Forum RPG Harry Potter situé au temps des Marauders, avec un twist
 

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 « Lost Love » — ft. Bellatrix Black

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Crédit(s) : Avatars : Aeryn & Fenrir & milles rêves & savage. • Signature : BEYLIN (Bazzart) • Avatar fiche : Freesia (Bazzart)
Double(s)-Compte(s) : Cailean Paulson (Ouroboros)
Disponibilité RP : ∞ Bellatrix Black • Andromeda Tonks • Nathanaël de Valmont • Rita Skeeter • Jared Nightingal • Sirius Black • Sigismond Rosier — 0/7
Célébrité : Emily Blunt
Enrôlé(e) depuis le : 05/02/2016
Camp : Order of the Phoenix — Depuis presque 3 ans, depuis qu'elle a fui les méthodes du Ministry et qu'elle a décidé de prendre part à cette guerre qui la touche malgré tout.
Age du Personnage : 31 yo
Particularité : Psychométrie — Elle a une maitrise avancée de ce don qu'elle considère pourtant plus comme une malédiction.
Baguette : Tout droit sortie d'une manufacture française, la baguette de Mélusine, taillée dans du bois de Cèdre, mesure 29,8 cm et renferme en son coeur un Cristallin de Basilic. Fine et semi-flexible, elle a tout d'une extension parfaite.
Patronus : Une Hermine Blanche — Lointain souvenir d'une rencontre fugace lors d'une nuit d'Hiver dans les Vosges. Plus tard, elle apprit qu'il s'agissait de l'animagus de son frère aîné.
Epouvantard : Feu son mari, revenant d'outre-tombe en Death Eater pour prendre ce fils « impur » qui n’est pas sien.
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MessageSujet: « Lost Love » — ft. Bellatrix Black   Ven 2 Juin - 23:29

Love Lost
Bellatrix
feat.
Mélusine


 

 



 

 

And in the dark, I can hear your heartbeat I tried to find the sound but then it stopped, and I was in the darkness, so darkness I became. Δ Florence And The Machine

L’angoisse se lisait sans mal sur les traits de la jeune femme. Elle regardait partout et nul part à la fois, la baguette dressée devant elle et la voix coincée dans sa gorge. Elle aurait voulu hurler, hurler le nom de son fils pour le retrouver, mais c’était bien trop risqué. Pourquoi, pourquoi avait-il fallu qu’il se carapate entre les arbres centenaires de cette forêt ? C’était bien pour cela que Mélusine détestait être avec son fils à Hogwarts. Parce que c’était trop dangereux, bien trop dangereux pour un enfant de quatre ans. Et, alors qu’elle avait une confiance aveugle en son frère, il n’avait suffit que d’une poignée de secondes pour perdre le bambin de vue. La française se forçait à ne pas sombrer, à ne pas se laisser aller à pleurer de panique. Elle s’était retournée pour regarder son frère, lui aussi occupé à chercher des yeux la silhouette du petit. Ah ! Il aurait fallu le tenir en laisse tant ce gamin était ‘volatile’. Absolument fasciné par les créatures magiques, il avait insisté pour aller dans l’orée de la Forêt Interdite, juste pour essayer de les apercevoir, de là où il se trouvait… Son frère n’avait pas refusé, évidemment, et le chenapan en avait profité pour courir, tête la première dans les profondeurs de la forêt. Une fois prévenue, la blonde avait accouru, bec et ongles, pour protéger sa progéniture.

« Thibalt. » Elle avait retrouvé sa voix, pourtant, elle se contentait de garder le volume assez bas, pour ne pas rameuter d’autres créatures peu amicales. Les centaures. Bien sûr, son fils avait voulu les rencontrer ; il les trouvaient fascinants, mignon, même, et avait toujours voulu en rencontrer. Que dire à un enfant sans briser ses illusions ? Froids, rigides, peu chaleureux, les centaures – les vrais – n’avaient rien de ceux qu’il adorait entre les pages de ses livres. Non, non, il était bien trop jeune, son prince, pour ne plus croire en la beauté du monde et des gens. Trop jeune, surtout, pour être happé dans ce monde qui n’avait rien d’un livre pour enfant… Pour le préserver, Mélusine faisait tout – presque trop, d’ailleurs -, l’isolant souvent chez son oncle quand celui-ci pouvait l’accueillir. « Thibalt, mon loup, reviens… » Elle avait haussé le ton qui se faisait plus pressant, plus autoritaire, aussi. Sa patience arrivant à ses limites, elle commençait à être plus énervée qu’inquiète, de toute évidence.

S’arrêtant sur un chemin de terre, elle fermait maintenant les yeux pour se concentrer sur les sons qu’elle entendait, aussi loin que possible. Son frère et elle s’étaient séparés pour être plus efficaces, mais, ah, elle doutait de mieux y arriver ainsi. Elle était prête à appeler l’Order entier pour que chacun les aide à retrouver son fils, son petit, la chair de sa chair. Oui, c’était sûrement ce qu’il y avait de mieux à faire ; tournant les talons pour retourner au château, la de Valmont entendit un bruit, assez loin d’elle pour qu’elle ait failli le rater, mais pas assez pourtant, pour ne pas alarmer ses instincts de mère. Reprenant alors sa marche, la baguette bien sécurisée dans sa paume, Mélusine marchait d’un pas décidé vers la source du bruit. Ce devait être lui, c’était forcément lui ; elle pouvait reconnaître sa voix entre mille.

Sciée. Si l’angoisse avait été la compagne de ses dernières minutes, la panique prenait maintenant le dessus et se répandait dans tout son être : son fils était là, à quelques pas d’elle, mais il n’était pas seul. Son visage n’avait rien d’inquiet et l’on aurait même pu dire qu’il était à l’aise avec cette femme, avec elle. Franchissant les derniers pas qui la séparait du tête-à-tête, Mélusine n’avait plus rien d’angoissée ou de paniquée ; elle était inquiétante. « Thibalt, viens ici. Tout de suite. » L’enfant, encore souriant la rejoignait maintenant. « Maman ! Regarde, je cherchais les cent_____ » - attrapant son fils par la main, elle l’attira derrière elle, peut-être un peu trop fort. « Assez. » Son regard ne s’était jamais posé sur son fils, toujours dardé sur cette femme, Bellatrix. Il s’était passé près de deux semaines depuis leur dernière – leur seule, d’ailleurs – rencontre, mais Mélusine se souvenait bien de celle-ci. De ces moments partagées, et des menaces aussi, des menaces non dissimulées.  « Thibalt, je te ramène au château. Tu vas partir avec ton oncle. » - Sa voix tremblotait. De colère, de peur, elle-même n’aurait su vraiment le dire. Il y avait ce trop plein d’émotions en elle et son regard, noir, nuageux, toujours fixé sur l’anglaise ne cachait rien. « I’ll be back in a second. Don’t you dare move. » Un battement de cils, et elle avait disparu, un autre et elle était de nouveau là, proche, si proche de cette étrangère.

Son souffle était erratique, et maintenant que son fils n’allait plus être le témoin de son échange avec la Black, elle pouvait laisser transpirer tout ce qu’elle portait en son sein. « What are ou doing here, Black ? » - elle avait presque craché son nom. – « You’re too close from the castle, this is dangerous. You’re in danger here. » Elle avait envie de lui dire qu’elle ne pourrait pas la protéger, ici, mais elle n’avait pas à le faire, après tout. Elle soupira alors, se reculant d’un pas et passant ses mains dans ses cheveux, nerveusement. « Seriously, Bellatrix… It was supposed to be a one time thing… We were never supposed to see each other again… » Elle la regardait, moins agitée que la minute d’avant et sa voix s'était faite douce, si douce et presque tendre. Elle avait peut-être sur-réagi en voyant son fils avec elle, mais le temps lui avait appris à se méfier de l’impulsivité de cette femme… Pourtant, seule avec elle, elle n’arrivait pas à se sentir en danger.
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Camp : A snake biting its own tail, she wants to save the magical world from itself, no matter the means to do so or the consequences.
Age du Personnage : 34 yo
Particularité : Legilimens and Occlumens, she's mentally ill, result of an explosion of unrestrained magic when she was younger. She is the patient zero, first of the Mutes, the only one who remembers.
Baguette : Walnut, 12 3/4'' long, dragon heartstring core, unyielding. Her wand is an unwanted ally, it doesn't obey her, doesn't want to, but she is utterly lost without it.
Patronus : Her magic is too unstable to produce any kind of patronus, and even if she could, her mind is too broken to find the will or the power.
Epouvantard : A small, white room. A bed. Restrains. Needles and the hum of electricity. People watching her. Every night she's there again, in her dreams, until she wakes up screaming. She doesn't sleep anymore.
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MessageSujet: Re: « Lost Love » — ft. Bellatrix Black   Dim 4 Juin - 0:21


   
Lost love
(prudhomme) ▽ Et vous, plus malheureux en vos tendres langueurs
Par de plus grands désirs et des formes plus belles,
Amants que le baiser force à crier : « Je meurs ! »
Vos bras sont las avant d’avoir mêlé vos coeurs,
Et vos lèvres n’ont pu que se brûler entre elles.

Elle ne savait pas pourquoi elle était venue s’égarer dans la Forêt Interdite. Ca lui rappelait Hogwarts, ça lui rappelait de meilleurs jours, peut-être, lorsqu’elle venait y rencontrer Voldemort et qu’il l’emportait au loin, pour s’entraîner. C’était quand il avait encore eu confiance en elle, quand il l’écoutait parfois, quand son avis avait de la valeur, et que la cruauté de l’homme était encore camouflée. Il avait été son espoir, l’idée saugrenue qu’elle puisse un jour récupérer entièrement la maitrise de sa magie. Bien vite, évidemment, elle avait compris que ce n’était qu’une chimère, mais pourtant elle n’avait pas réussi à désavouer l’homme. Il était charmeur, absolument passionnant, et se battre pour lui avait plus d’intérêt que rester à subir les foudres de son père. Même s’il n’avait su régler le problème de son instabilité, il avait pourtant réussi à lui apprendre plus que ce qu’elle avait un jour espéré. Elle ne regrettait rien, de ces jours avec lui, sauf peut-être d’avoir attiré sa sœur dans ce cercle néfaste. Narcissa ne méritait pas d’être au contact de meurtriers, de monstres, et elle l’avait forcée à fréquenter cette espèce. Mais Voldemort n’était plus, et la Forêt Interdite était devenue bittersweet, remplie de souvenirs qui la laissaient amère et mélancolique.

Alors, lorsque son transplanage éclata dans le silence relatif de la Forêt, elle fut légèrement surprise. Elle voulait être seule, oui, mais elle aurait probablement dû chercher une autre forêt. Celle-ci était beaucoup trop proche d’Hogwarts, elle était défendue par les Centaures qui n’apprécieraient sûrement pas sa présence — la noirceur de son âme était un danger pour les licornes — et les minotaures qui veillaient sur les bois. Elle n’avait pas peur, pourtant, de ces bêtes. Elle avait toujours eu du mal à savoir comment les considérer : d’un côté, elle les respectait, appréciait leur intelligence, leur sagesse ; d’un autre, elle les pensait au-dessous d’elle. Ils étaient magiques, pourtant, vibraient de cette aura délicieuse ; et eux, n’étaient pas brisés comme elle. Comme toujours, le transplanage la mit à genoux, et elle eut du mal à reprendre son souffle. Les doigts crispés sur sa baguette, elle s’appuya contre un tronc, et s’en servit pour se remettre debout. Elle détestait paraître aussi faible, et sa seule consolation était que personne ne l’avait vue, à travers les arbres. Lorsqu’elle fut capable de marcher sans trébucher, elle déambula lentement dans la forêt, inconsciemment sur ses gardes.

Très tôt, Bellatrix avait appris à se déplacer silencieusement. Dans le Manoir, enfant, elle ne devait être ni vue, ni entendue. Si l’on ne s’occupait pas d’elle, alors on ne pouvait pas la punir. Alors, elle avait maîtrisé l’art de la furtivité avec empressement, pour échapper aux attentions dangereuses de son père, et à l’indifférence blessante de sa mère. Cette habitude, ancrée en elle, s’était aujourd’hui décuplée, si bien que les seuls bruits qu’elle faisait étaient celui du tissu de sa robe se coinçant parfois sur ses arbustes. Rien d’autre ne dérangeait la forêt autour d’elle, mais elle n’était pas assez naïve pour imaginer qu’elle était seule. Elle n’avait pas l’impression que quelqu’un la suivait, pour autant, mais elle se doutait que ce serait bientôt le cas. Son arrivée n’avait été nullement discrète, et les créatures curieuses pointeraient sûrement le bout de leur nez. Elle ne les craignait pas, et s’ils s’osaient à lui manger de respect, elle, une Black, elle leur ferait comprendre leur erreur.

Des bruits de pas attirèrent son attention, et elle se glissa derrière un arbre, assez longtemps pour voir un petit bonhomme courir sans prudence au milieu des arbres. Surprise de voir un enfant, auquel elle donnait maximum cinq ans, elle resta cachée un instant, intriguée de voir s’il serait suivi par un adulte, ou par une créature. Il s’était arrêté au milieu du bois, regardant dans toutes les directions, et elle sortit alors de sa cachette, rassurée d’être seule avec le garçon. « What are you doing here, little man ? The Forest isn’t safe, you know. » S’approchant lentement de lui, comme d’un animal blessé, elle avait les mains vides de toute baguette. Finalement, presque à sa hauteur, elle s’osa à lui sourire. « ‘m lookin’ fow ‘entauws. » Surprise, elle s’accroupit devant lui, et ne put se retenir d’hausser les sourcils. « Are you sure ? You know, they’re really big. » Il lui souriait, et elle ne pouvait s’empêcher de sourire en retour. Son enthousiasme était touchant, et elle se sentait terriblement vulnérable, face à cet enfant, cette innocence, et ce bonheur pur. « Weally ? How big ? » Elle se releva alors, et tendit le bras au-dessus de sa propre tête, en écarquillant un peu les yeux. « At least this big. » Il riait, à présent, et c’était douloureux. Jamais, elle ne pourrait en avoir un comme ça, qui l’aimait inconditionnellement, malgré tous ses défauts, toutes ses erreurs. Elle détourna le regard un instant, submergée d’émotions. « Are you here alone ? » Il secoua la tête, et elle attendit qu’il en dise plus, mais déjà d’autres pas se rapprochaient. Instinctivement, elle se glissa devant le garçon, la baguette entre les doigts. Elle ne le connaissait pas, mais elle devait le protéger.

La vue de Mélusine la surprit jusqu’au cœur. La furie de la blonde, la peur, l’angoisse, ça la blessait, et elle baissa sa baguette. La française était toute seule, et elle avançait vers eux. L’enfant, Thibalt, se dirigeait vers sa mère, et Bellatrix restait figée, fixant la scène, aussi choquée de blessée. La violence de Mélusine n’était pas surprenante, pourtant. L’aînée des Black n’avait pas oublié qui elle était, ou d’où elle venait. Elle savait ce qu’on pensait d’elle, et elle le voyait dans les yeux de Mélusine. Pourtant, le fait que ce soit elle, avec qui pourtant elle avait partagé ce moment presque paisible, il y avait des semaines de cela, était particulièrement blessant. Comment pouvait-elle penser qu’elle pouvait faire du mal à un enfant ainsi, froidement, comme un monstre ? Elle lui disait de ne pas partir, mais Bellatrix ne voulait faire que cela ; disparaître à tout jamais, et ne plus revoir cette femme qui, par sa haine, sa peur, lui avait un peu plus brisé le cœur. Elle s’appuya contre un arbre, prête à partir, alors qu’à nouveau la française revenait. Bornée, fière, Bellatrix lui fit face, et une indifférence froide avait été forcée sur ses traits. Elle ne lui laisserait pas le plaisir de savoir que ses actions l’avaient atteinte.

Elle pouvait voir que la française était encore chamboulée, et si elle savait que c’était aussi parce que le garçon avait été seul dans la forêt, c’était surtout parce qu’elle l’avait trouvé en compagnie de Bellatrix. Déglutissant, elle se força à la fixer, la baguette dans la main, et ne cachant pas ce fait. « I don’t answer to you, de Valmont. I answer to no-one. » Elle était en colère, car il était plus simple de s’insurger que de désespérer. La colère était familière, et elle se rattachait à elle comme à une bouée, aussi dévastatrice fut-elle. Ses mains tremblaient légèrement, mais elle n’y fit pas attention. « I don’t care about your stupid Hogwarts ; none of your little Order friends are a match for me. » Elle était arrogante, mais elle était blessée. Typiquement, elle cherchait à blesser en retour, elle se vengeait, avec une cruauté enfantine. « Ne m’appelle pas Bellatrix. » Rétorqua-t-elle, cinglante, et amère. Son accent était présent, peut-être accentué par la colère. « Pars, alors, va retrouver ton fils. » Elle s’étouffe presque sur le mot, enragée et tremblant de colère. « Get out of my sight, filth, before I hurt you. Next time I see you, I’ll kill you if you prefer. Apparently that’s what you expect me to do, isn’t it ? » Elle cracha presque les mots, sa rage telle que son aura magique crépitait autour d’elle. Elle se força à respirer, cherchant désespérément à se calmer avant de se mettre en danger. « I said get out of my sight ! Leave ! » Elle criait, presque, le ton dur et froid, vibrant de rage. Elle s’écartait d’elle, consciente que son état atteignait le point de non-retour. Elle s’écartait, d’un pas puis d’un autre, toujours plus loin, alors qu’elle sentait sa magie lui échapper. Heureusement que le petit garçon Thibalt, n’était plus en vue ; elle aurait détesté l’effrayer. Une soudaine onde de choc sembla éclater, explosant du corps de Bellatrix, et se répandit aux alentours. Elle s’écroula contre un arbre dont la cime tremblait encore, et elle pouvait entendre les roches retomber au sol lourdement. Elle avait les yeux fermés, et elle n’osait pas les ouvrir, de peur de voir les dégâts causés par sa magie. La française était-elle encore en vie, ou avait-elle péri, comme ce sorcier tant d’années auparavant ? Elle retint son souffle, épuisée.
▲ Me, Myself & I
(c) AMIANTE

   



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MessageSujet: Re: « Lost Love » — ft. Bellatrix Black   Mar 6 Juin - 22:00

Love Lost
Bellatrix
feat.
Mélusine


 

 



 

 

And in the dark, I can hear your heartbeat I tried to find the sound but then it stopped, and I was in the darkness, so darkness I became. Δ Florence And The Machine

Ah ! A quoi Mélusine s’était-elle attendue, naïve qu’elle était ? Qu’elles auraient repris leur danse, cette valse d’un jour qui n’aurait jamais du se produire ? Non, évidemment que la Black n’allait pas se laisser bercer une seconde fois ; après tout, elle ne semblait pas avoir besoin d’elle, de son aide ou de son oreille pour l’écouter.  Il aurait été si facile pour Mélusine de cracher son venin en retour, de prendre l’anglaise au mot et de frapper un autre tempo. Soit, si les slows ne leur allaient pas, un flamenco ferait l’affaire. Et elle était proche, si proche de cette lave en fusion qui dansait, insolente, dans les pupilles de la fugitive. Mélusine pouvait presque la sentir se déverser sur elle, brûlante, mordante et si pleine d’un venin qui avait pourtant tout l’air d’un placébo : sous ce masque acide, elle arrivait à voir autre chose, infime espoir auquel elle s’accrocherait. Mais elle rit, la française, d’un rire aussi faux que cette colère ne l’était. La forêt, complice de l’étreinte amère de leurs mots se tut un instant, comme si elle aussi attendait que l’air explose autour d’elles. Alors, Mélusine entama le premier pas, solide sur ses appuis, et la posture presque hautaine. Strike the Pose. « No match ? Of course you’d say that dear. You did kill your fucking Lord after all. » Elle ne jurait jamais, non, jamais, et pourtant cette mère respectable n’avait su trouver d’autres mots pour qualifier, une nouvelle fois, cet homme qu’elle exécrait. Ce fut pourtant la seule insulte qu’elle lança à l’anglaise ; elle n’avait pas le cœur à ça. Le sourire étirant ses lippes l’instant d’avant paru disparaître avec le vent, tout autant que ce masque qu’elle avait forcé sur ses traits.

Le français de Bellatrix avait quelque chose de charmant, de dangereusement charmant et Mélusine ne put que sortir de son rôle pourtant si bien appris. « Stop… Stop that, Black, you know I don’t think of you like that. » Le jeu avait assez duré et Mélusine voulu lui toucher le bras, la calmer et faire sortir ces idées de la tête de la brune. Et pourtant, la colère de l’anglaise lui revint au visage, plus authentique que jamais, plus froide et frappante que l’instant d’avant. S’il fallait fuir, Mélusine n’en fit rien, regardant avec horreur le visage, si beau, se tordre dans une grimace avant que la jeune femme ne recule. Et, figée devant ce spectacle, Mélusine semblait ne plus pouvoir bouger. Strike the Pose. « Please, calm down Bellatrix, plea___ » Le souffle coupé, le corps projeté en arrière, Mélusine n’eut pas le temps de finir sa phrase, pas plus qu’elle n’eut le temps de se préparer à l’onde de choc qui l’avait faite perdre pied.

Encore une fois, la forêt se tut, avant qu’un étrange brouhaha ne vienne les envelopper, alors qu’oiseaux et autres bêtes prenaient la fuite, pendant qu’il en était encore temps. Allongée par terre, la française ramena ses genoux contre son ventre, grognant sous la douleur ; Dieu seul savait si elle avait été blessée par la magie, instable et destructrice de l’autre sorcière. Reprenant tant bien que mal son souffle, les bras enroulés autour de sa frêle figure, Mélusine attendit un instant que la douleur ne se dissipe. Strike the Pose. Bellatrix. Bellatrix devait être blessée, elle-aussi, et ce ne devait pas être beau à voir. Se retournant sur le ventre, Mélusine entreprit de la rejoindre en rampant : ce n’était peut-être pas son bambin, ni même un allié et allez donc comprendre mais il lui fallait vérifier si elle n’avait pas besoin de soins.

Et elle était là, avachie contre son arbre, bouffie d'un orgueil qui refusait de s’effondrer avec elle. Faisant enfin fi de son mal, Mélusine se releva, lentement, misérablement avant de se redresser. Sur son visage brillait une inquiétude qui n’avait pourtant rien à faire là ; après tout, qui s’inquiète pour son agresseur ? « Fuck. » - la main contre son ventre, elle était encore pliée en deux – « Putain… » Un juron de plus, un juron de trop. « A_are you okay ? » Prenant une grande inspiration, elle se dépliait, maintenant, surplombant les évènements de toute sa hauteur. Strike the Pose. Elle s’avança presque timidement vers l’anglaise, et passa sa main contre la joue de Bellatrix, son pouce, volatile, contre sa pommette. « Look at me, Black. » De ses iris verts, elle tenta de sonder leurs semblables alors que sa comparse ouvrait enfin les yeux. Un sourire timide illumina un instant le visage de la de Valmont. « Are you hurt ? » Foutus instincts, elle ne pouvait s’empêcher de s’inquiéter, la bienheureuse, du sort de cette femme qui ne semait pourtant que le sang et la douleur sur son passage. « We need to get out of here, dear. At least we need to go further from the castle. » N’attendant aucune réponse de l’anglaise, Mélusine les fit transplaner, loin du vacarme que Bellatrix avait fait, loin du château. Ainsi enfoncées dans les profondeurs de la Forêt Interdite, elles ne risquaient plus d’attirer l’attention.

La main toujours scellée à la joue de la brune, Mélusine soupira longuement avant de reculer et de lui tourner le dos. « I-I didn’t mean to snap at you earlier… » - sa main glissa fébrilement entre ses mèches – « I was so scared, Thibalt was missing and I didn’t expect you to be there. » - elle avait maintenant les bras croisés, devant elle, alors qu’elle refaisait face à l’anglaise. Strike the pose. « But I swear, Black : I wasn’t afraid because you were with him. » Qu’elle la croie ou non lui importait peu, dans le fond. Quoique… Elle n’arrivait pas encore à comprendre pourquoi, mais Mélusine refusait tout simplement que la Black la déteste pour ce qu’elle représentait. « I’m… It’s quite nice to see you. » Franchissant les quelques pas qui les séparaient, Mélusine le regardait maintenant avec une autorité toute maternelle. Strike the Pose. « Do I need to heal you ? » - La question était retournée, présentée en offrande à l’anglaise pour ne pas froisser son orgueil qui – si Mélusine ne se trompait pas – devait être aussi imposant que celui de feu-Voldemort.
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MessageSujet: Re: « Lost Love » — ft. Bellatrix Black   Mer 7 Juin - 20:02


 
Lost love
(prudhomme) ▽ Et vous, plus malheureux en vos tendres langueurs
Par de plus grands désirs et des formes plus belles,
Amants que le baiser force à crier : « Je meurs ! »
Vos bras sont las avant d’avoir mêlé vos coeurs,
Et vos lèvres n’ont pu que se brûler entre elles.

Elle tremblait. La surcharge de magie l’avait vidée momentanément, et tel un addict en manque, ses mains s’agitaient dans un mouvement incontrôlable. Elle avait l’habitude, pourtant. Ses humeurs étaient telles qu’il lui arrivait fréquemment de détruire l’intégralité du mobilier de sa chambre, à Glasgow. Avec l’aide de Dolohov, et de Snape, elle était parvenue à créer une barrière magique, autour de sa chambre, qui lui permettait de l’isoler du reste du bâtiment. Le même type de magie avait été appliqué à la cave, où ils gardaient les Mutes, pour éviter que leur détresse ne cause des accidents. Parfois, elle se demandait encore si le traitement qu’elle leur infligeait était nécessaire. S’ils n’étaient pas maltraités, s’ils avaient de la nourriture, un lit et de l’eau, des livres ; Bellatrix expérimentait tout de même sur eux, avec quelques autres sorciers. Il était vrai que l’aînée des Black était désespérée, et aurait tout fait pour trouver une solution, un traitement, n’importe quoi qui permette de délier l’esprit des Mutes, et éventuellement de leur rendre leur magie. C’était pour le moment sans succès. La jeune femme, pourtant, avait reproduit avec eux les mêmes déclics qui l’avaient aidée à se souvenir. Tout son traitement à St Mungo’s, elle reproduisit, sans succès. Alors, ses méthodes devenaient avec le temps de plus en plus brusques.

Grimaçant, elle chercha à se redresser un peu. Son dos avait heurté l’arbre avec force, et elle en avait encore des étoiles devant les yeux. Ses oreilles avaient fini de siffler, et elle lâcha un long soupir, sursautant lorsque la voix de Mélusine retentit, et semblant assez proche d’elle. Surprise, elle rouvrit les yeux, observant la forme de la française à travers un regard flou. La main de la jeune femme s’approcha de son visage, et elle recula le sien, heurtant l’arbre à nouveau avec son crâne. Elle grimaça, lâcha un grognement, et chercha à s’écarter, roulant bon gré mal gré sur le côté. L’inquiétude de Mélusine la perturbait, et elle se demandait bien ce qu’elle lui voulait, après avoir été aussi brutale avec elle – après avoir été potentiellement blessée par son explosion magique. Elle comprenait à peine les mots de la française, mais elle entendait son ton, elle sentait ses mains contre elle, et elle ne savait pas comment réagir. Elle n’eut pas beaucoup de temps pour y réfléchir. Soudainement, leurs corps furent emportés par le choc du transplanage, et Bellatrix haleta, incapable de se relever. Elle était à genoux, le ventre en miettes, et elle se demandait si elle n’allait pas vomir. Alors, elle se força à respirer longuement, les doigts fermement ancrés dans la terre, et attendit que ses nausées disparaissent.

Elle se laissa tomber sur le flanc, la tempe heurtant le sol avec plus de force qu’elle ne l’avait souhaité. Les yeux ouverts, mais confus, elle regardait la silhouette de la française, qui lui tournait le dos. Inlassablement, elle triturait la terre avec ses doigts, pour se recentrer. C’était un miracle qu’elle soit encore consciente ; généralement elle perdait connaissance, après un accident aussi important. Respirant lentement, elle plongea ses yeux dans ceux de Mélusine, voulant la croire, sans y arriver. Elle ne savait même pas pourquoi ça la blessait autant, que la française ait réagi ainsi : elle savait qu’effet qu’elle faisait aux gens, elle connaissait la réputation qui l’entourait – ce n’était rien de bien glorieux, et rien d’assez exceptionnel pour qu’on lui tende des bébés à bénir. Malgré tout, ça lui avait fait mal, surtout après cette entrevue qu’elles avaient eu, où Bellatrix s’était laissée aller à des confidences, où elle lui avait montré un côté plus vulnérable d’elle-même. « It’s fine. I know what people think of me, I shouldn’t be surprised. » Bornée, oui, toujours. Sa voix était rauque, et elle se redressa un peu, s’adossant contre un arbre. Elle déglutit, secouant la tête lorsque Mélusine s’approcha d’elle. « Wish I could say the same. You made me mad enough to blow up the Forest. Won’t whoever you gave your … son … to, be worried? » Elle roula des yeux, glissant une main dans son manteaux pour y attraper un morceau de chocolat emballé, en croquant un bout en regardant Mélusine. Elle lui tendit le reste.

La sorcière ne paraissait pas blessée, conclut-elle après une brève analyse de son corps. Bien. Elle n’était pas là pour lui faire du mal ; elle était là parce qu’elle avait voulu être seule. Raté. Les centaures la détesteraient définitivement, maintenant. D’ailleurs, parlant de ces derniers, il était surprenant qu’ils ne viennent pas chercher qui était à l’origine de l’explosion. Peut-être penseraient-ils qu’un Mute des camps en était à l’origine. Elle grinça des dents. « I’m fine. », dit-elle finalement, entre ses dents. Lâchant un soupir, elle dégagea une mèche de cheveux de son visage, et observa leurs alentours, cherchant à savoir dans quelle partie de la Forêt elles se trouvaient. « Are you ? Fine, I mean ? I know that you’re in constant contact with magical instability, but I’ve been known to … well, kill people. » A nouveau, elle grimaça. A jamais l’image de ce corps éclaté contre les murs lui resterait en tête. A jamais, elle se souviendrait de son sang qui avait explosé sur son visage, de sa chair qu’elle avait nettoyé de ses cheveux pendant des heures. Elle eut la nausée. Ah ! On penserait que quelqu’un qui a autant contemplé la mort et le gore serait plus encline à le supporter. On pensait beaucoup de choses sur elle. « We weren’t supposed to meet again. » Ne put-elle s’empêcher de dire, se mordillant la lèvre. « Not like this. Merlin, I could have killed you, or your son. I … You need to leave. Go back to Hogwarts. I’ll be fine. » Elle hocha la tête, comme pour se persuader elle-même de ce fait. « Besides, you’re not supposed to care for me. Leave. Don’t make me ask again. » Elle détourna le regard, alors, incapable de la regarder plus longtemps.

Crack. Derrière elle, une branche venait de craquer, elle sauta sur ses pieds, baguette en main. Paranoïaque, oui, mais elle était si proche d’Hogwarts que c’était nécessaire. Sur ses gardes, elle contourna l’arbre. Elle était encore un peu chancelante, la tête lui tournait parce qu’elle s’était relevée trop vite, mais elle avait combattu dans de pires conditions. C’était un centaure, qui était là, avec un arc tendu et pointé vers elle. Elle montra les dents, animale, la baguette tendue vers lui. « Leave, now, filth ; or else I’ll rip you apart. » Inconsciemment, elle se plaça devant Mélusine, la cachant de la vue du centaure. Elle ne savait pas bien pourquoi elle cherchait à la protéger, soudainement, mais elle n’avait pas le temps d’y réfléchir. Le centaure fit un pas vers elle, et elle réagit violemment, sa baguette s’agitant sans qu’un mot ne franchisse la barrière de ses lèvres. Le premier sort disparut avant d’attendre sa cible, et elle jura entre ses dents. Le centaure n’avait pas fait un pas de plus, les yeux fixés sur elle, et elle n’aimait pas ce qu’elle y voyait. De la pitié. Elle grogna, la colère la gagnant à nouveau. « You’ve got a death wish, beast ! Don’t you know who I am ? » C’était pathétique, se dit-elle, lorsqu’elle tenta de lancer un nouveau sort. Son cœur magique semblait vidé, et à nouveau, la magie s’estompa. Le centaure fit demi-tour, sans être blessé ; et elle, tremblante, laissa un cri s’échapper alors qu’elle tombait à genoux, regardant sa baguette comme un corps étranger, qui ne lui obéissait plus. « Yes, yes, I’ll kill them, those who did this to us. I’ll make them regret it. I’ll make them cry, and scream, and I’ll burn them alive. They’re going to bleed. » Murmura-t-elle furieusement entre ses dents, oubliant totalement la présence de Mélusine, pourtant à quelques pas derrière elle ; oubliant qu’elle pouvait la voir perdre contact avec la réalité, qu’elle pouvait l’entendre. Pouvait-elle les entendre, aussi ? Non, non

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MessageSujet: Re: « Lost Love » — ft. Bellatrix Black   Mer 7 Juin - 22:56

Love Lost
Bellatrix
feat.
Mélusine


 

 



 

 

And in the dark, I can hear your heartbeat I tried to find the sound but then it stopped, and I was in the darkness, so darkness I became. Δ Florence And The Machine

« It’s fine. I know what people think of me, I shouldn’t be surprised. » - Cette phrase, si pleine de sens et lourde de tristesse, résonnait dans la caboche de la blonde, brisant ses os de l’intérieur, faisant trembler la femme qu’elle était, et pire encore, la mère qu’elle tentait d’être. Elle avait du en bouffer, Bellatrix, pour avoir une si basse estime de sa personne. Elle devait en avoir reçu, des regards désapprobateurs de ses parents, de son entourage, pour être ce qu’elle était au fond ; une enfant si mal aimée qu’elle avait du apprendre à survivre en haïssant son prochain tout autant qu’en se faisant haïr. Et, sans savoir si c’était la douleur de l’impact ou celle de ces mots, Mélusine se retournait, s’écartant de cette femme, pour entourer son ventre de ses bras et retenir des larmes qui ne devaient pas être vues ; surtout pas de cette femme qui s’en servirait peut-être pour faire mal, encore et encore, comme elle savait si bien le faire, disait-on. Disait-on. Parce que Mélusine n’avait certes croisé sa route que deux fois, mais elle cherchait encore cette folle dont on parlait tant, cette lunatique qui avait dressé sa réputation à coups d’Impardonnables, à coups de colère et de sang sur tous les champs de batailles qu’elle avait foulés.

Et puis, se fut finalement un rire nerveux, presque agressif, qui éclatait maintenant alors qu’elle s’était rapprochée de l’anglaise. « Non. Non il est avec… I told my brother not to get worried about me. Have you forgotten already, I’m a grown woman… » Les yeux brillants d’humidité se posèrent sur le morceau de chocolat qu’on lui tendait alors, revoyant cette scène dans cet antre cozy et tranquille qui les avait accueillies, bien des semaines plus tôt. Mélusine l’accepta, pourtant, passant la treat entre ses lèvres, pour s’occuper, pour se calmer et pour avoir l’excuse parfaite, surtout, de se détourner de Bellatrix une fois de plus. Elle l’observait, de loin, remarquant la fatigue qui tirait ses traits, tout autant que sa constance à être mal en point. La française ne put s’empêcher de sourire tristement, espérant en silence qu’un jour, elles se verraient dans d’autres circonstances, sans être en danger, sans être sur le qui-vive ou pliées en deux. Bellatrix semblait être de ceux qui ne se reposent jamais, de ceux qui ne dorment jamais vraiment, de peur que tout se brise autour d’eux s’ils prennent le moindre répit, s’ils prennent juste le temps de respirer et de ne penser qu’à eux, l’espace d’un instant. « I’m fine… See ? » - Finissant son morceau de chocolat, Mélusine fit un tour sur elle-même, pour appuyer ses mots – « I’ll have some bruises, but I’ll live, Bellatrix. » Le prénom glissait trop facilement dans la bouche de la française pour qu’elle se prive de le dire. Elle aimait le dire, aimait s’entendre le dire, aussi, aussi étrange que cela puisse être et quand bien même l’intéressée lui avait conseillé de ne plus le faire. « Stop that, Bellatrix. My son and I are fine. Don’t blame yourself for something you didn’t mean to do. Stop wallowing in self-pity, you don’t deserve that. And it doesn't suit you. » La voix forte, le corps lourd, Mélusine se laissa choir au sol, à quelques pas de la brune. « I won’t leave you here. » - elle soupira, ramenant ses genoux contre elle – « Is it that difficult to accept, dear, me caring for you ? » D’un mouvement brusque, Bellatrix se releva alors, faisant barrière entre une chose que Mélusine n’avait pas encore vu et la française. Si elle avait pu admirer le mouvement plus longuement, la blonde aurait pris plaisir à voir se corps se tendre, se déplier et jaillir comme un ressort porté à la vie par l’éclat d’un élan. Ah… Ce devait être quelque chose à voir, une Bellatrix qui se battait, pour sa vie et pour celle des siens. L’imitant finalement, la de Valmont se releva – bien plus lentement – et se glissa derrière la brune, jetant sur le Centaure un regard qui n’avait rien de menaçant, mais rien d’accueillant non plus. Elle lui en voulait, d’être arrivé à ce moment là, d’ailleurs…

D’un œil presque tendre, Mélusine regardait Bellatrix faire appel à une magie qui n’avait plus rien de familier et qui semblait plus capricieuse encore qu’un gamin à Noël. Tout se passa vite – trop vite – et déjà l’intrus les quittait, laissant derrière lui une Phoenix désemparée et une fugitive esseulée, perdue dans les méandres d’une psyché défaillante et instable. Un cri déchira l’opaque ambiance qui les berçait, et lentement, Mélusine s’agenouilla aux côtés de l’anglaise. Elle parlait, seule, murmurant des promesses à qui voulait bien les entendre, recroquevillée sur le sol comme ces croyants qui imploraient les faveurs des Dieux. « … Bellatrix. » Sa dextre glissant contre la colonne vertébrale de l’anglaise, Mélusine procédait avec une lenteur presque religieuse, pour ne pas la brusquer, pour ne pas violer son intimité avec les démons qu’elle semblait chasser. « Bellatrix, dear… Tell me… » - la gorge nouée par l’émotion, Mélusine n’avait plus confiance en sa voix – « Dis moi… Dis moi ce qu’ils t’ont fait… » Elle avait murmuré, respectant le sanctuaire qui les entourait. La nuit aurait pu tomber et le vent se lever, Mélusine se voyait mal laisser Bellatrix ainsi, surtout dans cet état. Elle était donc là, la folle qui hantaient les nouvelles comptines pour enfants. Sa poigne, plus ferme et plus pressante, se referma sur une épaule tremblante pour la tirer en arrière, sans trop de force. « Come here. » Elle se souvint des presque derniers mots de l’anglaise, alors « Blacks don’t cuddle. » et, fit elle aussi des promesses à qui voulait bien les entendre ; la française, si bonne, si généreuse, se promit de changer ça, même si – et elle en était sûre – cela ne se ferait pas sans accrocs. « Come here. » Au diable les « on dit » et autres foutaises. Au delà de la réputation, au delà des masques et des rôles qu’elles avaient dans la guerre qui grondait, Mélusine avait envie de connaître, de voir la femme, la vraie, celle qui se cachait sous ces corsets, sous les jurons, les cris de rage et les menaces. Et tant pis si elle n’en tirait rien, dans le fond. Si l'on connaissait Bellatrix la Folle, alors Mélusine serait l’Inconsciente.
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MessageSujet: Re: « Lost Love » — ft. Bellatrix Black   Jeu 8 Juin - 17:03



 
Lost love
(prudhomme) ▽ Et vous, plus malheureux en vos tendres langueurs

Par de plus grands désirs et des formes plus belles,

Amants que le baiser force à crier : « Je meurs ! »

Vos bras sont las avant d’avoir mêlé vos coeurs,

Et vos lèvres n’ont pu que se brûler entre elles.



Elle était perdue ; perdue dans sa tête, perdue dans un monde où elle n’était pas devenue inutile, où sa magie lui répondait comme au premier jour. Elle avait été brillante, ces deux premières années à Hogwarts. En tête de sa promotion elle était en voie d’être appelée la plus douée de son âge. Et puis cet été était arrivé, et elle était devenue cette chose, sans pouvoir en comprendre la raison. Avant St Mungo’s, elle ne se souvenait de rien, comme les autres. Elle avait des impressions, des sentiments de malaise, et parfois, son corps, comme par réflexe, cherchait à se protéger d’un traumatisme ; mais elle ne se souvenait pas. Pendant toute sa scolarité, elle s’était demandée pourquoi elle était comme ça, et pourquoi elle était la seule à réagir ainsi. Pomfrey n’avait pas eu la réponse, pas plus que Dumbledore ou McGonagall. Mais elle avait lutté, lutté pour ne pas être cet être pathétique ; elle s’était concentrée jusqu’à la migraine, avait forcé son corps jusqu’à la limite, et avait poussé son esprit – peut-être trop loin. Les années passées à se contrôler l’avaient épuisée, petit à petit, et elle était fatiguée. Terriblement fatiguée. Et pourtant, elle n’avait pas le loisir de s’arrêter, pas maintenant.



La main de Mélusine contre son dos ne la fit qu’à peine réagir. Il y avait sa voix, qui cherchait à se frayer un chemin dans son esprit embourbé, et son corps qui réagissait sans son autorisation, cherchant le réconfort offert si librement par la française. C’était déstabilisant, d’être le sujet des affections de cette femme – des affections de quelqu’un en général – et Bellatrix ne pouvait retenir son mouvement de soulagement. Elle aurait voulu que quelqu’un porte son fardeau, au moins une seconde ; que quelqu’un protège sa sœur, et la protège elle, même si ce n’était que pendant une minute. Et pourquoi pas laisser à Mélusine le soin de la rattraper, rien qu’une fois, alors qu’elle tombait inlassablement vers le sol. Sa baguette tomba par terre, et elle ne fit pas un geste pour la rattraper. Elle était courbée en deux, repliée sur elle-même, et pourtant elle ne cherchait pas à échapper à cette main qui caressait son dos. Elle était chaude, cette main, elle était rassurante, et Bellatrix la détestait autant qu’elle l’adulait. Elle la rendait faible, cette main ; mais l’aînée des Black était trop fatiguée pour lutter.



Elle était perdue au milieu des voix, cependant, de la cacophonie qui l’empêchait de se concentrer. Ces voix qui appelaient au carnage, au meurtre, au sang, ces voix qui prétendaient la défendre, mais qui rendait impossible pour elle toute tentative de se concentrer. Ces voix étaient cruelles, mais elle ne pouvait ne pas les entendre. Chaque murmure vicieux, chaque exclamation de colère accaparaient son esprit, et elle avait la vision trouble, ses sens étouffés jusqu’à la perte de perception. Mais il y avait toujours cette main, contre son dos, puis une autre, qui lui saisissait l’épaule, et qui l’attirait lentement en arrière. Les mots de Mélusine atteignirent enfin son cerveau, et elle prit une soudaine inspiration, résistant l’espace d’un instant à son étreinte forcée, avant de s’y laisser tomber, épuisée. Elle s’accrochait à un bras de Mélusine, honteuse de sa propre faiblesse, et elle cherchait à cacher son visage dans l’épaule de la française, ses cheveux en bataille venant rajouter à sa modestie. Elle ne s’était laissé voir dans des états de vulnérabilité pareils que par ses sœurs, et Decima. C’était nouveau, de laisser autant de pouvoir à quelqu’un sur elle, de ne plus se cacher, au moins pendant un instant. « I’m so tired … » Murmura-t-elle alors, à moitié étouffée par cette épaule puissante, qui la rassurait autant qu’elle l’effrayait.



C’était étrange, le pouvoir qu’avait cette femme sur elle. Pour la deuxième fois, Bellatrix n’arrivait pas à refaire ses murs, elle n’arrivait pas à se fermer et bloquer ses émotions. Elle était vulnérable, terriblement vulnérable, et elle s’en fichait. Elle s’accrochait à elle, presque désespérément, incapable de prendre ses distances, et de partir. Elle voulait se reposer, encore une seconde, mais les questions de Mélusine la touchèrent en plein cœur, et elle avait envie d’y répondre. Elle n’en avait jamais parlé en profondeur, pas vraiment. Narcissa savait peu de choses, et Decima encore moins. De son enfermement, elle avait tout gardé pour elle, pour protéger ceux à qui elle tenait le plus ; ne voulant pas les blesser en leur exposant cette réalité dérangeante. Mais Mélusine … Elle n’avait pas ces prétentions. Elle ne la connaissait pas, pas vraiment, et elle pourrait le lui faire payer, oui mais … Bellatrix avait envie d’y croire. « I’ll tell you … I’ll tell you but you have to swear … You can’t talk about it to the Order, not to Minerva, not to … my sister. » Elle ne bougea pas de l’étreinte de cette femme, se reposant contre son épaule, humant son odeur qui la calmait malgré elle. « For the longest time, I couldn’t remember. I had … feelings, as if my body remembered but not my brain. I was thirteen when they took me. »



Elle fut silencieuse pendant un long moment, la lèvre mordue et l’attention fixée sur le silence de la Forêt. Il n’y avait pas de bruits d’animaux, comme s’ils respectaient leur intimité, comme s’ils savaient que ce moment était important et que Bellatrix avait besoin, terriblement, de partager son fardeau avec quelqu’un qui, elle l’espérait, n’attendait rien d’elle. Quelqu’un qui ne la connaissait pas, et qui semblait ne pas vouloir la juger sur ce qu’elle paraissait être, sur sa réputation. « I disappeared for that whole summer. When I came back, I couldn’t control anything anymore, and I was afraid. I couldn’t remember, and my parents had barely looked for me. But then I … Something happened, unrestrained magic, and my father started teaching me Occlumency. » Elle déglutit, les yeux perdus dans le vague alors qu’elle caressait distraitement la peau du dos de la main de Mélusine, le contact son seul repère dans ce récit qui la blessait. « After that, everything was just so difficult. Still is. The simplest spell is a challenge, and yet I can accomplish magic I never dreamed of. » Elle secoua la tête, avant de faire peser sa joue contre l’épaule de la jeune femme, se serrant inconsciemment contre elle. « I remembered because of St Mungo’s. I had … I had an accident, and there was … Andromeda, and she left me to rot there. Narcissa got me out, eventually, but the damage was done. Suddenly I could remember everything, expect those monsters’ faces. » Elle ferma les yeux, une larme solitaire glissant le long de sa joue. Il fallait qu’elle finisse. Elle savait qu’elle avait laissé de nombreux détails de côté, mais elle ne pouvait pas tout dire, pas encore. « Everything they did to me, I live again every night. The electricity was the worst. I think … I think they were trying to steal my magic. » Elle eut un rire, rempli d’amertume. « Filthy rats. I can’t … I don’t sleep, because of them. I am … I’m just so tired, Mélusine. I don’t what to do, or how to find them. » Elle soupira, longuement. Ses yeux restaient fermés, et la fatigue était présente, terriblement présente. Elle aurait pu s’endormir, peut-être, dans les bras de la française. Il y avait longtemps qu’elle ne s’était pas sentie autant en sécurité.



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MessageSujet: Re: « Lost Love » — ft. Bellatrix Black   Mer 14 Juin - 19:08

Love Lost
Bellatrix
feat.
Mélusine


 

 



 

 

And in the dark, I can hear your heartbeat I tried to find the sound but then it stopped, and I was in the darkness, so darkness I became. Δ Florence And The Machine

Les pleurs, les cris, Mélusine n’avait eu de cesse de les entendre, parfois des nuits durant, dans le château que l’Order gardait maintenant presque jalousement. Et, si elle s’était plus ou moins habituée à ceux des enfants – ceux de son fils, surtout, dirons-nous – il n’était pourtant pas difficile d’imaginer à quel point ceux des adultes pouvaient rendre impuissant le gaillard des soldats, ou la plus chevronnée des mamans. Or, dans l’écrin de verdure qui enveloppait Mélusine et l’ainée des Black, la française n’avait aucune idée de quoi faire, ni de comment se comporter avec cette étrangère, cette presque inconnue que son être semblait pourtant vouloir protéger de tout, coute que coute. Oh, l’anglaise ne pleurait pas, non, mais ce n’était pas nécessaire pour que Mélusine comprenne le mal-être qui entravait ses tripes et la solitude qui lui bouffait les entrailles. Et elle aurait tant voulu pouvoir faire plus, Mélusine, elle aurait tant voulu pouvoir l’emmener, loin d’ici, loin de ces horreurs et de ses démons, pour la consoler et faire disparaître les monstres qui dansaient dans ses pupilles fatiguées. Bellatrix avait l’air résigné, résignée à son sort comme le condamné qui attend, presque avec impatience, que le couperet tombe enfin pour mettre un terme à une existence de misère et de douleurs.

Que pouvait-elle bien faire, la française, pour cet être qui hurlait à l’aide mais qui refuserait bien, tôt ou tard, de prendre la main tendue ? Car elle ne se faisait pas d’illusion, Mélusine, elle savait, elle sentait que Bellatrix finirait par placarder son masque, indifférent et cruel, sur ses jolis, si jolis traits… Une foule, le pays entier aurait pu pleurer et hurler sa douleur, Mélusine n’aurait pas trouvé ça plus triste ou plus misérable que ce qu’elle voyait maintenant ; Bellatrix, cette femme aux milles facettes, cette femme à la cruauté sans bornes n’était plus que le plus triste des enfants, pelotonné au creux d’une étreinte qu’elle n’avait peut-être jamais reçue auparavant. Ah ! Et voilà que Mélusine avait envie de pleurer, envie de la secouer et de la protéger de tout, et surtout d‘elle-même. Elle resserrait son étreinte autour d’un corps frêle le berçant avec une délicatesse mesurée, comme si elle craignait de faire mal à ce petit moineau incapable de voler, portant sur son dos ses ailes brisées, son fardeau que personne ne semblait prendre en considération. Maternellement, Mélusine s’était même laissée aller à embrasser la tempe de la jeune femme, pour l’encourager, pour lui dire, sans un mot, qu’elle comprenait, peut-être, ou qu’elle était juste là, tout simplement. Et puis, ce fut sa voix, rocailleuse, caverneuse, qui vint apaiser l’anglaise. « I swear, dear… I swear I won’t tell a soul. » Incapable d’en dire plus, Mélusine laissa Bellatrix lui conter le chapitre le plus sombre – du moins le supposait-elle – de son enfance, ou de sa vie entière.

La française lui laissa tout le temps dont elle avait besoin, continuant de la bercer, caressant parfois la caboche posée contre son épaule, se hasardant aussi à ponctuer le récit de baisers contre le brun de sa chevelure. Elle ne pouvait rien dire, dans le fond, rien faire de plus, Mélusine et ça la rendait malade. Thirteen. Elle n’imaginait pas que l’on puisse endurer autant, en étant si jeune. Et pourtant, cette femme, cruelle et instable, avait réussi, malgré tout, à se tenir encore debout quand bien d’autres se seraient laissés dépérir. Bellatrix, plutôt que folle ou cruelle, semblait brisée et fragile, aux yeux de la française. Rien d’étonnant, suite à ça, que la jeune femme paraisse si paranoïaque, si désespérée ou encore si fatiguée. La de Valmont ressentait, plus encore maintenant que jamais, l’irrépressible envie de protéger cette femme bafouée. Sous le masque que Bellatrix portait avec une constance quasi religieuse, Mélusine commençait à voir, presque au grand jour, les brèches et les fêlures qui se dessinaient sur cet être que rien, jusque là, n’avait pu sauver.

Et pourtant, il fallait parler, maintenant, parler et avoir des réponses, encore et toujours. « So that’s why you killed your Lord then ? Because he wouldn’t belive you and because revealing ourselves to the Muggle World would’ve been a disaster ? » Elle murmurait, précautionneuse, caressant les boucles capricieuses de l’anglaise. « You did well Bellatrix, you did so well dear. » Elle resserra son étreinte autour de la jeune femme, retenant un soubresaut alors qu’elle avait encre tant à dire. « You are so strong, Bellatrix and no one seem to see how resilient you are… » Derrière ses compliments, pourtant, Mélusine se gardait bien de prendre la défense d’Andromeda ; la jeune sorcière devait avoir eu une excuse pour ne pas venir en aide à son aînée. Et il paraissait évident que Bellatrix n’était pas prête à entendre ça, ou tout simplement pas en assez bonne posture pour accepter que l’on déresponsabilise Andy’ sous son nez.

« Are you trying to find them, Bellatrix ? Those who tortured you ? » - un soupir discret, une respiration presque douloureuse – « What if… What if I helped you ? I know the Muggle World, I could… Go there and seek some informations for you ? » Ses paroles, lancées à l’aveuglette, n’étaient pourtant pas vides de sens ou d’engagement ; elle ne savait pas encore jusqu’à quel point elle pourrait l’aider, mais faisant fi de l’étendard sous lequel elle luttait, dans cette guerre, elle ne pouvait consentir à laisser Bellatrix se battre, seule, contre ses démons en blouse blanche.

S’étirant légèrement, Mélusine serra un peu plus l’anglaise contre elle, l’angle de leur étreinte considérablement changé : assise en tailleur, la française avait littéralement attirée l’anglaise sur ses genoux, ne cessant jamais de l’entourer de ses bras, ni de caresser, de temps à autre, ses cheveux lâchés qui ne manquaient pas de rehausser sa ressemblance avec une autre Phoenix avec laquelle elle partageait son sang. « Do you want to sleep, dear ? » Si elle s’écoutait, elle l’aurait endormie sans plus de cérémonie, mais, deal avec Bellatrix imposait que l’on prenne quelques – immenses – pincettes. « I told you before : you can trust me, I can be a great friend and I know how to keep secrets, Bellatrix… » Sa voix plus assurée et presque maternellement autoritaire, Mélusine reprenait ses esprits, prête, s’il eut été nécessaire de le faire – d’argue avec la fugitive et de la forcer à se reposer. « Ask me anything dear, and I’ll help you… Just tell me what do you need. » Ah ! Si l’on avait prédit qu’un Phoenix voudrait bien venir en aide à Bellatrix Black, l’on aurait pu se demander ce qui avait bien pu lui prendre. Pourtant, il n’y avait rien de bien compliqué, dans le fond ; Mélusine, âme charitable, mère aimante, voyait bien plus en cette femme que la simple folle que l’on ne cessait de dépeindre. Dans ses bras, lovée, elle devinait aisément la jeune fille de treize ans, implorer qu’on lui offre l’attention et l’amour que n’importe quel enfant attend. Alors, même plus de vingt années plus tard, Mélusine se plierait à l’exercice, espérant qu’elle ne soit pas arrivée trop tard. Certains la dirait bonne, d’autres, désespérément optimiste.
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Patronus : Her magic is too unstable to produce any kind of patronus, and even if she could, her mind is too broken to find the will or the power.
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MessageSujet: Re: « Lost Love » — ft. Bellatrix Black   Jeu 15 Juin - 12:30



Lost love
(prudhomme) ▽ Et vous, plus malheureux en vos tendres langueurs

Par de plus grands désirs et des formes plus belles,

Amants que le baiser force à crier : « Je meurs ! »

Vos bras sont las avant d’avoir mêlé vos coeurs,

Et vos lèvres n’ont pu que se brûler entre elles.



Elle n’avait jamais connu une étreinte pareille. Les bras qui l’entouraient étaient forts, et chaque baiser déposé sur son front lui arrachait un frisson. Bellatrix n’avait jamais été tactile. Trop souvent, pendant son enfance, son père s’était permis de la toucher, assez pour lui faire comprendre que son corps n’était pas le sien, et qu’il servirait un jour de monnaie d’échange. Plus tard, c’était le Dark Lord, qui l’avait touchée, et si elle n’avait pas détesté le contact, elle ne savait que trop bien ce qu’il représentait. Cela n’avait pas importé, pourtant, car l’homme, plus que son corps, possédait déjà son âme. Rodolphus, pendant un temps, avait pensé qu’il pouvait la posséder, et que comme Cygnus lui avait vendu, elle était à lui. Grave erreur, qu’il n’avait su répéter plus que quelques fois. Lorsqu’il l’avait possédée, ce n’avait été que son corps, et elle n’avait accepté ses doigts contre ses hanches que dans l’optique d’un héritier, d’un devoir conjugal qui l’étouffait, et qui la dégoûtait. L’héritier ne vint jamais, et alors que Bellatrix devenait violente, Rodolphus abandonna ses prétentions. Enfin, ce fut ces sorciers à St Mungo’s, qui prenaient un plaisir particulier à toucher sa peau, à la manipuler, et à chercher à établir sur elle une dominance qu’elle n’accepta jamais.



Il y avait eu Narcissa, pourtant, Narcissa sans qui elle n’imaginait pas vivre. Sa sœur, son roc, qui l’avait étreinte, avec l’amour d’une sœur, et la douceur d’une mère. Bellatrix ne supportait plus la toucher, malgré tout, honteuse de ce qu’elle était devenue, honteuse de ce qu’elle avait fait subir à sa sœur adorée. Decima, pendant un temps, avait partagé ses étreintes ; mais le souvenir était amer et teinté de trahison. Andromeda, enfin, Andromeda à qui elle ne songeait plus, à qui elle n’osait plus songer. La honte, dévorante, se mêlait à la haine, si bien qu’elle ne savait plus quel sentiment ressentir.



Et il y avait Mélusine, là, dans cette forêt, qui l’étreignait sans rien attendre en retour. C’était étrange, cette sensation ; se dire que quelque part, quelqu’un pouvait montrer de la gentillesse par simple bonté de cœur. Que l’on puisse être aimant without expectations. Bellatrix n’avait pas l’habitude, et elle avait du mal à y croire. Et pourtant, la Française, inébranlable, ne cessait de la serrer dans ses bras, et pour la première fois depuis longtemps, Bellatrix se sentit à l’aise avec ce contact humain. Assez pour ne pas souhaiter que cela cesse, assez pour apprécier la chaleur de son corps et la douceur de son parfum, assez pour être honteuse de ses inclinaisons, sans pour autant parvenir à s’arracher de ses attentions. Bellatrix trembla, et la voix douce de Mélusine résonna dans le silence. Elle eut envie de pleurer, soudainement, mais Blacks don’t cry ; alors elle grinça des dents, et s’agrippa au tissu recouvrant le dos de la française. La main caressait ses boucles brunes, and she took a shuddering breath, fermant les yeux, comme pour s’imaginer ailleurs.



Elle ne voulait pas écouter Mélusine, et pourtant ses mots atteignirent son âme, et elle eut un sursaut. Elle lui avait déjà dit, lors de leur précédente rencontre, que la mort de Voldemort avait été une bonne chose, et qu’elle avait bien fait de mettre fin à ses jours ; l’Anglaise n’arriverait pas à y croire. Chaque jour, elle se demandait si elle avait bien fait, chaque jour elle doutait de sa santé mentale, et chaque jour, elle s’en voulait pour ce geste impardonnable. Il lui suffisait de regarder l’un des Mutes qu’elle avait en captivité, pour se rappeler que c’était nécessaire. La réalité de leur condition était presque insurmontable, et le déni qui entourait son cœur était profond ; mais elle savait que la mort de son Maître avait été la seule solution. Elle n’en doutait pas, si le Dark Lord avait attaqué les moldus de plein fouet, ils ne seraient plus là aujourd’hui ; ils seraient en guerre, ou alors morts, ils seraient enfermés et traités, à nouveau, comme des rats de laboratoire. C’était un risque qu’elle refusait de prendre. Alors, elle se laissa persuader. Elle hocha la tête, charmée par la quiet conviction de la Française.



I am weak, though, pensa-t-elle alors, et elle voulait rire, sans en avoir la force. Elle était faible, réfugiée dans les bras d’une inconnue comme un enfant ayant peur de l’orage. Elle ne dit rien. Les yeux grands ouverts, elle fixait l’étendue de la forêt sans la voir. Elles étaient seules, c’était étrange. Il n’y avait pas un bruit, autour d’elle, seulement la pluie qui commençait à tomber, sans les atteindre. La végétation était fournie, au-dessus d’elles, les camouflant comme un allié imprévisible. La proposition de Mélusine la fit sourire discrètement, et elle baissa les yeux, soudainement adoucie par cette femme, qui offrait son aide à quelqu’un qui ne la méritait pas. « What do you think my Ouroboros are doing ? » Et il y avait de l’humour dans sa voix, alors, même si elle n’avait pas encore la force, ni l’envie, de se détacher de l’affection si gratuitement offerte. « It was more than torture, Mélusine, they were studying me. I don’t understand all that they did, but they were … I believe muggles call them, scientists. » Dit-elle alors, doucement, presque dans un murmure. Pour se distraire, ses doigts traçaient des cercles dans le dos de la Française. Elle appréciait la sensation du tissu sous ses doigts, et elle soupira doucement. « I’d be a fool to refuse your help. Soon, this will concern us all. I doubt they will stop at kidnapping us. » Elle fut silencieuse un long moment, alors, réfléchissant à ses prochaines paroles. « My master was too proud to recognize the threat. He said I was afraid, but … Merlin, I’ve seen what they can do. Quite like rats, they surpass us in numbers. » Elle se tut alors, se mordant les lèvres. Ah! Quelle ironie ! Qui pourrait imaginer que quelqu’un comme Bellatrix, fervente défenseuse des guerres de sang, pourrait un jour admettre que les moldus étaient dangereux. Peut-être le Dark Lord avait-il eu raison de se moquer.



Mélusine bougea, et Bellatrix, sans trop savoir pourquoi, suivit le mouvement. Elle était à moitié installée sur la Française, à présent, et leur proximité la fit soudainement rougir. Elle semblait réaliser le caractère compromettant de leur situation, et pourtant elle n’avait pas l’âme à se détacher de la jeune femme. Les caresses n’avaient pas cessé, et Bellatrix se trouvait bercée par leur constance, incapable de garder les yeux ouverts plus longtemps. Malgré la colère qui ne cessait de vibrer dans ses veines, son rythme cardiaque était lent, et la fatigue semblait endormir ses membres un à un. Pour autant, elle était que trop consciente que le corps de la Française était pressé contre le sien, et elle faisait tout pour ne pas se braquer sur la sensation de sa poitrine, agréablement pressée contre la sienne. Ici, entre ses bras, l’Anglaise ne parvenait plus à construire ses masques, et la honte d’une telle obsession lui fit brûler les joues. « You’re wasting your time with me. », dit-elle en guise de réponse. Il lui semblait que Mélusine la traitait comme un objet fragile, quelqu’un qui avait passé tellement de temps à chercher se relever seule qu’elle en avait oublié que l’on pouvait accepter la main tendue. Hopeless., murmura son esprit, le traître entouré de tant de murmures.



« I’ll never be who you want me to be. » continua-t-elle, comme si elle connaissait les aspirations de la Française. Il lui fallait savoir, pourtant, que Bellatrix n’était pas un chiot sans défense. Il lui fallait savoir que quelques minutes passées dans son étreinte, aussi agréable fût-elle, ne suffiraient pas à la transformer, à la rendre meilleure. « You know what I’ll do when I find them ? » Son ton était devenu dur, et elle se détacha alors, fixant enfin la jeune femme avec un regard orageux, trouble. Elle n’avait nul doute que la Française fût au courant de ses penchants plus sanguinaires, mais c’était la réalité de qui elle était – et Mélusine ne semblait pas la voir. « I’ll skin them alive. I’ll tear the flesh from their bones, and I’ll feed them to the dogs until they die a horrible, painful death. » Ses yeux étaient noirs, à présent, et distants, comme si elle vivait l’explication dans sa tête. Elle eut un sourire sinister. « This is who I am, Mélusine. I’m not kind, I’m not sweet. I’m volatile, and violent, and the longer you stay near me, the more chances you have of getting hurt. » Ses mots étaient froids, durs, mais elle ne pouvait épargner cette réalité à la Française, plus maintenant. « Do you still want to save me now ? Are you willing to die trying ? »



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MessageSujet: Re: « Lost Love » — ft. Bellatrix Black   Ven 16 Juin - 20:48

Love Lost
Bellatrix
feat.
Mélusine


 

 



 

 

And in the dark, I can hear your heartbeat I tried to find the sound but then it stopped, and I was in the darkness, so darkness I became. Δ Florence And The Machine

Bien souvent, Mélusine s’était retrouvée dans la même position que Bellatrix ; dans les bras de son frère ainé, elle avait versé des larmes de frustration ou cherché, le plus souvent, un réconfort et une sécurité qu’elle n’avait que trop rarement trouvés ailleurs. Aussi, il lui avait été facile de faire de même, avec son fils d’abord, ou encore en ce moment même, alors que l’autre sorcière semblait avoir besoin d’une étreinte rassurante et reposante, peut-être. Le geste lui semblait anodin, tout à fait innocent et jamais, malgré l’âge ou la réputation de la Black, elle n’aurait eu la moindre hésitation. La française s’était toujours dit que les gens se scindaient en deux catégories : ceux qui, par manque d’affection reproduisent et reste enfermés dans un schéma vicieux, et ceux, comme elle, qui brisent le cercle et offrent ce qu’il n’ont jamais vraiment reçu dans leur enfance. La de Valmont donnait, toujours, et s’était juré, dès les premiers jours de son fils, qu’il ne manquerait jamais d’affection, tout autant qu’elle en donnerait à ceux qui en auraient besoin.

Alors, c’était une évidence, pour elle, d’enlacer la Black et de panser, superficiellement, les blessures de la jeune femme. La guerre ? Mélusine se battrait bien à coups de câlins, si elle le pouvait. Mais, aussi naïve qu’elle était, elle ne savait que trop bien que c’était impossible, aujourd’hui, et que les armes qui devraient être utilisées seraient plus dangereuses et autrement plus mortelles… Elle ne doutait pas, pourtant, que la guérison de leur monde résidait en une éducation plus ouverte et en un changement drastique des mœurs de leur société. Et… Il était bien évident qu’il était trop tard, bien trop tard pour « redresser » Bellatrix et lui faire oublier les années d’une éducation stricte, obsolète et tout à fait méprisable. Tant pis, cela n’empêcherait pas la française d’essayer, si elle en avait l’occasion. Et il lui semblait, finalement, que le moldus avaient un esprit plus ouvert et une tolérance bien plus notable que celles de Sang-Purs de leur monde. Quoique… « Scientists ? Oh… Well. Muggles are quit smart and strong-minded. » - cela commençait mal, mais il fallait bien que Bellatrix comprenne, non ? – « Don’t get me wrong, I don’t excuse them for what they did to you, or to the others… But that’s who they are. When they can’t explain something, they seek for answers and sometimes… It goes too far. » Elle soupira alors, les yeux perdus dans le vide, fixés sur un point de l’étendue qui s’offrait devant elles. « They learned how to treat some diseases by… Studying sick people… Maybe we’re just sick, for them ? Or some kind of freaks. » Ses mots, Mélusine savait qu’ils feraient sûrement rager l’anglaise, alors il lui fallait changer d’angle. « Look at you Bellatrix : they couldn’t break you. » Elle lui offrit un sourire timide, avant de rire distraitement. « But those ‘rats’ you call are very strong indeed. They have weapons more powerful than our wands… And your Lord wasn’t as smart as you to understand that. So, you, Bellatrix Black, saved our world after all. » Son rire s’était tu car au fond, qu’y avait-il de risible ?

Ses bras n’avaient pas cessé d’enlacer l’anglaise, même lorsque qu’elle l’avait sentie se raidir contre elle. Ils la couvaient, comme la Madone couve son précieux bambin, se rajustant lorsque Bellatrix semblait s’assoupir légèrement.  Non, ils n’avaient jamais cessé de – dares she say – la ‘câliner’ sans arrière-pensée, même lorsque celle-ci lui fit finalement face pour plonger dans ses iris un regard d’une noirceur qui lui semblait si caractéristique. Mélusine voulu répondre, rétorquer qu’il ne convenait qu’à elle de juger si oui ou non elle faisait bon usage de son temps, mais quelle importance y aurait accordé Bellatrix, de toute façon ? Elle semblait déjà partie dans une conversation, non, dans un monologue dans lequel Mélusine n’avait pas – encore – le droit de parole. Se contentant de regarder le visage de l’anglaise, Mélusine détaillait ses traits, endurcis par la rudesse de sa vie, fatigués, tirés en un masque qui collait trop fort et trop bien à la peau de la jeune femme. Ses yeux, si clairs, si bleus, renfermaient en leur écrin l’ombre d’un orage à la violence sourde et presque affolante. N’importe qui aurait eu peur, n’importe qui aurait tenté de s’éloigner de cette femme, mais ah ! Mélusine n’était pas n’importe qui. Butée, entêtée, acharnée et éternelle optimiste, elle fit ce qui lui semblait, encore une fois, naturel et ce dont on ne se serait sûrement pas attendu : glissant son pouce contre une pommette de l’anglaise, elle se prit à sourire. « I understand, dear. I understand your neef for revenge and I’d say… I would probably react like you if they had hurt my child. I’m not violent but you never know, when someone you love is involved… » Elle la regardait d’un œil serein, contrastant terriblement avec le tumulte qui irisait les yeux de la brune. Puis, mimant un frisson qui lui traversait le corps, Mélusine sourit, le ton légèrement plus léger. « But skin them alive, dear, really ? That would be a huge mess, I wouldn’t be there to clean that up. »

Au fond, elle savait Bellatrix capable du pire, mais elle préférait ne pas y penser. Ou plutôt, elle n’était pas prête à imaginer le tableau qu’elle lui dépeignait. « So… Do you want my help ? I know their world, I’ve been there for quite some time. I can tear informations— » - elle accentua le mot, jetant à Bellatrix un regard entendu. - « off of them. And I could study them too. » Elle avait ensuite ri, légèrement, aussi silencieusement que possible, alors qu’elle s’imaginait Bellatrix et elle, en blouse blanche, penchées sur un moldu effrayé. Sans faillir, elle shush l’anglaise avant de resserrer son étreinte pour lui faire comprendre que rien de ce qu’elle pourrait bien dire arriverait à la faire fuir. Le regard scrutant la cime des arbres, la française écoutait le bruit de l’eau, délicat et subtile, accompagner leur discussion alors que la pluie tentait de percer un passage dans le rideau de feuilles. D’un air distrait, elle continua pourtant : « And what do you think I want ? I don’t plan to change you dear. You are Bellatrix Black and you’re just quite well the way you are. » De nouveau, elle reporta son attention sur la fugitive, ses yeux clairs perçant l’autre d’un regard qui se voulait franc, et dont on ne peut clairement pas douter de la sincérité. « And yet, I’m willing to save you. I’m sure I’ll survive even if you try to persuade me not to do so. »

Son échine fut parcourue d’un long frisson alors que les premières gouttes perlaient sur elles. L’eau, fraiche et aux bienfaits purifiants, s’écrasait en touches délicates sur le visage de Bellatrix. Et la française admirait cette toile vierge, cette scène presque surréaliste où l’anglaise, violente, dangereuse et parfois bestiale, se trouvait là, inerte dans l’étreinte d’une étrangère. Lentement, les yeux de la blonde descendirent sur les traits de l’anglaise, suivant une goutte qui retraçait sa lippe avant de s’évanouir aux coins des lèvres. Ces lèvres, trop pales, ces lèvres qui donnaient envie de les réchauffer… Se raclant la gorge, Mélusine regarda une dernière fois le toit de feuille qui ne les couvait plus. « Do you want to go somewhere else ? You really should take a nap, dear. » Le regard collé sur l’anglaise, Mélusine passa sa main, maternellement, dans ses mèches brunes, pour les replacer, pour chasser, aussi, les gouttes qui s’amoncelaient. « You look dreadful and the world can live without you wandering for a couple of hours. » Un sourire, un clin d’œil et la française espérait que cela suffirait, pour l’instant, à calmer la Black.
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MessageSujet: Re: « Lost Love » — ft. Bellatrix Black   Mar 27 Juin - 18:59



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Et vos lèvres n’ont pu que se brûler entre elles.


La colère avait quitté son être aussi vite qu’elle l’avait prise. Elle avait l’habitude, Bellatrix, d’avoir à faire à de telles sautes d’humeur. Son entourage n’était que trop consciente de ses crises, également, et ils avaient fini par savoir quand est-ce qu’il fallait la laisser tranquille, pour ne pas risquer d’être le dommage collatéral de sa colère. Mélusine ne savait pas, elle. Elle était naïve, inconsciente du danger qu’elle avait en face d’elle. Elle aurait dû le savoir, pourtant : après tout, elle venait d’observer de ses propres yeux les conséquences de la perte de contrôle de Bellatrix, elle avait vu comment une forêt pouvait se faire détruire en un rien de temps. La magie de l’aînée des Black était difficile à contrôler, elle était sauvage, à l’image de celle qui n’en avait plus la maîtrise. Et pourtant, elle restait là, à l’éteindre et à lui sourire, comme s’il n’y avait aucun problème, comme si Bellatrix ne venait pas de lui raconter les détails sordides de sa pensée perverse. Elle ne comprenait pas cette femme, et cela se voyait dans son regard. « You don’t know who I am. » Dit-elle alors sans pouvoir s’en empêcher. Elle soupira, et commença à se détacher de la jeune femme. Lourdement, elle se laissa tomber au sol, et recula jusqu’à s’adosser contre un arbre, sans lâcher la française des yeux. « You don’t know who I am, Mélusine. All you know is what you’ve heard about me. » Il y avait de la tristesse dans sa voix, alors, et elle détourna le regard, entourant son corps de ses membres.

La chaleur de Mélusine lui manquait. C’était la seule chose à laquelle elle pouvait réfléchir, à cet instant, la seule chose qui revenait en tête dans son esprit. Elle se sentait seule, terriblement vide, et les quelques centimètres qui séparaient les deux femmes à présent auraient très bien pu être un océan. Elle ne la regardait pas, mais elle sentait sa présence, elle sentait son regard. Bellatrix soupira. Elle était fatiguée, oui, mais pas assez pour partir, pas assez pour s’arrêter. Elle pensa à son neveu, le joli petit ange, elle pensa au futur qui l’attendait si elle ne parvenait pas à attraper les mandataires de ces expérimentations détestables. Elle ne pouvait pas risquer de le voir souffrir à cause de sa paresse ; elle ne pouvait pas s’autoriser à respirer, pas maintenant. Lorsqu’elle serait recouverte du sang de ses ennemis, là elle dormirait, pas avant.

Les paroles de Mélusine tournaient dans son esprit, et elle releva les yeux vers la jeune femme, vivement. Si lorsqu’elle les avait prononcées la première fois, l’anglaise n’avait pas été capable de l’entendre, à cet instant c’était la seule chose sur laquelle elle pouvait se concentrer. Inconsciemment, elle se redressa, son dos quittant le tronc de l’arbre, même si ses bras ne cessaient d’entourer son ventre. « Do you really believe what you said about them ? That we are a disease to them ? That they’re just curious and so it’s okay to rip us apart ? » A nouveau, elle sentait la colère monter en elle, et elle se mordit la lèvre inférieure violemment. Elle ne pouvait recommencer à s’énerver, c’était trop fatiguant. Ce rollercoaster d’émotions l’épuisaient, et elle se laissa retomber contre l’arbre, presque résignée. « I don’t pretend that I’m better than them. I’ve done my share of terrible deeds. I’ve killed, I’ve tortured, all in the name of our superiority. I don’t regret it. I can’t regret it. » Ses pensées étaient confuses, et elle ne savait pas bien pourquoi elle confessait ça à la jeune femme. Certes, elle lui avait dit qu’elle ne savait pas qui Bellatrix était, mais à force de confessions, Mélusine allait avoir son évaluation facilitée. Et pourtant, l’aînée des Black trouvait que parler à la française était agréable. Relaxant. « I haven’t saved anyone. You want to think I’m selfless, you’re wrong. I want my magic back. I want Narcissa and Draco to be safe. I would burn down the world to achieve that. » Elle inspira, détournant le regard à nouveau. « I could not care less about mudbloods and half-bloods and filthy blood traitors. They can all die. Don’t believe that me killing my Lord has changed my mind. Those are as worthless as muggles. »

Le venin qui quittait ses lèvres était vieux, presque récité. Appris de nombreuses années auparavant, elle n’avait jamais pensé autre chose. Pourquoi devrait-elle ? C’est un mensonge si facile, de ne pas les voir, de ne pas les considérer. Ils ne sont qu’une variable du problème, dont elle se débarrasserait bien. Mais elle n’est pas stupide. La pureté ne mène qu’à la dégénérescence de leurs cellules, elle l’a vu ; elle en est le fier produit. Pourtant, il n’y a pas un monde où elle pourrait s’imaginer s’unir à autre chose qu’un sang pur. Bronwyn est une née moldue, oui, mais elle a su gagner son respect, aussi difficile que cela avait été. Bellatrix avait beau paraître folle, elle était réfléchie : trop intelligente pour rejeter une alliance nécessaire, quoi qu’en disent ses ancêtres. Il fallait faire des sacrifices pendant la guerre ; et ces sangs inférieurs auraient leur place dans la société qu’elle construirait.

Lasse, elle contemplait les arbres, chaque goutte tombant sur elle lui arrachant un nouveau soupir. Ses doigts tripotaient presque nerveusement son corset, et elle était concentrée sur les alentours, soudainement effrayée de se faire prendre. Après tout, au moins une personne savait que Mélusine était ici, et si elle ne savait pas qu’elle était avec elle, elle finirait par s’inquiéter, et partir à sa recherche. La dernière chose que Bellatrix souhaitait était de se retrouver entre les mains de l’Ordre du Phénix. Aussi amusant qu’ennuyer Minerva pouvait être, elle ne voulait pas contempler son visage. Finalement, elle posa ses yeux sur Mélusine. La française était un mystère, pour elle. Toute sa vie, les personnes qu’elle rencontrait avaient souhaité quelque chose : que ce soit son esprit, son corps ou ses capacités, son nom ou sa richesse. Pourtant, il semblait que la jeune femme ne voulait rien, n’attendait rien. Elle souhaitait l’aider, et rien de plus ; l’aînée des Black peinait à y croire. Une nouvelle trahison la briserait ; malgré tout elle ne pouvait s’empêcher de faire confiance à cette femme. « I don’t understand you. I am at your mercy, for the second time, and yet you’re not delivering me to them. You are willingly betraying them, and for what ? To help me ? Because it’s the right thing to do ? » Il y avait du sarcasme dans sa voix, et elle était amère, juste un peu. Cette main tendue, elle voulait la prendre ; mais elle ne pouvait pas. « I may owe a life debt to you, de Valmont, it changes nothing. »



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MessageSujet: Re: « Lost Love » — ft. Bellatrix Black   Mar 18 Juil - 16:22

Love Lost
Bellatrix
feat.
Mélusine


 

 



 

 

And in the dark, I can hear your heartbeat I tried to find the sound but then it stopped, and I was in the darkness, so darkness I became. Δ Florence And The Machine

L’air était déjà frais - malgré sa lourdeur - et Bellatrix s’éloignait maintenant, arrachant à Mélusine cette chaleur bienvenue qu’elle avait appréciée avoir dans ses bras. Elle ne la retint pas, pourtant, préférant la laisser faire, reprendre ses aises plutôt que de risquer un autre éclat de colère. Cette étreinte avait duré étrangement longtemps, alors que la française se doutait que la brune n’était pas du genre à se laisser aller ainsi, ou ne serait-ce qu’à accepter qu’on la touche aussi librement. Elle aurait pourtant voulu que cela dure encore, Mélusine, et elle se sentait maintenant bien inutile, à quelques pas de l’anglaise. Alors, se mettant en tailleur, elle ne la quittait pourtant pas des yeux, laissant sur elle un regard calme et presque amical. Les mots de la fugitive la firent sourire, tristement, et Mélusine pouvait déceler derrière eux une solitude sans borne, l’une de celles que l’on a pas forcément cherchée ni voulue, mais à laquelle on finit par se faire… « Bellatrix. » - le ton avait été assuré, mais doux - « Don’t you get it ? I just want to get to know you. That’s the point, dear. I wish you could let me in. Not because I want to betray you later, not because I want something from you but because I want to see you. Not the sorceress, not the Black descendent, just the lady behind the name and the réputation… » Elle soupirait maintenant, regardant au delà des feuilles qui les recouvraient encore du mieux qu’elles le pouvaient. Les gouttes arrivaient, de plus en plus nombreuses, mais elle n’en tenait clairement pas rigueur ; la pluie ne lui faisait pas peur, et elle appréciait même sa caresse humide.

Elle observa ensuite l’anglaise, sans un mot. Elle voyait derrière son masque haineux la fatigue, la lassitude et le dépit que l’on sait trouver dans ceux qui se battent jusqu’à en oublier de prendre soin d’eux. Elle eut alors une pensée pour Narcissa, pour cette femme forte - au demeurant - qui s’était toujours cachée avec intelligence et parcimonie dans l’ombre des autres. Elle voulut toucher un mot à Bellltrix, mais déjà, l’autre semblait prise d’un doute, prise d’un autre soubresaut de cette colère latente qui ne cessait de vibrer en elle. « We are not a disease to them… We are a bright and big question. They don’t understand us, they don’t understand our magic and they’re scared, terrified by what we possibly could mean. We are a threat. » - elle soupira, se rapprochant elle aussi d’un arbre pour s’y appuyer, restant pourtant face à Bellatrix - « And I never said it was okay to rip us appart dear… It’s just their way to deal with threats. » Elle avait murmuré, posant ses mains ans ses cheveux maintenant mouillés. « And yet we do exactly the same with our Mutes. The Ministry tend to… » - sa voix s’étrangla un instant - « They treat them like muggles treated… »  - elle faillit dire ‘you’, mais elle se retint in extremis - « Whoever they abducted. »

La vérité, froide et crue qui sortait de la bouche de Bellatrix n’avait rien, pourtant, pour effrayer la jeune française. Bien sûr, elle savait, bien sûr elle connaissait la réputation de la jeune femme et elle elle ne savait que trop bien tout ce qu’elle avait pu faire par le passé. Mais elle ne put s’empêcher de la piquer, peut-être un peu trop franchement. « You don’t regret it or you cannot regret it ? Are you affaid it’ll be too much to handle ? Do you still have a conscience, dear ? » Elle avait dit ça sans venin, sans jugement, mais elle avait besoin de savoir si derrière la rage qui dressait la spine de la sorcière se cachait toujours un soupçon d’humanité. Son regard, toujours aussi doux qu’une caresse, n’avait pas quitté celui de la brune alors qu’elle tentait de lui faire comprendre qu’elle ne lui crachait pas au visage, malgré la dureté de ses mots. Puis, le rire d’un oiseau attira son regard au loin, au delà de l’ombre des feuillages, au delà du manteau de pluie qui les couvait encore. Elle avait encore du temps, avant que Nathanaël essaye de la chercher ; elle lui avait demandé deux, deux bonnes heures de solitude avant de tenter quoique ce soit. Elle joignit son rire à celui du volatile alors que les mots de Bellatrix avait brisé le calme de cette forêt. « Oh, I’m sure you keep his principles. You’ve been taught so well by your parents and that Lord of yours after all… » Elle était triste. Parce qu’une telle étroitesse d’esprit lui faisait peur, et parce qu’elle savait pertinemment que Bellatrix était incapable de penser autrement… Et elle ne pouvait s’empêcher de penser à son petit, à son fils, son miracle né de ses étreintes avec un homme qui n’avait pas sa place dans leur monde. Pourtant, dans un coin de sa tête elle se faisait la promesse - une autre, encore une autre faite sur le dos de cette anglaise - d’essayer de lui ouvrir les yeux. « You haven’t seen the Beauty of their world, Bellatrix. Behind the scientists, behind their weapons lies a real beauty if you only wanted to be curious. » Elle avait murmuré, juste soufflé ces mots en espérant peut-être que l’anglaise ne les entende pas. Comment la verrait-elle, si elle savait que Mélusine adorait déambuler dans leurs rues et avait adoré son temps à parcourir leur monde, ou pire encore, qu'elle vivait parmi eux ?

Alors, sans préambule elle se rapprocha de l’autre sorcière et avec des gestes fainéants et peu gracieux, elle s’était traînée vers elle. « Do you want to be at our mercy, dear ? » elle avait chuckle doucement, avant de s’adosser au même arbre que la jeune femme. « Seriously I don’t know. I like you I guess. » - elle rit, se sentant parfaitement ridicule - « Thank God, I couldn’t stand the simple idea of you being soft on me on the battlefields. That could be boring. » Un autre rire, et elle sortit une flasque de sa poche. Elle avait - étrangement - toujours du Firewiskhy sur elle, depuis leur première rencontre. Peut-être parce qu’elle avait l’impression de garder un trop lourd secret, peut-être pour supporter les questions qu’elle se posait constamment, depuis leur rencontre. « Will your sister be concerned again ? I guess she must be pretty worried about you all the time. Be gentle on you dear… You can, you need to take care of yourself. Narcissa and I won’t be there for ever. » Elle s’était glissée dans l’équation sans trop se poser de questions, sans trop s’en rendre compte, finalement. Mais elle n’avait pas le coeur à rectifier le tir ; elle savait déjà qu’elle ferait pareil, si elle la revoyait encore : elle resterait là, et la laisserait partir, encore, quitte à l’accompagner, elle-même. Soupirant doucement, elle la regarda du coin de l’oeil, la flasque quittant ses lippes. « I’m sorry for my son again. I’m sure you’re great with your nephew… » Elle ne comprenait pas encore pourquoi, mais elle avait besoin, viscéralement besoin d’en savoir plus sur Bellatrix, comme pour, peut-être, avoir l’illusion de faire partie de sa vie.
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MessageSujet: Re: « Lost Love » — ft. Bellatrix Black   Mer 19 Juil - 19:53


 
Lost love
(prudhomme) ▽ Et vous, plus malheureux en vos tendres langueurs
Par de plus grands désirs et des formes plus belles,
Amants que le baiser force à crier : « Je meurs ! »
Vos bras sont las avant d’avoir mêlé vos coeurs,
Et vos lèvres n’ont pu que se brûler entre elles.

C’était absurde, vraiment, les mots qui quittaient les lèvres de la Française et qui la frappaient, l’un après l’autre. C’était absurde, et chaque nouvelle parole faisait brûler un feu de plus en plus grand dans les entrailles de Bellatrix. Ses yeux étaient noirs de colère, et son esprit rongé par la démence. Car c’était bien clair, ce que Mélusine laissait flotter entre elles ; cet intérêt étrange qu’elle semblait porter aux moldus, la façon dont elle pouvait dire ce qu’ils pensaient. Ce n’était pas quelqu’un qui devinait, qui spéculait. C’était quelqu’un qui savait et les implications de cette réalité étaient trop importantes pour que Bellatrix ne passe au-dessus. Elle ne savait pas ce qu’elle avait imaginé, lorsqu’elle avait appris que Mélusine était l’une des leurs, une sang-pur. La jeune femme avait été douce – mais Narcissa aussi l’était, et pourtant elle ne s’approchait pas des moldus – et idéaliste ; mais rien n’avait laissé penser qu’elle aurait pu … Non. C’était exactement le genre de choses que Bellatrix refusait de prendre en compte, elle voulait faire comme si elle ne savait rien, comme si de rien était. Elle avait voulu le faire pour sa sœur, pendant si longtemps ; jusqu’à ce qu’elle parte – l’ultime trahison.

Pourtant, les murmures dans sa tête, incessants, malades et vicieux ne lui laissait pas l’oublier. Le sourire de Mélusine ne voulait plus rien dire à ce moment, ni la chaleur de son étreinte. La Française était naïve, terriblement naïve, si elle pensait qu’elle pouvait quasiment avouer être une traître à son sang, sans craindre des représailles de la part de Bellatrix. Ils étaient un danger, répétait son esprit continuellement, une menace ; ils devaient être éliminés, comme elle n’avait pas réussi à le faire avec sa sœur. L’idée de tuer Andromeda lui tordait le ventre, lui perçait le cœur, et c’était la seule chose dont elle était incapable. Pour le reste, elle ne se faisait plus confiance ; elle ne savait plus ce qu’elle pouvait risquer de faire. Le meurtre, la torture, ça ne l’effrayait pas. Elle avait tué de sang-froid, et ça ne l’avait jamais dérangé. Contrairement à ce que disait Mélusine, à ce qu’elle laissait entre. « I am not scared ! » Cracha-t-elle en réponse, la haine comme une ombre sur son visage, le rendant plus laid, plus inquiétant. Elle montrait les dents, forte de sa folie, et elle était bien trop peu consciente pour s’en inquiéter. « Everybody I killed deserved it. Every death brought me closer to my Lord, I shall never regret that. » Et c’était presque tragique, d’être incapable de se render compte de l’horreur de ses paroles.

Bellatrix était persuadée de leur justesse. C’était tout ce qu’elle avait appris, après tout, tout ce qu’on lui avait enseigné. La douleur avant l’amour. Qu’importait sa santé mentale, l’intégrité de son âme, lorsque Voldemort l’avait regardée avec autant de fierté dans ses yeux ? Mais Mélusine l’insultait déjà, lui qui l’avait sauvée d’un homme cruel, qui l’avait libérée et qui lui avait donné un futur. Elle en cria de rage. Elle en tremblait. Il lui fallait user de tout son courage pour ne pas se jeter sur la Française, qui ne semblait pas mesurer le risque de ses paroles, qui ne semblait pas réaliser à quel point la pente sur laquelle elle se tenait était glissante. La folie de Bellatrix n’était pas toujours apparente, mais l’on pouvait la voir dans ses yeux, dans ces moments-là, la façon dont elle était soudainement déconnectée, son regard vide de toute autre chose que la rage, la colère, et la haine. Elle ne voulait pas considérer la tristesse dans la voix de Mélusine, la pitié qui lui donnait envie de mourir alors qu’elle semblait la juger sur des choses qu’elle ne connaissait pas. « You know nothing ! » Ne put-elle s’empêcher de répéter, son ton faussement calme. Sa voix tranchait le silence, et elle serra les dents. « You know nothing of them, how dare you ! » Mais son outrage semblait inutile, et elle montra les dents, animale.

Il y avait une explication au fait que l’on désertait souvent sa présence. Ses ouroboros savaient quand disparaître ; Cissy la première à partir, avec son fils dans les bras. Il y avait cette aura néfaste autour d’elle, la façon dont ses cheveux semblaient craqueler d’énergie. Mélusine ne savait pas, elle se rapprochait d’elle, inconsciente du danger – inconsciente tout court. Une part de Bellatrix, celle qui s’accrochait désespérément à l’idée que la Française puisse être une alliée – une amie – aurait voulu que la brune comprenne et s’écarte tout de suite, avant que Bellatrix ne craque et ne la blesse. Elle avait déjà essayé une fois, lorsqu’elle avait été blessée. Elle avait placé un couteau sous sa gorge, et l’avait menacée. Aujourd’hui, elle était encore plus dangereuse. Et comme son esprit aimait lui rappeler aux pires moments, elle n’avait même pas besoin de magie pour mettre à mort quelqu’un. Elle était sauvage. Alors, quand elle vit la Française rire, puis boire à cette flasque, comme si elles étaient amies – comme si elle ne risquait rien, elle vit rouge. Comment pouvait-elle espérer survivre si elle se comportait de cette façon avec l’aînée des Black ? Sa réputation n’était-elle pas assez faite ? Ne savait-elle pas qu’elle était folle ? Qu’elle n’avait pas besoin d’une raison pour faire du mal à quelqu’un ? Inconsciente, répéta son esprit, comme une insulte.

Lorsqu’elle plaça ses mains contre le cou de Mélusine, se fut sans pensée consciente. Il ne lui fallut qu’une seconde, et ses doigts se refermaient autour de la gorge de la jeune femme, serrant presque désespérément la chair qu’elle sentait sous la pulpe. L’instant d’après, elle basculait sur la Française, et la forçait au sol violemment. Distraitement, elle réalisa que la flasque se vidait lentement au sol, mais elle ne pouvait pas s’en formaliser. Elle sentait les veines battre furieusement contre ses doigts, alors qu’elle serrait de plus en plus fort, chevauchant le corps qui se débattait naturellement. Elle était petite, Bellatrix, plus petite que Mélusine – frêle, même. Mais elle avait une force brute, quelque chose d’insoupçonné qui lui permettait de rester fermement installée sur les hanches de la brune, sans jamais lâcher sa prise. Ses yeux étaient morts mais elle souriait, sinistrement, alors qu’elle étranglait la jeune femme. Bien loin lui semblait la discussion sur Narcissa, sur son neveu, sur le fils de Mélusine. Rien de plus n’importait que voir la vie quitter lentement les yeux de la Française. « You must be mad, underestatimating me like this. » Lui dit-elle alors, presque nonchalamment, comme si elle était en train de faire du thé et non pas de lui couper tout accès d’oxygène. Encore quelques secondes avant qu’elle ne s’évanouisse, pensa-t-elle distraitement ; quelques minutes avant qu’elle meure. « Speaking of them like that and think I wouldn’t know what a filthy blood traitor you are. » Elle montra les dents, alors, furieuse et habitée d’un trouble bien plus grand que l’on pouvait penser. Sans merci, les voix accentuaient sa haine, et elle resserra sa prise. Quelques secondes de plus. « Thinking I wouldn’t kill you where you stand. You’re a hazard to our society. All of you. You deserve to die. Andy deserves to die. » Et ce fut cette mention, rajoutée comme une arrière-pensée, qui la secoua visiblement.

En l’espace d’une seconde, elle s’arracha à Mélusine, et se projeta consciemment en arrière, grimaçant à peine lorsqu’elle heurta le sol. Perdue dans les méandres de son esprit, imperméable à ce qu’il l’entourait, elle se recroquevilla contre le sol, et prit sa tête entre ses mains. « No ! » Murmura-t-elle furieusement, alors que ses doigts s’enfonçaient entre ses lourdes boucles brunes, et s’attaquaient sans merci à son crâne. Elle saignait, peut-être, mais rien n’importait, rien d’autre que la pensée assez choquante pour la sortir de sa transe. « We’re not killing Andy. Not touching Andy. We’ve done enough damage already. » Elle frappait l’une de ses tempes, misérablement, et était incapable de sentir les larmes qui s’écoulaient de ses yeux sans son autorisation. « Leave me alone ! » Cria-t-elle alors, et il était difficile de savoir si elle s’était adressée à son traître esprit, ou à Mélusine.


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MessageSujet: Re: « Lost Love » — ft. Bellatrix Black   Mar 29 Aoû - 17:04

Love Lost
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And in the dark, I can hear your heartbeat I tried to find the sound but then it stopped, and I was in the darkness, so darkness I became. Δ Florence And The Machine

Peut-être y était-elle allée trop fort. Peut-être avait-elle poussé l’anglaise dans des retranchements qu’elle n’était finalement pas prête à affronter. Pourtant, elle aurait pu y penser plus tôt, avant même que les mots n’aient quitté ses lippes où quelques goutes avait trouvé refuge. Elle savait, bien avant de s’être attardée sur le sujet des moldus, qu’elle faisait fausse route. Elle voulait provoquer, comprendre et voir jusqu’où allait la haine de la jeune femme envers eux et elle était servie, finalement. Elle avait assisté, inquiète mais fascinée, à ce brasier qui avait grossi dans les yeux noirs de la Black, assisté à ce corps tendu par la haine comme on tend un arc avant de tirer la flèche mortelle. Et elle aurait du se taire, ne pas continuer sur sa lancée et éteindre, quand elle le pouvait encore, le feu qui brûlait maintenant dans les veines de la fugitive. Et elle en avait décidément trop dit, sur son savoir, sur ses liens avec un monde que Bellatrix rejetait et méprisait. Seulement, si elle le connaissait, elle aurait au moins pu deviner que leurs baguettes, aussi puissantes fussent-elles, n’étaient rien en comparaison avec les armes que les moldus avaient en leur possession…

Mais d’un tout autre côté, l’on pouvait dire la même chose de la française : si seulement elle avait su quels démons dévoraient l’anglaise, elle n’aurait sûrement pas attisé la braise avec autant d’ardeur et se serait sûrement bien gardée de trop en dire sur ce qu’elle savait du monde des non-sorciers. Elle n’avait jamais eu honte de dire qu’elle aimait ce monde, qu’elle en appréciait bien des aspects, mais jamais jusque là n’avait-elle rencontré de radicaliste comme Bellatrix, au fond. Et cette femme était le fléau de leur monde, le cancer de leur société et la plus grosse menace, face à son fils. Son fils, son trésor, son petit, qu’adviendrait-il, si seulement Bellatrix connaissait ses origines ? Elle tremblait maintenant, de le voir à nouveau aux côtés de cette femme.

Et maintenant, la bête rageait, elle montrait encore une fois l’étendue de son aveuglement et de sa folie. Mélusine regardait, inerte, fascinée, affolée, ce monstre jaillir de derrière la beauté de l’anglaise. Ses traits se déformaient encore et l’on devinait à peine l’être humain derrière ce masque de monstruosité. La française, encore naïvement assise près de l’anglaise et sa fiole toujours dans sa main, n’eut pas le temps de réagir ; déjà Bellatrix se jetait sur elle, prête à tuer, la faucheuse, complice de toujours, tapie derrière elle comme pour l’encourager. Elle aurait voulu implorer, lui dire de se calmer, d’ouvrir les yeux, mais si sa propre sœur, si ni Andy ni Narcissa n’avait réussi jusque là, qui était-elle pour prétendre gagner, là où tant d’autres avaient déjà échoué ? Elle se débattait maintenant, fermement maintenue au sol par le corps pourtant bien frêle d’une furie sans conscience. Mélusine étouffait, sous cette poigne vertigineuse et elle tenait les mains de l’anglaise pour tenter, dans un vain effort, de les arracher à sa gorge meurtrie. L’air lui manquait terriblement et déjà, la panique montait ; elle tentait de hurler, de repousser cette femme et son regard, flou, vague mais noir d’une panique elle aussi animale, implorait qu’on lui laisse la vie sauve… Et puis, ce fut ce bout de bois, dur contre son dos, qui lui rappela que la partie n’était pas encore terminée. La blonde ne savait pas combien de temps il lui restait avant de fondre dans l’inconscience, mais elle ne se risqua pas à parier : sa dextre gantée allait déjà chercher son alliée la plus fidèle. Il lui fallait faire n’importe quel sort, le plus petit suffirait, tant qu’elle n’aurait pas besoin de le prononcer, après tout. Bellatrix lui parlait, sans que Mélusine ne comprenne vraiment. Elle crachait son venin, déversait sa haine, encore et encore, ses mains toujours horriblement scellées autour d’une gorge qui ne demandait qu’à respirer.

Les poumons en feu, la tête bientôt dans les vapes, Mélusine sentait les larmes lui monter aux yeux et elle paniquait complétement. Elle avait l’impression d’être une enfant, et ses lèvres tremblaient, murmuraient dans une litanie silencieuse le nom de son frère qu’elle aurait voulu à ses côtés ; lui aurait su la protéger, lui aurait été là pour la sortir de cette situation. Et alors qu’elle pensait s’endormir, Mélusine levait sa baguette pour prononcer un mot, une formule, n’importe laquelle, pour s’extirper de la poigne de l’anglaise. Elle crut un instant y parvenir, alors que la lourdeur du corps assassin s’effaçait déjà et que ses poumons brûlant hurlaient d’une douleur presque agréable, alors qu’elle recommençait à respirer. Portant les mains contre sa gorge, la française reprenait son souffle tant bien que mal, l’exercice entrecoupé de sanglots enfantins. Elle pleurait, elle pleurait et murmurait le nom de son frère alors qu’elle rampait en arrière pour mettre plus de distance entre elle et la fugitive. Si elle en avait eu le cran, elle l’aurait frappé, si elle avait eu cette tendance à la violence, elle aurait répliqué, jeté sur elle des sortilèges pour lui faire oublier la peur, l’effroi qu’elle ressentait encore au fond de ses tripes. Elle se redressait maintenant, prête à reprendre la parole, prête à balancer à Bellatrix des vérités qu’elle ne voudrait sûrement pas entendre. Elle lui aurait dit qu’Andromeda était bien plus heureuse maintenant, loin d’elle et de la folie de ses idéaux, que sa nièce était plus formidable qu’elle ne le serait jamais et qu’elle était bien trop égoïste pour voir que Narcissa devait souffrir dans sa prison dorée. Mais elle toussait, elle toussait et déjà l’autre parlait, seule, répondant à des gens qu’elle seule pouvait peut-être entendre. Aussi, Mélusine se roulait en boule sur le sol, ramenant près de son cœur sa baguette, juste au cas où. Il lui fallait reprendre ses esprits, reprendre de sa contenance, au moins pour pouvoir retourner auprès de son fils.

Les minutes passèrent, uniquement marquées des derniers sanglots de la blonde, des gouttes de la pluie et d’une Bellatrix en pleine conversation… Et pauvre, pauvre Mélusine, femme au grand cœur, femme avenante et passablement stupide, elle rampait maintenant vers elle, vers la femme que tout le monde qualifiait de folle. Elle les comprenait, ô ce qu’elle les comprenait si bien, maintenant. « Bellatrix. » - l’autre ne l’entendait pas, visiblement – « Black, you fucker ! » - elle avait presque hurlé, les joues salies encore lézardées de ses larmes – « Look at you… » Elle lui envoya le premier truc qui lui passa sous la main – un caillou, mind you – et tenta d’attirer son attention. « You neek to leave. You need to leave and I need to find my son and go back where I live, in London. » Elle avait envie de lui foutre une baffe, juste parce qu’elle avait eu peur, juste, aussi, pour qu’elle arrête de parler toute seule et qu’elle l’écoute. « No one will hurt Andy not even you so now pull yourself together and look at me ! » Elle arrivait enfin à sa hauteur et se hissa, assise, près d’elle, la baguette dressée devant elle. « Aguamenti » - première chose qui lui vint en tête, elle se dit qu’un bon seau d’eau au visage la ferait sûrement reprendre ses esprits. « Regarde moi, Black. Tu ressembles à rien. Merde… » - elle soupira, avant qu’un dernier sanglot ne vienne secouer sa poitrine. « You scared the shit out of me. » Elle attrapa les mains de la brune pour arrêter ses gestes brusques, pour qu’elle arrête de se faire mal, encore. Elle ne jurait pas, non, mais elle ne l'avait jamais autant fait que depuis qu'elle avait croisé la route de la Black.

D’un geste brusque, elle se releva, entrainant avec elle le corps encore tendu de Bellatrix. Nul doute qu’on les aurait entendues, aussi fallait-il s’éloigner, s’enfoncer encore un peu dans la forêt interdite. « You have to pull yourself back together Black. I can’t stay with you forever and you need to calm down and be gone before dusk. » Elle marchait vite, reniflant légèrement, rageant intérieurement alors qu’elle se sentait peut-être ridicule d’avoir pleuré. « I should hate you. You’re such a fucking mess Bellatrix. » Sans ménagement, elle continuait à l’attirer avec elle, serrant fermement sa baguette au creux de sa main. Elle pensa un instant à sa flasque oubliée, avant de s’arrêter au milieu d’arbres plus imposants encore. Là, elle lâcha enfin l’anglaise, la regardant de cet air maternel qu’elle devait avoir, quand elle grondait son fils. Les bras croisés, les sourcils froncés, elle regardait l’autre se démener contre ses démons. « The muggles may have done that to you, dear, but trust me : your Lord worsened it. » À croire qu’elle n’apprenait jamais de ses leçons, Mélusine sentait qu’il fallait bien une âme assez courageuse pour montrer à cette enfant perdue que son Lord n’était rien d’autre qu’un imbécile sans scrupules.
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Age du Personnage : 34 yo
Particularité : Legilimens and Occlumens, she's mentally ill, result of an explosion of unrestrained magic when she was younger. She is the patient zero, first of the Mutes, the only one who remembers.
Baguette : Walnut, 12 3/4'' long, dragon heartstring core, unyielding. Her wand is an unwanted ally, it doesn't obey her, doesn't want to, but she is utterly lost without it.
Patronus : Her magic is too unstable to produce any kind of patronus, and even if she could, her mind is too broken to find the will or the power.
Epouvantard : A small, white room. A bed. Restrains. Needles and the hum of electricity. People watching her. Every night she's there again, in her dreams, until she wakes up screaming. She doesn't sleep anymore.
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MessageSujet: Re: « Lost Love » — ft. Bellatrix Black   Mar 19 Sep - 11:47


 
Lost love
(prudhomme) ▽ Et vous, plus malheureux en vos tendres langueurs
Par de plus grands désirs et des formes plus belles,
Amants que le baiser force à crier : « Je meurs ! »
Vos bras sont las avant d’avoir mêlé vos coeurs,
Et vos lèvres n’ont pu que se brûler entre elles.


Son esprit était perdu sous les murmures, sous les cris incessants et les pensées morbides, incapable de retrouver son calme et incapable de considérer le monde autour d’elle. Ses mains tremblaient furieusement, et elle pouvait à peine réaliser ce qu’il venait de se passer ; à peine considérer que sa folie avait failli tuer quelqu’un d’autre – à nouveau. La pensée la choquait moins qu’elle aurait dû, pourtant. Bad habits die hard, et un côté bien assumé d’elle-même ne pouvait s’empêcher de considérer que la mort d’un traître à son sang n’était pas quelque chose à pleurer. C’était même quelque chose à souhaiter, à encourager. Malgré tout, une partie de son cerveau refusait cette possibilité – parce que Mélusine n’avait été rien d’autre que parfaite avec elle ; et que Bellatrix, malgré tous ses défauts, restait une femme d’honneur. On n’assassine pas quelqu’un qui vous a sauvé la vie. Alors, l’aînée des Black murmurait furieusement entre ses lèvres, chaque parole prononcée contre un nouveau de ses démons ; fermée au monde autour d’elle. Dans ces moments-là, seule Decima avait réussi à la sortir de sa tête, et sans elle, elle craignait que sa folie ne l’emporte définitivement.

Il y avait d’autres cris, qui parvinrent difficilement à ses oreilles, mais qui lui firent ouvrir les yeux. Déboussolée, elle observa les bois autour d’elle sans pour autant bouger, réagissant à peine lorsque quelque chose heurta son corps avec force. Il ne fallut que quelques secondes pour que son regard soit à nouveau plongé dans le vague, alors qu’elle perdait ses mains entre ses lourdes boucles noires, serrant sa tête et geignant pathétiquement alors que la guerre faisait rage à l’intérieur de son esprit. Les mots prononcés dans le silence relatif restaient sans sens, et Bellatrix ne cessait pas son monologue externe, pas avant qu’une soudaine gerbe d’eau n’heurte son corps, et la fasse sursauter de surprise. Elle prit une soudaine inspiration, ses membres agités d’un spasme, et elle releva des yeux choqués vers la forme qui se trouvait là, au-dessus d’elle, contemplant sans comprendre la silhouette. Instinctivement, les yeux se glissèrent jusqu’à son cou, là où trônait une violente marque rouge, qui deviendrait un bleu à n’en pas douter. Elle voulut cacher son visage, retourner dans sa tête – là où tout était certes violent mais où elle n’aurait pas à affronter la réalité de ses gestes – cependant la française l’en empêcha, saisissant ses mains sans que Bellatrix ne trouve la force de l’en empêcher.

Elle fut sur ses pieds sans pouvoir même réagir, contemplant Mélusine avec un regard confus. Tout autre personne aurait déjà fui, l’aurait laissée au cœur de son drame intérieur ; mais pas elle. Jamais elle, Mélusine, la sorcière naïve qui ne savait pas le danger dans lequel elle était, qui ne savait pas ce qu’elle risquait à chaque seconde passée en compagnie de Bellatrix ; alors qu’elle avait déjà essayé de la tuer, deux fois. Comment pouvait-elle se tenir encore là devant elle, à vouloir l’aider, entre toutes choses. Et la Française fuyait à présent ce coin de forêt, la main tenant toujours le poignet de Bellatrix qui suivait, bon gré mal gré, à travers les arbres. Elle était toujours un peu déconnectée, assez pour ne pas se formaliser de sa propre attitude, assez pour ne pas violemment arracher son poignet de la prise de la brune. « You should, and yet you don’t. Maybe there’s something wrong with you »Les mots étaient vides de leur morsure habituelle alors que les deux jeunes femmes étaient maintenant immobiles au milieu des arbres, la Black contemplant sa vis-à-vis avec indifférence. Ses murs commençaient à se reconstruire, et elle vint discrètement caresser le manche de sa baguette, rassurée par sa présence perpétuelle à son côté.

Les mots de la Française mirent quelques secondes à être compris, et il sembla à Bellatrix que son cœur s’arrêta. Instantanément, elle s’enflamma de rage, et elle se força à faire un pas en arrière, mettant autant de distance possible entre Mélusine et ses propres instincts meurtriers. Comment la brune pouvait-elle imaginer survivre en sa présence si elle n’avait de cesse de répéter de telles choses, probablement parfaitement consciente de leur dangerosité, sans pour autant pouvoir s’en empêcher. Bellatrix serra des dents, pourtant, et bien que toujours un peu déconnectée, elle accrocha ses mains autour du tronc d’un arbre pour éviter de les réattacher au cou de sa vis-à-vis. « You must have a death wish, blood traitor. » L’insulte était claire dans ses mots, distribuée comme une arrière-pensée. « My Lord saved me. He. Saved. Me. » Elle se força à reprendre son souffle, attrapant sans y penser sa flasque cachée dans son manteau pour en prendre une longue gorgée, fermant les yeux un instant, alors que la potion faisait effet. Ses émotions étaient supportables, à nouveau, et elle fixa alors Mélusine froidement. « I wouldn’t expect you to understand. No one can. » Elle ne put s’empêcher de continuer, offrant d’autres pièces du puzzle sans même y penser. « He was the first to look at me like I was worth something. Something other than my good looks or my name or anything else! He needed me. He wanted me. And that’s more than I can say for anyone else in my life. » Sauf Decima, peut-être, mais penser à elle laissait toujours une profonde amertume dans sa bouche, et un trou dans son estomac.

Elle se redressa, alors, et contempla Mélusine un long moment. L’orage était passé, momentanément, et elle se sentait presque prête à partir (à fuir). Elle n’en avait pas fini, pourtant, les mots de la Française encore clairs dans sa tête alors qu’elle lui offrait un sourire vide de toute chaleur. « Andy will never be safe. Not from me. I’ll kill anyone who touches her; she’s mine to hurt and mine alone. » Elle montrait presque les dents, son aveu de possessivité clair dans ses gestes. Malgré toute sa volonté, elle ne pourrait jamais promettre qu’elle ne pourrait pas faire de mal à sa sœur ; elle l’avait promis un jour et avait brisé sa promesse, et le souvenir de ces mots la rendait amère. « I’ll come for her. She knows I will. We’ve got scores to settle. » Rajouta-t-elle comme une arrière-pensée, alors qu’elle se décollait enfin de l’arbre pour fixer son ennemie avec un peu plus d’intensité, sa baguette glissant entre ses doigts. Elle déglutit, caressant le bois par habitude. « I owe you my life but you make it really difficult for me to remember that fact, De Valmont. I do not wish to kill you. You’d do well not to antagonize me. Go back to your boy now, I’ll find my way out. » Elle était venue ici pour quelque chose, après tout, quelque chose qu’elle n’avait pas encore obtenu. Elle ne comptait pas repartir de ci-tôt, les incapables de l’Order ne l’inquiétaient pas.



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