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 « A pure feeling I'm invisible and magical. » — ft. Ravenna Potter

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Camp : Order of the Phoenix — Depuis presque 3 ans, depuis qu'elle a fui les méthodes du Ministry et qu'elle a décidé de prendre part à cette guerre qui la touche malgré tout.
Age du Personnage : 31 yo
Particularité : Psychométrie — Elle a une maitrise avancée de ce don qu'elle considère pourtant plus comme une malédiction.
Baguette : Tout droit sortie d'une manufacture française, la baguette de Mélusine, taillée dans du bois de Cèdre, mesure 29,8 cm et renferme en son coeur un Cristallin de Basilic. Fine et semi-flexible, elle a tout d'une extension parfaite.
Patronus : Une Hermine Blanche — Lointain souvenir d'une rencontre fugace lors d'une nuit d'Hiver dans les Vosges. Plus tard, elle apprit qu'il s'agissait de l'animagus de son frère aîné.
Epouvantard : Feu son mari, revenant d'outre-tombe en Death Eater pour prendre ce fils « impur » qui n’est pas sien.
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MessageSujet: « A pure feeling I'm invisible and magical. » — ft. Ravenna Potter   Ven 2 Juin - 20:43

A Pure Feeling
Raven
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Mélusine


 

 



 

 

Those strangers carry me, I'm lost ; they're finding me, I'm gone ; they're there with me but it's not over. The spaces in between they keep you far from me. The emptiness ; it means it's not over. Δ Florence And The Machine

Le pas lent, la démarche presque nonchalante, Mélusine errait sur les rues de Londres à la recherche d’on se savait quoi. L’on aurait pu croire qu’elle se sentait ici chez elle, et, cela aurait été vrai, quelques semaines plus tôt. Pourtant, la jeune femme avait vite tourné le dos à cette vie qui n’avait rien – le pensait-elle – à lui offrir et rien, surtout, qui ne sache lui donner le bonheur auquel elle aspirait. Ah ! Foutaises. Quelques semaines plus tôt, elle avait fui ce monde, ces rues, pour ne jamais se retourner. Du moins, l’avait-elle cru… Mais aujourd’hui, alors qu’elle avait sur la conscience le poids d’une toute nouvelle et surtout surprenante grossesse, la française avait voulu revenir, une fois, juste une fois, pour revoir le visage de cet homme qui lui avait fait le plus merveilleux des cadeaux. Et elle l’avait vu, dans ce bar. Celui-là même où elle l’avait rencontré pour la première fois, celui-là même où il se produisait quelques fois, et surtout, là où elle avait cédé à son indéniable charme.

La sorcière avait lutté, pourtant, n’écoutant pas ses blagues, ne riant pas à ses bêtises et ne rougissant pas à ses compliments… Cela n’avait été, au fond, qu’une bien vaine mascarade. Lentement, le jeune home s’était fait une place, dans son cœur, avant d’en avoir une dans son lit. Et, alors qu’il avait peut-être beaucoup à lui offrir, alors qu’il y avait dans ses bras un avenir sans nuages – ou si peu, peut-être – Mélusine avait fui, lâchement, préférant ne pas le retenir, préférant retrouver sa place dans un monde où la guerre grondante l’appelait presque. D’un seul coup de baguette, d’un seul mot, elle avait tiré un trait sur cet avenir qui lui tendait les bras. Elle s’en mordait les doigts chaque jour, depuis, et plus encore aujourd’hui qu’elle se savait porter son enfant. Elle espérait qu’il ait ses yeux, son menton, aussi, et son sourire à faire fondre les cœurs.

Le revoir n’avait pas été sans douleur mais, aussi étonnant que cela puisse paraître, l’apercevoir aux côtés d’une autre femme avait soulagée la de Valmont. Elle se disait, derrière toute la douleur qui entravait ses tripes, qu’elle avait fait ce qu’il y avait de mieux, pour lui. Et qui sait ? Peut-être n’aurait-il jamais voulu de cet enfant de toute façon… Oui, oui, c’est ce qu’il fallait se dire, se répéter, pour ne plus avoir aussi mal. Et, alors qu’elle allait s’éloigner de ce spectacle, sans grande conviction ou empressement, Mélusine fut le témoin d’un étrange phénomène ; l’un de ceux qui n’a pas sa place, dans ce monde. Elle resta figée un instant, réfléchissant – aussi vite que son cerveau endolori le lui permit – la française fit ce qu’il y avait de plus logique et de plus prudent à faire devant ce cas de figure. Appeler les Briseurs de sorts ne lui prit qu’une fraction de seconde, les attendre, en revanche, lui parut plus long que l’éternité.

Elle s’était retirée, se tenant en retrait de cette fenêtre qui donnait sur l’homme qu’elle aurait pu aimer et faisait les cent pas, sa patience aussi ténue que celle d’un gamin de 3 ans dans une boutique de jouets bondée. Les minutes passèrent et Mélusine allait finalement s’en aller quand deux silhouettes se glissèrent devant elle. Assurément, les nouveaux venus n’étaient pas d’ici et il ne fallait pas être un génie pour le comprendre. Pressant le pas pour les rejoindre, la blonde se posta devant eux, enfin, devant la jeune femme qui avait l’air plus aguerri que son partenaire. « Hello there. » - hochant la tête en direction de l’acolyte, elle braquait maintenant son regard dans les iris de sa vis-à-vis. – « I saw a ‘sparkle’ in this adjecent lane. » Montrant la ruelle en question de la main, Mélusine se mit en marche pour les accompagner. « A man wanted to open this bin and then… He was swallowed by it. This bin actually swallowed the poor guy… » Elle avait murmuré, dissimulant non sans mal le sourire qui voulait se placarder sur ses lippes. C’était risible, tellement risible et pourtant, c’était une preuve de plus – s’il en fallait – pour elle : sorcellerie et autres tours n’avaient vraiment rien à faire dans ce monde. Qui donc pouvait s’amuser à foutre la pagaille, de ‘l’autre côté’ ? Quel pouvait bien être l’intérêt de faire une telle chose ? Soupirant, Mélusine attendit que la brigade fasse ce qu’elle avait à faire, pressée, elle aussi, de rentrer chez elle. Là où elle avait sa place, là, aussi, où son fils allait grandir. Cette pensée lui glaça le sang. Le sang-mêlé qui grandissait dans son ventre serait en danger, elle en était sûre… Surtout avec ce Dark Lord qui prenait de plus en plus d’ampleur… Non. Not my child. Posant sa main contre son ventre encore plat, la française regardait la jeune femme œuvrer pour la sécurité de leur monde, inconsciente que derrière ce geste elle scellait l’avenir d’un petit être en devenir, loin, si loin d’un monde dont il faisait pourtant partie.  
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Camp : death eaters. L'allégeance de la famille, du sang. Celle d'une conviction et d'une peur noircissant son coeur d'inquiétude sur l'avenir. Une allégeance qui vacille depuis la mort de l'ancien leader et les divergences d'opinions du nouveau qu'elle a pourtant aidé à amener sur le trône.
Age du Personnage : trente ans, le cap franchi.
Particularité : Les pupilles sondent l'esprit, alerte de tressaillements cruels que ses lippes pourraient capturer derrière le rictus sarcastique.
Baguette : Bois d'if, ventricule de dragon, rigide.
Patronus : Il est loin le temps où elle a su invoquer un patronus, la sorcière. La sonnerie des classes retentissait alors pour les libérer des interminables discours du vieux Binns et leurs hormones n'en finissaient pas de leurs jouer des tours. N'étant qu'un corbeau sans corps.
Epouvantard : Un ourson en peluche complètement abandonné, laissé dans un coin sans qu'on n'y prenne garde. Poussiéreux. Un lit de bébé abandonné. Le symbole même de la perte de ses enfants, Hope (9 yo) et Connor (5 yo).
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MessageSujet: Re: « A pure feeling I'm invisible and magical. » — ft. Ravenna Potter   Lun 5 Juin - 12:31

A Pure Feeling
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Those strangers carry me, I'm lost ; they're finding me, I'm gone ; they're there with me but it's not over. The spaces in between they keep you far from me. The emptiness ; it means it's not over. Δ Florence And The Machine

La journée s’allonge, laissant les dossiers trôner sur le bureau de la briseuse qui les regarde d’un œil noir. Si elle avait choisi ce métier, c’était pour l’appel du grand air, de l’inconnu, de l’adrénaline. Certainement pas pour rester coincée derrière un bureau avec une montagne de dossiers en attente d’être validé puis classé. De la bureaucratie comme elle en déteste, tâche futile et ingrate dont elle en était pourtant la cause. Car ces dossiers sont remplis de "ses" oeuvres, ses interventions sur le terrain qu'elle a nonchalamment déposé dans un coin en espérant que son collègue ne s'en occupe pour eux. Si gentil Stanislas. Jusqu'à ce que le fourbe ne les quitte pour le ministère, cette herse de prétentieux et obscènes personnages pensant être au-dessus du commun des sorciers. Si bien qu'elle avait une nouvelle recrue en face d'elle. Un petit jeune d'une vingtaine d'années qui brassait de l'air, véritable moulin à paroles désagréable et clinquant. Jusqu'à ce qu'un rat en origami ne finisse par se hisser hors du tuyau en or du sous-sol, délivrant la prochaine mission. Missive délectable lui permettant de mettre les pieds en-dehors de cette prison dorée au cœur des sous-sols de Gringotts.

A peine sortie de la banque, elle transplane, le jeune Mervyn sur sa trace, pour finir par réapparaître au détour d'une ruelle abandonnée. Levant son pied pour le secouer, elle se débarrasse du déchet ayant ricoché sur elle avec une mine de dégoût. Les ruelles moldues manquaient de propreté et de savoir-vivre, antre des ramassis d'ordures fréquentés par la racaille du coin. Le douloureux souvenir d'une attaque s'immisçant dans les limbes de son cervelet, elle se redresse pour regagner sa superbe et entame la marche, d'un pas bien décidé à quitter les lieux au plus vite. Déambulant jusqu'à la rue principale, elle jette un coup d’œil sur la carte pour finir par tourner au coin. Les dédales se ressemblent tous, en-dehors du nom des échoppes et elle fut contente de voir que leur informateur - -trice en l’occurrence - était resté afin de leurs éviter de trop longues minutes de recherche.

Une poubelle a avalé un moldu, un déchet de l’humanité. Si son sourcil s’élève au fur et à mesure de l’annonce, elle n’arrive pas à conserver son détachement, la furie. Ses lippes s’écartent en un léger sourire moqueur, se surprenant même à féliciter mentalement l’auteur du maléfice. Celui qui ose donner à la misère sa place qui lui revient de droit. La situation est cocasse et ses pupilles pétillent de malice et d’un sarcasme triomphant qu’elle clôt pourtant derrière ses lèvres charnues afin de ne pas paraître impertinente ou raciste. Son partenaire ne prend pas la même peine qu'elle, pouffant d'un rire gras. " Il faut être débile pour se faire happer par une poubelle, par Morgause." Ses iris noisette glissent vers lui, le faisant taire du regard. Si l'impertinent est jeune, son flegme était déjà un inconvénient suffisant à sa présence. Mieux valait qu'il n'en rajoute pas. Surtout que la jeune femme se tenait déjà le ventre, indisposée ou sujette à un autre mal. Mieux valait qu'il n'en rajoute pas à son mal. " Parkinson, tais-toi. Va donc établir le paramètre de sécurité, qu'on ne soit pas dérangé. " Et déguerpir de son champ de vision. Sa langue claque avec autant de douceur dont elle est capable après avoir entendu le jeune stagiaire se vanter toute la matinée. Il obéit, néanmoins. Conscient que les représailles risquent d'être marquantes.

D'un geste de tête, elle intime à la sorcière de la suivre dans la ruelle afin de découvrir l'hérésie. Le mélange entre la magie et un être non-magique. Ce qui ne devrait pas exister pour que puisse survivre leur monde, leur "espèce". La poubelle n'a rien d'extraordinaire. Large et compacte, elle est affreuse d'apparence et de ce qu'elle recèle. Moldu ou non à l'intérieur. Et dire qu'on l’envoie sauver un moldu. Si elle avait su, elle aurait délégué la mission, préférant rester cloîtrée derrière un bureau à remplir de la paperasse inutile ne servant plus. Ne servant jamais. A la place, elle doit masquer son dégoût et son envie de sceller l'objet pour que le malheur connaisse des heures de tourment après avoir enfin trouver la place qui lui revient. "Depuis combien de temps est-il là-dedans ?" demande-t-elle d'un air détaché. Si urgente était la mission, elle n'avait pourtant aucune intention de se hâter, faisant durer le supplice tout en se délectant moralement. La sorcière avait dis voir une lueur, une étincelle, signe qu'un maléfice avait été jeté. " Quelqu'un a-t-il quitté la ruelle avant votre arrivée ?" Elle n'était pas enquêtrice, elle s'en fichait royalement. Mais elle avait grande envie de féliciter le plaisantin tout en le rosant pour ne pas avoir vu plus grand. L'envergure devait toujours être de mise si on voulait punir autrui. Levant sa main gauche devant elle tandis que la droite tenait sa baguette, elle s'avançait jusqu'à ressentir l'ondulation de l'air picotant sa chair, signe de la portée du maléfice.

Informations pour plus tard :
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MessageSujet: Re: « A pure feeling I'm invisible and magical. » — ft. Ravenna Potter   Lun 5 Juin - 12:31

Le membre 'Ravenna Potter' a effectué l'action suivante : Destiny


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Merci de ne pas MP le compte fondateur
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MessageSujet: Re: « A pure feeling I'm invisible and magical. » — ft. Ravenna Potter   Mer 7 Juin - 17:32

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Those strangers carry me, I'm lost ; they're finding me, I'm gone ; they're there with me but it's not over. The spaces in between they keep you far from me. The emptiness ; it means it's not over. Δ Florence And The Machine

L’empressement qui aurait du animer les lieux ne se faisait toujours pas ressentir ; et il n’arriverait sûrement jamais d’ailleurs. Mélusine aurait voulu fuir, laisser les deux autres là et repartir, quitter à jamais ce monde qu’elle n’avait que trop côtoyé, sans se retourner. L’impatience s’insinuait dans ses veines comme un venin turbulent, poussant la française dans les retranchements d’une nervosité qui pouvait s’avérer trompeuse. Elle n’avait rien raté de l’échange entre la jeune femme et son supposé subordonné, remarquant sans le moindre mal que la plus âgée des deux ne portait pas l’abruti dans son cœur. Et, si la jeune mère en devenir avait certes l’envie de prendre ses jambes à son cou, elle s’amusait au moins, discrètement, de ce qui se jouait entre eux. Son répit ne dura pas longtemps, pourtant, et déjà le ‘Parkinson’ en question s’éloignait, la laissant seule avec la plus responsable de la brigade. Parkinson. Ce nom ne lui était pas inconnu, évidemment, et le rire gras du jeune homme lui parut logique, finalement ; le malheur d’un moldu devait lui plaire, après tout.

Glissant ses mains gantées dans ses poches, Mélusine attendit encore, le temps d’être certaine de pouvoir partir sans encombre. Elle avait beau se faire violence, son regard se posait encore souvent  - trop souvent – vers le bar où son dernier amant séduisait encore la gente féminine. Elle recommença à faire les cent pas, serrant nerveusement ses poings dans les poches de son manteau, tentant vainement de maintenir le masque d’ivoire sur son visage ; elle ne pouvait pas se permettre de paraître suspecte, surtout pas devant la briseuse de sorts. Elle était tant perdue dans son manège qu’elle faillit en oublier de répondre. « Hm ? Oh, I don’t know, maybe five or six minutes ? I called you right right away the moment I saw that strange… Disturbance… » Son léger accent français dansait encore sur son anglais, sauf pour quelques rares mots qu’elle appréciait particulièrement. Et, ‘disturbance’ était l’un de ceux-là, l’un de ceux qu’elle aimait faire rouler dans sa gorge, résonner contre son palais et glisser contre sa langue. « And no, I was alone here. Nobody saw what happened either. » Elle la regardait d’un œil curieux, se demandant bien ce qu’elle faisait et surtout, ce qu’elle attendait pour réparer le tord. « Do we need to obliviate the guy ? Obvioulsy we wouldn’t want him to know our… Sheer existence. » Elle fut parcourue d’un frisson, ses traits s’assombrissant d’une jalousie qu’elle ne comprenait pas réellement. Si Thibault n’avait pas pu connaître l’existence de leur monde, personne, personne n’avait ce droit là, surtout pas le premier imbécile venu se faire prendre par le plus puéril des sortilèges.  

Et, si à l’arrivée de ses comparses Mélusine avait trouvé l’expérience risible, elle sentait bouillir en elle une rancœur qu’il lui fallait pourtant étouffer ; elle n’avait pas de mal à imaginer les anciennes générations de sang-purs avoir ce genre de pensées, et voyez donc où cela les avait menés. « Do you need anything else, madam ? » Resserrant son manteau autour d’elle, elle s’était rapprochée de l’anglaise pour réclamer son attention, méticuleusement dévouée à la benne qui trônait devant elles. « My name, perhaps ? A testimony ? » Elle était prête à tout –ou presque – pour se débarrasser le plus rapidement possible d’une quelconque corvée. Et, alors qu’elle soupirait et qu’elle allait se rebiffer avec un peu plus de vigueur, l’énorme poubelle éructa, laissant entendre, au delà de son infâme mélopée le son, plus virulent, d’un homme qui devait penser se battre pour sa vie. Mélusine ne put que rire devant ce spectacle ; après tout, que pouvait-elle bien faire d’autre ? Repoussant un peu sa mauvaise humeur, elle se détendit, ses épaules secouées par les éclats de son rire. Pauvre type. Ce devait être assez atroce de crever là, enterré vivant dans les immondices de cet antre. « I must say that it’s quite funny… » Sa main passa dans sa chevelure avant de redresser son col. « But don’t let him too long inside that dumbster, dear. He might be afraid of the darkness… » Ah ! C’était bien le genre des moldus, ça, d’avoir peur du noir. Pauvres ignares ; l’obscurité qui gagnait leurs nuits n’avait rien à voir avec celle, sinueuse et presque sirupeuse qui bouffait actuellement leur monde, même dans la plus éblouissante des clarté.
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