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 « Guilt sometimes feeds on our unconfessed desires. » — ft. Andromeda Tonks

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Crédit(s) : Avatars : Aeryn & Fenrir • Signature : BEYLIN (Bazzart) • Avatar fiche : Freesia (Bazzart)
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Camp : Order of the Phoenix — Depuis presque 3 ans, depuis qu'elle a fui les méthodes du Ministry et qu'elle a décidé de prendre part à cette guerre qui la touche malgré tout.
Age du Personnage : 31 yo
Particularité : Psychométrie — Elle a une maitrise avancée de ce don qu'elle considère pourtant plus comme une malédiction.
Baguette : Tout droit sortie d'une manufacture française, la baguette de Mélusine, taillée dans du bois de Cèdre, mesure 29,8 cm et renferme en son coeur un Cristallin de Basilic. Fine et semi-flexible, elle a tout d'une extension parfaite.
Patronus : Une Hermine Blanche — Lointain souvenir d'une rencontre fugace lors d'une nuit d'Hiver dans les Vosges. Plus tard, elle apprit qu'il s'agissait de l'animagus de son frère aîné.
Epouvantard : Feu son mari, revenant d'outre-tombe en Death Eater pour prendre ce fils « impur » qui n’est pas sien.
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MessageSujet: « Guilt sometimes feeds on our unconfessed desires. » — ft. Andromeda Tonks   Mar 6 Juin - 19:34

Guilty Desires
Andy
feat.
Mélusine


 

 



 

 


You want a revelation, ou wanna get it right but it's a conversation I just can't have tonight, you want a revelation some kind of resolution, you want a revelation. Δ Florence and the Machines

L’angoisse se lisait très clairement sur ses traits. La de Valmont avait presque la nausée tant ses tripes semblaient être prises dans un impitoyable étau. La culpabilité avait cet effet, sur la blonde, mais cela ne datait certainement pas d’hier. A la voir déambuler dans les couloirs de l’hôpital, l’on aurait pu se demander si elle venait pour se faire soigner ou encore pour rendre visite à une amie. Amie. C’était bien par respect pour ce titre que la jeune femme avait pris la décision de venir en ces lieux, aujourd’hui. La démarche n’était pas simple et les retombées faisaient frissonner la française tant elle les craignait. Mais, ne pas le faire aurait été la pire des choses, pour Andromeda, et Mélusine ne se voyait pas lui faire ce coup bas, de toute évidence. Car, si l’Order allait réagir avec frénésie et colère à ce qu’elle aurait à leur dire, Andy n’allait certainement pas laisser entendre le même son de cloche. Elle pouvait déjà imaginer ce que Minerva pourrait lui demander, les questions dont on l’accablerait, mais cela n’importait pas, ou peu, pour l’heure ; en cet instant, c’était Andy qui occupait toutes ses pensées, et le devoir dont elle s’était investie, sans le vouloir…

La Phoenix avait peur de la froisser, de voir en ses yeux une panique sourde mais bien présente dont elle ne saurait quoi faire. Elle avait tellement envie de percer le mystère de leur relation, avec Bellatrix, pourtant, elle n’avait jamais eu – jusque là -  ni le cran, ni l’occasion de le lui demander de vive-voix. La panique d’un enfant, elle savait la gérer, celle de son fils, surtout, mais celle d’un adulte, celle d’Andy, comment ferait-elle ? Elle ne savait pas consoler, pas quand elle n’avait aucune connaissance du mal qui se jouait. Qu’à cela ne tienne, il semblait qu’aujourd’hui soit le bon moment, ou en tout cas le plus propice, pour en savoir plus.

Jouant avec sa paire de gants qu’elle avait retirée, Mélusine attendit que l’on revienne avec Andromeda. Elle l’avait faite chercher, prétextant une urgence personnelle, presque honteuse d’avoir du faire usage du nom de son fils pour que cela ait l’air pressant. Depuis quelques – interminables – minutes, elle faisait les cents pas, dans le couloir, devant cette porte qu’elle n’avait pas le droit de passer. L’hôpital était-il si grand pour qu’on dusse laisser sa culpabilité la bouffer de l’intérieur ? Autour d’elle, une douce effervescence animait les lieux, contrastant presque avec la fébrilité de la jeune femme. Elle était pourtant à deux doigts de partir, de tourner les talons pour cavaler ailleurs, loin d’ici, loin d’Andromeda. C’était bête, dans le fond, si bête ; elle n’avait rien fait de mal, la française, elle n’avait rien à se reprocher. Prise d’un rire nerveux, presque hystérique, elle prit place sur un siège, jugeant finalement bon de se calmer un peu avant la venue de la fallen Black. Elle réenfila ses gants avant de s’accouder. Bien. Rien que ça, rien que cet écrin autour de ses doigts la soulageait et la tranquillisait. C’était déjà un bon début, une bouée à laquelle elle devrait s’accrocher pour ne pas imploser devant Andromeda.

D’ailleurs, elle pouvait entendre sa voix, de l’autre côté de la porte à laquelle elle faisait face. Masque d’ivoire, posture de soldat, Mélusine devait se tenir prête à la confronter. Poussant sur les accoudoirs, elle se leva bien vite, trop vite, avant que le pan de bois ne s’ouvre finalement. L’ivoire se brisait, les yeux se voilaient. « Andy… » - la gorge nouée, elle avait l’impression de devoir lui annoncer la mort de sa fille, mais enfin, non, NON. C’était peu, si peu que de lui annoncer qu’elle avait croisée son aînée, en comparaison, non ? « Andromeda. Thibalt is fine, I’m sorry, hmm… » Elle jouait avec ses gants, nerveuse, le regard fuyant au travers d’une fenêtre. Elle se rassit alors, soupirant, ses dextres glissées entre ses mèches blondes. Un rire nerveux quitta ses lippes avant qu’elle ne finisse par se lancer. « Okay. I… I need to tell you something. » - elle braquait ses mirettes sur la brune, l’air sombre. – « I saw your sister… Bellatrix. I saw Bellatrix. » - elle avait murmuré, sa voix prise dans sa gorge. Finalement, pour qui faisait-elle cela, pour Andromeda, ou pour elle même ? Dès l’instant ou ses mots l’avaient quittée, elle sentit de nouveau cette culpabilité l’écraser un peu plus. « I had to tell you before I went to tell the others, Andy. » Elle soupirait, maintenant, attendant comme une sentence ce que son amie aurait à lui dire.

« Pourquoi », serait sûrement la façon dont la plupart des questions de l’Order allaient commencer tandis qu’elle s’attendait peut-être à ce que celles d’Andy commencent par « Comment ? ». Ah, elle aurait bien peu de réponses à donner et tant de questions à poser, en fin de compte, la de Valmont. Mais le plus triste fut sûrement que si Andromeda craignait de revoir sa sœur un jour, Mélusine devait se faire une raison : leurs routes ne se croiseraient sûrement plus jamais, à son plus grand regret. Elle lui avait tant appris, après tout. Oui, Mélusine pouvait se convaincre qu'il ne s'agissait que de ça, qu'il n'y avait que pour cette raison - valable, somme toute - qu'elle voulait revoir la fugitive. Foutaises.
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MessageSujet: Re: « Guilt sometimes feeds on our unconfessed desires. » — ft. Andromeda Tonks   Mer 7 Juin - 23:32



« Sèche tes larmes, mon bonhomme, ça ne prendra que trois petites secondes… » murmura-t-elle d’une voix douce. Mais le garçon était inconsolable. Âgé de quatre ans à peine, ils tenaient ses deux petites mains tremblantes sur son nez ensanglanté. Avec les beaux jours s’annonçait l’ouverture de la saison de Quidditch. Il s’agissait déjà du cinquième accident de mini balais de la journée. Ces petites choses-là se vendaient comme des petits pains sur le Chemin de Traverse. Andy se souvenait parfaitement de la vague de panique qui l’avait submergée quelques dix ans plus tôt, lorsque Ted était rentré à la maison avec le dernier modèle pour les trois ans de leur fille adorée. Au terme d’interminable tractations, Dora avait finalement gagné le droit d’enfourcher son bolide, à condition que son père ne la lâche pas d’une semelle. Visiblement, les parents du petit garçon n’avaient pas fait preuve d’autant de vigilance. « Tu ne me crois pas ?! » s’exclama Andy en arborant un air faussement vexé, les mains posées sur ses hanches. « Compte jusqu’à trois. » Et de se tourner vers la mère du garçon, en quête de soutien. « Un… » Elle tira sa baguette magique de sa blouse. « Deux… » pleurnicha le garçon en retirant ses mains de son visage. « Trois. Episkey. » Il y eut un petit craquement, juste avant que le nez du gamin ne retrouve sa forme originelle. « On va le garder ici cette nuit. Une infirmière passera lui donner du Poussos dans la soirée, pour son bras. Je vais aussi lui prescrire un philtre de paix mais ce sera douloureux, quoi qu’il arrive. Il faudra être fort, petit monsieur ! » s’exclama-t-elle en ébouriffant affectueusement les cheveux du garçon avant de s’emparer de son dossier médical pour y inscrire quelques notes. C’est alors que la porte s’ouvrit pour laisser apparaître le visage de l’un de ses collègues. « Andromeda ? On te demande dans le couloir. C’est personnel… et assez urgent. » Le sorcier se tortilla sur lui-même, visiblement mal à l’aise. Andy, quant à elle, sentit son cœur tomber comme une pierre au fond de son estomac. Les visages de Ted et de Nymphadora se dessinèrent dans son esprit. Lorsque le nom de Thibalt résonna dans la petite salle d’examen, sa jauge de stress ne désemplit pas, bien au contraire.
Guilty conscience
En moins de temps qu’il ne faut pour le dire, Andy se rua hors de la pièce. De l’autre côté de la porte l’attendait Mélusine, assise sur l’une des chaises de la salle d’attente. Le cœur battant, Andromeda ouvrit la bouche sans qu’aucun mot ne lui vienne, tandis que ses deux grands yeux clairs voilés de panique balayaient le couloir, guettant la silhouette familière de Thibalt. Thibalt n’était pas là. Thibalt allait bien. L’information mit un temps infini à gagner son cerveau engourdi par le stress. « Par Merlin, Mélusine ! J’ai cru que… » commença-t-elle, d’un ton lourd de reproches, avant de s’interrompre aussitôt. Il avait suffi d’un mot pour qu’elle sente le sol s’effondrer littéralement sous ses pieds, neuf petites lettres qui la virent traversée d’un long frisson d’horreur. Comme par réflexe, Andy vint apposer une main tremblante contre son cœur, là où nichait cette terrible cicatrice. Avec le temps, la plaie avait fini par cicatriser par endroits mais ces rares instants de répit était généralement de courte durée. Car tôt ou tard, les lettres tracées par le poignard magique finissaient par saigner de nouveau, apportant avec elles leur lot de colère, de honte et de frustration.

Comme en proie à une lutte intérieure particulièrement douloureuse, Andromeda observa quelques longues minutes de silence. Le cœur en marmelade, elle finit par venir glisser une main tremblante sur son visage perlée de sueur, dans l’espoir de recouvrer ses esprits. Encore incapable d’articuler le moindre son, la jeune femme se contenta de balayer une nouvelle fois le couloir du regard. Elle n’avait pas la moindre idée de la tournure que risquait de prendre cette conversation. Quoiqu’il en soit, il n’était pas prudent de rester dans un espace aussi exposé aux oreilles indiscrètes. « Suis-moi. » parvint-elle à articuler d’une voix rocailleuse, tandis qu’elle poussait une porte battante sur laquelle il était inscrit, en lettres rouges : Authorized personnel only. Sans perdre un seul instant, elle vira à droite pour s’engouffrer dans la petite salle café réservée aux employés de l’hôpital qui, par chance, était déserte. D’un geste de la main, Andromeda invita Mélusine à prendre place sur l’une trois chaises branlantes que comptait cette minuscule cuisine. Sans doute aurait-elle mieux fait de s’asseoir, elle aussi, tant elle semblait au bord du malaise, mais elle ne pouvait résister au besoin de faire les cent pas – ce qui, étant donné la superficie de la pièce, n’était pas chaise aisée. Dans un soupir, elle finit par s’arrêter devant l’évier, le temps de passer un peu d’eau glacée sur son visage. « Où était-ce… ? » finit-elle par demander, d’une voix tremblante, comme elle guettait la réaction de Mélusine à travers le petit miroir fendu qui surmontait le robinet. « Quand était-ce… ? Comment… ? » Mais cette ultime question ne trouva pas de fin. Nauséeuse, Andy glissa une main dans son chignon pour lâcher ses cheveux bruns sur ses épaules, ce qui, aux dires de tous, ne rendait la ressemblance avec son aînée que plus troublante. L’instant d’après, elle appuyait son pouce et son index aux coins de ses yeux et se raclait bruyamment la gorge. « Peu importe. Tu devrais en parler à Minerva. Elle saura quoi faire. » conclut-elle enfin, d’un ton qu’elle voulait indifférent.
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Baguette : Tout droit sortie d'une manufacture française, la baguette de Mélusine, taillée dans du bois de Cèdre, mesure 29,8 cm et renferme en son coeur un Cristallin de Basilic. Fine et semi-flexible, elle a tout d'une extension parfaite.
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MessageSujet: Re: « Guilt sometimes feeds on our unconfessed desires. » — ft. Andromeda Tonks   Mar 13 Juin - 17:58

Guilty Desires
Andy
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Mélusine


 

 



 

 


You want a revelation, ou wanna get it right but it's a conversation I just can't have tonight, you want a revelation some kind of resolution, you want a revelation. Δ Florence and the Machines

Tel le poison qui se répand dans les veines ou le cancer qui s’étend et pourrit les êtres en dedans, la culpabilité bouffait maintenant Mélusine, sans répit aucun. Elle avait regardé, impuissante, l’expression d’Andromeda qui s’était figée dans l’horreur et l’effroi. Ah, et c’était elle qui en était la cause… Jamais elle n’avait souhaité ça, jamais elle ne s’était imaginé un jour être la cause de la souffrance de son amie. En aidant la fugitive, Mélusine n’avait pas pensé aux conséquences. Pas à celle-là, en tout cas. Car si elle savait quoi dire à l’Order, comment justifier son acte ou enjoliver les faits, elle n’avait pas un seul instant pensé à Andromeda, pas jusqu’au moment où elle avait du faire face au château avant de fuir dans le confinement de son appartement. Elle savait la relation entre les deux sœurs destructrice et pour le moins mauvaise – au bas mot -, mais elle ne savait pas jusqu’où cela pouvait bien aller. Et, la bouche entrouverte pour balbutier de fades excuses, la française n’eut pourtant pas le temps de s’étendre, se relevant pour suivre la brune là où elles seraient sûrement tranquilles et isolées d’un potentiel ‘public’.

Et elle la voyait enfin, cette supposé ressemblance entre les deux Black, celle dont tout le monde parlait… Fuyant alors la silhouette de son amie, ses pupilles se posèrent partout, sur les gens qu’elles croisaient, sur les fissurent dans les murs ou les tâches sur les vitres. Puis, pénétrant à la suite d’Andromeda dans une petite pièce, Mélusine garda le silence tout en choisissant une chaise pas trop défraichie, en attendant que son amie prenne une nouvelle fois la parole ; elle n’avait pas confiance en sa voix, ni même en ce qu’elle pourrait bien trouver à dire. Et enfin, les questions. Enfin, Andy réagissait, semblant prête à discuter de cette bombe qu’on venait de lui lancer au visage. Pourtant, cela ne dura pas, et, Mélusine, perdue dans sa contemplation, ne dit rien, pour l’heure, se contentant de regarder les cheveux de la brune cascader sur ses épaules et rehausser cette ressemblance qui lui collait à la peau. Les deux Black, bien que semblables en de nombreux points, tiraient leur beauté bien différemment. Si l’une était d’une douceur légendaire et savait sourire sans mal, l’autre puisait sa grâce dans la colère, la froideur et la folie… Les joues rosies, la française détourna une nouvelle fois le regard, ailleurs, pour dissimuler le trouble qui l’habitait. Ah ! Elle se sentait presque plus mal à l’aise auprès de son amie qu’auprès de cette femme qui semblait faire tant de mal à son entourage. Et puis, le nom de leur leader vint briser la transe de la blonde. Non, non, il n’était pas encore l’heure de braver les grands de l’Order, non, elle n’était pas encore prête à se dresser devant une tribune ou de subir son tribunal.

Alors, Mélusine croisa ses jambes, ancrant ses coudes sur les appuis de sa chaise ; elle n’était certainement pas prête à se relever pour partir, fuir, et tourner le dos à son amie. « Wait. » - le ton, pourtant pas autoritaire pour un sou ne souffrait aucune discussion possible. – « It was yesterday, in the Highlands. She was dying, Andy… I had to… » Elle avait murmuré, comme pour essayer d’atténuer sa responsabilité dans les faits. Elle avait peur, et c’était indéniable, peur d’avouer qu’elle avait peut-être sauvé la peau de l’ennemie public numéro un. « I had to save her. There were so much blood, everywhere… She was bleeding, she was unconscious and… What was I supposed to do ?! » - se relevant d’un geste brusque, Mélusine semblait perdue dans sa tête, trouvant nécessaire de se justifier, peut-être – « I couldn’t let her die despite who she is or what she has done before, I’m not like that Andy, I’m not… » - A murderer. Le mot n’avait pas passé ses lippes, mais le sens de sa phrase ne pouvait être plus clair.

Se rasseyant finalement, Mélusine passa sa dextre sur son visage, puisant dans ses forces pour se calmer. Il le fallait, pour Andy, au moins. Pour le reste, pour elle-même, elle pouvait bien attendre et laisser, plus tard, la culpabilité continuer de la bouffer. « She shared some informations… She seemed so… » - elle soupira, s’adossant, presque avachie sur sa chaise, à présent – « Small. She seemed so very small and fragile. She was almost nice and I think… I think she feels lonely, Andy. » Ses mains tremblaient, sans trop qu’elle sache pourquoi. Glissant finalement sa main dans sa poche, elle en retira son livre pour jouer avec et occuper ses dextres. « She was drinking that potion. I don’t know what it was, but it was soothing her… »

Enfin, quand ses yeux se reposèrent sur la silhouette de l’autre jeune femme, Mélusine sembla gonflée d’un nouveau courage, d’une assurance qui n’était pas là l’instant d’avant. « Tell me, Andy… » - Elle se releva doucement pour se placer juste derrière Andromeda. « I told her you were fine and safe and she just… Shut me down. » - posant sa main contre l’épaule de l’anglaise, elle la força doucement à lui faire face. « What happened ? Why do you hate her that much, Andy, and why does she hate you ? » Et, alors qu’elle pouvait enfin voir Andromeda, il était indéniable qu’elle ressemblait encore plus à sa sœur, maintenant ; il lui avait semblé voir au fond des yeux de la benjamine, la même expression furtive et timide d’une tristesse sans nom que l'ainée avait arborée, la veille.
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