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 « A reader lives a thousand life. » — ft Cassim Shafiq

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Baguette : Tout droit sortie d'une manufacture française, la baguette de Mélusine, taillée dans du bois de Cèdre, mesure 29,8 cm et renferme en son coeur un Cristallin de Basilic. Fine et semi-flexible, elle a tout d'une extension parfaite.
Patronus : Une Hermine Blanche — Lointain souvenir d'une rencontre fugace lors d'une nuit d'Hiver dans les Vosges. Plus tard, elle apprit qu'il s'agissait de l'animagus de son frère aîné.
Epouvantard : Feu son mari, revenant d'outre-tombe en Death Eater pour prendre ce fils « impur » qui n’est pas sien.
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MessageSujet: « A reader lives a thousand life. » — ft Cassim Shafiq   Ven 2 Juin - 20:54

Thousand Lives
Cassim
feat.
Mélusine


 

 



 

 

There is a place I've been before, a withered beach behind the shore eroded rocks will fall no more, because there is a place and I've been before. Δ Adam Barnes

Si la française n’avait jamais eu à se plaindre de ses finances, elle s’imaginait assez facilement devoir ouvrir un acompte chez Fleury & Bott tant son petit adorait les livres. Il ne savait pas encore lire – Thanks Morgana – mais il réclamait toujours plus d’ouvrages, avec une excuse des plus logiques : il finirait bien par les dévorer lui-même, quand il aurait appris à lire. Mélusine avait bien dû s’avouer vaincue, le goût de la défaite pas si amer que ça, d’ailleurs, alors qu’elle n’avait pu s’empêcher de sourire.

Déambulant sur le chemin de traverse, Mélusine ne l’avait jamais trouvé si bondé, auparavant. Le beau temps devait forcément y être pour quelque chose et, alors que sa main avait légèrement trop chaud, autour de celle de Thibalt, la maman d’ordinaire anxieuse laissa échapper la petite dextre de l’enfant, juste pour se soulager d’une chaleur qu’elle avait du mal à supporter. Elle regrettait presque d’avoir pris une veste, d’ailleurs. « Thibalt, viens un peu par ici s’il te plait. » - Retirant la petite veste de son fils, Mélusine la logea ensuite dans son sac sans fond – ah, les joies de la magie… - avant de s’atteler à retirer la sienne. « Reste là un instant, veux-tu… Ne t’éloigne pas. » Le garçon n’avait pas répondu et Mélusine n’avait pas eu le temps de ranger sa veste que déjà, la petite silhouette du bambin n’était plus visible. Ce qu’il y avait de visible, en revanche, c’était la panique naissante de la française, son regard écarquillé tandis que ses prunelles fouillaient la foule et la petite ruelle à la recherche de sa progéniture. « Oh, for fuck’s sa___ » Non. Non, il ne fallait pas céder à l’angoisse, à cette toile qui se tissait en dedans et qui ne tarderait pas, finalement, à rendre la mère hystérique de peur. Breath in. Count to five. Breath out. Count to five… Do it again. Pressant sa baguette contre sa paume, la de Valmont tentait de rester calme, ne cessant pas pour autant de sonder les environs. Il ne devait pas être loin, le sacripant.

Faisant un tour sur elle même, Mélusine vit alors face à la devanture d’une boutique qu’elle ne connaissait que trop bien. Of course, you moron. Le garnement n’avait pas véritablement désobéi, dans le fond, et Mélusine savait parfaitement où il s’était fourré, finalement. Il ne pouvait être que là, de toute évidence, dans ce lieu qui lui offrait tout ce dont il avait besoin pour épancher l’addiction de son imagination. Laissant le calme la regagner comme l’encre se diffuse et se dissout dans l’eau, Mélusine entra alors dans la boutique aux effluves enivrants des parchemins froissés. Elle n’appréciait guerre le propriétaire – qu’elle soupçonnait être de ceux du camp adverse – mais n’avait jamais rien eu à lui reprocher, cela étant. Alors, le saluant d’un signe de tête, elle laissa ses pieds la conduire là où les étagères n’avaient plus – ou presque – de secrets pour elle. Et, évidemment, son fils était là, un livre déjà glisser sous le bras. Ce qui était étrange, en revanche, était qu’il avait l’air en pleine conversation avec un autre bonhomme – de quelques années de plus, obviously – et que cela avait l’air sérieux. Très sérieux. Mélusine ne put que sourire à ce spectacle : l’enfant avait une tendance adorable, presque naïve et parfois inquiétante, d’aller vers les gens. Il aimait le contact, apprendre des autres et échanger, surtout sur les livres.

Se glissant derrière son fils, Mélusine se racla la gorge avant d’user de sa voix de maman. « Thibalt, mon louveteau. » - le-dit bambin lui fit face, presque désole – « Ne pas t’éloigner ne veut pas dire que tu peux entrer dans une boutique sans me prévenir ou m’attendre, même si c’est la porte d’à côté. » Le sourcil arqué et la posture de celles qui réprimandent, Mélusine n’arrivait tout de même pas à cacher complétement son sourire. « Mais, on devait venir ici, alors ça ne compte pas ? » Bien sûr. « Je ne savais pas que tu étais entré, petit homme, je me suis inquiétée. » Finissant par se rapprocher de lui et par déposer un baiser sur sa tignasse blonde, la française reporta enfin son attention sur le jeune homme qui avait tout l’air de travailler ici. « I’m sorry if he bothered you, sir. » Elle sourit, amicalement.

Son visage ne lui était pas étranger et Mélusine ne put s’empêcher de regarde une nouvelle fois son fils. « So, what do you want young man ? Anything to your liking ? » - ses iris verts s’accrochèrent sur le vendeur. « Oh, I’m Mélusine, by the way. And that handsome man is Thibalt. He’s quite addict to books and he’d like to have some more. Do you have anything new ? » - La blonde ne doutait pas qu’elle ressortirait d’ici les bras chargés, le portefeuille bien plus léger et surtout dans au moins une bonne heure. Ah, le bonheur de son fils n’avait pas de prix, et Mélusine n’avait que faire de cet argent, de toute façon. « Lead the way, Sir, your young customer and I will follow you. If you have something about dragons, goblins ans fantastic things, it is… »

Le jeune homme avait quelque chose d’apaisant, presque, et, Mélusine n’allait pas se plaindre d’être ‘servie’ par quelqu’un d’autre que le bien taciturne propriétaire. Et, pensant un instant à la chambre de son fils, la française ne pouvait que se demander, encore, s’il y aurait assez de place pour ce que le bambin allait prendre. Heureusement, heureusement qu’il n’était pas de ces enfants qui veulent baigner dans tous les jouets du monde.
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MessageSujet: Re: « A reader lives a thousand life. » — ft Cassim Shafiq   Ven 2 Juin - 22:37

A READER LIVES A THOUSAND LIFE. »
Ft Mélu.
C'était une journée plutôt tranquille, aujourd'hui, en comparaison du rush qu'ils subissaient régulièrement à l'approche de la rentrée scolaire. Cassim avait même le temps de ranger les livres pendant les heures d'ouverture, ce qui était un luxe qu'il ne pouvait guère se permettre la plupart du temps. C'était assez affolant, combien les gens étaient incapables de remettre un ouvrage à sa place... Qu'y avait-il de si compliqué à le faire ? Décidément, Cassim ne pouvait pas les comprendre.

Le jeune homme se déplaçait, une chaise à la main, prêt à l'escalader pour atteindre les rayonnages les plus élevés et les remettre un tant soit peu en ordre. Une baguette magique et la capacité de la manier auraient été bien pratiques, mais Cassim devait se débrouiller à sa façon. De toute manière, il ne faisait pas confiance à la magie pour manipuler tous ces livres. Certains de ces ouvrages étaient particulièrement fragiles et nécessitaient la plus grande délicatesse...

Une main tira sur son pantalon. Son coeur rata un battement et il faillit perdre l'équilibre. Il baissa les yeux, prêt à réprimander fortement l'imprudent qui avait osé le toucher de la sorte, avant de ravaler son colère en découvrant l'identité de cette personne. Un petit garçon, haut comme trois pommes, les yeux brillants. Cassim prit une profonde inspiration, évacuant comme il le pouvait la nervosité qui s'était emparée de lui. Ce n'était qu'un gosse... Cassim ne se défoulait pas sur les enfants, surtout sans réelle raison. Il savait trop ce que cela faisait...

Il descendit de sa chaise, dévisageant le garçon avec perplexité. Après une courte hésitation, il s'accroupit, se mettant à la hauteur de l'enfant. Il lui vint à l'esprit que ce dernier, qu'importe son âge précisément, était bien trop jeune pour traîner tout seul dans sa boutique... Où étaient ses parents ?

"C'est toi qui donne les livres, c'est ça ? J'en veux un !"

Cassim hocha la tête, jetant un oeil aux alentours pour tenter de trouver un éventuel parent. Personne. Avait-il échappé à la vigilance de quelqu'un ? Si c'était le cas, il était sous sa responsabilité... Et s'il lui arrivait quelque chose, ce serait de sa faute. Il songea brièvement à la Mute qu'il avait abandonné à son sort, voilà plus d'un an, avant de se mordre la lèvre et de se résoudre à garder le garçon en sécurité jusqu'à ce que ses tuteurs se pointent.

"C'est moi qui... donne les livres, effectivement."

Donner n'était pas forcément le bon mot. Mais Cassim ne se sentait pas de taille à expliquer le système économique et marchand sorcier à un gamin qui venait probablement tout juste d'apprendre à lacer ses chaussures tout seul. Mieux valait le tenir occupé pour empêcher qu'il ne s'évade à nouveau... Qui sait jusqu'où il pourrait aller...

"On est v'nus, moi et Maman, et y avait un livre, il avait une couverture jaune ! Tu sais lequel c'est ?"

Cassim haussa un sourcil, laissant échapper un bref soupir. Un livre avec une couverture jaune... Avec cette avalanche d'informations, pour sûr, il allait trouver cet ouvrage en un éclair. Enfin, il avait déjà entendu pire... Il se souvenait toujours de ce sorcier qui s'était pointé vers lui en lui demandant un "bouquin d'action, pas pour les gonzesses", avant de préciser qu'il n'était pas "macho". Les clients...

Autant commencer à poser les questions tout de suite. Avec un peu de chance, l'enfant se rappellerait d'un détail qui lui sauterait aux yeux. Des livres jaunes, même en ne se focalisant que sur la section jeunesse, il devait y en avoir au moins des centaines...

"Tu te rappelles de l'histoire ? De l'auteur ? Tu sais où il était, à peu près ?"

A toutes ces questions, le petit garçon répondit trois joyeux "Non, M'sieur !". D'accord... Cassim était familier avec ses ouvrages, mais il ne pouvait pas non plus accomplir des miracles. Il tenta le tout pour le tout et lista les quelques titres qui lui revenaient, espérant que l'enfant finirait par se souvenir de quelque chose...

Heureusement, alors qu'il avait déjà mentionné cinq titres sans succès, une femme des plus inquiètes fit son apparition. Tous deux échangèrent dans une langue que Cassim reconnut comme du français, un dialecte qu'il ne parlait absolument pas. L'inconnue devait avoir perçu son expression profondément perplexe, puisqu'elle passa du français à l'anglais et s'excusa auprès de lui.

Une fois la surprise passée, Cassim secoua la tête, lui répondant du ton peu expressif qu'il avait pris l'habitude d'utiliser lorsqu'il s'adressait à la plupart des gens :

"C'est mon travail, Madame. Votre fils ne m'a pas ennuyé."

Il n'avait pas le sourire commercial. En fait, il ne souriait que très rarement, y compris dans un contexte moins formel. Il n'avait jamais réellement eu de prétexte pour étirer sincèrement ses maxillaires, à dire vrai...

La jeune femme fit les présentations, dirigeant la conversation. Cassim lui laissa les rênes, peu habile dans cet exercice. Il n'était pas un bavard. Il préférait généralement écouter, réfléchir puis formuler ses pensées. Enfin, quand il ne se laissait pas guider par ses émotions, bien évidemment...

"Je m'appelle Cassim. Et oui, nous avons du nouveau, qui saura probablement vous intéresser."

Son regard se posa sur le petit garçon, qui lui adressa un grand sourire. Il tenta de lui rendre la pareille, mais ne parvint guère qu'à esquisser une grimace, déclenchant l'étonnement intrigué de l'enfant. Mieux valait éviter de le brusquer... Cassim ne voulait pas fuir deux potentiels clients parce qu'il était maladroit socialement. Il tenait à son travail et ne souhaitait pas le perdre pour une raison aussi triviale...

Alors qu'il la guidait dans les rayonnages, triturant de ses doigts le col de sa chemise, Cassim poursuivit sa conversation :

"Nous avons reçu le dernier ouvrage de Petit Phénix, dans lequel il va dire "au revoir" à son grand frère sur le quai 9 3/4. Il nous a beaucoup été demandé, mais il nous reste encore quelques exemplaires."

Cassim se rappelait encore du ricanement qui l'avait saisi en découvrant l'histoire de ce dernier album pour enfants, issu d'une série populaire auprès des petits sorciers. Oh, il connaissait bien cette situation.. Sauf que, contrairement à Petit Phénix, lui n'irait pas à Poudlard plus tard. Non. Jamais. Il était condamné à rester sur le quai. A décevoir ses parents. Encore et encore.

Le vendeur s'était perdu dans ses pensées. Il s'excusa brièvement de sa distraction, avant d'ajouter :

"Nous avons aussi reçu des livres d'aventure. Je suis sûr que Coeur de Dragon plaira à votre fils."

Il ne devait pas oublier de s'adresser à l'enfant. Continuant à triturer nerveusement sa chemise, Cassim baissa la tête vers ce dernier, lui demandant de son ton habituel :

"Une histoire de dragons, de braves sorciers et d'amitié, ça te plairait ?"

Après la réponse positive de Thibalt, Cassim promena ses doigts sur les couvertures des livres, savourant la sensation que ce toucher lui procurait, avant de débusquer les deux ouvrages. Il les tendit à Mélusine, lui laissant le loisir de découvrir les illustrations et le texte :

"Ils sont tous deux adaptés à son âge et sont faciles à lire à voix haute. Je suppose que vous les lui raconterez, Madame ? Il n'y a rien de plus précieux pour un enfant que de pouvoir écouter les histoires qu'on lui transmet..."

Ses parents lui en avaient probablement raconté. Peut-être même les tout premiers tomes de Petit Phénix. Mais il n'en avait pas le moindre souvenir. Il ne se rappelait que de l'humiliation, de la haine, des punitions... Le placard. Etouffant. Sombre. Impitoyable.

Il fallut quelques secondes à Cassim pour réaliser que sa respiration s'était fait sifflante. Il se força à inspirer et expirer longuement, esquissant un geste rassurant en direction du petit garçon. Il allait bien... Il allait très bien... Ce n'était pas des souvenirs qui allaient lui faire du mal, ça, non. Le passé était définitivement derrière lui et Cassim ne le craignait plus. Du moins, il tentait désespérement de s'en convaincre...

Il changea de sujet, espérant que la mère ne le questionnerait pas sur son soudain accès de panique :

"Peut-être cherchez-vous un livre à lire sur un sujet particulier ? Beaucoup des parents qui viennent nous voir trouvent leur bonheur dans nos rayons pour expliquer à leur enfant l'arrivée d'une petite soeur, la responsabilité de s'occuper d'un animal, une visite à l'hôpital..."

Cassim recommença à triturer son col de chemise. Il était à l'aise pour parler de livres. Moins pour discuter avec des gens qu'il ne connaissait pas et qui se doutaient probablement déjà que quelque chose ne tournait pas rond chez lui...
(c) sweet.lips
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MessageSujet: Re: « A reader lives a thousand life. » — ft Cassim Shafiq   Mar 6 Juin - 17:53

Thousand Lives
Cassim
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Mélusine


 

 



 

 

There is a place I've been before, a withered beach behind the shore eroded rocks will fall no more, because there is a place and I've been before. Δ Adam Barnes

Dire que le vendeur n’avait pas la fibre avec les enfants aurait été d’une grotesque évidence et Mélusine du se retenir de rire, se contentant de faire un clin d’œil à son bambin, pour le rassurer. Le sourire du jeune homme en question n’avait rien eu de naturel, mais il avait essayé, au moins. Cassim, Cassim… Ce prénom aux consonances exotiques piqua la curiosité de la française, mais elle n’en fit rien pour l’heure. Elle le regardait se mouvoir, évoluer dans les rayonnages avec une aisance toute particulière, comme s’il hantait ces lieux depuis des dizaines d’années, peut-être. Et, derrière le sourire de Mélusine se cachait l’envie, l’envie d’être à la place de ce jeune homme et de n’avoir rien ni personne d’autre à côtoyer que l’immense variété de ces ouvrages. Elle n’avait aucun mal à s’imaginer avoir une bibliothèque aussi fournie que Fleury & Bott, mais pour les fréquentations, hélas, elle ne voyait rien d’autres que les champs de bataille et les arrivages toujours réguliers des Mutes.

Non. Non, il ne fallait pas assombrir ses traits, pas devant son fils. Pourtant, en entendant le mot « Phoenix », la blonde ne pu s’empêcher de se tendre et de regarder derrière son épaule. Toujours sur le qui-vive, Mélusine n’existait plus sans avoir son attention aux aguets, même, surtout, quand elle était en présence de son bambin. Enfouissant nerveusement sa main gantée dans l’une de ses poches, elle saisit sa baguette, comme pour se rassurer, comme pour avoir cette illusion souvent dérisoire d’avoir un minimum de contrôle sur son existence et sur les évènements qui l’entouraient. « Phoenix ? Oh… Oh, no thanks. That little guy is far to young for that, dear. » Elle rit, nerveusement, mais se calmait progressivement ; sa méprise passée, Mélusine se trouva un instant bien ridicule. Ah, que voulez-vous, les habitudes ont presque force de lois quand la survie est en jeu. Reportant son attention sur son fils, la française ne put que sourire avec une nostalgie mal dissimulée. Jamais elle n’aurait l’occasion de conduire son petit à sa première rentrée, jamais elle ne pourrait lui acheter ses fournitures ni même assister, de loin, à ses réussites. « Besides he has no siblings… And he’s definitely not going to school anytime soon. » Le voile qui entravait légèrement sa voix fut bien vite balayé alors que la jeune femme se raclait la gorge, avant de regarder une nouvelle fois Cassim. Son sourire, plus tendu et plus forcé que les précédents, avait perdu de son éclat, mais elle tentait du mieux qu’elle le pouvait de le cacher à son interlocuteur, bien que celui-ci semblait également se perdre quelque part, dans sa mémoire.

La danse reprit pourtant, mesurée, écrite, et le ballet commercial recommençait, comme si c’était un exercice nécessaire. Mélusine avait posé sa main sur la tignasse blonde de son bambin, regardant d’un œil étrange le col du vendeur ; col qu’il devait torturer depuis un bout de temps, d’ailleurs. Elle ne savait pas d’où venait le malaise du jeune homme, s’il avait tant de mal que ça avec les enfants, ou s’il était ainsi avec tout le monde. « Hmm… Dragons. Dragons are fine. Qu’en penses-tu ? Tu ne l’as pas celui-ci, je suis certaine qu’il te plairait. » - ses lippes étirées en un sourire tendre, Mélusine regardait son fils avec une ferveur et une dévotion qu’elle ne forçait pas. Jamais. – « I’ll take that, Cassim. » Le prénom sonnait étrangement sur la langue de la française, mais elle le trouvait tout de même agréable à dire. Elle tendit sa main vers le jeune homme, pour le soulager du poids des ouvrages, avant de rire doucement. « Thibalt ruins me with books, he never has enough of them. Sometimes he needs me to tell the same story, again and again. But as B-O-R-I-N-G as it is, I could never deny my little man. » Elle avait épelé le mot, par ‘délicatesse’, pour ne pas froisser son gamin et pour ne pas lui faire penser, surtout, qu’elle n’appréciait pas ces instants passés avec lui. « But I’m sure you'd know that, wouldn’t you ? » Elle avait arqué un sourcil, culottée, pour essayer de percer le trouble qui semblait avoir gagné l’autre sorcier. Son langage corporel avait changé ; sa respiration plus pressante, cette manie qu’il avait de presque s’arracher le col, tout lui indiquait que quelque chose le dérangeait. « Are you okay ? » Elle s’était rapprochée de lui, douce et presque maternelle, pour saisir cette main qui tirait encore sur le vêtement. Elle l’éloignait du pan de tissu, pressant à peine les doigts entre les siens, avant de la laisser choir. « Is everything alright ? » Blâmons donc sa constante envie de materner les gens. Mélusine refusa les autres propositions de Cassim, glissant les bouquins déjà en main sous son bras. « That will suffice for today, we’ll come another time for more. » Elle regarda son fils un instant, - « Reste là, mon louveteau, je reviens. » - elle prit également le livre qu’il portait, avant de le lui rendre après un rapide coup d'oeil. – « Tiens, commence à le regarder et dis moi si tu voudras l’acheter aussi, d’accord ? » - une dernière caresse dans ses mèches blondes et déjà elle s’éloignait avec le plus âgé de ses compagnons. « So. What’s the matter, Cassim ? » Si le ton n’était pas froid, la posture, elle, était autoritaire. Elle radoucit le jeu, pourtant, en esquissant un sourire qui se voulait rassurant. « Afraid of children ? » - elle s’imaginait mal que ce soit le cas ; après tout, il devait en venir un sacré paquet, surtout dans une boutique de livres.

D’un œil aguerri, elle l’observait en silence, essayant bien vainement de percer la carapace – sous cette chemise malmenée – qui se tenait devant elle. Elle regarda ses mains, aussi, délicates et soignées, puis ses poches. Inspirant lentement, son visage s’éclaira brièvement avant de s’assombrir alors qu’elle se rapprochait de lui. « Are you one of them… ? Are you a Mute ? » Elle avait murmuré, à peine soufflé ce mot près de l’oreille du vendeur. Pas de dégoût, ni de venin dans ce mot, juste une inquiétude bien présente alors qu’elle craignait sa réponse. Si s’en était un, cela expliquerait son état qu’elle qualifiait d’ouvertement angoissé, s’il n’était pas l’un des leurs, elle pourrait bien tourner les talons, ridicule. Ridicule, certes, mais rassurée.
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