Camp : A snake biting its own tail, she wants to save the magical world from itself, no matter the means to do so or the consequences.
Age du Personnage : 34 yo
Particularité : Legilimens and Occlumens, she's mentally ill, result of an explosion of unrestrained magic when she was younger. She is the patient zero, first of the Mutes, the only one who remembers.
Baguette : Walnut, 12 3/4'' long, dragon heartstring core, unyielding. Her wand is an unwanted ally, it doesn't obey her, doesn't want to, but she is utterly lost without it.
Patronus : Her magic is too unstable to produce any kind of patronus, and even if she could, her mind is too broken to find the will or the power.
Epouvantard : A small, white room. A bed. Restrains. Needles and the hum of electricity. People watching her. Every night she's there again, in her dreams, until she wakes up screaming. She doesn't sleep anymore.
Champ Libre : Life's Story
Family, Friends & Others

ABSENTE JUSQU'AU 28/06


ID Card
RP bilingue : Dialogues only or full text, no matter.
DANS TON SAC:
LES SORTS QUE TU MAÎTRISES:
MessageSujet: Re: La mort des amants — PV Mélusine [TBC]   Mer 24 Mai - 12:40


   
La mort des amants
(baudelaire) ▽ Un soir fait de rose et de bleu mystique,
Nous échangerons un éclair unique,
Comme un long sanglot, tout chargé d'adieux ;
 


Elle ne doutait pas que la française puisse être curieuse de ce qu’elle avait à dire. Après tout, si une partie du monde magique était à ses trousses pour la voir mourir, probablement d’une façon cruelle et lente ; l’autre moitié, l’Order, était plus intéressée par ce qu’elle savait. Par le fameux ‘pourquoi’ ; pourquoi elle s’était rebellée, et avait mis à mort son ancien Maître. C’était bien cela la clef de toute cette histoire, ou en tous les cas, l’indice qui mènerait au suivant. Car la période chaotique ne faisait que commencer, Bellatrix en avait peur. Elle savait à peine contre qui elle se battait, ne connaissait ni leur nom ni leur cachette. Elle avait conscience de leur existence, mais elle n’avait pas d’indices supplémentaires. Alors, quand Mélusine lui demanda des précisions, elle se contenta de sourire tranquillement. Elle était encore divisée quant à l’idée de partager une partie de sa connaissance à cette femme. Il y avait des détails, des secrets, qui n’étaient connus de personne ; mais d’autres … C’était envisageable, bien sûr ; l’Order pouvait devenir des alliés malgré eux. Ce serait sûrement plus simple si les troupes de Dumbledore avait leur attention concentrée ailleurs. Mais elle ne savait pas s’ils seraient capables de la croire ; après tout, même ses plus proches amis ne l’avaient pas crue. Elle laissa le silence s’entretenir, et la voix de la blonde retentit à nouveau, lui arrachant un sourire. Elle força ses pensées moroses hors de sa tête, ces pensées de trahison, ce souvenir d’une amitié amère et gâchée, qui pesait encore sur son cœur. Parfois elle se demandait même si sa sœur la croyait vraiment, ou si elle pensait que Bellatrix était plongée dans un de ses délires paranoïaques. Elle aurait peut-être aimé savoir si Andromeda la croirait, elle ; mais elle ne s’imaginait pas une seconde être en contact avec sa sœur, pas après ce qu’elle lui avait fait.

Secouant légèrement la tête, elle se reconcentra sur les mots de la Française, qui la firent sourire malgré elle. Cela devait être si agréable de penser que de la gentillesse et de l’amour pouvait résoudre tous les problèmes. C’était risible, terriblement naïf, et l’Anglaise ne put retenir un petit rire amer, acide, de franchir ses lèvres.  « Merlin, how naive are you ? » Son ton était insultant, et elle ne s’en cachait pas. Elle prit même la peine de se relever pour fixer son regard froid sur la forme de Mélusine. « Love and kindness ? And you genuinely believe that it would have worked, say, against the Dark Lord ? And the Death Eaters ? You think they care ? Hell, you think I cared ? » Elle secoua la tête, alors, se reposant contre le sol à nouveau. Il était dur sous sa tête, mais ce n’était rien de nouveau. Contrairement à ce que l’on pouvait s’imaginer, Bellatrix avait beau avoir la richesse de sa famille, elle avait connu des conditions bien plus précaires, pendant la guerre. « They won’t care either. How can you, when you see the opponent as something less, something disgusting and wrong. » Sa voix était presque un murmure, sur ces derniers mots, et elle retomba dans le silence, ayant le sentiment d’en avoir trop dit — sur elle-même, et sur ceux qu’elle pourchassait, ceux qui les étudiaient comme s’ils n’étaient que des rats. Comment pouvait-elle leur en vouloir sans être hypocrite ? Les moldus n’étaient rien de plus que des insectes, pour elle, qui ne méritaient pas de vivre. Comment pouvait-elle leur reprocher de penser la même chose ?

Le sujet changea bien rapidement, et Bellatrix laissa sa tête rouler légèrement sur le côté. Elle était fatiguée, et elle aurait apprécié dormir un peu plus, peut-être. Elle aurait surtout apprécié être dans son lit, à Glasgow, avec sa sœur assez proche pour pouvoir lui attraper la main. Elle dormait si peu, en ce moment, toujours en proie à ses souvenirs qui revenaient dans ses rêves. Elle grogna légèrement, dans le fond de sa gorge, ramenant l’une de ses mains pour reposer contre son ventre. Peut-être devrait-elle conjurer un oreiller pour amortir la pierre. Cela semblait être une utilisation inutile de magie, pourtant, alors elle n’en fit rien. La curiosité de Bellatrix fut ravivée par les mots de la Française, et même si elle ne la regardait pas, elle tendait une oreille attentive. Une sang-pur, alors ; elle avait seulement cherché à la contrarier. Evidemment, cette nouvelle rassura l’Anglaise, sans qu’elle ne puit vraiment se l’expliquer. Il était vrai qu’elle préférait toujours être en compagnie de ses semblables, et non pas des … nés-moldus. Bronwyn était peut-être la seule exception à ce fait, et encore : elle supportait difficilement la jeune femme. Le nom de Mélusine, de Valmont, titilla une partie de sa mémoire, et elle rit soudainement, le son léger et remplit d’amusement. « Really ? How odd ! Isn’t it funny how our society works. I think we must be 6th or 7th cousins. My mother was a Rosier. Had to learn the bloody family tree once upon a time. ‘Know your roots’ they’d say. Well, sorry, you’re related to a crazed killer it seems. » Distraitement, elle caressait alors le tissu de son manteau, traçant les arabesques de tissu du bout des doigts.

La question que lui posa Mélusine par la suite la figea, et elle déglutit en silence. Evidemment, cette question devait bien lui être posée à un moment ou à un autre. Elle se doutait que certaines personnes seraient curieuses de son acte, elle qui avait été la plus dévouée au Dark Lord. Elle-même doutait d’avoir les mots pour l’expliquer, mais sans trop savoir pourquoi, elle se sentait d’humeur à partager, avec cette femme, dans une parenthèse inespérée. Elle pourrait toujours prétendre que rien de tout cela ne s’était passé, plus tard. « His killer ? Yes, yes I was. » Sa voix était basse, et il y avait une émotion claire à l’intérieur. « He was going to go too far, put us all in danger. And the thought that a filthy filthy half-blood be the cause of the downfall of the magical society well … I couldn’t stand it. » Elle prit une inspiration, ses mains s’agitant l’une contre l’autre, alors qu’elle attaquait finalement avec ses ongles la peau où avait reposé la marque, quelques mois plus tôt. « I tried to reason with him but … » Elle eut un rire amer, et secoua la tête, sa peau commençant à saigner. « He just wouldn’t listen. He didn’t know, wouldn’t believe me. But I know. I saw them, I saw what they are doing to us. They’re going to destroy us, and he was so blinded by his idea of the perfect society that he forgot we needed to have a society. » Elle se tut soudainement, clairement perdue dans ses souvenirs. Ses doigts étaient humides de son sang, mais ça ne l’empêchait pas de continuer, nerveusement, à attaquer sa peau. « So I bashed his head in with my fists, punch after punch. So very muggle, isn’t it. » Elle sembla sortir de sa transe d’un seul coup, le prénom de Narcissa ayant franchis les lèvres de sa vis-à-vis quelques minutes plus tôt soudainement clair dans sa tête.

Elle se redressa alors, peut-être trop rapidement, à en juger par la sensation qui prit sa tête, et elle contempla un instant la Française, son visage un mélange de jalousie intense et d’incrédulité. « What do you know of her ? What do you care ? Are you saying I shouldn’t have taken her with me ? That I should have let her with her spineless husband, my deranged brother-in-law, to be tortured in order to get to me ? » Elle secoua la tête, posant ses yeux sur le sang qui collait de son avant-bras. Emerveillée, elle regardait le liquide carmin, si pur. Ah. Il s’écoulait comme celui des autres, pourtant. « Cissy is safe. I’ll kill every single person who tries to hurt her. » Il y avait une promesse dans ces mots, et un déni, caché sous une couche de menace. Elle savait que parfois, elle était celle qui la blessait, terriblement ; et elle s’en voulait, oui, mais elle ne pouvait pas s’en empêcher. Il y avait toujours cette peur viscérale que Narcissa cherche à s’échapper, à rejoindre Andromeda, peut-être ; qu’elle fuit ou qu’on lui arrache, qu’elle la perde comme elle avait perdu son autre sœur. Elle ne savait pas si elle pourrait survivre, si cela venait à se passer. Narcissa était la prunelle de ses yeux, sa très chère sœur. Blood is thicker than water.

Le dernier commentaire surprit la brune, et elle rit un peu, fixant Mélusine d’un œil sceptique, détachant enfin son attention du sang qui gouttait à présent sur le sol. Ses doigts en étaient encore humides, et elle serra son poing, un sourire distrait sur les lèvres. « You’re a queer one, aren’t you ? I tried to kill you, I just confessed a bloody murder and yet you still would want to know me ? » Elle secoua légèrement la tête. « The circumstances wouldn’t change a thing. We are what we are, and I don’t think you would have liked me either way. » La coupe qui lui était tendue, elle la rejeta en secouant la tête. L’alcool et sa potion ne se mêlait pas, elle en avait déjà fait l’expérience. Distraitement, elle attrapa un pan de son t-shirt, et le déchira d’un geste sec. La peau de son décolleté fut exposée, et l’on pouvait deviner le cuir d’un corset. Sans se formaliser d’une possible nudité, elle entoura son poignet blessé du tissu, dans un geste qui trahissait l’habitude. Elle le ferait soigner lorsqu’elle retrouvera Cissy. Encore chamboulée de leur conversation, elle réattrapa sa flasque, et en but une nouvelle gorgée, savourant le calme qui fut forcé sur ses nerfs. Elle ne s’imaginait pas vivre sans ses doses fréquentes — et elle savait que son entourage ne pourrait pas y survivre non plus. « For what it’s worth though, despite your dreadful optimism and talks about how love will save the world, you seem quite interesting. Now, what is it you do for the Order ? You’re clearly not a fighter. » Elle eut un sourire à ça. « How’s the old McGonagall ? On her way to a heart attack ? She never did like stressful situations. » Elle secoua légèrement la tête à ces mots, ne pouvant s’empêcher d’être amusée. « How disappointed she must be. Though we never did see eye to eye, she and I. »

▲ Me, Myself & I
(c) AMIANTE

   



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Parchemins : 585
Gallions : 597
Crédit(s) : Avatars : Aeryn & Fenrir • Signature : BEYLIN (Bazzart) • Avatar fiche : Freesia (Bazzart)
Disponibilité RP : Bellatrix Black • Ravenna Potter • Cassim Shafiq • Andromeda Tonks • Nathanaël de Valmont • Regulus Black • Rita Skeeter • Jared Nightingal — 0/8
Célébrité : Emily Blunt
Enrôlé(e) depuis le : 05/02/2016
Camp : Order of the Phoenix — Depuis presque 3 ans, depuis qu'elle a fui les méthodes du Ministry et qu'elle a décidé de prendre part à cette guerre qui la touche malgré tout.
Age du Personnage : 31 yo
Particularité : Psychométrie — Elle a une maitrise avancée de ce don qu'elle considère pourtant plus comme une malédiction.
Baguette : Tout droit sortie d'une manufacture française, la baguette de Mélusine, taillée dans du bois de Cèdre, mesure 29,8 cm et renferme en son coeur un Cristallin de Basilic. Fine et semi-flexible, elle a tout d'une extension parfaite.
Patronus : Une Hermine Blanche — Lointain souvenir d'une rencontre fugace lors d'une nuit d'Hiver dans les Vosges. Plus tard, elle apprit qu'il s'agissait de l'animagus de son frère aîné.
Epouvantard : Feu son mari, revenant d'outre-tombe en Death Eater pour prendre ce fils « impur » qui n’est pas sien.
Champ Libre : my Storymy Links

ID Card
RP bilingue : Les dialogues, au moins, pour le RP complet, à voir.
DANS TON SAC:
LES SORTS QUE TU MAÎTRISES:
MessageSujet: Re: La mort des amants — PV Mélusine [TBC]   Jeu 25 Mai - 16:24

La Mort des Amants
Bellatrix
feat.
Mélusine


 

 



 

 

At the curtains call it's the last of all, when the lights fade out all the sinners crawl so they dug your grave and the masquerade will come calling out at the mess you've made.   Δ   Imagine Dragons

Trop. C’était bien trop d’informations en si peu de temps. Et dire que Mélusine fut étonnée de la franchise de l’anglaise aurait été un euphémisme : ayant posé ses questions à l’aveugle, elle ne s’était pas attendue à recevoir de réponse concrète, ou d’informations si frappantes de clarté. Car derrière les insultes, Mélusine pouvait deviner ceux vers qui Bellatrix pointait son doigt : les moldus. Bien sûr, elle y avait pensé, bien sûr elle s’était arrêtée sur cette éventualité. Pourtant, elle ne l’avait jamais vraiment trouvée crédible et l’avait repoussée dans un coin de sa caboche, s’attardant sur des questions plus urgentes et des problématiques plus inquiétantes que ces moldus… Ah ! Ça prenait du sens, finalement : elle qui les avait vaguement côtoyés, elle pouvait presque imaginer ce peuple fouiller, chercher des réponses à des évènements ou à des phénomènes qu’ils ne s’expliquaient pas. C’était ce qu’ils avaient toujours fait, après tout ; tester, expérimenter, sacrifier parfois même, sous l’étendard des avancées scientifiques. Et, la Française fut littéralement sciée. Quelle bêtise d’avoir si peu cru à ce qui lui était paru comme une vaste fable ! Maintenant qu’elle savait, qu’elle avait eu la réponse de la part de cette femme, elle ne pouvait plus voir que ça et c’était frustrant, si frustrant d’être encore là, dans ce cabanon, alors qu’il lui fallait partager l’information. Mais, pour l’heure – et aux vues de la tournure de cette rencontre – Mélusine pouvait bien rester encore, des heures durant, pour écouter la Black partager son savoir. Il y avait toujours cette voix, grave et trop solennelle  - qui lui rappelait celle de sa mère, bien souvent – qui la mettait en garde : il fallait prendre les mots de l’anglaise avec des gants, si toutefois elle comptait mentir, pour brouiller les pistes.

Il fallait qu’elle se concentre, qu’elle freine les engrenages, dans sa tête, pour reporter son attention sur l’autre sorcière. Et, prétexte parfait, elle devait répondre, d’ailleurs, à l’insulte à peine dissimulée qu’on venait de lui lancer au visage. « Call it naivety if you want… I’d reather think it’s hope, or faith. » Elle avait souri, modestement, prête, elle aussi à contre-attaquer. « You’re already wasted, dear. Nothing could change you, your education made you and you’re way to old to change your way of thinking. » Son ton ne portait aucune amertume, aucun venin, pourtant, et elle se retenait bien de la regarder avec pitié, cette pitié qui l’avait prise à la gorge dès l’instant où elle avait cru deviner chez cette femme les stigmates d’une enfance peu enviable. « We have to teach tolerance to our youngsters to prevent another fiasco like your once so-beloved Lord. » Sa tête commençait à lui faire mal, et elle se demanda un instant si la présence de cette sorcière n’y était pas pour quelque chose. Elle pouvait être nocive, nocive au point d’intoxiquer ceux qui la côtoyaient d’un peu trop près, peut-être ? Foutaises. Mélusine se pencha, sur sa chaise, faisant claquer ses talons contre le parquet fatigué : elle s’apprêtait à dire quelque chose, sur ces « opponents », mais elle se ravisa bien vite ; et si ses paroles étaient mal interprétées, qu’adviendrait-il de cette trêve bien fragile qui les enveloppait encore ?

Elle se contentait maintenant de regarder la brune, de l’étudier d’un peu plus près, ses coudes reposés sur ses genoux. Bellatrix avait les yeux clos, et elle parlait, remplissant le silence bien mal venu entre elles. Ses traits, fluides, harmonieux et presque trop doux pour une femme de sa poigne bougeaient avec grâce sur son visage. Ah… C’était bien dommage d’être si jolie, pour endosser un rôle tel que le sien. Ou peut-être était-ce l’inverse ; c’était un bien beau gâchis qu’une femme si belle puisse être si cruelle, et si affreuse en dedans. Et puis, le nom de ‘Rosier’ vint arracher un rire nerveux à la française. Le monde était si, si petit mais cela n’avait rien d’étonnant, après tout : pour garder la pureté de leurs lignées, les familles puristes ne reculaient devant rien, pas même devant la consanguinité et ses risques. « Is that soo ? My father’s mother was a Rosier too. » - elle souriait, retrouvant elle aussi le sol et sa rudesse : son dos lui faisait mal, depuis quelques jours, maintenant. – « I didn’t like her… She was quite cruel and unloving. Fortuntely, my father wasn’t like her and didn’t force my brother and I to think like her… Well, like you. » À présent assise contre un buffet, à l’opposé de Bellatrix, elle avait relevé ses genoux contre elle et entouré ses bras autour. Ainsi, à même le sol et à hauteur égale de Bellatrix, les choses avaient un autre caractère, quelque chose de plus intimiste et de plus léger, aussi, peut-être. « Related to a crazed killer » - étrangement, cela ne lui déplaisait pas. Pas pour la raison la plus logique, en tous les cas.

La Française avait fermé les yeux, totalement à la merci de cette femme, alors que sa tête reposait contre le bois grinçant. Si Bellatrix avait vraiment voulu la tuer, elle serait déjà morte, alors quel risque y avait-il à lui offrir ainsi sa gorge dénudée ? Restait encore du dernier assaut de la brune une légère marque rouge qui contrastait avec la pâleur de son derme. En fait, presque prostrée dans son coin, Mélusine écoutait attentivement, patiemment que la brune ait fini de cracher sur le Lord qu’elle avait pourtant tant aimé et suivi dans les plus sombres recoins de la démence humaine, parfois. C’était donc pour un désaccord qu’elle lui avait ôté la vie ? Sûrement devait-ce être quelque chose d’énorme, alors, pour pousser la Black à tuer cet homme qu’elle devait encore adorer. Derrière ce geste que personne ne comprenait se cachait en fait un raisonnement tout à fait logique et – dares she say – légitime. Mélusine trouva alors Bellatrix courageuse, finalement… Il n’était jamais facile de s’opposer ou de supprimer quelqu’un à qui l’on tient, même s’il fallait le faire, pour le ‘plus grand bien’. Ce Lord, ce geste continuaient d’ailleurs de tourmenter la brune, qui, perdue dans sa tête, s’attaquait à son bras, le faisant rougir de son propre sang. Mélusine eut envie de lui dire d’arrêter, de soigner cette plaie, mais elle n’osa rien pour l’heure ; elle se contentait de regarder les ravages que cet homme avait faits, et faisait encore sur Bellatrix. Les sourcils froncés, elle regarda alors par la fenêtre, tentant de deviner l’heure qu’il pouvait bien être. Les Phoenix ne l’attendraient pas, mais elle s’inquiétait, tout de même, une fois la nuit tombée ; mais elle avait encore du temps, encore le temps d’essayer de comprendre cette femme. La voix à peine plus haute qu’un timide murmure, Mélusine s’aventura, tout de même, sur un terrain peut-être glissant. « You did well, Bellatrix. If you were protecting your kind, the Wizarding World, so it was necessary and you did what was needed to be done. » Elle se doutait bien que la Black pouvait bien se foutre de son avis, mais il lui sembla judicieux de le faire ; peut-être, après ça, Bellatrix se sentirait moins coupable, ou au moins, ne porterait-elle pas le poids de ce fardeau, complétement seule. Il fallait qu’elle sache, au moins, que quelqu’un comprenait la portance de son geste, enfin.

Le bruit de l’étoffe qui bouge força le regard de la française sur sa vis-à-vis, et elle vit dans son regard une once de la folie, ou du venin que Bellatrix pouvait avoir en son sein : elle la protégeait et ne cachait pas que s’il le fallait, pour l’honneur de sa sœur, pour la sécurité de celle-ci, elle pouvait tout à fait devenir violente et faire preuve, sans aucun doute, du même sang froid dont elle avait fait preuve pour anéantir son Lord. « I know nothing, dear. And I didn’t say such things… I’m sure you can protect her and I have no intention to harm her, Bellatrix. » - elle soupirait – « I’m just saying that she should be very strong and brave to be in her situation. That’s all, dear. » Inéluctablement, parler de Narcissa lui rappela l’existence de la troisième Black : Andromeda. La sœur déchue était une amie chère au cœur de Mélusine et, ben qu’elle puisse voir en Bellatrix les traits de sa petite sœur – ou inversement, d’ailleurs, – elles n’avaient rien en commun, pourtant. Toute la gentillesse dont Andromeda pouvait faire étalage n’était que cruauté et sadisme, du côté de Bellatrix. Souriant alors, Mélusine détourna le regard, cachant presque son visage entre ses bras, maintenant. Reprenant sa coupe – qu’elle avait quelque peu oubliée – la française se redressa légèrement, pour en boire une lampée et rire, finalement, librement. « Hey. I can be a very kind, patient and unjudgmental friend, you know ? It could’ve worked. » Que pouvait-elle bien faire, à part rire ? Cette éventualité était out of the table, de toute façon, mais cela restait drôle à imaginer. « We could’ve been shopping buddies, you know ? I could’ve force you out of those corsets of yours, put some colors on you as well… » Son rire s’effaçait lentement, alors qu’elle regardait de nouveau Bellatrix : elle n’avait pas manque son corset, évidemment, ni la peau nouvellement dénudée. Elle avait chaud elle aussi, mais elles n’en étaient pas encore à ce stade ; les pyjamas parties devraient encore attendre, dans une autre dimension, peut-être, dans un monde où elles auraient, effectivement, pu être amies.

Dans le fatras noir de ses vêtements, le sang, rouge sombre, de Bellatrix faisait atrocement contraste. Plus pour longtemps, cependant, car muées d’une habitude certaine, les mains de la brune avaient recouvert la plaie d’un bout de tissu. « Oh, come here, let me heal you, would you ? » Faussement agacée, elle finit son verre et se laissa glisser vers Bellatrix, s’asseyant près d’elle pour prendre son bras. L’alcool lui chatouillait le ventre de l’intérieur. Elle n’était plus habituée à boire, mais elle ne pouvait nier l’effet qu’il avait sur elle ; détendue, elle n’était plus aussi gênée, ou awkward vis-à-vis de l’anglaise. Elle s’affairait maintenant, sans attendre que Bellatrix le lui permette, et défit ensuite le morceau de t-shirt entourant le poignet et s’empara de son alliée boisée. « Episkey. Ferula. » - la plaie arrêta de saigner, fut nettoyée, et un bandage propre vint s’enrouler autour du poignet. S’adossant ensuite près de l’autre sorcière, elle attrapa la coupe intouchée qu’elle lui avait proposée un peu plus tôt ; elle n’allait pas gâcher un si bon whisky, tout de même. Elle se serait presque laissée aller à poser sa tête contre l’épaule de l’anglaise. Presque ; parce que, mine de rien, la situation pouvait être drôle : elles qui auraient du s’entre-tuer, elle étaient là, si calmes, et n’importe qui entrant dans la bicoque aurait pu croire qu’elles prenaient le thé, comme de veilles connaissances le feraient.

Le silence qui s’était réinstallé fut bien vite brisé par un rire, léger mais non moins dénué d’une pointe de cynisme de Mélusine. « Minnie is quite well, dear. Tense, but very much alive to say the least. Would you like me to say hello from you ? » Le surnom exaspérait le leader des Phoenix, mais elle ne pouvait s’empêcher de le lui lancer au visage, de temps à autre. « And, wow, how observant of you Bellatrix. » - elle s’était tournée vers elle, souriant franchement alors qu’elle feignait l’étonnement – « I’m not into violence indeed. I’m a… I do some research on the Mutes. I’m trying to find the « how »  and « when » of their desease as much as I try to find a remedy. » Elle s’arrêta un moment, sa voix s’étouffant graduellement. Elle hésitait, tatonnait : parler d’Andromeda à sa sœur, celle-là même qui avait tenté de la tuer était-il raisonnable ? Oh… Et puis. « Andy helps as well. And… She’s-she’s fine. » Voilà. C’était tout ce qu’elle se voyait lui dire, de toute façon. Elle espérait ne pas faire sortir l’aînée des Black de ses gongs, même si, au point où elles en étaient, ça n‘aurait pas changé grand chose, finalement. Grognant doucement en se dandinant sur place, Mélusine jeta un coup d’œil à la brune. « How come your butt doesn’t hurt ? » - elle s’éloignait, légèrement, relevant une nouvelle fois sa baguette. Un matelas habitait maintenant presque tout l’espace qu’il restait dans la bicoque, repoussant la table vers le buffet. « I don’t know about you but I’d rather leave my back unhurt. » Prenant place dessus, elle s’allongea, fermant ensuite les yeux. Oh, oh, il lui fallait boire, n’est-ce pas ? Se redressant sur un coude, elle prit une courte lampée de son breuvage ambré avant de reposer sa coupe au sol et de reprendre place. Et, sans jeter un regard à sa comparse, elle soupira. « You don’t seem to be able to apparate anytime soon. Do you need a lift ? I pinkie-promise I’ll close my eyes and never return where I’ll land you. » Ajoutant le geste à la parole, elle levait son petit doigt en l’air. C’était puérile, certes, risible, même, mais après tout, toute cette situation l’était, alors Mélusine ne s’en inquiéta pas.
© Gasmask




Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
avatar
Parchemins : 160
Gallions : 183
Crédit(s) : Eden Memories
Disponibilité RP : Mélusine de Valmont ; Narcissa Malfoy ; Decima Carrow ; Ravenna Potter ; Eleanor Glenmore (0/5)
Célébrité : Eva Green
Enrôlé(e) depuis le : 16/02/2016
Camp : A snake biting its own tail, she wants to save the magical world from itself, no matter the means to do so or the consequences.
Age du Personnage : 34 yo
Particularité : Legilimens and Occlumens, she's mentally ill, result of an explosion of unrestrained magic when she was younger. She is the patient zero, first of the Mutes, the only one who remembers.
Baguette : Walnut, 12 3/4'' long, dragon heartstring core, unyielding. Her wand is an unwanted ally, it doesn't obey her, doesn't want to, but she is utterly lost without it.
Patronus : Her magic is too unstable to produce any kind of patronus, and even if she could, her mind is too broken to find the will or the power.
Epouvantard : A small, white room. A bed. Restrains. Needles and the hum of electricity. People watching her. Every night she's there again, in her dreams, until she wakes up screaming. She doesn't sleep anymore.
Champ Libre : Life's Story
Family, Friends & Others

ABSENTE JUSQU'AU 28/06


ID Card
RP bilingue : Dialogues only or full text, no matter.
DANS TON SAC:
LES SORTS QUE TU MAÎTRISES:
MessageSujet: Re: La mort des amants — PV Mélusine [TBC]   Jeu 25 Mai - 22:47


   
La mort des amants
(baudelaire) ▽ Un soir fait de rose et de bleu mystique,
Nous échangerons un éclair unique,
Comme un long sanglot, tout chargé d'adieux ;
 


Entendre Mélusine lui dire qu’elle avait bien fait d’assassiner Voldemort fut comme une onde de choc. Elle ne savait si elle devait bien ou mal le prendre, s’offusquer que quelqu’un pense qu’il méritait de mourir, sans avoir toutes les cartes en main ; ou au contraire l’aider à justifier son acte. La vérité était qu’elle n’avait jamais parlé à personne de son acte, même pas à Narcissa. Lorsqu’on abordait la mort de son Maître avec elle, il ne lui fallait que quelques secondes pour se mettre en colère, et quelques secondes de plus pour quitter la pièce en claquant la porte. L’aînée des Black restait particulièrement déchirée face à son acte. Elle l’avait fait alors qu’elle pensait ne pas avoir le choix, parce que la survie du monde sorcier était en jeu ; pour autant, elle ne pouvait s’empêcher de se dire que peut-être Voldemort aurait fini par la croire, peut-être lui aurait-il donné tout ce dont elle avait besoin pour vaincre ce nouvel ennemi ; peut-être auraient-ils réussi à régler le problème tous les deux, seuls contre le monde. Ah ! Quelle blague. Voldemort ne se tenait debout avec personne ; il avait été seul, persuadé de sa toute puissance, de son immortalité. C’était quelque chose que Bellatrix n’avouerait probablement jamais à voix haute, mais elle avait été déçue par cet homme, déçue par son égoïsme qui l’aveugla, et qui causa sa perte. Elle aurait aimé pouvoir être à ses côtés, mais il ne l’aurait jamais accepté. Elle lui avait tout donné, pourtant, et aurait continué à tout lui donner, s’il n’avait pas été aussi idiot. Alors, d’une voix aussi faible que celle de la blonde, elle répondit finalement, l’air timide. « Do you really think so ? » Elle passa une main nerveusement dans ses cheveux, incapable de rester tranquille. « I can’t make up my mind about it. I still have this fantasy … I wish … Merlin, if only he had listened, we’d be together still. » Elle soupira légèrement, baissant la tête. « I know people think me crazy, they don’t understand why I could follow such a man. My own sister doesn’t understand. They see him as a monster, but he was … He was beautiful, you know ? And he really … He really saw me. He taught me everything I know. He gave me some sort of control over my magic. » Consciente d’en avoir trop dit, elle se tut soudainement, la lèvre fermement mordue. « I don’t even know why I’m telling you this, of all people. »

Elle détourna alors le regard, soudainement réfractaire. Si elle avait pu, elle serait partie. Mais elle pouvait le sentir dans ses veines, comme quelques longues minutes auparavant, tenter de transplaner serait un désastre total. Les quelques mots de Mélusine sur sa sœur la calmèrent instantanément, et elle se laissa glisser à nouveau contre le mur, la fatigue chassant la colère. C’était épuisant, d’être en proie à un tel yoyo d’émotions ; et pourtant, elle savait qu’elle ne pouvait reprendre trop vite de sa potion, au risque de s’empoisonner à nouveau. Le breuvage avait été amélioré, mais son utilisation continue n’était pas bonne pour elle. Malheureusement, c’était le seul moyen de protéger son entourage, vivant ou matériel, de ses crises. Un sourire s’installa sur les lèvres de Bellatrix en réponse aux observations de Mélusine, et elle regarda par la fenêtre à son tour, mélancolique. « She is very brave. Some people say she’s a coward, but they’re wrong. » Elle réfléchit un instant, posant finalement ses yeux sur la forme de la Française. « She’s a bit like you, in a way. Trying to right the wrongs of our education, with her son. Though I think she’s making him weak. » Elle fronça alors les sourcils, tripotant ses doigts presque nerveusement. « Cuddling him to much sometimes. She wants to shield him from the cruelty of our world, but I don’t believe she’ll be doing him a favour. Dark times are ahead. » Le pessimisme de Bellatrix était clair dans ces mots, le résultat d’une éducation à laquelle elle s’accrochait coûte que coûte, faute d’autre chose. Elle ne connaissait rien d’autre que la colère, la haine, la cruauté, et la violence apprise par son père ; l’indifférence de sa mère. Il y avait cet amour destructeur pour ses sœurs, ce besoin de possession, dont elle ne pouvait se détacher. Elle savait qu’il n’y avait rien de sain dans son environnement, qu’il n’y avait jamais eu une telle chose, même jusqu’à son attachement obsessionnel à Voldemort.

Le rire de Mélusine la fit sourire légèrement, et elle reporta son attention sur elle, vaguement charmée. Le sentiment la surprit, et elle chercha à le chasser rapidement, le cachant au plus profond de sa conscience. Elle n’assumait pas ce penchant saphique, cette tendance à se laisser séduire par la volupté d’une femme. C’était toléré, certes, parfois encouragé lorsqu’aucune autre solution n’existait ; mais ce n’était pas le cas pour les Black. Il y avait encore Sirius et Regulus pour porter le nom, autant que Bellatrix puisse les détester. Elle n’avait aucune raison légitime de se laisser aller à son attirance, et elle avait cherché désespérément à intérioriser ce détail qu’elle trouvait particulièrement honteux. Voldemort s’était moqué, lorsqu’il l’avait appris, et après ce jour, elle ne s’était jamais permis de regarder une femme de cette façon. Et pourtant, Mélusine réveillait ces sentiments endormis en elle, et Bellatrix, honteuse, détourna le regard sans être capable d’effacer son sourire. « Whatever is wrong with my corsets ? And black, for that matter ? » Elle secoua légèrement la tête, perdant à nouveau son regard par la fenêtre, où elle pouvait voir la lumière baisser. Si elle ne rentrait pas d’ici peu, ses acolytes finiraient par s’inquiéter, et venir la chercher. « Friendship is an odd thing. It never seems to last. » Il y avait le souvenir amer de Decima, qui lui avait tourné le dos malgré tout ce qu’elles avaient vécu ensemble. La blessure restait ouverte, même si elle n’appréciait pas l’admettre.

Le mouvement soudain de Mélusine dans sa direction la surprit, et elle lui jeta un regard, ses doigts s’accrochant par réflexe à sa baguette. Sans pour autant la lever, elle restait sur ses gardes alors que la Française glissait vers elle, sa propre baguette entre ses doigts. Sans vraiment réagir, elle laissa la blonde dénouer le tissu couvrant sa plaie, ne cessant de la regarder étrangement. Une douce chaleur envahit son poignet, et elle baissa alors les yeux, regardant la plaie se refermer avec attention. La magie réparatrice était quelque chose avec lequel elle avait toujours eu particulièrement de mal, sa baguette et magie plus encline à blesser qu’à soigner. La douleur quitta son poignet aussi vite que le sang disparut, et elle releva la tête, fixant un regard troublé dans les yeux de Mélusine. Elle ne comprenait pas bien ce qui pouvait passer par la tête de la Française. Lui sauver la vie, elle pouvait comprendre, mais lui retirer de l’inconfort, cela n’avait pas de sens. Cette entière parenthèse n’avait pas de sens : elle lui disait trop de choses, elle baissait sa garde, comme si instinctivement, elle sentait qu’elle pouvait lui faire confiance. Mais Bellatrix ne faisait pas confiance, pas depuis longtemps, et il fallait qu’elle reconstruise les murs protégeant sa personnalité rapidement. « Ah ! If you do, she’ll freak. Probably check you for any injuries, then yell at you for being so careless, and finally ask what you learned from me. Maybe she’ll even wonder if I’m alright. She was always selfless. » Le commentaire presque condescendant de Mélusine la force à lui jeter un regard, haussant simplement un sourcil en réponse. Mais les mots qui suivirent l’intéressaient particulièrement, et elle se concentra sur la blonde, buvant clairement ses paroles. Elle eut un petit sursaut moqueur au mot ‘maladie’, mais elle se garda bien de commenter quoi que ce soit. C’était à la fois effrayant et amusant, le manque de connaissance de l’Order.

Le prénom, le surnom plutôt, prononcé par la suite figea Bellatrix. Toute trace de sourire disparue de son visage. Inconsciemment, son corps s’écarta de celui de la Française, et elle croisa les bras contre son ventre. Elle faisait de son mieux pour garder Andromeda le plus loin de ses pensées. Elle savait qu’il ne fallait pas qu’elle la revoit, pas en étant seule ; elle savait qu’elle était capable de la tuer, qu’il ne lui faudrait qu’une simple provocation pour craquer et pour lui trancher la gorge. Et pourtant, elle ne voulait pas de ce fratricide, elle ne voulait pas avoir ce sang là sur les mains. Alors, d’une voix plus froide que chacune de ses expressions depuis qu’elle s’était réveillée, elle répondit simplement. « I’m glad. » Elle ne pouvait pas se laisser distraire par la mention d’Andy, elle ne pouvait pas se laisser emporter par la haine, la colère, la culpabilité qu’elle ressentait à son égard. Elle ne s’autorisait pas à y penser, et elle s’accrocha comme une sangsue au soudain changement de sujet de Mélusine. Son inconfort l’amusa un instant, et elle ne put s’empêcher de sourire. « I’m used to less comfort. I’ve been fighting a war for years, you know. » Elle observa la démonstration de magie avec les sourcils froncés, et ne bougea pas d’un centimètre, lâchant seulement la baguette qu’elle tenait encore entre les doigts. Il y avait quelque chose sur son visage, une expression qui mélangeait envie et dédain. « People are so careless about their magic, using it for anything and everything. They don’t understand what a gift it truly is, not unless they loose all control over it, not unless casting the simplest lumos becomes a challenge. » Elle releva alors les yeux vers Mélusine, observant sa forme allongée pendant un instant, avant de poursuivre, ne sachant pas si c’était la meilleure des idées de lui donner autant d’information. « The Mutes aren’t sick, they’re traumatised. They can’t remember because their brain locked the information away. They can’t access their magic because … » Elle s’arrêta soudainement, se mordant la lèvre, la réflexion claire sur son visage. Oh, what the hell pensa-t-elle alors. Il lui fallait un allié là-dedans, quelqu’un qui aurait peut-être d’autres idées qu’elle. « They tried to take it from them. That’s what they’re doing, in those little lab of theirs. Trying to steal our magic like the filthy little beasts they are. » La haine déformait ses traits, à présent, et elle se força à respirer pour se calmer. A nouveau, elle perdit ses yeux à travers la fenêtre, et regarda le ciel s’obscurcir légèrement. Elle aurait aimé sortir, pour observer le ciel, mais elle était fatiguée.

« You’re right, by the way. If I apparate I’ll kill myself again. » Elle se frotta la joue, gênée de cette admission, mais ne voyant pas bien comment elle pourrait mentir. Il fallait bien une excuse au fait qu’elle soit restée aussi longtemps en la compagnie de la blonde — et ce n’était certainement pas parce qu’elle appréciait, un peu, sa présence ; c’était médical — et il lui fallait une échappatoire. La proposition de Mélusine était alléchante, mais il y avait cette petite voix à nouveau, celle qui lui rappelait qu’elle ne pouvait faire confiance à personne, et certainement pas à quelqu’un qu’elle avait rencontré quelques heures auparavant. Pourtant, il y avait autre chose, une part d’elle oubliée, qui voulait espérer, envers et contre tout. Elle la regarda alors, tripotant distraitement le bout de tissu déchiré qui était encore imprégné de son sang. « I want to trust you. It’s the oddest feeling. » Elle soupira, baissant la tête tout en passant une main dans ses cheveux. « It’s not like I have a choice, either. Narcissa will get worried if I don’t come back soon. I don’t want her to look for me, it isn’t safe. » Elle se mordilla un instant la lèvre, avant de regarder Mélusine à nouveau, clairement déchirée par sa décision. « I should obliviate you, for all intents and purposes. I told you too much. But … Will it get the Order off my back ? Knowing what you do now ? I need you to stop looking for me. It’s a waste of ressources. As you can already guess, the moment I’ll be out of your sight, you’ll never find me again. I won’t make this mistake twice. » Elle était sûre d’elle, à cet instant. A partir du moment où elle serait retournée à Glasgow, elle disparaitrait sans laisser de traces. Finalement, elle crispa sa mâchoire un instant, et jaugea Mélusine du regard. Peut-être pouvait-elle lui faire confiance pendant un instant. « If I tell you where to go, will you take me there ? I can promise it will not be a trap, if you let me obliviate you. You can’t remember where you took me. If you don’t agree to that, I’ll kill you, right here, right now. » Ses mots étaient froids, maintenant, et sérieux. Il fallait que Mélusine la croit, qu’elle oublie cette parenthèse étrange et qu’elle se rappelle qu’elle avait en face d’elle quelqu’un qui n’hésitait pas à tuer.

▲ Me, Myself & I
(c) AMIANTE

   



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Parchemins : 585
Gallions : 597
Crédit(s) : Avatars : Aeryn & Fenrir • Signature : BEYLIN (Bazzart) • Avatar fiche : Freesia (Bazzart)
Disponibilité RP : Bellatrix Black • Ravenna Potter • Cassim Shafiq • Andromeda Tonks • Nathanaël de Valmont • Regulus Black • Rita Skeeter • Jared Nightingal — 0/8
Célébrité : Emily Blunt
Enrôlé(e) depuis le : 05/02/2016
Camp : Order of the Phoenix — Depuis presque 3 ans, depuis qu'elle a fui les méthodes du Ministry et qu'elle a décidé de prendre part à cette guerre qui la touche malgré tout.
Age du Personnage : 31 yo
Particularité : Psychométrie — Elle a une maitrise avancée de ce don qu'elle considère pourtant plus comme une malédiction.
Baguette : Tout droit sortie d'une manufacture française, la baguette de Mélusine, taillée dans du bois de Cèdre, mesure 29,8 cm et renferme en son coeur un Cristallin de Basilic. Fine et semi-flexible, elle a tout d'une extension parfaite.
Patronus : Une Hermine Blanche — Lointain souvenir d'une rencontre fugace lors d'une nuit d'Hiver dans les Vosges. Plus tard, elle apprit qu'il s'agissait de l'animagus de son frère aîné.
Epouvantard : Feu son mari, revenant d'outre-tombe en Death Eater pour prendre ce fils « impur » qui n’est pas sien.
Champ Libre : my Storymy Links

ID Card
RP bilingue : Les dialogues, au moins, pour le RP complet, à voir.
DANS TON SAC:
LES SORTS QUE TU MAÎTRISES:
MessageSujet: Re: La mort des amants — PV Mélusine [TBC]   Dim 4 Juin - 0:01

La Mort des Amants
Bellatrix
feat.
Mélusine


 

 



 

 

At the curtains call it's the last of all, when the lights fade out all the sinners crawl so they dug your grave and the masquerade will come calling out at the mess you've made.   Δ   Imagine Dragons

Au dehors, le soleil commençait à tirer sa révérence, caressant avec bienveillance les Landes de ses quelques derniers rayons, au moins jusqu’au lendemain. Et, si du côté de Mélusine personne ne l’attendait, le temps devait sembler long à l’anglaise qui, bien heureuse, avait quelqu’un qui s’inquiétait pour elle. Pourtant, même baignée dans tout l’amour et l’abnégation de sa cadette, Bellatrix semblait enfermée, depuis des lustres, dans une solitude qui devait probablement la bouffer. Voldemort. L’abnégation de l’anglaise envers cet homme était étonnante voire affolante. Pourtant, derrière ses mots, discrètement posée sur son visage, Mélusine pouvait presque deviner la femme fragile, timide et aveuglément attachée à ce fou. C’était touchant, touchant et terrifiant à la fois. Oh, bien sûr, la française ne connaissait sûrement pas le Dark Lord aussi bien que la Black, bien sûr elle n’avait pas le quart de ses connaissances et le savoir de ce qu'il se passait, jadis, au sein de son clan masqué, mais Mélusine ne pouvait se défaire de l’idée qu’à défaut d’avoir de bons arguments – de son point de vue – il avait au moins la malice et l’avantage d’une grande manipulation. Et ça la dégoûtait… Fébrilement, la blonde avait laissé son regard se percher ailleurs, loin de cette adoration qui faisait presque étinceler les traits de sa vis-à-vis. Elle avait alors eu envie de la secouer, de lui flanquer une paire de baffes, aussi, mais la bataille était vaine ; Bellatrix était trop ancrée dans ses convictions, aussi infâmes soient-elles. Mélusine n’avait d’ailleurs pas descellé ses lippes préférant le silence à un esclandre. Et puis, à quoi cela aurait-il servi ?

Le ton de l’anglaise s’était fait plus dur, acide, même, alors qu’elle semblait en avoir fini avec le Dark Lord. Ce n’était pas plus mal, dans le fond ; Mélusine aurait fini par se sentir mal à l’aise, à l’entendre vomir son amour pour cet homme qu'elle avait appris à haïr et craindre. Et puis, le timbre plus doux, plus tendre, presque, força la blonde à reporter ses iris sur sa comparse. Narcissa lui avait rendu la légèreté de son humeur et un sourire aux lèvres. Mélusine n’avait pas manqué l’obsession de Bellatrix sur sa flasque, mais elle n’en dit rien, préférant, là-aussi, ne pas provoquer la sorcière pour rien, ou pour si peu. Et, les mots de l’anglaise lui arrachèrent un rire franc, brisant en éclats la tranquillité de la bicoque. « Like me ? Well dear, I’ll take that as a compliment s I konw how good I am. » - elle riait encore doucement. – « Oh, that’s because you weren't cuddled enough dear. Want me to try ? I could cuddle you if you want and you’ll see how amazing it can be. » Elle s’était retenue de partager le fond de sa pensée pourtant ; elle se doutait que dans son enfance, Bellatrix n’avait jamais eu ce genre d'attention. Cela pouvait peut-être expliquer la froideur, la cruauté de cette femme, dans le fond… Mais, aussi étrange que cela puisse paraître, Mélusine n’avait pas menti : elle aurait entraver l’anglaise dans une étreinte tendre, dix fois, cent fois, par le passé ou même maintenant, pour attendrir son cœur et adoucir ses idéaux. Ah, mais elle avait déjà eu assez d’une tentative de meurtre de sa part pour la journée, au moins.

Le sourire de cette femme, bien que rare, avait quelque chose de terriblement contagieux et Mélusine ne pouvait s’empêcher de l’imiter. Ses yeux caressant les courbes de Bellatrix un instant, elle détourna pourtant bien vite le regard, au delà d’une vitre sale du cabanon. Elle ne comprenait pas : jamais elle n’avait regardé une autre femme de la sorte, jamais elle ne s’était retrouvée là, rougissante et presque timide en compagnie d’autres femmes. Ce devait être là l’un des nombreux talents de Bellatrix, peut-être, charmer au point de faire oublier aux autres qui ils sont, foncièrement… « No… Corsets are just fine on you dear. It’s just… Siniter. Sexy but sinister. » Le mot lui avait échappé, c’est vrai, mais elle n’avait rien fait pour le retenir, pourtant ; la fatigue, sans aucun doute. Mélusine avait laissé un autre sourire étirer ses lèvres alors qu’elle rougissait encore…

Elle n’en finissait plus de sentir ses joues se teinter de rose mais cela lui importait peu, finalement. Et, maintenant allongée sur le matelas de fortune, Mélusine riait, imaginant en effet Minerva dans tous ses états. Oui. Oui cette femme au grand cœur se serait sûrement demandé si son élève allait bien, au milieu de tout ce beau bordel qu'elle avait provoqué. Mélusine l’admirait, pour ça, d’ailleurs, pour cette acuité qu'elle avait de toujours s'inquiéter pour les autres, même si les autres, eux, n'en avaient rien à foutre d'elle ; comme Bellatrix à cet instant précis.

Ah. Le nom de l'autre sœur avait eu un effet que Mélusine avait attendu, mais qui s'était révélé plus violent, plus froid qu'elle ne l'aurait pensé. La française avait déjà eu mainte fois l'envie de demander à Andromeda le fond de sa relation avec sa sœur. Elle n'avait pourtant jamais sauté le pas, et elle le regrettait maintenant. Derrière tout ce venin et cette haine latente, Mélusine avait envie de trouver ce qui pouvait encore se cacher... Mais déjà, l'anglaise réclamait son attention sur autre chose et Mélusine fut alarmée. Ses sens se froissèrent et son être entier se tendait presque, prêt à sauter pour aller déverser tout ce qu’elle avait appris, ici : Bellatrix parlait, encore et encore, de ces Mutes, de cette perte de contrôle de la magie, de… Parlait-elle d’elle, d’ailleurs ? Il lui semblait qu’elle en connaissait trop, bien trop, pour être totalement étrangère à ce qu’elle racontait. « Are… Are you… ? » Elle n’osait le dire, elle n’osait même pas le croire. Mais ça avait pourtant tellement de sans, tellement ! Il lui fallait transmettre ses connaissances, maintenant, transmettre tout à l’Order et prendre les mesures nécessaires. Le temps lui sembla long, alors, et il lui fallait partir, vite, même si personne, là-bas, ne l’attendait encore. Elle se releva alors, un peu trop brusquement, pour marquer la finalité de cette parenthèse.

« Oh, I guess you can trust me… I told you : I can be a great friend. » L’heure n’avait plus l’air d’être à la plaisanterie et Mélusine n’avait pas décoché le moindre sourire. Allez savoir pourquoi, elle avait l’impression de quelque chose s’était tissé, entre elle, quelque chose d’étrange et d’indicible. Et la française ne se voyait pas aller à l’encontre de ça, peut-être… « As strange at it seems I trust you, Miss Black. » Ah, le retour aux formalités… Elle lui tendit alors la main, pour l’aider à se relever. « That is very true, dear. We shall never meet again. » Etrangement, ces mots la blessaient un peu. Elle avait trouvé dans ce cocon, dans cette bulle une sérénité qu’elle n’avait pas ressentie depuis des lustres, auprès d’une étrange et insoupçonnable complice. « You’re in luck, I don’t plan to die anytime soon. » - elle avait esquissé un sourire, cette fois-ci, fêlant le masque qu’elle avait glissé sur son visage, pour la fin de cette mascarade, ou plutôt, pour prétendre que rien de tout cela ne s’étai passé, que rien n’avait d’importance. « You can obliviate me, dear. I don’t mind… » Si. Si, au fond ça la dérangeait. « As long as I can keep everything but your location… I’ll promise, I’ll do whatever I can to keep our troups away from you. » Ah. Elle avait presque envie de la retrouver… Mais c’était un secret qu’elle devrait garder, de toute évidence. « Now come… We don’t want your sister to worry about you, trouble-maker. » Un autre rire, un dernier et tout serait bientôt fini.
© Gasmask




Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
avatar
Parchemins : 160
Gallions : 183
Crédit(s) : Eden Memories
Disponibilité RP : Mélusine de Valmont ; Narcissa Malfoy ; Decima Carrow ; Ravenna Potter ; Eleanor Glenmore (0/5)
Célébrité : Eva Green
Enrôlé(e) depuis le : 16/02/2016
Camp : A snake biting its own tail, she wants to save the magical world from itself, no matter the means to do so or the consequences.
Age du Personnage : 34 yo
Particularité : Legilimens and Occlumens, she's mentally ill, result of an explosion of unrestrained magic when she was younger. She is the patient zero, first of the Mutes, the only one who remembers.
Baguette : Walnut, 12 3/4'' long, dragon heartstring core, unyielding. Her wand is an unwanted ally, it doesn't obey her, doesn't want to, but she is utterly lost without it.
Patronus : Her magic is too unstable to produce any kind of patronus, and even if she could, her mind is too broken to find the will or the power.
Epouvantard : A small, white room. A bed. Restrains. Needles and the hum of electricity. People watching her. Every night she's there again, in her dreams, until she wakes up screaming. She doesn't sleep anymore.
Champ Libre : Life's Story
Family, Friends & Others

ABSENTE JUSQU'AU 28/06


ID Card
RP bilingue : Dialogues only or full text, no matter.
DANS TON SAC:
LES SORTS QUE TU MAÎTRISES:
MessageSujet: Re: La mort des amants — PV Mélusine [TBC]   Mar 6 Juin - 18:56


   
La mort des amants
(baudelaire) ▽ Un soir fait de rose et de bleu mystique,
Nous échangerons un éclair unique,
Comme un long sanglot, tout chargé d'adieux ;
 

Les quelques mots balbutiés, murmurés, sortant à moitié de la bouche de Mélusine, attirèrent son attention instantanément. Evidemment, la jeune femme n’était pas idiote, c’était clair, et elle avait déduit quelque chose des paroles de Bellatrix qui lui donna la chair de poule. Elle ne voulait pas qu’on l’assimile aux Mutes. Elle n’était pas comme eux, elle n’était pas faible, elle n’était pas vulnérable, et surtout, elle ne subissait pas sa condition. Depuis ses treize ans, Bellatrix se battait férocement pour ne pas être « moins » que quelqu’un, pour continuer à exceller malgré les difficultés, malgré son instabilité et ses migraines constantes ; malgré les voix dans sa tête qui la laissaient toujours sans repos. Hogwarts avait été difficile, terriblement difficile, et elle n’aimait pas repenser à cette époque. Pour tout ce qu’Hogwarts représentait, elle aurait aimé y mettre le feu. Ces temps d’innocence lui faisaient grincer des dents ; parce que le Château n’avait jamais su la protéger. Elle leur en voulait, à tous, à McGonagall, à Dumbledore, qui savaient quelle était la vie des Black lorsque le père se dénommait Cygnus III, et qui pourtant n’avaient rien fait. Evidemment, à l’époque, elle était trop bornée pour vouloir être sauvée. Elle se pensait forte, elle se pensait capable de protéger ses sœurs de la violence familiale, qui n’était pas toujours physique. Aujourd’hui, il lui était clair qu’elle avait échoué ; et elle ne pouvait pas s’empêcher de se demander si les choses avaient été différentes si quelqu’un comme Minerva lui avait tendu la main.

Mais c’était une réflexion pour un autre temps, et certainement pas à avoir en compagnie de quelqu’un comme Mélusine. Il lui semblait que la française la lisait trop bien, dans cet instant de vulnérabilité induit par la fatigue, et elle ne voulait laisser trop d’indices à ses ennemis. Elle se fichait qu’on la comprenne, qu’on cherche à compatir, ou qu’on ait pitié. Elle ne s’intéressait pas à la perception que les autres avaient d’elle ; elle ne la connaissait que trop bien. Crazy. Ils n’avaient pas forcément tort. C’était un miracle que la française ne la regarde pas ainsi également ; après tout elle avait essayé de la tuer quelques minutes seulement après avoir repris connaissance, puis elle s’était mutilée sans raison apparente devant elle. Ce n’était certainement pas la marque de quelqu’un de sain d’esprit ; mais la française avait porté son attention ailleurs. Elle avait essayé de la comprendre, peut-être, et s’était intéressée aux raisons cachées derrière les réactions violentes.

Mais la parenthèse touchait à sa fin. L’étrangère remettait des barrières entre elles, et l’aînée des Black fut légèrement déçue, sans pouvoir se l’expliquer, d’être appelée à nouveau par son nom de famille. Ce n’était pas habituel, pour elle, de tolérer que quelqu’un qu’elle ne connaissait pas s’adresse-t-à elle par son prénom, mais elle n’avait pas réussi à être dérangée lorsque Mélusine s’était accordé le droit. Cette main tendue vers elle, elle la regarda comme si elle lui avait fait personnellement mal, avant de la saisir, son corps trahissant son manque de confiance. L’instant d’après, une grimace vissée sur le visage, elle était sur ses pieds. S’écartant de Mélusine rapidement, elle balaya des yeux l’étendue de la cabane des yeux, et en constata l’état de délabrement. Il y avait son sang, sur la table, et elle fronça les sourcils. Déjà, Mélusine promettait de la laisser tranquille, et Bellatrix la regarda alors, jaugeant son visage pour un mensonge. N’en décelant pas, elle hocha simplement la tête, et attrapa le poignet de la française pour l’attirer dehors. Après un bref coup d’œil à l’extérieur, elle s’écarta de quelques pas de la cabane, l’étrangère toujours avec elle, et d’un geste de baguette, fluide et gracieux, un jet de flammes s’en échappa sans qu’un seul mot fût prononcé. « Sorry. Can’t take any chances, one might get the idea of tracking me. » Sans mentionner qu’il y avait son sang, à l’intérieur de cette cabane. Observant les environs, elle se détacha de Mélusine assez longtemps pour voir où elle avait atterri, et elle supprima toute trace de son passage, faisant disparaître son sang, d’un geste de la main. Satisfaite, elle se tourna vers Mélusine, et lui tendit la main, souriant. « Alright. Downtown Glasgow it is. » Derrière elles, la cabane partait en fumée, et l’instant d’après, le tourbillon du transplanage les emporta.

Elle tituba, et se rattrapa in extremis sur la forme de la française, le transport magique lui ayant tordu les boyaux. C’était presque honteux, de ne pouvoir supporter ainsi le sort, mais il semblait que sa maîtrise empirait à chaque tentative. Mortifiée d’être ainsi aussi proche de Mélusine, Bellatrix fit un bond en arrière, et s’effondra contre le mur, reprenant son souffle difficilement. Elles étaient dans une allée sombre, à l’abri des moldus, et la brune savait qu’il n’y avait qu’à attendre pour se faire remarquer. Les Ouroboros contrôlaient ici chaque arrivée magique, et avaient des yeux partout. Fixant Mélusine un instant, Bellatrix se redressa enfin, et rangea sa baguette dans sa manche, se sentant plus en sécurité ici qu’au milieu de nulle part. « By the way, Blacks don’t cuddle. » Elle eut un petit sourire, et l’instant d’après, elles n’étaient plus seules. Antonin Dolohov se tenait proche de Bellatrix, et elle arrêta son mouvement en secouant la tête. Il avait sa baguette à la main, et regardait Mélusine avec méfiance. « I’m fine. The idiot betrayed me but I escaped ; I splinched though. She saved me. » Elle désigna Mélusine d’un coup de menton, ne lâchant pas Dolohov du regard. « Take her back to Hogwarts, will you ? And simply erase her memories of this place. Not the rest. Just Glasgow. » Sans un mot, Dolohov hocha la tête, et attendit un instant avant de se rapprocher de Mélusine. Bellatrix la regardait à nouveau, le regard indéchiffrable. « I don’t think we’ll meet again, de Valmont. Don’t make me regret this. » D’un signe de tête à Antonin, il sourit, et attrapa le poignet de Mélusine, avant de transplaner avec elle. Soupirant longuement, Bellatrix se laissa retomber contre le mur un instant, avant de se secouer, prenant le chemin de leur hôtel particulier sans empressement.

▲ Me, Myself & I
(c) AMIANTE

   



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Parchemins : 585
Gallions : 597
Crédit(s) : Avatars : Aeryn & Fenrir • Signature : BEYLIN (Bazzart) • Avatar fiche : Freesia (Bazzart)
Disponibilité RP : Bellatrix Black • Ravenna Potter • Cassim Shafiq • Andromeda Tonks • Nathanaël de Valmont • Regulus Black • Rita Skeeter • Jared Nightingal — 0/8
Célébrité : Emily Blunt
Enrôlé(e) depuis le : 05/02/2016
Camp : Order of the Phoenix — Depuis presque 3 ans, depuis qu'elle a fui les méthodes du Ministry et qu'elle a décidé de prendre part à cette guerre qui la touche malgré tout.
Age du Personnage : 31 yo
Particularité : Psychométrie — Elle a une maitrise avancée de ce don qu'elle considère pourtant plus comme une malédiction.
Baguette : Tout droit sortie d'une manufacture française, la baguette de Mélusine, taillée dans du bois de Cèdre, mesure 29,8 cm et renferme en son coeur un Cristallin de Basilic. Fine et semi-flexible, elle a tout d'une extension parfaite.
Patronus : Une Hermine Blanche — Lointain souvenir d'une rencontre fugace lors d'une nuit d'Hiver dans les Vosges. Plus tard, elle apprit qu'il s'agissait de l'animagus de son frère aîné.
Epouvantard : Feu son mari, revenant d'outre-tombe en Death Eater pour prendre ce fils « impur » qui n’est pas sien.
Champ Libre : my Storymy Links

ID Card
RP bilingue : Les dialogues, au moins, pour le RP complet, à voir.
DANS TON SAC:
LES SORTS QUE TU MAÎTRISES:
MessageSujet: Re: La mort des amants — PV Mélusine [TBC]   Mer 7 Juin - 19:03

La Mort des Amants
Bellatrix
feat.
Mélusine


 

 



 

 

At the curtains call it's the last of all, when the lights fade out all the sinners crawl so they dug your grave and the masquerade will come calling out at the mess you've made.   Δ   Imagine Dragons

Les flammes. Les flammes bouffaient le cabanon qui avait pourtant survécu à bien des saisons. C’était dommage d’assister à ce spectacle, impuissante, alors que Bellatrix avait scellé le destin de cette bicoque qui avait été le complice de leur étrange échange. C’est qu’elle aurait presque espéré revenir, Mélusine, c’est qu’elle aurait tant aimé retrouver la tranquillité de cette baraque perdue dans les Highlands, baignée d’une sérénité qu’il lui faudrait trouver ailleurs, maintenant…  Quelques mots de plus, un hochement de tête et, ses pupilles toujours vissées au brasier, Mélusine les fit transplaner, le souffle de sa magie les enveloppant avant de les faire réapparaitre dans une ruelle inquiétante d’obscurité.

L’étreinte qu’elles partageaient se resserra au moment où la française rattrapa une Bellatrix peu sûre de ses appuis, puis, comme si la foudre l’avait touchée, l’anglaise se détachait déjà du Phoenix. Car c’était ça, après tout ; danse ancestrale rapportée depuis des années maintenant, la Phoenix et son ennemi reprenaient leurs marques, retrouvaient la distance qui s’imposait entre elles. Le souffle de l’instable résonnait presque contre les pavés de la ruelle. La dernière remarque arracha un sourire mélancolique à la blonde, qui ne put s’empêcher de tenter : « No one taught you, dear… I’m sure you would’ve loved to be taught. » Un sourire faible à peine éclairé par un lampadaire, un intrus entrant dans la scène et les masques se dressaient de nouveaux sur les visages fatiguées. Mélusine regardait les deux Death Eaters déchus avant qu’on ne l’arrache à cette ruelle pour ne plus jamais y revenir. « Farewell. » Un claquement sec et Hogwarts était de nouveau en vue, derrière les fières cimes des arbres centenaires. Un mot, et la ruelle n’était plus, dans la tête de la française. Il n’y avait plus que le cabanon en flammes, que le corps de Bellatrix et la folie au fond de ses yeux.

« Wait. » Mélusine regardait Dolohov avec un œil sévère, presque inquisiteur, alors que sa poigne s’était refermée sur son poignet. « She’s stubborn but she needs to rest. Take care of her. » Un sourcil arqué, le passage furtif de la surprise sur le visage du brun et un hochement de tête plus tard, il fit un pas en arrière avant de disparaître… Fatiguée, mitigée, Mélusine n’eut pas le cœur à rentrer au château. Alors, levant à peine sa baguette, elle partit, elle aussi, rejoignant les draps froids de son lit, dans son appartement. Le cabanon n’était plus, la parenthèse était fermée et la mascarade devrait reprendre, suivant un script immuable et un scénario qui n’avait pas de sens. Mais ça attendrait demain. Oui, Mélusine verrait, mais demain seulement.


To be Continued...
© Gasmask




Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: La mort des amants — PV Mélusine [TBC]   

Revenir en haut Aller en bas
 
La mort des amants — PV Mélusine [TBC]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» 25 septembre 1991, Aristide à L'ONU : Liberté ou la mort !
» Jusqu'a mort s'ensuive... (Linoël, Idryl, Luna, Sanzo, Shrys
» Jeune artiste kidnappé , blessé par balle et laissé pour mort à Cité Soleil
» Menaces de mort contre Wyclef Jean.
» Article intéressant sur la mort Mireille D. Bertin

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Morning Sun :: The British Isles :: Scotland-
Sauter vers:  
TOP SITES

NOS PARTENAIRES