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 You're my one true friend and I never meant to hurt you [Eline]

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MessageSujet: You're my one true friend and I never meant to hurt you [Eline]   Sam 3 Juin - 22:09

YOU'RE MY ONE TRUE FRIEND —




— ELINE & ANDIE
La missive était brève mais on ne peut plus claire. Eline a besoin de toi. Assise à la table de la cuisine, Andromeda contemplait sans réellement les voir les quelques volutes de fumée s’échappant de sa tasse de thé brûlant. Il était encore tôt en ce samedi de printemps, si bien que la petite chaumière était plongée dans un silence assourdissant qui, de toute évidence, ne serait que de courte durée. Déjà, des bruits de pas se faisaient entendre à l’étage supérieur. Quelques minutes plus tard, une adolescente aux cheveux écarlates et aux grands yeux ensommeillés fit son entrée dans la cuisine. « Salut toi ! » s’exclama Andy à l’attention de sa fille unique, comme elle se levait pour s’embrasser. Nymphadora grommela quelque chose avant de se laisser tomber sur la chaise la plus proche – celle que sa mère venait d’abandonner, en l’occurrence. « Des œufs brouillés et du bacon, ça ira ? ». La gamine esquissa une petite moue indifférente que sa mère décida de prendre pour un oui. Comme son père, Dora n’était pas du matin. Cela faisait bien longtemps qu’Andromeda ne tentait plus de leur arracher le moindre mot avant que le soleil ne soit haut dans le ciel. En moins de temps qu’il ne faut pour le dire, les œufs et le bacon s’envolèrent de la poêle pour venir atterrir dans une assiette qui lévita d’elle-même jusqu’à la table. Satisfaite, Andy abandonna sa baguette magique pour s’installer face à Dora. L’instant d’après, elle tirait lentement sa tasse de thé vers elle avant de s’emparer de l’exemplaire de la Gazette du Sorcier reçu le matin même.

Elle avait beau tenter de se focaliser sur les nouvelles du jour, la jeune femme ne parvenait pas à se sortir ces cinq petits mots de la tête. De son côté, Nymphadora semblait émerger lentement de sa léthargie. Un rapide coup d’œil en direction du morceau de parchemin abandonné face à elle suffit à la réveiller totalement. « Tu devrais y aller, Maman. » s’exclama-t-elle d’un ton plein de sagesse qu’elle ne lui connaissait pas d’ordinaire. « C’est ton amie… » Dans un premier temps, Andromeda fit mine de ne pas l’entendre. Elle n’était pas rancunière – la plupart du temps. Pourtant, elle devait bien admettre que les dernières paroles qu’avaient prononcées Eline à son égard l’avaient profondément blessée. A moins que ce ne soit la pudeur et la culpabilité qui l’aient tenue éloignée si longtemps de sa meilleure amie ? Difficile à dire. Au terme d’un long soupir, Andy finit par daigner lever la tête. Mère et fille échangèrent alors un long regard lourd de sens. Andromeda savait qu’elles pensaient à la même chose à cet instant précis. Elijah avait à peine cinq ans lorsque son père et lui avaient trouvé la mort dans ces tragiques circonstances. Eline avait perdu les deux êtres qui comptaient le plus à ces yeux. Comment pouvait-elle espérer se relever sans le soutien de ses amis ? « Tu peux dire à Papa que je serai de retour pour déjeuner ? » finit-elle par souffler à mi-voix. Le sourire qui s’étira alors sur les lèvres de sa fille suffit à lui donner le courage dont elle avait besoin.

Une poignée de poudre de cheminette et quelques longues flammes violettes plus tard, Andromeda fit irruption dans le salon de son amie de toujours. Dans une longue quinte de toux, la jeune femme s’efforça d’épousseter ses vêtements pour les débarrasser de la fine pellicule de suie qui était venue s’y déposer. Ce n’est que lorsqu’elle rouvrit enfin les yeux qu’elle prit conscience du désordre sans nom qui régnait dans cette pièce. Sur la table, plusieurs dizaines de dossiers de couleur violette – qu’elle soupçonnait provenir du Ministère – semblaient s’entasser là depuis des décennies. Le canapé était recouvert d’une montagne de vêtements abandonnés là pêle-mêle. Quant au sol, il était jonché de divers morceaux de parchemin et autres cadavres de bouteille. A la vue de ce triste spectacle, Andromeda sentit son cœur tomber comme une pierre au fond de son estomac. La gorge nouée, elle s’avança le long du couloir pour mieux contempler les diverses photos animées qui recouvraient les murs. Toutes faisaient état une famille heureuse et unie. Sur certaines d’entre elles, Andy se reconnut, ainsi que Ted et Dora. Lorsque son regard clair se posa sur un cliché la représentant, quelques cinq ans plus tôt, berçant son filleul dans ses bras, elle sentit une larme – aussitôt chassée – se forger au coin de son œil. D’un petit mouvement de la tête, Andromeda tâcha de s’arracher à ses sombres pensées. Quelques petits coups de baguette magique plus tard, les vêtements se mirent à léviter dans la pièce pour se plier d’eux-mêmes tandis que les bouteilles vides disparaissaient dans de petits « pop » sonores.

Le cœur battant, Andy prit le chemin de la chambre, un tantinet inquiète quant à ce qu’elle risquait d’y trouver. Dans un geste lent, elle actionna la poignée. La porte s’ouvrit dans un léger grincement. La pièce était plongée dans la pénombre. « Lumos… » murmura-t-elle dans un souffle. A la lumière de sa baguette magique, la jeune femme put distinguer une silhouette recroquevillée sous les draps du lit. Lentement, Andromeda se dirigea en direction de la fenêtre pour tirer les rideaux d’un coup sec. L’instant d’après, les premiers rayons du soleil printanier vinrent inonder d’une lumière naturelle la chambre qui, à en juger par l’odeur de renfermée qui flottait dans l’air, était probablement restée plongée dans la pénombre des jours durant. Encore un coup de baguette magique et la fenêtre s’ouvrit pour laisser entrer un peu d’air frais. Au terme d’une fraction de seconde d’hésitation, Andy finit par consentit à venir s’asseoir au bord du lit. Les mains jointes sur ses genoux, elle n’osait pas tourner la tête en direction de son amie. De là où elle était, elle pouvait sentir l’odeur du whisky pur feu lui chatouiller les narines. Elle ouvrit la bouche à plusieurs reprises, ne sachant trop quoi dire, avant de se lancer. « Ton frère m’a envoyé un hibou ce matin, il s’inquiète beaucoup à ton sujet. » Et de rajouter, après une courte pause. « Ça ne peut plus durer, Eline… Tu te fais du mal. Tu ne peux pas nous demander de rester là à ne rien faire. »


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MessageSujet: Re: You're my one true friend and I never meant to hurt you [Eline]   Lun 5 Juin - 17:38

       
You're my one true friend and I never meant to hurt you

   
- Andy— Eline -

   


   Elle marchait dans ses maisons, un verre à la main, s’arrêtant devant ses photos qui lui rappelaient tant de souvenirs à la fois douloureux et heureux. Elle ferma les yeux afin de se rappeler les rires de son fils, portant le verre à sa bouche. Elle pouvait revoir se flammes, sentir leur chaleur, les bras de son frère l’empêchant d’aller dans le brasier qui avait pris possession de sa maison entière. Elle pouvait encore entendre ses cris de douleur, sentir son cœur et son âme se déchirer face à ce spectacle.  

Elle rouvrit les yeux, passant à un autre de ses images animer, la ramenant à se passer qui avait été si heureux. Elle sentit cette peine en elle. Elle prit une autre gorgée à son verre. Ce soir, c’était une de ses fameuses soirées, ou les souvenirs étaient bien trop présents, ou sa détresse la submergeait. Elle ne trouvait que le réconfort dans ce verre, cette paix qu’elle cherchait temps, ce moment où elle pouvait oublie l’espace d’un instant ce vide qu’elle ressentait depuis deux ans maintenant. Leur disparition avait été un crève-cœur dont elle ne savait pas comment s’en échapper. Chaque jour, elle ressentait ce vide, ce manque. Elle sentait cette souffrance la ronger chaque jour et ne savait pas comment vivre sans eux.

Alors, elle noyait ce chagrin à l’aide d’une bouteille de whisky pur feu. Pour Eline, elle était sa seule amie, celle qui l’aidait à surmonter cette épreuve, lui faire oublier tout ce désespoir qu’elle ressentait au quotidien. C’était sa seule solution, le seul moment de répit où elle pouvait trouver une certaine sérénité, même si celle-ci était malsaine, ou qui la poussait à dire des choses qu’elle regrettait le lendemain, accompagné d’un mal de tête. Cela était les seuls inconvénients à cette solution.

Elle venait s’asseoir sur le divan jonché de vêtement, un tas de dossiers entasser sur la table. À leur vue, elle ne put s’empêcher de soupirer, prendre encore un coup à son verre et le rempli encore une fois. Elle savait que s’il était encore là, il lui aurait arraché cette bouteille des mains, elle l’aurait entendu élever la voix pour qu’elle réagisse, elle pouvait même l’entendre lui dire que cela n’arrangerait rien qu’elle était bien plus forte que cela. Mais en réalité, Eline se disait qu’en réalité, elle n’était pas si forte que ça. Elle se mit même à parler toute seule, comme s’il était vraiment là. Puis soudain dans un sourire amer, elle disait un simple « De toute manière, tu n’es pas vraiment là. » Alors elle but d’une traite le contenu de son verre, le rempli à nouveau et partis dans sa chambre, montant les escaliers, verre dans une main et bouteille dans l’autre.

Elle s’assit sur le bord de son lit, posant la bouteille sur la table de nuit ainsi que son verre. L’Américaine s’allongea dans son lit, fermant se disant qu’elle allait fermer les yeux quelques instants, mais cela fut toute une nuit. Elle ne se réveilla qu’avec la lumière du soleil qui fit soudainement irruption dans sa chambre, lui tirant une espèce de grognement « Hum. » Elle ouvrit un œil pourvoir qui était la cause de ce réveil si brusque, elle ne vit qu’une silhouette, mais compris de suite qui était présent. Cette silhouette, elle la connaissait depuis de nombreuses années, elle avait été là à chaque étape importante de sa vie, elle la considérait comme un sœur bien que pour le moment, leur relation n’était pas au beau fixe. Eline la regardait, lui disant sur un ton qui n’était pas des plus agréables « Qu’est-ce que tu fais là, Andy ? » Même sa voix avait été acerbe Eline était malgré tout contente de voir sa meilleure amie. Elle ne le montrait simplement pas. À dire vrai, elle ne savait pas vraiment comment lui montrer qu’elle appréciait sa présence malgré le différend qu’il y avait entre elles. Elle vit la Black s’asseoir sur le bord du lit qui ne lui accordait aucun regard. Elle l’entendit dire que c’était le frère aîné de l’Américain qui lui avait envoyé un hibou. Eline se retourna dans son lit soupirant légèrement et disant d’une voix neutre « Il n’aurait pas dû ». Elle l’écoutait regardant dans le vide, sans dire un mot. Elle savait qu’elle avait raison, cela ne pouvait plus durer, mais la douleur était bien trop forte, et elle ne savait pas comment la faire taire. Elle laissait un silence s’installer, pas longtemps, juste quelques secondes «Vous ne pouvez rien faire. La seule chose… » Elle allait dire que la seule chose à faire était de le faire revenir, de faire en sorte qu’on ne lui avait pas enlevée les être qui lui était le plus cher au monde. Elle aurait voulu que quelqu’un soit capable d’une telle prouesse qu’elle puisse reprendre sa vie avec eux comme-ci tout ceci n’avait été qu’un mauvais rêve. Mais cela était impossible, alors il ne pouvait rien faire pour elle, malgré toute leur bonne volonté. Elle reprit la parole d’une voix douloureuse, tout en se redressant pour s’asseoir à son tour sur le bord opposé du lit « … il y a des périodes... » Elle s’arrêta dans son élan. Eline se leva dans un mouvement lent, prenant le verre qu’elle avait posé sur sa table de chevet tout en disant à son amie « …Peu importe… » Elle se demandait comment elle pouvait comprendre. Son époux et son enfant étaient, après tout, bien vivants, elle ne pouvait pas comprendre ce qu’elle pouvait ressentir, ce vide qui était en elle depuis tout ce temps.

Eline prit donc la direction de la cuisine descendant les escaliers, posant son verre dans l’évier de la cuisine, fermant les yeux. Elle était sûre qu’Andy l’avait suivi ou du moins la rejoindrait. La blonde, resta devant cet évier sans dire un mot, comme si elle attendait quelques paroles de la brune pour la pousser à parler un peu plus, la forcer à dire ce qu’elle n’osait dire.



   
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MessageSujet: Re: You're my one true friend and I never meant to hurt you [Eline]   Mer 7 Juin - 20:46

YOU'RE MY ONE TRUE FRIEND —




— ELINE & ANDIE
Parfois, il lui semblait que rien ne serait jamais plus comme avant. Ensemble, les deux femmes avaient surmonté bien des épreuves. Andy se souvenait comme si c’était hier du jour où elle avait annoncé sa grossesse à Eline. Elle venait tout juste de quitter à tout jamais la Noble et très Ancienne Maison des Black. Elle était triste, désemparée. Son amie lui avait alors rappelé qu’elle n’était pas seule, Que Ted était l’un de ces hommes sur qui l’on pouvait compter, qu’ils feraient tous deux des parents formidables et que ce qu’elle prenait pour une malédiction était en réalité une sorte de cadeau de la providence. Nymphadora. Andromeda n’avait pas hésité un seul instant à lui choisir Eline pour Marraine – avec le concours de Ted, évidemment. Peut-être était-ce là le pire. Ensemble, elles avaient traversé les moments les plus sombres de leur existence mais aussi de purs instants de bonheur. Il y avait eu la rencontre avec Bellatrix sur le Chemin de Traverse, le commencement de la guerre et bien d’autres épisodes traumatisants ! Mais il y avait aussi eu leurs mariages respectifs, la naissance de leurs enfants et ces longues après-midis d’été passés à lézarder dans le jardin des uns ou des autres en sirotant une bièraubeurre. Te et Christopher s’étaient toujours entendu comme larrons en foire – elles en avaient tant ri à l’époque. Andy savait que c’était la raison pour laquelle son époux rechignait, depuis cette terrible soirée, à croiser le regard d’Eline. Andromeda n’oublierait jamais ce qui l’avait tiré de son sommeil cette nuit-là, cette sensation étrange au creux de son estomac, comme un mauvais pressentiment – à moins que son repos n’ait été perturbé par la lueur du patronus porteur de mauvaises nouvelles ? Elle s’était rendue sur place aussi vite que possible – bien que cela soit tout bonnement inutile. Elle avait vu les cendres, avait senti le souffre. Elle avait vu son estomac se retourner, littéralement, tandis qu’elle vomissait son chagrin et sa colère. Elle avait vu le sourire de son filleul flotter au-dessus des décombres, projection de son imagination. Elle le voyait encore, à cet instant, ce même sourire, au fond du verre de sa meilleure amie.

Au prix d’un immense effort, Andromeda parvint à faire abstraction de l’accueil pour le moins mitigé que lui réservait son hôte. Eline prononça quelques mots dont la jeune femme peinait à comprendre le sens. Le cœur en marmelade, Andy réalisa qu’elle ne reconnaissait pas son amie. Comme elle détournait la tête pour dissimuler son regard clair qui, à cet instant, brillait d’une lueur étrange, son regard se posa sur la bouteille et le verre abandonnés sur la table de chevet. Cette lente descente aux enfers amorcée il y a de cela quelques mois ne semblait pas connaître de fin. D’un geste lent, Andromeda tira sa baguette magique de la poche de sa robe de sorcière pour dessiner un cercle dans le vide. L’instant d’après, la bouteille de whisky pur feu disparaissait dans un nuage de fumée. Peu importe. A l’écoute de ces deux petits mots, la jeune femme sentit son cœur se serrer. Eline la croyait-elle si peu concernée par ce qu’elle pouvait bien ressentir ? Etait-ce le sentiment qu’elle lui avait donné, alors qu’elle s’était efforcée de veiller sur elle, ne quittant pas son chevet des jours durant pendant les semaines qui suivirent la mort de Christopher et d’Elijah ? Parfois, il lui semblait qu’un mur s’était dressé entre elles, comme si Eline pensait, quelque part au fond d’elle, que l’Enfer qu’elle traversait demeurerait à jamais au-delà de la compréhension de celle qu’elle avait pourtant toujours considéré comme une sœur, une confidente.

La mort dans l’âme, Andromeda suivit son amie dans l’escalier, en direction du rez-de-chaussée. Pendant le temps que dura ce court trajet, elle s’efforça de ne pas lever les yeux vers les divers clichés dont la vue lui avait fait tant de mal quelques instants plus tôt. Mal à l’aise, Andy n’osa pas suivre Eline jusque dans la cuisine. Après tout, elle ne l’y avait pas invitée. Sa présence dans cette maison était importune, elle ne le savait que trop bien. Elle était prête à tourner les talons lorsque la voix de Dora résonna de nouveau dans sa tête. « Tu sais ce qu’on va faire… ? » risqua-t-elle finalement, d’une voix légèrement enrouée. Elle marqua une pause, le temps de s’avancer timidement dans la cuisine, les bras croisés sur sa poitrine. « Tu vas aller prendre une bonne douche bien chaude. Pendant ce temps-là, je te préparerai quelque chose à manger. » Son instinct lui disait qu’Eline n’avait pas fait de vrai repas depuis trop longtemps déjà. « Ensuite, on s’installera dans le canapé avec deux grandes tasses de thé bien fort. Et on parlera. D’accord ? » Le cœur battant, Andromeda observa quelques secondes de silence au cours desquelles elle tenta de sonder le regard de son amie. Puis, elle finit par s’avancer vers elle pour la serrer de toutes ses forces contre son cœur, sans plus se soucier de l’accueil qu’elle lui réserverait. « Je ne te laisserai pas tomber. »

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MessageSujet: Re: You're my one true friend and I never meant to hurt you [Eline]   Mar 13 Juin - 21:43


You're my one true friend and I never meant to hurt you

- Andy— Eline -



On ne pouvait pas dire que l’Américaine était des plus accueillante. Mais elle ne savait plus comment être, elle avait l’impression que celle qu’elle était avait disparu dans ses flammes, était morte aux côtés de sa famille qu’elle avait tant aimés. Elle se perdait dans son malheur, ne savait pas comment en sorties ou peut-être tout simplement ne le voulait pas. Elle se retournait vers cette amie qui était toujours là, qui malgré ce comportement déplorable restait auprès d’elle. Elle culpabilisait pour sa manière ‘être, se détestait de faire subir tout ceci a sa meilleure amie, elle qui avait toujours été là pour elle. C’était elle qui l’avait calmé aux premières contractions qu’elle avait ressenties, elle qui lui avait annoncé l’arriver d’Elijah. Andy avait été présent dans sa vie, au moment le plus important.

Alors face à cette gentillesse que la brune lui continuait à lui donner, la blonde détournait son regard, les larmes aux yeux. Elle ne savait pas comment la remercier, comment lui dire que sa présence la touchait malgré tout ce qu’elle lui montrait. Elle aurait voulu lui dire combien elle lui était reconnaissante de ne pas abandonne, d’être toujours là malgré les horreurs qu’elle lui avait dis. Elle aurait aimé montrer plus de gratitude, pour ce qu’elle faisait pour elle. Mais, cette peine était beaucoup trop forte cette colère bien trop présente. Elle en voulait au monde entier, s’en voulait à elle-même de ne pas avoir été là et s’en voulait encore plus de son comportement face à ce drame. Elle fermait les yeux en écoutant les paroles de la seconde des Black, se mordait sa lèvre inférieure, face à cette bonté qu’elle lui montrait, me faisant sentir honteuse.

Il ne s’en fallait de peu pour qu’elle craque, devant son amie et c’était ce qu’elle voulait éviter. Elle ne voulait pas qu’on la voie ainsi, même si l’image qu’elle renvoyait n’était pas des plus rassurante. Et elle le savait, mais elle n’avait aucune envie de faire un effort, aucune envie de faire plaisir à ses proches pour qu’il puisse se donner bonne conscience en se disant que tout allait bien. Tout ce qu’Eline voulait, c’était qu’on la laisse dans cette solitude, de cette mélancolie qui était sa compagne depuis leurs morts. Puis elle ne savait plus vraiment comment elle devait se comporter. Elle restant là sans dire un mot, s’appuyant contre l’évier, regardant une fois en l’air, puis une autre fois vers le sol, le regard triste même si un sourire s’était dessiné quand son ami lui avait dit qu’elle lui préparait à manger, ainsi que des tasses de thé.

Elle fut même surprise face à cette étreinte, ne savait pas si elle la devait ou non. Mais elle sentait les larmes lui monter aux yeux, l’humidité se faire présenter. Elle sentait la chaleur, la brune, ce réconfort qu’elle a tant de fois fuis. Les larmes commencèrent à se déverser, ses bras venant serrer son amie avec hésitation, alors qu’elle enfuyait son visage dans le creux de son cou sans rien dire de plus. Elle resta ainsi à s’accrocher à Andy, avec force, un peu comme si c’était une des dernières choses qui ne la faisait pas totalement sombre. Elle ignorait, si la brune savait à quel point l’aimait comme une sœur, à quel point la black était importante aux yeux de la Wallace et à quel point elle s’en voulait intérieurement de la traiter de cette manière. Cela semblait être de longues minutes aux yeux d’Eline, de rester là dans les bras réconfortants de son amie, profitant d’être dans ses bras pour laisser ses larmes couler sans les retenir. Cela faisait un bien fou à l’Américain, une libération qu’elle n’avait pas ressentie depuis longtemps.

Elle brisa cette étreinte, murmurant un simple merci à Andy. Mais rien que dans ses mots, on pouvait entendre toute la gratitude de la blonde. Puis elle remonta, d’un pas lent vers la salle de bain en signe de résignation face à la proposition qui avait été faite. Elle prenait le temps de faire couler l’eau, de ressentir chaque jet coulé le long de sa peau, essayant de ne pas penser à ces sombres idées. Elle restait là pendant plusieurs minutes, elle coupa l’eau, sortie de la douche se séchant et enfilant un peignoir pour rejoindre celle qu’elle considérait comme une sœur.

Elle restant dans l’entrée de la cuisine, baissant la tête, elle disait d’une voix honteuse « Je suis désolée Andy… » Elle avait eu des mots durs, lui disant qu’elle n’avait rien à faire de leurs morts. Que de toute manière, elle pouvait rester dans son petit cocon bien douillet auprès de son mari et de sa fille tant qu’ils étaient encore en vie. Elle n’avait pas été tendre dans ses mots et l’avait regretté une fois son amie partie « Je n’aurai pas dire que… Tu n’en avais rien à faire. » Elle regardait son amie toujours avec cette honte et cette tristesse qui était en elle, redisant « Je suis vraiment désolée, Andy. »

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