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 Betrayal can only happen if you love — PV Decima

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Camp : A snake biting its own tail, she wants to save the magical world from itself, no matter the means to do so or the consequences.
Age du Personnage : 34 yo
Particularité : Legilimens and Occlumens, she's mentally ill, result of an explosion of unrestrained magic when she was younger. She is the patient zero, first of the Mutes, the only one who remembers.
Baguette : Walnut, 12 3/4'' long, dragon heartstring core, unyielding. Her wand is an unwanted ally, it doesn't obey her, doesn't want to, but she is utterly lost without it.
Patronus : Her magic is too unstable to produce any kind of patronus, and even if she could, her mind is too broken to find the will or the power.
Epouvantard : A small, white room. A bed. Restrains. Needles and the hum of electricity. People watching her. Every night she's there again, in her dreams, until she wakes up screaming. She doesn't sleep anymore.
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MessageSujet: Betrayal can only happen if you love — PV Decima   Dim 4 Juin - 21:47


   
Betrayal can only happen if you love
(prudhomme) ▽ Les caresses ne sont que d’inquiets transports,
Infructueux essais d’un pauvre amour qui tente
L’impossible union des âmes par les corps.
Vous êtes séparés et seuls comme les morts,
Misérables vivants que le baiser tourmente.  

Elle appréhendait terriblement. Quelques heures plus tôt, elle avait fui avec sa sœur, et elle avait laissé la jeune femme seule dans l’hôtel particulier qu’elle avait acheté, quelques mois plus tôt, à Glasgow. Sa très chère Narcissa, et son neveu étaient en sécurité, et elle n’était restée avec eux que quelques minutes avant de repartir. Il lui fallait à tout prix retourner voir les Death Eaters, avant qu’ils ne se rendent compte de la vérité, avant qu’ils ne voient que leur maître ne revenait pas. Bellatrix avait pris le soin de se laver, de retirer le sang de cet homme de ses doigts. Elle avait brûlé ses vêtements, instable et incapable de se calmer depuis qu’elle l’avait mis à mort. Elle pouvait encore entre les os craquer sous ses poings ; le visage s’enfoncer lentement dans le crâne de l’homme. Le souvenir la faisait grimacer. Elle était toujours déchirée sur son geste, le sang battait dans ses tempes et elle avait l’air perdue. Impossible pour elle de rester tranquille, alors elle s’était levée, avait fait les cent pas, et bien rapidement, avait décidé qu’il lui fallait essayer de convaincre certains des siens de la suivre. Elle savait qui dirait oui, et les autres, well ; elle espérait. Elle n’était pas sereine, mais elle n’avait plus le choix. Dans un geste soudain, elle tourna sur elle-même, et transplana.

Elle atterrit sur ses genoux, le souffle coupé et le ventre en morceaux. Se forçant à respirer, elle chassa la nausée qui l’empêchait de se lever, et elle prit un moment pour calmer son cœur. Le transplanage, s’il n’était pas toujours blessant, parvenait toujours à la déséquilibrer. Et pour affronter celle qu’elle venait voir, il lui faudrait toute la stabilité du monde. Elle releva la tête. Devant elle, le manoir des Carrow, qu’elle avait si souvent visité, plongé dans la pénombre. Il devait être trois heures du matin, peut-être quatre, mais Bellatrix n’avait pas le choix. Réveiller les maîtres de maison, ça ne serait pas la première fois. Decima avait l’habitude, Decima avait été toujours là pour elle, à Hogwarts ; et puis après. Certes, il y avait ces enfants, cruels souvenirs que Bellatrix ne connaîtrait jamais ce plaisir ; mais il y avait surtout la blonde, et son étreinte rassurante. Cela faisait des années qu’elles n’étaient plus intimes, pas depuis la naissance des jumeaux, mais leur amitié était restée assez forte pour que l’aînée des Black pense qu’elle était capable de persuader sa cousine de les rejoindre. Il le fallait. Elle ne savait pas si elle serait capable de laisser Decima derrière elle.

A peu près stable, elle se hissa sur ses pieds, et referma compulsivement son manteau autour d’elle. Malgré les couches de vêtements, elle ne cessait d’avoir froid, et elle savait que c’était partiellement à cause du choc ressenti face au meurtre de son Maître. Chancelant, elle poussa les grilles comme souvent auparavant, et remonta l’allée sombre jusqu’à l’impressionnante bâtisse. Hésitante, elle attendit quelques secondes avant de frapper contre la lourde porte en bois, assez forte pour être entendue, mais assez pour réveiller tout le manoir. Une petite tête d’elfe lui ouvrit la porte après quelques trop longues secondes, et elle contempla la créature, le mépris n’ayant pour une fois pas sa place dans son expression ombragée. Elle ne lui laissa pas le temps de parler. « Your mistress. Quick. » Sans le laisser réagir, elle poussa la porte un peu plus, et s’engouffra à l’intérieur. Le bâtiment était sombre, et elle avala compulsivement sa salive, se dirigeant sans un mot vers le salon.

D’un geste de la main, elle alluma le feu dans la cheminée. C’était bien une magie qui ne lui posait pas problème, celle du feu. Elle jouait toujours sur ses émotions, dont la plus forte : la colère. Malgré sa difficulté à canaliser sa magie, le feu lui répondait, libre et joueur. Hypnotisée, elle regardait les flammes danser dans l’âtre, dévorant les bûches dans un mélange d’orange tout à fait captivant. Ca la détendait, plus que les bras de Narcissa avaient su le faire. Elle soupira. Derrière elle, des bruits de pas, et elle se retourna finalement, faisant face à cette femme qu’elle connaissait si bien ; qu’elle arrivait à peine à regarder. Distraitement, ses doigts glissèrent contre sa marque, celle-là même qu’elle savait en train de disparaître. Difficilement, elle déglutit, et elle calma ses nerfs en crispant sa mâchoire. « Decima. Dearest. » Elle fit un pas vers sa chère cousine, et attrapa ses mains, autant pour se calmer que pour concentrer son attention sur ce qu’elle devait faire. « There’s something you have to know. Something I need to tell you, and I need you to listen to me until I’m done. Can you do that, please ? » Elle était sérieuse, mais son ton avait un petit quelque chose de désespéré. Elle savait que son amie avait une tendance à se cacher derrière un masque d’indifférence, et elle ne pouvait se permettre de la laisser faire. Pas ce soir-là ; pas lorsqu’elle pouvait encore sentir le sang du Maître lui éclabousser le sang, pas quand elle arrivait à peine à tenir debout.
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MessageSujet: Re: Betrayal can only happen if you love — PV Decima   Lun 5 Juin - 19:50



Betrayal can only happen if you love

and i loved you, so, so much. from the very first time, i loved you. and i'll love you, anyway, for sure, but from now my love will be poisoned by hatred. your venomous words are burning me and you started this fire.




« Bonne nuit Alecto, bonne nuit Amycus.
— Maman ?
— Hm ? »

La mère, en robe de chambre, est assise sur le bord du lit de sa fille, un livre fermé entre les mains. Ses cheveux descendus en cascade sur ses épaules, brillent, reflètent les flammes des bougies que Decima aime à allumer le soir, lorsque ses enfants se couchent. Enfin, elle, ses domestiques elfiques, peu importe. Decima aime le feu, sa chaleur et les courbes que les flammes dessinent dans la pénombre. La lumière que dégagent les bougies la rassure et elle préfère que ses deux héritiers s’endorment dans une ambiance aussi belle et tamisée.

« Tu peux relire l’histoire ? »

Un sourire plein de tendresse étire les lèvres de la blonde qui est fatiguée, ce soir, épuisée par une journée chargée. La cause demande de l’implication, la maternité en demande pratiquement deux fois plus. Pour rien au monde Decima ne changerait ce qui lui arrive. Si, peut-être son mari. Mais il a été capable de lui apporter deux enfants, deux beaux faux jumeaux qui, elle en est sure, feront son bonheur. Hector n’est qu’un tracas parmi tant d’autres, qu’elle sait gérer. Alors tout va bien.  

« Une dernière fois, mes enfants et après, on dort. »

ø


« Mistress. Mistress Carrow. »

Decima s’éveille dans ses draps blancs, luxueux, caressant sa peau pâle et nue. Elle ouvre difficilement les yeux et émet un grognement sonore. L’elfe de maison sa rapproche en douceur du grand lit de sa maitresse. L’elfe a plus de droits que le mari.

« Mistress, I’m sorry. Your cousin has just arrived. She seems upset.
— Bellatrix ?
— Yes, madam.
— Ok, just give me my night gown. »

La blonde se lève en douceur et s’efforce de s’éveiller en vitesse. Si Bellatrix est là en pleine nuit, alors elle a besoin de Decima. Et son rôle est de ne jamais faillir quand sa cousine tend une main, cherche une aide pour se redresser.

« Decima. Dearest. »

L’épouse Carrow est à peine descendue des escaliers que sa cousine, très chère cousine, s’approche d’elle à vive allure et lui saisit les mains. La mangemort n’est pas étrangère à ce genre de visites surprises de la part de sa cousine et, comme chaque fois, celle-ci est la bienvenue. Elle n’est donc pas étonnée de sa venue en pleine nuit. Le sommeil qui alourdissait ses paupières s’évapore aussi vite que l’inquiétude se joint à ses pas.

« There’s something you have to know. Something I need to tell you, and I need you to listen to me until I’m done. Can you do that, please ?
— Hey, hey… calm down, bella, what is happening dear ? Are you hurt ? »

Les premiers mots qui sortent de la bouche de Decima sont empreints de doute, sa voix légère, suave, s’élève en douceur, ne cherchant pas à brusquer Bellatrix visiblement ébranlée. La mangemort éloigne une seconde les mains de sa cousine et après une rapide inspection du regard, constate que la blessure n’est en tout cas pas physique. Elle ne sait pas si elle doit être rassurée ou non, bien qu’elle ait l’habitude des crises de Bellatrix, la petite voix prudente de son esprit lui a appris à ne jamais les prendre pour acquis. Qui sait ce qui peut arriver et quelle allure le monde peut-il avoir à travers le prisme de son esprit fractionné.
Plus haut, une porte s’ouvre, des pas se font entendre et une voix masculine s’élève.

« Decima ? » La mangemort s’arrête et regarde par dessus son épaule la silhouette sombre de son mari avancer dans l’obscurité. La mère de famille lève les yeux au ciel et contient un soupir. Ses mains se sont échappées de celles de Bellatrix et les entoure, maintenant, dans une étreinte rassurante.

« Go back to your bed, Hector. I don’t need you here.
— But…
— I said : I don’t need you. » Decima reste silencieuse une seconde et attend que le mari s’éloigne, puis entend le bruit de la porte de sa chambre. Bien. Son attention se recentre sur sa vieille amie et elle glisse un bras affectueux autour des épaules agitées, poussant ainsi Bellatrix à se rapprocher des fauteuils de velours rouge et noir, près du feu.

« Let’s just… sit down love, ok ? First of all. La chaleur qui teinte sa voix contraste avec l’extrême froideur dirigée à l’encontre de son époux. Your hands are so cold, the fire will warm you up. Elle se retourne vers l’elfe de maison, toujours à ses côtés. Léda, get us something hot. Green tea.
— Yes mistress. »

La révérence est basse, l’estime est haute. C’est ainsi que les choses doivent se passer, telles que la maitresse de maison les a décidées. Decima désormais assise face à sa cousine, se penche un peu vers elle, coudées posées sur ses cuisses cachées par le satin de sa robe de chambre. Elle récupère ses mains entre les siennes dans un geste maternel, dans l’intention de les réchauffer, de la rassurer. L’affection que lui inspire Bellatrix est rare, exceptionnelle, mesurée. L’air de glace qui lui colle au visage fond doucement alors qu’elle glisse son regard dans celui de son interlocutrice. La brune semble vouloir regarder n’importe où sauf dans les prunelles bleutées de Decima.

« Speak freely, Bella. You’re safe here. » Une esquisse de sourire s’étire sur les lèvres de la mangemort. Un sourire qui se veut rassurant, engageant.

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MessageSujet: Re: Betrayal can only happen if you love — PV Decima   Lun 5 Juin - 23:08


   
Betrayal can only happen if you love
(prudhomme) ▽ Les caresses ne sont que d’inquiets transports,
Infructueux essais d’un pauvre amour qui tente
L’impossible union des âmes par les corps.
Vous êtes séparés et seuls comme les morts,
Misérables vivants que le baiser tourmente.  

Rien n’aurait pu la préparer à la terreur qu’elle ressentit lorsqu’était venu le temps de tout dire à Decima, sa très chère Decima. Elle avait tellement peur que la jeune femme refuse de la croire, qu’elle s’énerve, qu’elle la renvoie, et qu’elle la force à continuer sa route sans elle. Elle savait que c’était risqué, de tout dire en espérant que le meilleur se passe. Elle n’aurait été capable de faire ce qu’il fallait, si jamais Decima refusait de l’écouter. Elle n’aurait pas pu lui effacer la mémoire, ni même la blesser, si jamais cette dernière devenait violente. Alors, la peur lui déchirait le ventre, mais elle avait confiance en cette femme, confiance en l’amitié qui les unissait. Decima connaissait les humeurs de Bellatrix, elle l’avait vue au plus mal, et elle était avec elle lorsqu’elle perdait contact avec la réalité. La Carrow savait la prendre, savait comment manipuler sa démence, et réussissait presque toujours à la calmer. Aujourd’hui encore, les mains entre les siennes, ce regard attentif suffisait à la recentrer un peu. L’inquiétude présente dans le regard de la blonde la touchait, et elle se laissa un instant aller contre elle, avant que le mari de la cousine ne les interrompe.  

Elle n’avait jamais apprécié cet homme, ne l’avait jamais trouvé charmant ou charismatique. Decima avait eu à le subir, et avec elle, Bellatrix. C’était cet homme qui lui avait donné les jumeaux, pourtant, ses filleuls dont la vue finissait toujours par l’attrister, par lui rappeler que ce plaisir ne serait jamais sien. Et si la relation particulièrement qu’entretenait Bellatrix avec leur mère s’était éteinte à leur naissance, la complicité des deux femmes n’avait jamais disparue. Mais l’homme cherchait à s’imposer, à présent, et l’aînée des Black eut un mouvement de recul, cherchant déjà à fuir. Les mains de Decima l’en empêchèrent, pourtant, et elle resta là, à contempler en silence la discussion entre deux époux ne s’aimant pas. Hector, comme souvent, obéissait à sa femme, et les deux se retrouvèrent à nouveau seules. A nouveau, la brune devrait rassembler son courage, et exposer les raisons de son agitation. A nouveau, l’inquiétude lui tordait le ventre, et elle était rongée par la culpabilité. Ce bras qui entoura ses épaules la fit trembler, et elle suivit sa cousine jusqu’aux fauteuils.

Sans s’inquiéter de montrer son côté plus vulnérable à cette femme qui la connaissait si bien, elle s’effondra dans l’un des fauteuils. Sans dire un mot, elle fixait Decima, le regard trouble et déjà humide. Elle frissonnait, effectivement, si proche de ce feu, et pourtant glacée. Elle avait froid, mais c’est plus qu’un sentiment physique. Elle oscillait entre choc et soulagement, elle voulait fuir et elle voulait se réfugier dans les bras de la blonde. Et pourtant, elle pouvait déjà prévoir la froideur qui allait transformer sa cousine. Elle l’avait vue, elle l’avait observée détester les gens, les rejeter, et elle avait peur qu’il lui arrive la même chose. Ses mains furent à nouveau prises, et elle soupira longuement, sans oser la regarder. Le thé fut déposé devant elles, et Bellatrix s’écarta soudainement, s’enfonçant dans la chaise et fixant le feu longuement, les mots de Decima la faisant sourire tristement. « You’re going to hate me. I don’t want you to hate me. » Elle retint un sanglot, une main devant ses lèvres. Elles avaient tout vécu ensemble, leurs mariages forcés, leur initiation auprès de Voldemort, et tous les autres drames de leur vie.

Prenant son courage à deux mains, elle fixa ses yeux bleus, mouillant, dans ceux de son amie. « Please. » Elle tendit la main, et attrapa celle de Decima, la serrant compulsivement entre ses doigts. « I’m leaving, tonight. I’m not coming back. I …. I want you to come with me. I need you to come with me. » Elle déglutit, serrant à nouveau cette main, entrelaçant leurs doigts, et se rapprochant d’elle, inconsciemment cherchant la chaleur de son corps, le confort de son étreinte. « I haven’t told you this before, because … I thought he would believe me. I thought he would trust me and that … But he said those things, and he laughed, and I … » Sa voix devint amère, colérique, et elle fixait le feu à nouveau, dévorée par les flammes. « I killed him, Decima. I snapped. I bashed his head over and over again until he … I killed the Dark Lord. » Elle reprit une bouffée d’air, regardant désespérément sa cousine, sa très chère amie. Elle tremblait. « The muggles know we exist, Decima, it’s them that are creating the Mutes. It’s them. » Elle s’accrochait à Decima, terriblement, désespérément, et elle se laissa tomber à genoux devant elle, les yeux remplis de larmes. « Please come with me, please. I couldn’t bare it if I had to leave without you. »

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MessageSujet: Re: Betrayal can only happen if you love — PV Decima   Mer 14 Juin - 23:26



Betrayal can only happen if you love

and i loved you, so, so much. from the very first time, i loved you. and i'll love you, anyway, for sure, but from now my love will be poisoned by hatred. your venomous words are burning me and you started this fire.




Decima analyse, observe, déduis en silence, égrenant avec habitude les questions qu’elle se pose chaque fois que sa cousine semble glisser vers la noirceur de son esprit différent. Est-elle blessée. Est-elle désorientée, à quel niveau de démence ses propos semblent-ils se balader ? Est-elle effrayée, furieuse ou attristée ? La blonde décrypte les symptômes de Bellatrix avec un calme tout à fait particulier. Le caractère de feu de l’épouse Carrow n’est pas une fable à prendre à la légère et pourtant, alors qu’elle s’approche des êtres aimés, Decima se révèle tout à fait prête à patienter et s’attendrir. A cet instant, elle est loin de se douter de la funeste raison qui amène Bellatrix à venir une fois de plus au sein de sa demeure, alors elle réagit comme l’habitude l’a forgée. A travers la douceur de ses mots, Decima déploie sa magie, ses doigts fins, au-dessus de l’esprit tourmenté de Bellatrix et s’attèle à défaire les nœuds qui l’empêchent de voir clair. Patience, douceur, attention. C’est là le sort qu’elle lui réserve pour le moment.

« You’re going to hate me. I don’t want you to hate me.
I won’t. You know I won’t. »

Decima l’encourage, un peu plus, à travers un sourire exceptionnellement sincère. L’attitude de sa cousine lui brise le cœur, comme à chaque fois. Elle déteste la voir souffrir de cette manière, prisonnière d’une cage qu’elle construit puis détruit, et relève à nouveau, toute seule. La mère des jumeaux ne peut s’empêcher de se dire qu’elle a, malgré toutes les crises de sa cousine, rarement vu cette dernière dans un état pareil. Ce n’est pas une simple colère, un des petites chagrins étranges de Bella, mais du choc et Decima se demande ce qui a bien pu se passer. Néanmoins sa curiosité ne passe pas ses lèvres, hors de question pour elle de pousser Bellatrix.

« Please. » La jeune femme fronce les sourcils, à l’écoute de sa cousine en la laissant attraper sa main, qu’elle serre elle-même comme pour lui communiquer l’amour qu’elle lui voue depuis l’enfance.

« I’m leaving, tonight. I’m not coming back. I …. I want you to come with me. I need you to come with me.
— What are you saying Bellatrix, you won’t go anywhere. » La brune ne l’écoute pas, se contente de se rapprocher d’elle, cherchant une chaleur que Decima est prête à lui offrir. Sa cousine fait partie du cercle extrêmement restreint à qui la Carrow accorde une importance cruciale. La jeune femme pourtant bien au courant de ses limites, n’est pas sure de savoir jusqu’où elle serait prête à aller pour ce cercle, pour elle.

Elle lui prête toute son attention et la laisse aller à son rythme, les mots s’égrènent alors, la cousine change peu à peu de ton, divague et Decima peine à comprendre les propos désordonnés de Bellatrix. Son regard glisse vers les flammes et Decima fait un geste en avant, un peu plus vers elle encore, parce qu’elle n’aura jamais le même rapport d’intimité avec Bellatrix qu’avec les autres —y compris son mari— la proximité de leurs corps ne la dérange pas, au contraire, elle s’en sert dans le but d’apaiser sa cousine qui s’exprime à nouveau. Cette fois ses propos sont plus clairs, plus précis mais elle ne comprend toujours pas de qui Bellatrix parle, jusqu’à ses derniers mots.

« I killed the Dark Lord. »

Decima se redresse légèrement, fronce les sourcils. Incapable de savoir si les dires de Bellatrix sont le fruit de son imagination ou une simple vérité qu’elle lui colle sous le nez. La peur guette la blonde, les mots de la brune ont l’effet d’une bombe qu’elle essaie de contenir, incrédule, incapable d’y croire.

« The muggles know we exist, Decima, it’s them that are creating the Mutes. It’s them.
W…what ? »

Le trouble de Bellatrix gagne Decima, petit à petit, la jeune femme a l’impression que le sol se dérobe sous ses pieds. Son regard alerte n’exprime qu’une peur confuse, la multitude d’informations qui lui parvient l’empêche de penser à garder la face et le fil des émotions variables qu’elle travers la submerge. Les lèvres pincées, silencieuses, elle ne remarque que Bellatrix est au sol alors qu’elle l’interpelle à nouveau/

« Please come with me, please. I couldn’t bare it if I had to leave without you. »

Son souffle s’écourte et elle redirige son champ visuel pour avoir Bellatrix en son centre. Son cœur tambourine à sa poitrine. Peur, fureur, incompréhension, son visage traverse toutes ces insupportables variations. Ses poings se serrent, le couperet ne s’abat pas sèchement mais avec lenteur, découpant la peau de son cul avec la précision cruelle de la trahison.

Son esprit va à toute vitesse, sa perception du temps et de l’espace se désagrège, perdue dans ses pensées qui se déroulent bien trop vite pour qu’elle ne comprenne le quart de sa propre réflexion.
Non, Decima ne peut pas y croire, Bellatrix ne ferait jamais ça. Jamais. Après tout, la blonde ne connaît pas plus fidèle adepte du Leader. Mais pourquoi mentirait-elle ? Est-elle en proie à une folie si puissante qu’elle lui dicte un meurtre impossible, comme une torture toute particulière à sa cousine. Un coup d’œil à ses yeux, un regard plongé dans celui abîmé de Bellatrix lui dira ce qu’elle doit savoir. Mais Decima se refuse à s’imaginer que tout cela soit vrai, les conséquences qui se dessinent sont toutes désastreuses. Alors elle évite le regard de sa vieille amie et se contente de garder les poings serrer. Son corps tremble, émet cette vibration étrange dans l’air qui semble modifier la densité de l’air. Un seul geste et la blonde s’écroule, brisée, tant son corps est tendu. Elle respire avec difficulté, il lui faudra bien déceler la folie ou la lucidité dans les yeux de Bella. Si on lui avait dit un jour qu’un coup d’œil aux prunelles de sa cousine lui déciderait de son avenir…

Le silence est long et pesant mais Decima finit par desserrer ses poings, agite ses doigts avec raideur comme pour se défaire de la pression qui les gardaient en poings fermés. Son regard dévie enfin dans celui de sa cousine pour y trouver lucidité, sincérité. Bellatrix est désorientée mais pas tout a fait disparue derrière le voile hallucinatoire de sa démence. Ses doigts glissent sur les joues de Bellatrix, tremblante d’une rage encore contrôlée, contenue par la confusion qui circule sur ses traits.

« You’re lying. You’re just my crazy old friend, Bella. Please. » C’est presque une prière énoncée dans un sourire crispé, surfait, dessiné par l’espoir que tout cela ne soit qu’une farce. Decima supplie sa cousine du regard. En vain.

« What am I gonna do with you, love ? what I am gonna do now ? »

À sa plus grande stupeur, c’est un murmure brisé qui s’élève d'entre ses lèvres. Son assurance s'est fait la malle à cet instant, la colère se mélange à la douleur de la vérité qui s'infiltre dans sa poitrine comme une des dagues bien acérées que sa cousine garde dans son sac. Decima tremble et ses mains crispées glissent jusqu’aux épaules de Bellatrix et la repousse en douceur, incapable d’agir brusquement pour l’instant. Elle a l’impression que le moindre geste trop rapide relâcherait les chiens infernaux qui guident sa fureur.

Toujours avec une lenteur contrôlée, la jeune femme se redresse. Il lui faut mettre de la distance entre elles deux. Son pas est chancelant tandis qu’elle s’approche de la cheminée. Il lui semble ne réaliser que maintenant l’intégralité de la situation. [color:cdbf=#990000]« I killed the Dark Lord. » Les mots tournent, se mélangent. « I bashed his head over and over again. » Did she ? La migraine la guette, Decima sent le malaise arriver, se sent prise au milieu d’une tornade incontrôlable de mots, d’émotions, elle ne comprend plus la chronologie de ses sentiments est décousue, elle ne sait pas par quoi commencer et ce qu’il faut commencer. La douleur qui lui parcourt les veines remontent jusque sa gorge et s’y installe en sanglots pointus qu’elle tâche de contenir, un poing posé sur la tablette de sa cheminée ornée d’opulents reliefs.

« WHY ? »

Decima ne supporte plus le flot d’informations qui lui obscurcit le regard et se retourne enfin vers sa cousine, baguette en main pointée directement vers elle. Sa main tremble et sa position n’est pas stable, bien au-dessus de Bellatrix, son regard lui adresse des flammes plus vengeresses que celles qui lèchent le bois, dans son dos.

« WHY BELLATRIX ? You KNOW what I am supposed to do, right now ! Why ? » La même question qui se répète entre ses lèvres tremblantes, Decima ne ressemble à rien d’autre qu’une enfant blessée. « The Dark Lord… Merlin, what were you thinking ? Tell me, cousin, how did you do it ? Just with your bare hands ? You just ‘snapped‘ ? COULDN’T YOU JUST KILL THE FIRST IDIOT ON YOUR PATH TO SATISFY YOUR MADNESS ? » Sa voix s’élève, pleine de rage, comme un cri du cœur guidé par la douleur de la trahison, fer rouge qui marque sa peau pâle. « Why are you doing this to me, Bellatrix, I, who loved you from the very beginning… How could you imagine that I might be ok to follow you tonight…? Killin’ the leader, comin’ here… thinkin’ about leaving ? » La blonde secoue la tête à la négative, le regard embué. C’est la peine et l’incrédulité qui parlent, le choc et l’impression de cauchemar qui guident ses gestes. Pour une des rares fois dans sa vie, Decima se laisse contrôler par les différentes émotions qui lui barrent le visage, qui la poussent à agir comme une enfant blessée, effrayée, le regard obscurcit par la haine nouvelle, vibrante et l’incompréhension. Elle refuse de croire les paroles de sa cousine et pourtant est déjà convaincue de leur véracité. Sa très chère Bellatrix.

© TITANIA

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Parchemins : 160
Gallions : 183
Crédit(s) : Eden Memories
Disponibilité RP : Mélusine de Valmont ; Narcissa Malfoy ; Decima Carrow ; Ravenna Potter ; Eleanor Glenmore (0/5)
Célébrité : Eva Green
Enrôlé(e) depuis le : 16/02/2016
Camp : A snake biting its own tail, she wants to save the magical world from itself, no matter the means to do so or the consequences.
Age du Personnage : 34 yo
Particularité : Legilimens and Occlumens, she's mentally ill, result of an explosion of unrestrained magic when she was younger. She is the patient zero, first of the Mutes, the only one who remembers.
Baguette : Walnut, 12 3/4'' long, dragon heartstring core, unyielding. Her wand is an unwanted ally, it doesn't obey her, doesn't want to, but she is utterly lost without it.
Patronus : Her magic is too unstable to produce any kind of patronus, and even if she could, her mind is too broken to find the will or the power.
Epouvantard : A small, white room. A bed. Restrains. Needles and the hum of electricity. People watching her. Every night she's there again, in her dreams, until she wakes up screaming. She doesn't sleep anymore.
Champ Libre : Life's Story
Family, Friends & Others

ABSENTE JUSQU'AU 28/06


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RP bilingue : Dialogues only or full text, no matter.
DANS TON SAC:
LES SORTS QUE TU MAÎTRISES:
MessageSujet: Re: Betrayal can only happen if you love — PV Decima   Sam 17 Juin - 22:50


   
Betrayal can only happen if you love
(prudhomme) ▽ Les caresses ne sont que d’inquiets transports,
Infructueux essais d’un pauvre amour qui tente
L’impossible union des âmes par les corps.
Vous êtes séparés et seuls comme les morts,
Misérables vivants que le baiser tourmente.  


Decima, pour la première fois depuis longtemps, fuyait son regard. Cela frappa Bellatrix comme la foudre, et elle s’assit sur ses chevilles, incapable de bouger de sa position. Elle savait qu’elle avait pris un risque, Narcissa le lui avait répété mainte et mainte fois ; mais elle faisait confiance à sa cousine, et elle n’imaginait pas que cette femme, avec qui elle avait partagé tant de choses, dont les plus intimes, puisse un jour la rejeter aussi froidement. Et pourtant, c’était là, devant elle, alors que sa cousine ne pouvait la regarder. Son corps était raide, et sa peau blanche ; et si Bellatrix n’avait pas encore été en état de choc, elle aurait pris ses jambes à son cou. Comme un condamné à mort regardant le bourreau approcher, elle n’était pas capable de bouger. Elle pouvait voir arriver le désastre à grande vitesse, et pourtant, il y avait cette part d’elle, dont la taille diminuait à chaque seconde passée, qui espérait – follement – que Decima lui ferait confiance, et la croirait. Qu’elle ne s’énerverait pas, qu’elle ne crierait pas, et surtout, qu’elle ne lui montrerait pas toute la froideur dont elle était capable.

Enfin, elle la regardait, et Bellatrix, effrayée, soutenait son regard. Figée, elle ne pouvait s’écarter de ses mains, qui encerclaient son visage, et qui semblaient trembler. Figée, elle ne pouvait pourtant s’empêcher de tressaillir lorsque Decima lui parla enfin. Crazy. C’était comme si elle l’avait giflée. La même idée avait été énoncée par Voldemort, et elle l’avait tué pour ses efforts. La jeune femme savait, pourtant ; elle qui avait tout vécu avec Bellatrix, elle qui l’avait soutenue alors qu’elle s’enfonçait, de plus en plus souvent, dans la folie. Comment osait-elle dire ces mots, alors qu’elle savait ce qui avait créé les cris, qu’elle savait pourquoi Bellatrix tuait parfois sans raison, et torturait pour oublier sa propre peine. Elle savait, et elle utilisait ce mot, jeté en l’air carelessly. Mais elle n’osait pas bouger, se raccrochant encore et toujours à cet espoir, traitre, qui lui tordait le ventre ; cet espoir que Decima avait réagi à cause du choc, et qu’elle ne pensait pas ses mots.

Come with me, aurait-elle souhaité lui répondre, mais les mots moururent sur sa langue. Déjà, la blonde la repoussait, et Bellatrix ne pouvait que retomber en arrière, prostrée. Decima s’écarta, et l’Anglaise ne pouvait que la suivre du regard, alors que la crainte commençait à remplacer l’espoir. Elle connaissait bien la Carrow, connaissait ses humeurs, et la savait prône à l’énervement. Elles étaient similaires, sur ce point, mais Bellatrix n’arrivait pas à être en colère, à être énervée. Sa potion lui saturait le sang – elle avait été beaucoup trop volatile pour performer de la magie – et ses yeux, loin de se remplir de l’orage habituel, s’étaient teintés d’une infinie tristesse. Les épaules de Decima étaient tendues, et Bellatrix retenait son souffle. Le cri la fit sursauter, mais c’était cette baguette tendue vers elle qui la blessa le plus. Narcissa avait-elle eu raison ? Elle ne voulait pas y croire, et pourtant les preuves étaient bien là, devant elle : la blonde ne la suivrait pas.

Tremblant, elle parvint à se redresser après quelques essais. Ses jambes ne semblaient vouloir la soutenir, pourtant, alors qu’elle gardait ses yeux dans ceux de Decima, incapable de se concentrer sur la baguette entre ses doigts, ne voulant pas se rendre compte de ce que cela voulait dire. La blonde s’énervait, et Bellatrix s’appuyait tant bien que mal sur le fauteuil pour rester debout. Chaque mot prononcé à son encontre lui faisait mal, et si elle avait été une autre femme, elle aurait pleuré. Ses yeux étaient humides, mais ses joues restaient obstinément sèches. Les accusations de Decima étaient douloureuses, et l’Anglaise porta une main à sa poitrine, enfonçant douloureusement ses ongles contre la peau. De la douleur physique, pour oublier les chocs qui lui massacraient le cœur, phrase après phrase. Madness, avait-elle dit à nouveau, les joues de Bellatrix brûlaient de honte. Pourtant, elle ne pouvait arrêter le monologue de son amie, de sa cousine, elle ne pouvait la contredire, de peur qu’ouvrir les lèvres cause un sanglot de s’échapper.

Cette main, armée et tendue vers elle, tremblante et pourtant si ferme, attira soudainement son attention. Bellatrix n’en était pas fière, mais malgré ses pieds chancelants, sa propre baguette tomba dans sa main. Elle n’était pas pointée, non, mais elle était là, une menace silencieuse. Elle ne voulait pas l’utiliser, non, mais elle n’était pas prête à mourir, pas ce soir. Pas plus qu’elle repartirait de cette maison escortée par des Death Eaters. « Narcissa was right. » Furent ses premiers mots, et elle prit un plaisir vicieux à les prononcer. Elle n’était que trop consciente du dédain qui existait entre sa vieille amante et sa sœur. « You don’t understand. » Elle eut un rire, alors, et il était sinistre, teinté de cette douleur dont elle semblait ne pouvoir se défaire. « Loved me from the beginning ? Am I so unworthy of your trust, dearest ? » Le mot était acide dans sa bouche, mais elle continuait à la fixer, avec insolence, presque. « What, do you think I enjoyed it ? That it was just a bout of madness ? I GAVE MY SOUL TO THAT MAN. » Cria-t-elle soudainement, la force de ses mots la forçant à se plier en deux. Sa prise sur le fauteuil était forte à en blanchir ses phalanges, et elle haletait. « I gave him … everything, Decima. My mind, my heart ; I would have done anything for him after he got me out of the hell I was caught in. » Son regard était trouble, et ce n’était plus Decima qu’elle regardait, à cet instant. « I was his. And how does he repay me ? Calling me mad ? Not trusting me ? Laughing at my ideas ? It wasn’t supposed to go that way, love. But he was blinded by his pride, that weak, foul, vainglorious man ! »

Main directement placée contre son cœur, elle se força à respirer. Elle ne pouvait pas s’énerver à nouveau, elle devait rester aussi calme que possible. Lentement, elle reprit son souffle, et elle se redressa. Ses membres ne tremblaient plus, et son regard, froid et vide, se fixait à nouveau sur la forme de sa cousine. Elle sourit, alors, et c’était dénué de toute émotion. La baguette était pointée sur la blonde, malgré la honte qui lui dévorait les entrailles. Elle avait joué ce rôle avant, pourtant, elle avait simulé la haine. « The muggles know we exist, Decima. They know. They made me what I am. They are creating the Mutes. And you know as well as I that they won’t stop at that. The Dark Lord was going to wage war against them, and we would have lost. I will not let a filthy half-blood fool be the end of wizards ! » Son regard, plus animé alors, ne quittait pas celui de Decima. Voldemort allait les mener à leur perte, et elle n’allait pas rester sur le côté à regarder les siens mourir aux mains des moldus.  « Do what you will, Decima. If you won’t follow me, then stay here. But know that I will be leaving tonight, and that you can’t stop me. I killed the Dark Lord, and if you leave me no choice, I’ll kill you too. No matter how much it’ll hurt. » Ses yeux s’adoucirent, alors, et elle baissa sa baguette. Elle porta sa main libre à ses lèvres alors qu’à nouveau, son regard devint humide. Gênée, elle détourna les yeux. Malgré ses paroles, c’était la dernière chose qu’elle souhaitait. Decima était chère à son cœur, et elle ne savait pas si elle serait capable de lever sa baguette sur elle dans l’intention de la blesser.

▲ Me, Myself & I
(c) AMIANTE

   



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Betrayal can only happen if you love — PV Decima
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