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 « It was just like a movie. » — ft. Nathanaël de Valmont

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Crédit(s) : Avatars : Aeryn & Fenrir & milles rêves & savage. • Signature : BEYLIN (Bazzart) • Avatar fiche : Freesia (Bazzart)
Double(s)-Compte(s) : Cailean Paulson (Ouroboros)
Disponibilité RP : ∞ Bellatrix Black • Andromeda Tonks • Nathanaël de Valmont • Rita Skeeter • Jared Nightingal • Sirius Black • Sigismond Rosier — 0/7
Célébrité : Emily Blunt
Enrôlé(e) depuis le : 05/02/2016
Camp : Order of the Phoenix — Depuis presque 3 ans, depuis qu'elle a fui les méthodes du Ministry et qu'elle a décidé de prendre part à cette guerre qui la touche malgré tout.
Age du Personnage : 31 yo
Particularité : Psychométrie — Elle a une maitrise avancée de ce don qu'elle considère pourtant plus comme une malédiction.
Baguette : Tout droit sortie d'une manufacture française, la baguette de Mélusine, taillée dans du bois de Cèdre, mesure 29,8 cm et renferme en son coeur un Cristallin de Basilic. Fine et semi-flexible, elle a tout d'une extension parfaite.
Patronus : Une Hermine Blanche — Lointain souvenir d'une rencontre fugace lors d'une nuit d'Hiver dans les Vosges. Plus tard, elle apprit qu'il s'agissait de l'animagus de son frère aîné.
Epouvantard : Feu son mari, revenant d'outre-tombe en Death Eater pour prendre ce fils « impur » qui n’est pas sien.
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MessageSujet: « It was just like a movie. » — ft. Nathanaël de Valmont    Jeu 8 Juin - 19:19

Just Like a Movie
Nath'
feat.
Mélusine


 

 



 

 


You look like a movie, you sound like a song, my God, this reminds me of when we were young. Let me photograph you in this light in case it is the last time that we might be exactly like we were before we realized we were sad of getting old. Δ Adele

La dernière fois qu’elle était venue de ‘ce’ côté de la ville, Mélusine venait à peine d’accoucher. Elle avait voulu revoir le père de son fils, une dernière fois – se disait-elle encore – juste pour se rassurer, ou graver dans sa mémoire le sourire de cet homme qui lui avait fait le plus beau des présents. Ah. Elle ne l’avait jamais revu, pourtant ; il devait avoir pris le large, peut-être, répondant à sa soif de voyages et d’aventures… Elle l’avait envié, tellement envié, alors qu’elle se demandait encore quoi faire de sa vie, dans un monde où le chaos avait élu domicile. Aujourd’hui pourtant, rien n’était plus pareil. Oh, les rues n’avaient pas changé – pas tant que ça, au fond – et les mœurs non plus, sûrement, mais c’était pour Mélusine que la donne n’était plus la même : son fils tirait sur son bras, excité comme une puce, aussi éveillé qu’un matin de Noël. Elle ne pouvait pas lui en vouloir après tout ; c’était la première fois qu’il voyait Londres, la belle et rayonnante Londres, celle qui n’accueillait pas les gens comme eux. « Thibalt, ne sois pas si pressé, le magasin ne va pas déménager, rassure-toi. » Elle riait, attendrie devant cette bouille qui arborait maintenant un air bougon. Que lui avait-il pris de lui parler de Hamleys ? « C’est le plus grand magasin de jouets au monde. », lui avait-elle dit, « Tu pourras acheter quelques babioles pour ton prochain anniversaire. », lui avait-elle proposé… Autant lui donner son portefeuille, aussi, non ?

Et, si Thibalt était peut-être plus intéressé par les jouets, Mélusine attendait avec hâte que son aîné vienne les rejoindre. Il avait foulé le pays, encore une fois, en quête d’une liberté qu’il chassait sans cesse et avec laquelle il ne se lassait jamais de flirter. Le pas léger, la française trouvait son chemin comme si elle avait fait le même trajet des dizaines de fois, pas plus tard qu’hier. En déambulant dans ces rues, Mélusine se sentait en sécurité, loin des remous de son monde et loin, l’espace d’un instant, des inquiétudes et des dangers qui les guettaient, à chaque coin de rue. Ici, alors qu’elle aurait du avoir peur de se dévoiler, avoir peur du regard des autres et des ces ‘autres’, justement, elle arrivait à respirer et à oublier son rôle, au sein de l’Order, pour n’être qu’une seule chose, finalement ; la mère de son bambin.

Plus que quelques dizaines de mètres, plus que quelques enjambées et… Le calme qui berçait la jeune femme lui fut arraché, sa main partant en avant et son épaule claquant alors que son fils échappait à son emprise. « Thibalt ! » La panique animait ses traits, tirant son visage en une expression ou stupeur et peur à l’état pur brillaient sans filtre. « Th… » Et puis, aussi vite que ce masque s’était dressé sur ses joues, il retomba, comme le sable qui s’enfuit, balayé par les caresses du vent. « Thibalt, tu sais bien que c’est dangereux de courir ! » Elle reprit ses esprits, époussetant son manteau, presque gênée d’avoir été si effrayée l’instant d’avant. Elle fronçait les sourcils – expression typiquement maternelle, disait-on – tout en s’approchant du fugitif, bien perché dans les bras de son oncle. « Nath’. » Un sourire rayonnant fut adressé à son frère, avant qu’elle ne regarde son fils, l’air réprobateur. « Ne fais plus ça Thibalt. Sauter dans les bras de ton oncle ? Et s’il était trop vieux, pour te porter maintenant ? » Ah, blâmons son cœur d’artichaut, elle n’arrivait jamais à leur en vouloir trop longtemps. Le câlin de rigueur fait, la conversation de convenance entamée, les nouvelles relayées, et les trois lurons entraient maintenant dans l’énorme magasin. D’un geste vif, pourtant, Mélusine attrapa l’avant-bras de son frère. « Trois… Quatre cadeaux, pas plus. Sinon… » - elle soupira alors. – « Oh, et puis à quoi bon ? Vous allez courir partout et vider mon portefeuille… Et le pire dans tout ça, c’est que je le savais avant même de venir… Et que j’ai retiré de l’argent. » C’était elle qui avait l’air bougon, maintenant ; l’autorité parentale n’était pas toujours son fort, surtout quand le sourire de son fils était à la clé. « Ne cassez rien. » Elle soupira, passant sa main dans ses cheveux, alors qu’elle souriait à nouveau. Non, décidément, elle était incapable de leur en vouloir, après tout : leur bonheur était tout ce don elle avait besoin.
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Particularité : Animagi : Il prend la forme d'une hermine blanche, symbole de liberté et d'indépendance.
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Epouvantard : Si durant son enfance/adolescence il prenait la forme de sa mère et de toute sa violence, aujourd’hui il pourrait faire face à la mort pure et simple de sa sœur, Mélusine
MessageSujet: Re: « It was just like a movie. » — ft. Nathanaël de Valmont    Dim 9 Juil - 23:28

It was just like a movie
Mélusine & Nathanaël


Il aurait pu passer des heures à contempler l’étendu verdâtre devant lui, à n’écouter que le silence alentours, les piaillements d’oiseaux et ne se soucier de rien d’autres que de savoir ce qu’il allait bouffer ce soir, au diner. Il n’échangerait cette vieille barraque perdue dans le trou du cul des Highlands pour rien au monde. Mais pour aujourd’hui, c’est avec impatience qu’il quittera ces terres qui lui sont chères. La tranquillité et la solitude, d’accord. Mais la population, la vie, les gens, l’animation aussi. Surtout quand il lui faut rejoindre tout ça dans l’unique but de passer un peu de temps avec sa sœur cadette et son neveu qu’il chéri tant.

D’un geste de la main, Nathanaël ramène ses cheveux en arrière, ses doigts venant gratter sa barbe d’une semaine. C’est à se demander s’il n’entretenait pas son air négligé parfois. Un claquement fouettant l’air et le silence plus tard, Nathanaël se retrouve en plein cœur de Londres, les deux pieds bien à plat dans une ruelle à l’abri des regards. Le transplanage est une habitude qu’il manie désormais parfaitement mais malgré ses années d’expérience, il ressent toujours son estomac se tordre légèrement. D’un geste, il remit le col de sa chemise en place avant de se glisser hors de la ruelle pour rejoindre le point de rendez-vous donné quelques temps plus tôt avec Mélusine.

- Oncle Nath’ !!
- Heyyy ! Le concerné s’accroupit légèrement avant de prendre le gamin dans ses bras, le soulevant de terre pour le serrer contre lui dans une étreinte affectueuse. Comment va mon champion préféré ?

Il n’a pas le temps de réellement écouter sa réponse que la voix de sa sœur lui parvient, lui arrachant au passage un sourire.

- Thibalt, tu sais bien que c’est dangereux de courir !
- De courir ? Tu ne veux pas non plus le séquestrer entre quatre murs de mousse pendant que tu y es ?

Il ricane, se moque gentiment de sa sœur bien trop prévenante et protectrice. Mélusine a toujours été ainsi, sur la réserve, peut-être même un poil trop craintive. Même s’il n’en avait jamais douté, il était bon de voir sa sœur s’émanciper de l’éducation de leur propre défunte mère. Il ne faut pas se leurrer, un bon nombre de gamins finissent par suivre les pas de leurs géniteurs, qu’ils soient souillés de  conneries ou non mais Mélusine lui donnait au moins le plaisir de se démarquer totalement de tout ce que leur mère leur avait fait subir durant leur enfance commune.

Mélusine lui offre un sourire éclatant, le genre de geste qui lui redonne du baume au cœur et qui lui rappelle combien il aime sa cadette, sa petite Merveille. Il le lui rend, tout aussi rayonnant alors qu’elle tente de sermonner son gamin bien trop heureux de retrouver son oncle pour une après-midi qu’il devine pourrie gâtée… et elle trouve bien évidemment le temps de le vanner.

- Ne me mets pas un pied dans la tombe aussi vite ! Je suis encore capable d’en porter trois comme lui !

Et comme pour accentuer ses mots, il fait sauter Thibalt dans ses bras, lui faisant lâcher un éclat de rire cristallin, certainement l’un des plus beaux qu’il n’ait jamais entendu de la bouche d’un enfant. Nathanaël serre sa sœur dans ses bras avant de redonner liberté à l’enfant, échangeant les politesses habituelles avec sa sœur, récoltant les dernières nouvelles de sa petite vie qu’elle mène en tant que mère célibataire alors que Thibalt trépigne d’impatience pour enfin pouvoir exulter devant la tonne de jouer qu’ils l’attendent… Et c’est d’ailleurs avec le même entrain que le sorcier l’accompagne, comme une promesse d’une pluie de cadeaux à venir…
… Jusqu’à ce que sa sœur l’attrape par l’avant-bras pour une mise en garde.

-  Trois… Quatre cadeaux, pas plus. Sinon…
- Melu… tu es bien trop raisonnable…
-  Oh, et puis à quoi bon ? Vous allez courir partout et vider mon portefeuille… Et le pire dans tout ça, c’est que je le savais avant même de venir… Et que j’ai retiré de l’argent.

Il éclate de rire devant tant de faiblesse parentale. Mélusine était très loin d’être une mauvaise mère mais il fallait avouer qu’il lui était parfois difficile de ne pas céder face aux grands yeux mouillés et suppliants de Thibalt qui savait de toute évidence, comment manipuler sa chère et tendre mère.
Le gosse est déjà plus souriant qu’il ne pouvait l’être, entrainant son oncle par la main – ou plutôt, le tirant vers l’avant – jusqu’au magasin tant souhaité.
S’ensuit une véritable quête et exploration aux meilleurs jouets possible. Et c’est sans honte ni sans retenue que Nathanaël se prête au jeu en jetant Thibalt dans une piscine de boules en plastique colorées géantes. Et pour être honnête… il se retient lui-même de s’y jeter tête la première.
Ou pas. Puisqu’il y est déjà, entrain de poursuivre son neveu tel un requin à la chevelure blonde et en bataille qui lui cache la moitié de sa vue. Rien ne pourrait être plus précieux que les éclats de rire de l’enfant mais aussi le regard attendri de Mélusine qu’il capte au loin. Attendri, certes, mais aussi certainement désespéré de voir son aîné se prêter à des jeux si puérils à son âge…

- Allez Thibalt, on passe à la suite ?
- Oh, juste encore un peu s’il te plaiiiit !
- Bon, dix minutes pas …. Plus.

Il ne l’écoute déjà plus, tête enfouie dans les boules en plastique tout en poursuivant un autre gosse dont il venait visiblement de créer un lien d’amitié venu de nulle part.
Nathanaël rejoint sa sœur, souffle court, ramenant ses cheveux en arrière d’un geste de la main.

- Tu as raison, je me fais peut-être un poil trop vieux pour ces conneries.

Il dépose un tendre baiser sur la joue de sa cadette avant d’entourer ses épaules de son grand bras.

- Ca faisait longtemps que l’on ne s’était pas fait une sortie en famille. Vous m’avez manqué. Nouveau baiser sur la tempe avant de poursuivre. Tu t’en sors entre tes obligations et Thibalt ?  
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MessageSujet: Re: « It was just like a movie. » — ft. Nathanaël de Valmont    Mar 18 Juil - 15:00

Just Like a Movie
Nath'
feat.
Mélusine


 

 



 

 


You look like a movie, you sound like a song, my God, this reminds me of when we were young. Let me photograph you in this light in case it is the last time that we might be exactly like we were before we realized we were sad of getting old. Δ Adele

Les éclats de rire et les sourires des deux hommes de sa vie faisaient battre le coeur de Mélusine à tout rompre. Et, même regarder son fils voler dans les bras de son oncle n’avait pas réussi à lui faire peur, tant cela lui faisait plaisir de voir son fils, pour une fois, agir comme un garçon de son âge, bien loin des préoccupations des adultes. Elle avait grincé des dents évidemment, mais elle faisait assez confiance à son aîné pour savoir qu’il ne l’aurait jamais laissé s’écraser au sol, au moins. Une étreinte plus tard, un baiser déposé à la fois sur la joue de son fils et de Nathanaël et ils étaient déjà partis à la conquête du magasin. Mélusine ne pouvait s’inquiéter pour ses finances, pourtant, elle qui avait - merci à son merveilleux défunt mari et à la richesse de sa catin de mère - tant d’argent qu’elle ne savait plus quoi en faire.

Finalement, c’était l’impatience du bambin qui mit le petit groupe en branle : il tirait son oncle avec toute la force dont il était sûrement capable et Mélusine suivait, derrière, attentive, ou plutôt perdue dans ses pensées. Son éprit se trouvait ailleurs, dans les Highlands, là où quelques jours plus tôt se dressait une cabane qui avait survécu à tant de choses, avant de tomber dans l’oubli, juste pour avoir croisé le chemin de Bellatrix Lestrange… Bellatrix. La française savait qu’arriverait le temps - plus tôt que prévu, d’ailleurs - où il lui faudrait avouer, confier à son frère la source de ses informations. Et, si le jour de La Réunion il n’avait rien demandé, elle se doutait bien qu’il n’allait pas rester patient bien longtemps. Essayant de faire taire ses inquiétudes pour l’heure, elle reporta son regard azur vers le duo de guignols devant elle, alors qu’ils s’étaient jetés dans une piscine à boules. Nath’ était bien évidemment bien trop grand, pour l’air de jeu, mais il y trouvait étrangement bien sa place… Son air de grand gamin y était certainement pour quelque chose, alors qu’il ‘chassait’ son nerveux, au milieu des boules multicolores. Et Mélusine riait, riait pour de vrai et pour la première fois depuis longtemps. Elle n’arrivait pas à leur en vouloir, pourtant, et n’arrivait même pas à prendre un air assez sérieux pour faire passer un message à son frère. Oh, et puis tant pis ! Elle ne voulait pas se priver de cet instant de joie, et - thank God - d’insouciance, loin du ‘front’.

Le monde moldu avait cet effet, sur elle, aujourd’hui plus plus qu’à l’accoutumé : il lui offrait une sécurité que leur propre monde ne pouvait plus leur garantir, il lui offrait une insouciance et cette liberté de pouvoir marcher dans les rues, sans avoir à regarder par dessus son épaule et sans avoir peur qu’un incident lui pète au visage… Et ça, ça c’était ce dont elle avait le plus besoin, dernièrement.
Son frère revenait maintenant, le souffle un peu plus court, alors que Thibalt s’était fait un nouvel am. Et, ici encore, pas d’inquiétude ; la pureté du sang, le nom de la famille importait peu, dans ce monde. Regardant son frère avec un air faussement réprobateur, elle tint son sérieux à peine deux secondes avant de rire à ses mots. « Non, tu crois ? Un peu plus et il aurait fallu que je vienne te cherche, que je te traine en dehors de la piscine. » - elle se penche vers lui, s’abandonnant dans son étreinte avec une facilité toute caractéristique - « Être loin du Ministère, être loin de tout, ça fait une bien fou… » Elle avait chicoté, pour ne pas attirer l’attention. « J’ai l’impression d’étouffer là-bas et j’avais vraiment besoin de cette parenthèse, pour me recentre un peu… Et priver Thibalt de cette liberté, c’est injuste, il a le droit de connaitre un peu l’insouciance de son âge, même, surtout maintenant…. » Elle soupirait, lasse et étrangement fatiguée, même si le sourire qui était ses lippes tentait de faire croire le contraire. « A Hogwarts, c’est plus… Electrique que jamais. Tout le monde court dans tous les sens sans savoir quoi faire. J’adore mon travail… Mais il prend un peu trop de place, dernièrement. Je n’ai plus le temps à rien. » Derrière ses murmures se cachaient d’autres informations, d’autres confessions qu’elle n’étai pas encore prête à faire, pas là, et surtout pas maintenant. Elle s’ne voulait de cacher quoique ce soit à son frère, mais elle n’avait pas le droit de briser le charme de cette journée. Elle soupira alors, longuement, et se lova un peu plus contre son frère, cherchant un réconfort, un roc sur lequel se reposer. « Mais aujourd’hui, ça va. Je suis contente de n’être que la mère de mon fils. J’ai ma journée, et je compte bien en profiter ! Tu m’avais manqué, aussi. » Petit coup contre l’épaule et déjà elle se redressait, pour sourire plus franchement. « Alors, et toi ? Une nouvelle mission pour bientôt ? Une nouvelle femme qui s’est glissée dans tes draps ? J’envie bien souvent ton style de vie, même si avec un enfant, ça deviendrait vite plus compliqué… » Elle riait, maintenant, regardant finalement son fils revenir vers eux, les joues rougies par l’effort et le sourire touchant presque le plafond. « J’ai fini ! On peut y aller maintenant ! » Ni une ni deux, il reprit la main de son oncle dans la sienne, petite dextre dans une si grande paluche. « On va voir les jouets de cow-boys ? Oh, ils doivent avoir des dragons, et peut-être même des nouveaux Playmobil ! »

La française souriait, regardant son grand gaillard de frère se faire trainer par un tout petit bonhomme en lui lançant un regard faussement implorant. Elle les suivit bien vite, et se promit de ne plus penser, aujourd’hui, à ce qui la tracassait le plus. Bellatrix resterait hors de ses pensées, Bellatrix resterait loin, loin d’elle et de son fils… Mais Bellatrix ne serait pas bien loin, dans un coin de sa tête et il fallait bien s’y résoudre ; Mélusine ne pouvait fermer les yeux sur l’intérêt et presque fascination que cette femme avait su éveiller en elle. Elle fut arrachée de ses réflexions par un autre éclat de rire et immédiatement, le reste s’évanouit autour d’elle : elle n’avait plus d’yeux que pour son fils et son frère, et c’était parfait ainsi.
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MessageSujet: Re: « It was just like a movie. » — ft. Nathanaël de Valmont    Sam 5 Aoû - 0:46

It was just like a movie
Mélusine & Nathanaël


Mélusine n’a pas tort… Si elle laissait Nathanaël se perdre dans ses jeux enfantins en compagnie de son neveu, il y avait de forte chance pour qu’il ne veuille plus quitter son état d’esprit enfantin au profit de celui d’adulte.
Mais en attendant, il revêt le rôle qu’il affectionne tout particulièrement : celui du grand-frère. Il s’enquiert de sa sœur, de savoir si elle va bien, si elle réussit sans trop de problème à gérer sa vie professionnelle intense avec sa vie privée qui l’est tout autant avec un fils aussi énergique.

- Être loin du Ministère, être loin de tout, ça fait une bien fou… J’ai l’impression d’étouffer là-bas et j’avais vraiment besoin de cette parenthèse, pour me recentre un peu… Et priver Thibalt de cette liberté, c’est injuste, il a le droit de connaitre un peu l’insouciance de son âge, même, surtout maintenant….
- C’est vrai. Et tu t’en sors très bien.

Il garde son bras autour de ses épaules malgré le sourire de sa sœur. Ils n’ont jamais vraiment eu besoin des mots, seulement des regards pour se comprendre. Nathanaël perçoit sans mal la lassitude, peut-être même l’épuisement que trahissent les traits de sa cadette. Il s’inquiète, naturellement et de voir sa propre sœur comme ça ne fait que le conforter un peu plus que jamais il ne voudrait de ce genre de vie. De se tuer à la tâche pour un travail qui ne vous le rend même pas. Même si, dans cette situation, ça n’est pas tellement comparable…

-  A Hogwarts, c’est plus… Electrique que jamais. Tout le monde court dans tous les sens sans savoir quoi faire. J’adore mon travail… Mais il prend un peu trop de place, dernièrement. Je n’ai plus le temps à rien.

Le français est toujours aussi attentif, comprenant bien que sa sœur arrivait visiblement à un point de rupture, de fatigue pesante. Il a toujours connu Mélusine amoureuse de son travail, comme étant quelqu’un de passionnée, d’acharnée... De la voir si lassée aujourd’hui est étrange bien que compréhensible vu les temps qui court.
Toute cette folie… si ça ne tenait qu’à lui, il embarquerait sa frangine et son filleul bien loin de tout ce merdier, pour ne se soucier que d’un petit quotidien sans complexité, d’une liberté pleine où il pourrait voir sa propre famille s’épanouir pour de bon, sans l’ombre d’une inquiétude.

- Mais aujourd’hui, ça va. Je suis contente de n’être que la mère de mon fils. J’ai ma journée, et je compte bien en profiter ! Tu m’avais manqué, aussi.
- Comme toujours, tu ne peux pas te passer de moi.

Il prend son coup sur l’épaule sans broncher, riant à cette taquinerie.

-  Alors, et toi ? Une nouvelle mission pour bientôt ? Une nouvelle femme qui s’est glissée dans tes draps ? J’envie bien souvent ton style de vie, même si avec un enfant, ça deviendrait vite plus compliqué…

Il s’apprête à lui répondre mais son élan est bien vite coupé par Tybalt qui leur revient, les joues rougies mais surtout les yeux illuminés de bonheur et d’excitation comme s’il avait consumé bien trop de sucre.

- J’ai fini ! On peut y aller maintenant ! On va voir les jouets de cow-boys ? Oh, ils doivent avoir des dragons, et peut-être même des nouveaux Playmobil !

Nathanaël lance un regard à sa sœur, faussement suppliant puisqu’en réalité, il suit son filleul avec joie. Il serre sa petite main dans la sienne, se laissant trainer jusqu’aux rayons qui illumine autant le regard de l’enfant que celui de l’adulte.

- Woaaaw ! Ils ont tout ça ?!
- Oui ! J’ai même entendu dire qu’il y avait une nouvelle collection avec les ours polaires, les ambulanciers et même le manège à poneys !
- Haaaaaan ! Je les veuuuuux !

Nathanaël éclate de rire et suit le petit à travers les rayons, le guidant vers les nouvelles collections.

- Tu sais quoi ? Vu qu’il parait que tu as été très sage dernièrement, je t’autorise à prendre trois boites de ton choix.
- C’est vrai ?!
- Oui ! Mais seulement trois, ok ? Alors choisit les bien.
- TROP COOL !

Tybalt sautille sur ses petites jambes en tapant dans ses mains, comme si nous venions de lui annoncer qu’il détiendrait dès à présent la firme des Playmobils.

- Tu restes près de nous, d’accord ?

Il n’écoute déjà plus, bien évidemment mais ça n’empêche pas au français de garder un œil sur cette petite boule de bonheur. Il reporte son attention sur sa sœur à qui il adresse un sourire faussement désolé.

- J’crois qu’il va revenir avec deux fois trop de jouets pour lui tout seul.

Il hausse les épaules. Qu’est-ce que ça peut foutre, en réalité ? La vie est courte, pourquoi priver un gosse de ce qui peut faire son bonheur. Il sait que Mélusine l’élève merveilleusement bien et que même si Tybalt se retrouve parfois un poil trop gâté… le gosse semble garder un minimum la tête sur les épaules.

- Pas de mission pour le moment, j’ère à droite à gauche, je laisse mon oreille traîner au cas où. Il esquisse un sourire malicieux qui en dit long. L’un des plus grands talents de Nathanaël est certainement sa capacité à pouvoir se glisser incognito un peu partout pour entendre le meilleur des conversations qu’il rapporte ensuite à l’ordre. Je pense faire un tour en Grèce prochainement. Je n’y ai pas encore mis les pieds et j’ai cru comprendre qu’il y avait un spot assez intéressant.

Il n’en dira pas plus. De 1) parce qu’il ne souhaite pas qu’une oreille mal intentionnée puisse tout entendre et foutre en l’air ses projets. De 2) parce qu’il n’a de toute façon pas besoin de le faire, Mélusine comprendra très bien ce qu’il sous-entend.
Avec un peu de malice, de patience et d’observation, le sorcier s’est rendu compte à quel point il pouvait récolter des informations précieuses sur ces tarés de Death Eaters et leur plan complètement insensé.

- Tu sais, tu pourrais être autre chose qu’une mère pour quelques jours. Il se tourne de nouveau vers Mélusine, les mains dans les poches de son vieux jean rapiécé. Il serait peut-être temps de penser un peu à toi, tu ne crois pas ?

Il n’a pas oublié ce qu’elle lui a dit mais surtout a bien noté le fait qu’elle soit bien trop épuisée à son goût.

- Je sais que tu prends ton job très à cœur mais tu devrais t’accorder quelques jours, rien que pour toi. Je pourrais garder le petit un long weekend, il ne sera pas perdu et toi, tu pourrais suivre l’exemple de ton bon vieux grand frère : Profitez de la vie et pourquoi pas goûter plusieurs hommes…

Large sourire provocateur et taquin, Nathanaël n’est pas le genre de frangin à empêcher sa sœur de goûter aux plaisirs de la chair, seulement à être du genre à plomber la gueule du gars qui oserait abuser de sa si douce personne.
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Epouvantard : Feu son mari, revenant d'outre-tombe en Death Eater pour prendre ce fils « impur » qui n’est pas sien.
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MessageSujet: Re: « It was just like a movie. » — ft. Nathanaël de Valmont    Ven 11 Aoû - 17:16

Just Like a Movie
Nath'
feat.
Mélusine


 

 



 

 


You look like a movie, you sound like a song, my God, this reminds me of when we were young. Let me photograph you in this light in case it is the last time that we might be exactly like we were before we realized we were sad of getting old. Δ Adele

Perdue dans un bain de joie, la blonde forçait ses sourires et se retenait de se crisper sous l’œil de son aîné ou même de son fils alors qu’elle avait presque la nausée. Elle aurait bien du se douter qu’elle ne tiendrait pas, qu’elle n’arriverait pas à garder en son sein le seul secret qu’elle avait tenté de dissimuler à Nath’. Leur relation – fusionnelle, au demeurant – assurait une transparence parfois un peu trop franche entre les deux jeunes gens. Pourtant, Mélusine était confrontée, pour la première fois, à une irrépressible envie de fuir le regard de son frère, de se cacher, loin de son esprit vif et frondeur et de son regard trop doux pour lui rendre service. Elle avait pensé – peut-être naïvement – que d’être avec son fils, entourées d’autres personnes et loin de leur monde la distrairait assez pour s’arracher Bellatrix de ses pensées. Et, depuis leur arrivée dans ce magasin, elle n’avait pu que constater à quel point elle avait pu avoir tord… Plus le temps passait et plus elle avait envie de hurler, de prendre ses jambes à son cou et de partir se terrer dans un coin, là où on ne la retrouverait pas. Ou pas immédiatement, au moins. Elle avait essayé, vainement, de concentrer son attention et ses affections vers Thibalt et son frère, mais c’était peine perdue ; son état empirait d’instant en instant.

La fatigue n’aidait pas, son ras-le-bol général non plus, et, si jusque là elle avait réussi à maintenir les apparences, son masque s’effritait petit à petit, dévoilant sans pudeur aux yeux de son frère tout le poids qui lui pesait depuis quelques jours. Mélusine n’avait jamais été une femme de terrain, fuyant le conflit le plus possible, gardant ses distance avec le front et ses batailles d’usure mais il lui semblait bien qu’elle s’était - seule, comme une grande – enclavée dans un conflit qui ne touchait finalement qu’elle, actuellement. Et elle ne pouvait plus supporter ce que cela impliquait, elle ne pouvait plus supporter de regarder son frère, droit dans les yeux, sans lui dire les vraies raisons de son mal-être. Au-delà même de l’éreintement émotionnel de ces derniers jours, le pire, pour elle, était de dissimuler quelque chose à Nathanaël. Et, alors qu’il déambulait derrière son fils à la recherche de Playmobil, alors que le sourire ne semblait pas pouvoir quitter ni Thibalt ni Nath’, la française fut prise d’un léger vertige, alors qu’elle marchait derrière eux, moins enthousiaste et nettement moins engluée dans l’ambiance un peu trop festive des lieux à son goût. Elle avait assistée à leur courte discussion, avait regardé le visage de son fils s’illuminer d’une joie qu’elle n’arrivait pas à capter ; signe qu’elle était indéniablement à bout. Et elle avait envie de pleurer, misérablement, entre les bras de son frère, pour lui confier le fiel qui animait avec vice la moindre de ses pensées.

Enfin arrivée à la hauteur de son frère, elle se rendit à l’évidence : il fallait qu’elle parle à son frère. Déjà depuis la réunion de l’Order, elle s’était faite une raison et se savait en probation : son frère la connaissait trop bien et devait se douter, au fond, que quelque chose n’allait pas. L’échéance était arrivée et Mélusine n’avait plus d’autres choix que de lui confier son fardeau, en espérant qu’il comprendrait, ou qu’au moins, il entendrait son message… Elle avait acquiescé quand il lui parla de la Grèce, les sous-entendus résonnant avec forces derrière ses mots. Puis, elle s’était appuyée contre son bras, s’y agrippant comme si elle avait peur de se noyer. Un instant, elle plongea ses iris dans ceux, tout aussi claires que les siens, de son aîné. Mauvaise idée, se dit-elle immédiatement ; ce regard était la plus grande arme de son frère. Elle esquissa un sourire qui n’eut rien de brillant et détourna le regard, au loin, pour trouver, quelque part, le courage de lui glisser un ultime petit mensonge, pour se laisser le temps de préparer le terrain.

« Nath’… Je ne me sens vraiment pas bien… Je-J’imagine bien que tu vas encore le gâter si je m’en vais maintenant, mais je pense qu’il faudrait que j’aille m’allonger. Le manque de sommeil et la migraine qui pointe le bout de son nez vont gâcher votre après-midi et je ne voudrais pas que Thibalt se sente obligé de rentrer, juste pour ça. »

Elle inspira longuement, avant de regarder son frère. Pourquoi lui mentir ? Elle se sentait déjà idiote. Il était bien trop intelligent, bien trop instinctif et perceptif pour tomber dans le panneau.

« Écoute… J’ai besoin de temps, en réalité. Je sais que tu veux des informations et je suis prête à te les donner. Après tout, tu as le droit de savoir. Et puis, c’est ridicule, je ne t’ai jamais rien caché jusque là, pourquoi commencer ? » - elle se rapprochait de lui, s’appuyant contre sa grande carrure, comme pour trouver, déjà, le soutien dont elle avait besoin – « Je te dirai tout, Nath’. Et je vais suivre ton conseil. J’ai terriblement besoin d’être seule, de dormir surtout. Et de… » - elle ne pouvait pas poursuivre, pas tout de suite, c’était bien trop tôt pour lui dire que sa rencontre avec Bellatrix avait peut-être ébréché quelque chose – « Juste de dormir. »

Elle s’éloigna un instant de son frère, trouvant son fils concentré devant des boîtes qu’il examinait de près, pour savoir, peut-être, laquelle serait la plus avantageuse pour sa collection grandissant. « Viens pas là, ma fouine. » - elle s’accroupit devant lui, pour le regarder dans les yeux et lui caresser le visage. « Je vais rentrer, je suis fatiguée, mais tu vas rester avec oncle Nath’, d’accord ? Vous allez vous amuser, manger une glace, vous balader… Et je vais vous préparer un bon repas pour c soir à la maison, d’accord ? » Le jeune homme ne voyait pas, pas encore, ce qui pouvait bien se passer derrière le masque – trop – avenant de sa mère. Elle n’avait pas le droit d’être fatiguée, devant son garçon, elle lui devait au moins ça. « D’accord ! Mais il me faut des sous alors ! » Il ne perdait pas le nord, le petit…

Se relavant après une dernière caresser sur la joue rosie de son enfant, Mélusine retournait auprès de son frère. « Tiens, tu en auras sûrement besoin, il mange comme un ogre, comme toi. Et je pense qu’il ne s’arrêtera pas à trois boîtes… » - elle eut un rire tendre, tout en lui donnant son portefeuille un peu trop féminin pour Nathanaël. – « Je vous attends pour le diner. Une fois Thibalt couché, nous pourrons parler. De tout. » C’était une promesse tacite qu’elle tiendrait, sans le moindre doute. La question était de savoir jusqu’où elle irait, dans ses révélations. Un dernier signe à son fils, un autre baiser sur la joue de son frère, et Mélusine se dirigeait déjà vers la sortie, retrouvant l’ambiance un peu plus morose des rues de Londres. Ça, elle pourrait le supporter, jusqu’à chez elle, au moins. Dehors, l’on pouvait voir le ciel s’assombrir au loin dans le ciel anglais. La pluie ne viendrait sûrement pas recouvrir Londres, mais les campagnes environnantes subissaient sûrement déjà la morosité du climat britannique. Pour Mélusine, cela résumait assez bien ce qu’elle sentait venir, pour la soirée : la gaieté ferait place aux interrogations, aux inquiétudes et aux doutes. La seule issue acceptable serait de faire face.

▲▽▲

Habiter dans le monde des moldus assurait à Mélusine de faire une véritable rupture avec ses responsabilités et son travail au sein de l’Order quand elle se permettait de rentrer chez elle. Elle avait arpenter bien des villes moldues et en avait adoré l’architecture, la vie ambiante et surtout le sentiment e sécurité qui s’en dégageait. Bien sûr, il y avait bien d’autres problèmes à gérer, d’autres inquiétudes à avoir, mais c’était déjà plus léger à supporter que l’orage qui grondait du côté sorcier depuis bien trop longtemps déjà. Alors, une fois le pas de la porte de son appartement passé, elle pouvait se détendre – pour un temps, au moins – et penser un peu à elle. Elle fit chauffer sa bouilloire, pour déguster un thé chaud, et se déshabilla lentement avant de retrouver la chaleur de son pyjama. Il était peut-être tôt, mais Mélusine n’avait pas menti sur son besoin de sommeil. Elle pouvait déjà le sentir : sa tasse de thé avalée et sachant son fils en sécurité, elle pouvait déjà deviner Morphée guetter le moment où elle serait assez vulnérable pour venir l’honorer de son baiser d’Asmodée. Et elle l’attendait de pied ferme, aujourd’hui ! Avant la discussion de ce soir, il lui fallait au moins du repos, sans quoi elle n’arriverait pas à encaisser et à répondre aussi vivement qu’elle le souhaitait à son frère.

Ses pensées dérivèrent une nouvelle fois sur Bellatrix alors qu’elle faisait infuser son thé dans une tasse à l’effigie d’un club de polo anglais. Les seuls sons qui brisaient maintenant le silence opaque de l’appartement étaient la trotteuse de l’horloge du salon et les pas légers de la jeune femme se dirigeant dans sa chambre avant qu’elle ne soit accueillie par la fraicheur de ses draps. Et elle n’avait pas eu tord sur les activités de son après-midi, sauf peut-être sur un point : à peine avait-elle posé sa tête sur son coussin que Morphée vint la soulager, sa tasse refroidie toujours posée sur sa table de chevet, intouchée.

▲▽▲

Les heures s’étaient égrainées, effaçant dans leur sillage les lignes de fatigue qui avaient élu domicile sur le visage diaphane de la française. Elle s’était à peine réveillée qu’elle se sentait déjà mieux, tellement mieux, et prête à faire face au monde entier – ou presque. Elle s’était rhabiller en toute hâte, préparant enfin le repas qui allait, elle l’espérait, sustenter les deux ogres qui ne tarderaient pas à arriver, maintenant que le soleil entamait sa descente pour laisser place à son modeste cousin nocturne. Elle n’avait certes rien d’un cordon bleu, mais elle allait tout de même essayer, ce soir, de sortir les grands plats. Et c’était peut-être pas tout à fait anodin, d’ailleurs : il lui fallait mettre son frère dans les meilleures dispositions possibles, après tout. Le rôti dorant au four avec ses comparses pommes de terre et champignons, Mélusine pouvait attendre, alors, que l’on vienne la sortir de son agréable solitude.

Elle n’eut pas à attendre longtemps, cela dit, et elle put déjà se lever et se diriger vers la porte alors que son fils marchait toujours comme s’il tentait de surpasser le son d’un troupeau de gnous. Elle sourit et ouvrit la porte en grand, avant même que l’on frappe. « Thibalt, qu’est ce que j’ai dit, pour les escaliers ? » - elle ne le réprimandait qu’à moitié, à dire vrai – « Vas te laver et enfiles ton pyjama, veux-tu ? Le repas est déjà prêt. » Refermant la porte derrière son fils et Nath’, elle retrouva un peu de sa nervosité, avant de faire face à son frère. « J’espère qu’il ne t’a pas trop fatigué… Je vois que la chasse aux jouets à été plutôt bonne, non ? »

Dans les sacs, elle ne pouvait pas voir si son fils avait encore une fois embarqué la moitié du magasin, mais cela n’avait pas d’importance. Ce qui comptait, c’était le sourire sur le visage de son bambin… Et le reste de la soirée. La table dressée et son fils dans sa grenouillère, Mélusine savait que son temps de répit était compté : le repas à peine engloutit et son fils enfin couché, elle savait qu’il ne faudrait pas bien longtemps avant que son frère n’entre dans le vif du sujet. Elle prit donc le temps de manger – un peu plus qu’à l’accoutumée – forçant même son fils  lui raconter les moindres détails de la journée. Elle savait que c’était particulièrement stupide, mais elle voulait apprécier le calme, avant une possible tempête.

Mais l’on dit que toutes les bonnes choses ont une fin, et il fallut aller border son fils, sans trop tarder sur l’histoire du soir, avant de retrouver son salon, bien plus austère, sans la présence du plus jeune des de Valmont. Le moment était arrivé… Mélusine ne pouvait plus reculer.

« Une tasse de thé ? » - n’attendant pas la réponse de son frère, elle voulut s’en faire un, avant de se raviser : elle n’allait pas se priver d’un bon verre de vin, alors que son fils n’était plus là. – « Ou un verre de vin ? Je pense que… Je pense qu’on en aura besoin, peut-être. »

S’asseyant enfin dans son canapé, Mélusine ouvrit la bouteille avec des gestes assurés avant d’de sortir deux verres. Elle n’avait qu’un hâte : que la froideur du blanc qu’elle avait choisi morde sa gorge pour y dissiper son angoisse. Et angoissée, on pouvait clairement voir qu’elle l’était, la française. Elle peinait à rester assise, peinait à regarder son frère dans les yeux. Alors, elle se redressa, prit un verre généreusement servi et alla se poster devant une large fenêtre, donnant sur la nuit londonienne.

« Tu as sûrement des questions, depuis la réunion, Nath’… Et j’ai beaucoup de réponses. Sûrement pas celle que tu voudrais entendre, je le crains, mais des réponses tout de même. » - elle lui tournait le dos, prenant un lampée de son vin, appréciant la palette de goûts qui éclatait contre ses papilles et la douce cascade de fraicheur qui parcourut sa gorge. « Tout à l’heure… Tu as dit que je devrai croquer quelques hommes ? C’est vrai, ça doit faire quoi…? Depuis Thibalt. » - elle soupirait, et c’étai un étrange début, pour ce qu’elle s’apprêtait peut-être à révéler – « Et mon corps a réagi, il y a quelques jours… Il a réagi d’une bien étrange façon, quand j’ai croisé la route de mon informateur. Comme si… » - elle n’allait pas en dire trop, pas tout de suite – « Comme s’il avait réveillé quelque chose d’endormi, de léthargique. »

Elle soupira une nouvelle fois, reprenant une rasade de son verre qu’elle trouvait déjà trop vide, avant de rire, nerveusement. Elle se souvenait du ridicule de la situation, de la gêne qu’elle avait ressentie, de la honte, presque, d’avoir ressenti quelque chose, auprès de cette femme. « Mais ce n’est pas là le souci. Pas pour l’instant, en tout cas… Je t’avais promis que je te dirai tout, alors, si tu as des questions, tu as le champ libre. Je ne laisserai aucune zone d’ombre, Nathanaël. »

Et ce fut l’usage du nom complet de son frère qui scella peut-être le caractère irrémédiablement sérieux de la situation, ou peut-être l’air déterminé de Mélusine quand elle fit de nouveau face à son frère, peut-être, mais il n’y avait plus de doute pour la jeune femme : quoiqu’en soit le prix, elle dirait tout, tout à ce frère qu’elle aimait trop. S’il y avait bien une personne prête à l’entendre, à tout entendre d’elle – ou presque – ce devait être lui… Par pitié, que ce soit lui.
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MessageSujet: Re: « It was just like a movie. » — ft. Nathanaël de Valmont    Mer 16 Aoû - 12:39

It was just like a movie
Mélusine & Nathanaël


Les mots de sa sœur tournent en boucle alors qu’il contemple son neveu, s’égosillant devant les nouveaux jouets qu’il veut absolument pour compléter sa collection.
Elle lui dira tout, lui a-t-elle promis. Tout. Vraiment ? C’est vrai qu’elle n’a jamais rien pu lui cacher… la preuve. Il l’a sentie venir à dix mille kilomètres que quelque chose merdait, qu’elle dissimulait des informations qu’elle n’osait pas assumer devant lui et ce, depuis la réunion d’urgence qu’ils ont tenue il y a une semaine.
Nathanaël n’a pas insisté parce qu’il n’en avait pas vraiment eu le temps. Trop d’occupation d’un côté comme de l’autre, entre les jobs et les obligations, impossible de pouvoir croiser sa sœur cinq minutes seule pour lui cracher le morceau. Et peut-être qu’il n’a pas cherché à le faire plus que ça par rancœur. Vexé d’être ainsi mit à l’écart, eux si fusionnels. Peut-être parce qu’il attendait qu’elle fasse le premier pas, comme aujourd’hui.

- Allez bonhomme, il est l’heure de rentrer !
- Oh non pas déjààààà !

Air triste sur le visage, Nathanaël ne peut s’empêcher de sourire face à cette bouille d’amour. Si on devait lui poser la question d’avoir un gamin un jour, il répondrait que jamais ça ne serait le cas, son rythme de vie n’étant pas fait pour un enfant. Mais être tonton ? Il pouvait bien l’être cinq fois qu’il serait tout aussi heureux.
Il lui laisse encore dix petites minutes de marge, juste le temps aux magasins d’annoncer la fermeture avant de prendre la direction de chez Mélusine où Nathanaël saliverait presque en imaginant le repas qui l’attend. Thibalt grimpe les escaliers quatre à quatre, donnant l’impression qu’un troupeau de gnou avait élu domicile dans la cage d’escalier.

- Thibalt, qu’est ce que j’ai dit, pour les escaliers ? Vas te laver et enfiles ton pyjama, veux-tu ? Le repas est déjà prêt.

Nathanaël dépose un baiser sur la joue de sa sœur, déposant les sacs de jouets dans l’entrée.

- J’espère qu’il ne t’a pas trop fatigué… Je vois que la chasse aux jouets à été plutôt bonne, non ?
- Tu crois ? Si je l’avais laissé faire, il aurait acheté les trois quarts du magasin… Il hausse les épaules. Mais il a été sage.

Il ne tarde pas à déplacer tout ça dans la chambre du petit et de les rejoindre à table, savourant un délicieux repas en famille et surtout, luttant pour ne pas se laisser bouffer par l’impatience de toutes les questions qui lui brûlent les lèvres. Pour le moment, il veut simplement profiter de sa sœur et son neveu, les entendre rire ensemble, les regarder échanger, comme une mère et son fils.
L’instant prend fin, Mélusine intime son fils d’aller se coucher et après avoir prit son neveux dans ses bras, il les laisse partager ce petit moment de routine ensemble, prenant son temps de son côté pour réfléchir, mûrir ses questions.
Parce qu’il en aura un tas à lui poser mais surtout, lui demander des explications. Ca le bouffe, le tourmente de jour en jour. C’est peut-être con, c’est peut-être exagéré aux yeux de certains mais pour un frère a qui nous n’avons jamais rien caché, ça ne l’est pas. Parce qu’il s’inquiète de savoir si ce qu’elle lui cache la met en danger ou non.
Mélusine lui revient, arrachant Nathanaël de ses pensées.

- Une tasse de thé ? Ou un verre de vin ? Je pense que… Je pense qu’on en aura besoin, peut-être.
- Peut-être ? A te regarder, c’est même plutôt sûr. Non ? Il marque une pause. Un verre de vin, ça sera parfait, merci.

Et il la suit. Dans ses faits et gestes. Lui-même assit sur le canapé, il regarde sa sœur leur servir deux verres de vin blanc, liquide alcoolisé que Nathanaël s’apprête à déguster. Mélusine a raison, ils allaient avoir besoin d’un peu d’alcool, ne serait-ce que pour les détendre parce qu’à regarder sa sœur, elle était tout sauf tranquille. Ce qu’elle lui cachait était à ce point angoissant ?

- Tu as sûrement des questions, depuis la réunion, Nath’… Et j’ai beaucoup de réponses. Sûrement pas celle que tu voudrais entendre, je le crains, mais des réponses tout de même.

Elle tourne le dos, postée devant cette fenêtre.

- J’en ai oui mais si tu pouvais arrêter de faire durer le suspens…

Pas qu’il n’était pas patient mais il fallait garder en tête que ça faisait une semaine que ça lui trottait dans la tête et que depuis cette après-midi, il attendait cette discussion, nerveux de savoir ce qu’elle avait à lui révéler d’aussi important et surtout d’aussi angoissant à en juger par son comportement qu’elle ne lui connaissait pas.

- Tout à l’heure… Tu as dit que je devrai croquer quelques hommes ? C’est vrai, ça doit faire quoi…? Depuis Thibalt. Et mon corps a réagi, il y a quelques jours… Il a réagi d’une bien étrange façon, quand j’ai croisé la route de mon informateur. Comme si… Comme s’il avait réveillé quelque chose d’endormi, de léthargique.

Il arque un sourcil, plus que surprit. Où voulait-elle en venir ? Ce type était-il recherché par l’Order ? Dangereux ? Il ne comprend rien, ne saisit pas le cœur de cette peur qu’elle lui cache, de cette hésitation. Si ce n’est qu’une question d’amour, pourquoi faire autant de mystère, merde.
Nathanaël boit une longue gorgée de vin, oubliant jusqu’à déguster la saveur de ce qui était une bonne bouteille.

- Mais ce n’est pas là le souci. Pas pour l’instant, en tout cas… Je t’avais promis que je te dirai tout, alors, si tu as des questions, tu as le champ libre. Je ne laisserai aucune zone d’ombre, Nathanaël.
- Attends, attends. Tu ne peux pas me faire ce genre d’introduction sans que tu ne m’en dises plus Mélusine.

Assit sur le canapé, coudes posés sur ses genoux, il plante son regard bleuté dans celui de sa sœur qu’il scrute sans l’ombre d’une gêne.

- Tu n’aurais pas commencé par là si ça n’avait pas autant d’importance et si tout ça n’était pas lié.

Il n’est peut-être pas aussi intelligent que sa cadette mais l’expérience de ces années passées à vagabonder sur des contrées toutes différentes des unes des autres lui aura permis au moins de se forger, d’apprendre et d’aiguiser sa déduction ainsi que son esprit.
Le français s’accorde une nouvelle gorgée de vin.

- Qui est ton informateur pour que tu sois si angoissée depuis tout ce temps ? Si tu t’es donné tant de peine pour me le cacher jusqu’ici et pour me fuir, je suppose que ça doit être suffisamment important pour que tu le fasses.

Surtout à lui, son propre frère. Depuis qu’ils étaient gosses, un lien soudé les unissait depuis que Mélusine était née et à aucun moment Nathanaël ne lui avait fait défaut, allant même jusqu’à veiller sur elle sous sa forme d’animagus lorsqu’il avait quitté son domicile familial, s’assurant qu’elle ne subissait pas trop les violences d’une mère complètement dérangée.

- Où l’as-tu rencontré ? Pourquoi est-ce que tu tiens tant à garder son identité inconnue auprès de l’Order ? Ils détestent les zones d’ombres, surtout avec les temps qui court, d’autant plus avec Black qui rôde on ne sait où prête à dézinguer tout ce qui bouge près d’un camp de Mutes.

Après tout, comment l’en blâmer ? Nathanaël lui-même éprouvait une haine profonde envers les responsables, envers les moldus qu’il chérissait tant et qui faisait preuve aujourd’hui d’une inhumanité à gerber. Il n’ira jamais jusqu’à faire une généralité ou cautionné ces raids mais il ne niera pas ressentir une forte déception et un dégoût profond pour les responsables.
Lui qui avait tant foi en l’humanité s’était vu chuter de plusieurs étages.
Mettant ses émotions et sentiments de côté, le français se concentre sur sa sœur qu’il fixe, sans détour et sans ciller, attendant les révélations qu’elle avait enfin à lui offrir.
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Particularité : Psychométrie — Elle a une maitrise avancée de ce don qu'elle considère pourtant plus comme une malédiction.
Baguette : Tout droit sortie d'une manufacture française, la baguette de Mélusine, taillée dans du bois de Cèdre, mesure 29,8 cm et renferme en son coeur un Cristallin de Basilic. Fine et semi-flexible, elle a tout d'une extension parfaite.
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MessageSujet: Re: « It was just like a movie. » — ft. Nathanaël de Valmont    Mar 29 Aoû - 18:03

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Mélusine rit. Elle rit et c’était hystérique, froid, et complétement vide. Elle avait besoin de lâcher prise, de laisser s’exprimer cette fatigue, sa nervosité, aussi, mais bien vite elle passa du rire aux larmes et elle se serait presque effondrée, si elle n’avait pas déjà été assise. Elle ne dormait presque plus, elle ne mangeait que par nécessité et toute sa vie depuis la réunion n’avait été dictée que par la routine, que par son fils aussi, et ses responsabilités envers lui. Et ce soir, elle n’avait pas envie de tout dire, elle n’avait pas envie de croiser le regard de son frère lourd de reproches et plein de déception mais elle était obligée de le faire. Cette responsabilité, aussi, elle la portait à bout de bras et elle n’en pouvait plus… Elle se releva alors, son verre encore dans l’écrin tremblant de sa main. Il fallait qu’elle marche, qu’elle fasse les cents pas, qu’elle se passe la main dans les cheveux, qu’elle boive, encore et encore pour endormir ses nerfs et délier sa langue. Alors, elle finit son verre d’une traite avant de s’en resservir un autre. Elle n’était pas alcoolique, non, mais ce soir, elle aurait pu boire un tonneau entier de ce vin.

Elle n’arrivait pas à le regarder dans les yeux, elle n’arrivait pas à faire taire l’effroyable peur qui rongeait ses membres. Et les mots de son frère n’avaient rien, rien pour la rassurer ou pour l’encourager à aller plus loin dans ses révélations. Ah ce qu’elle aurait voulu fuir, ce qu’elle aurait voulu être comme lui, animagus, pour se changer et aller se terrer dans un coin… Son autre verre ne fit pas long feu, d’ailleurs, alors qu’elle avait tant besoin de ce venin dans ses veines. Elle avait laissé son frère parler, sans l’interrompre, poser ses questions, émettre ses doutes, aussi, alors qu’elle continuait à faire les cents pas. Plus le temps passait et plus elle buvait, lus elle se sentait prête à lâcher la bombe. Car elle en était certaine : Nathanaël prendrait la nouvelle aussi mal qu’elle devait le penser…

« Bellatrix. » - elle avait murmuré, le regard perdu dans son verre déjà vide – « C’est elle. » - elle soupirait, reprenant la bouteille qu’elle trouvait déjà trop vide – « C’est elle l’informateur. C’est elle qui m’a tout dit, elle que tu ne pourras pas rencontrer, elle  qui me rend si nerveuse depuis la réunion, elle, ELLE qui a réveillé ce corps endormi depuis trop longtemps. » Et elle s’énervait maintenant. Était-ce contre Bellatrix ou contre elle-même, contre ce corps qui semblait être détraqué ? Le silence qui suivit fut lourd, atrocement lourd, et Mélusine avait eu l’impression d’assister à une mise à mort. Seulement, elle ne savait pas qui serait le malheureux : elle, ou bien son frère qui n’avait pas encore réagi. Son troisième verre servi, elle se rassit, se laissant tomber sans cérémonie dans son canapé, toujours face à son frère. « Ah… Comprends-tu mon état, maintenant ? » - une gorgée, une de plus dans son gosier – « Je ne pouvais pas te le dire devant l’assemblée. Je ne pouvais pas non plus te dire où rencontrer cet informateur, parce que moi-même je ne saurai pas la retrouver… » C’était dans ces instants là qu’elle aurait aimé fumer. Fumer pour passer le temps, pour avaler son angoisse et la regarder s’évaporer autour d’elle alors qu’elle aurait recraché le nuage toxique. « Que voudrais-tu savoir de plus ? Je pourrai te dire où je l’ai rencontrée, pourquoi elle m’a dit tout ça, ce qu’elle a essayé de me faire, aussi, et je pourrai te dire pire, tellement pire. » - et c’était là, qu’elle se sentait l’avoir le plus trahi, les avoir tous trahis – « Je sais que je suis allée dans le QG des Ouroboros, ou juste à côté… J’ai dû l’y raccompagner, et j’ai croisé Dolohov. Il m’a ramené jusqu’ici, enfin, jusqu’au château. Par contre, il m’a fait oublier le lieu où j’ai amené Bellatrix… C’est affreux. Affreux. »

Elle se releva encore, les fourmis bien trop vivantes, encore, dans ses jambes assoiffées d’une liberté à laquelle elle n’avait pas le droit, ce soir. « J’étais si près, si près de leur QG, si près d’eux, et je ne me souviens pas… » - elle soupira – « Si près… Si près d’elle et ça me désole de ne pas savoir où la retrouver. » Elle eut alors un rire las et fatigué, alors qu’elle s’était posée sur un accoudoir du sofa. « Mais le pire dans tout ça, c’est que je ne suis pas désolée de ne plus pouvoir la revoir, pas parce qu’elle aurait d’autres réponses à donner, non… Mais juste parce que je voudrai la revoir. » Son aveux le plus lourd pesait dans l’air électrique de son appartement. Elle attendait de voir la colère, le désespoir, la déception, peut-être, et l’attente lui paraissait insurmontable.

Elle avait honte, terriblement honte. Pas de ne pas avoir su garder dans sa tête le lieu de rassemblement des Ouroboros – elle n’avait pas eu la chance d’avoir le choix dans la question, de toute façon… - mais parce qu’elle avait envie de revoir cette femme, cette fugitive que tout le monde craignait et parce qu’elle savait parfaitement que son corps, encore dormant, s’éveillerait auprès d’elle. Et si son frère avait d’autres questions, des questions plus personnelles, peut-être, elle aurait été tout à fait prête à y répondre. Après tout, les trois verres de vin l’auront bien aidée à trouver du courage. D’ailleurs, il faudrait une autre bouteille… Une autre, pour abreuver son frère qui en aurait sûrement autant besoin qu’elle.
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MessageSujet: Re: « It was just like a movie. » — ft. Nathanaël de Valmont    Mer 20 Sep - 21:08

It was just like a movie
Mélusine & Nathanaël


- Bellatrix. C’est elle.
- T’es entrain de te foutre de ma gueule Mélusine ?

Parce qu’il n’avait pas envie de rire, ni de faire face à des blagues douteuses de la part de sa sœur.
Bellatrix Black. Celle recherchée de tous, celle prête à détruire des vies humaines entières pour réduire le Ministry en cendre, prête à bien des folies pour parvenir à ses fins, seraient l’informatrice de Mélusine ? Il n’en croyait pas un mot. Non. Il ne voulait pas en croire un mot.
Pas venant de sa propre sœur.

- C’est elle l’informateur. C’est elle qui m’a tout dit, elle que tu ne pourras pas rencontrer, elle qui me rend si nerveuse depuis la réunion, elle, ELLE qui a réveillé ce corps endormi depuis trop longtemps.

Il encaisse les informations sans broncher ou en tout cas, pas pour l’instant. Trop tôt et surtout, trop violent pour réussir à réagir d’une quelconque façon. Il est incapable de prononcer un mot, une parole, d’effectuer ne serait-ce qu’un geste pouvant traduire son état d’esprit, se contentant d’un silence lourd et glaciale.
Un goût amer de trahison naquit au cœur de sa gorge, son sang glacé continuant de faire le tour de son organisme qui, et il se connait trop bien, finirait par exploser.

- Ah… Comprends-tu mon état, maintenant ?

Comprendre SON état ? Putain, non. Il ne comprenait pas. Il ne comprenait pas POURQUOI elle avait mit autant de temps à lui cacher quelque chose d’aussi énorme mais aussi dangereuse. Car si l’Order venait à apprendre ne serait-ce que le tiers de ce qu’elle venait de lui balancer en moins de dix secondes, il en serait fini de Mélusine.
Par Merlin, qu’avait-elle bien pu foutre pour se retrouver désormais dans une merde pareille ?

- Je ne pouvais pas te le dire devant l’assemblée. Je ne pouvais pas non plus te dire où rencontrer cet informateur, parce que moi-même je ne saurai pas la retrouver…

Son premier geste : inspirer profondément en se passant les deux mains sur son visage soudainement tiré de fatigue, de colère ou par le choc, lui-même ne sait pas trop. Il essaie tant bien que mal de remettre de l’ordre dans ses idées, dans ce que Mélusine vient de lui dire mais les mécanismes de son esprit pourtant si futé, semble coincer, un grain de sable prit dans les rouages qui lui refusent tout accès à la réflexion logique et pragmatique.

- Que voudrais-tu savoir de plus ? Je pourrai te dire où je l’ai rencontrée, pourquoi elle m’a dit tout ça, ce qu’elle a essayé de me faire, aussi, et je pourrai te dire pire, tellement pire.
- Qu’est-ce qu’elle t’a fait ? Réponds.

Inutile de retirer le grain de sable. Mélusine venait de faire exploser sa raison à coup de bombe.

- Je sais que je suis allée dans le QG des Ouroboros, ou juste à côté… J’ai dû l’y raccompagner, et j’ai croisé Dolohov. Il m’a ramené jusqu’ici, enfin, jusqu’au château. Par contre, il m’a fait oublier le lieu où j’ai amené Bellatrix… C’est affreux. Affreux. J’étais si près, si près de leur QG, si près d’eux, et je ne me souviens pas… Si près… Si près d’elle et ça me désole de ne pas savoir où la retrouver. Mais le pire dans tout ça, c’est que je ne suis pas désolée de ne plus pouvoir la revoir, pas parce qu’elle aurait d’autres réponses à donner, non… Mais juste parce que je voudrai la revoir.
- Tu me balances que ton informateur est Bellatrix Black, que tu as été au QG des Ouroboros, vu Dolohov, que tu ne te souviens de rien et… toi, ta seule préoccupation c’est de te dire que tu veux la revoir ?

Il tremble de fureur, de déception, incapable de se contenir plus longtemps si tant est qu’il en ait réellement eu l’envie. Mais dans tous ces aveux, le plus dur à encaisser était sûrement le fait que tout cela vienne de sa propre sœur. Depuis qu’ils sont gamins, les De Valmont ont toujours été proches, tels des siamois sans jamais se lâcher et dès la seconde où les yeux d’enfants de Nathanaël se sont posés sur le petit corps bien calme de sa petite sœur, il s’était juré qu’il la protègerait, au péril de sa vie s’il le fallait. Et jusqu’ici, il avait toujours tenu parole.
Mais ce soir, malgré tout l’amour et toute l’affection sincère qu’il lui portait, le français se sentait profondément trahit, manipulé et salit.

- Mais est-ce que t’as seulement CONSCIENCE de ta connerie Mélusine ? Bordel !

Il se lève brusquement, trop nerveux et en colère pour rester désormais en place. Trop de questions se bousculent, trop d’informations aussi. Il n’arrive pas à faire le point avec ce qu’il vient d’apprendre et ce dont il vient de prendre conscience.
Dolohov. Black. Ouroboros.

- Tu attendais quoi pour me le dire au juste ? Si je t’avais pas poussé au cul pour que tu craches le morceau tu aurais attendu que Black te poignarde dans le dos pour venir tout me cracher ? MERDE ! Je suis ton frère !

Nathanaël était sincèrement blessé et vexé. Comment avait-elle pu le mettre autant à l’écart ? Il la pointe du doigts, comme un avertissement.

- Et épargne moi tes bobards du style « c’était un secret trop lourd à t’avouer ».

Rien que cette phrase suffira à lui rappeler qu’ils partageaient les raisons de la mort de leur mère, signe que Nathanaël était bien plus digne de confiance que n’importe qui sur cette foutue planète.

- J’en reviens pas. Il se passe une main fébrile dans les cheveux. Je sais pas ce qui me fout le plus en rogne. Le fait que tu m’aies ouvertement menti et caché tout ça depuis …. Depuis combien de temps d’ailleurs ? Bientôt j’vais apprendre que tu l’as déjà sautée et que vous vous êtes échangées vos vœux ?

Le français est hors de lui, a un mal fou à se contrôler. Lui-même se reconnait à peine dans ses mots, tournant dans ce salon comme un lion en cage. Catherine devait se retourner dans sa tombe de l'entendre ainsi parler.

- Mais qu’est-ce qu’il t’a pris de la suivre ! Pourquoi tu n’es pas directement venu me voir ? Pourquoi tu n’as pas aussitôt prévenu l’Order ? Depuis le temps qu’on se saigne tous à la chercher, à trouver leur QG.. et puis… Dolohov ! PAR MERLIN ! Il parle avec ses mains, ses bras, fait de grand geste et hausse la voix, enragé. Parce que le pire dans tout ça c’est que malgré tout ce que Mélusine pourra lui dire… elle reste sa sœur. Son sacré. Et que si l’Order devait lui tourner le dos, Nathanaël ne l’abandonnerait pas et ce, malgré toute la rancune présente en cette seconde. Qu’est-ce qu’elle a essayé de te faire ? Elle t’a touchée ? T’as fait du mal ? Je te jure Mélusine, sur la mémoire de notre père, que si cette femme t’as ne serait-ce qu’érafler, je la tuerais de mes propres mains.

Tout se formule dans le désordre, sans avant, ni après. L’inquiétude, la colère, la frustration. Cherchant juste des réponses à ses questions mais surtout à réaliser cette vérité qu’il a du mal à encaisser. D’autant plus que les choses sont bien plus différentes aux yeux du français qu’elles ne l’étaient avant. Puisque désormais, deux autres personnes rentraient dans l’équation. Deux êtres chères que Bellatrix n’hésiterait pas à mettre en danger, voir à tuer, pour ses propres dessins.


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MessageSujet: Re: « It was just like a movie. » — ft. Nathanaël de Valmont    Jeu 21 Sep - 17:25

Just Like a Movie
Nath'
feat.
Mélusine


 

 



 

 


You look like a movie, you sound like a song, my God, this reminds me of when we were young. Let me photograph you in this light in case it is the last time that we might be exactly like we were before we realized we were sad of getting old. Δ Adele

Une gifle ou un saut d’eau n’auraient pas été pires, pour la cadette des de Valmont. D’aussi loin que sa mémoire remonte, jamais elle n’avait vu son frère entrer dans une telle colère, ou en tout cas, pas contre elle. Elle, la petite sœur sage et – presque – parfaite en tous points. Elle, qui avait tenté toute sa vie d’éviter les problèmes, elle, encore, qui n’avait jamais rien caché à son frère… Déjà rongée par la culpabilité, elle s’en voulait encore plus, face à la réaction de son aîné. Elle aurait voulu savoir quoi lui répondre, là, avoir le répondant qu’elle avait, face à n’importe qui d’autres que lui, avec ses beaux yeux maintenant assombris par un orage dont elle était la cause. Elle se sentait salie, et sale, surtout. « T’es entrain de te foutre de ma gueule Mélusine ? » — cette phrase - plus tranchante que le couperet de la guillotine - n’avait pas empêché la jeune femme de poursuivre son récit ; il le fallait, de toute façon. Elle avait fui son regard, fuit, tantôt en se relevant, tantôt en se rasseyant, mais surtout fuit en vidant ses verres, les uns après les autres. C’était trop, maintenant, c’étai trop et elle devait essayer de garder l’esprit clair, sans quoi, elle avait peur de ce qu’elle pourrait lui avouer, sans vraiment le vouloir. Elle reposait donc son verre, vide, sur la table, se promettant de ne plus y toucher. Il lui fallait de l’eau, pour se laver de cette toxicité qu’elle sentait dans ses entrailles, de l’eau et peut-être même une douche glaciale pour se laver entièrement de ce sentiment de saleté qui lui collait à la peau. Que son frère lui en veuille, elle ne le supportait pas…

Et puis, la question qu’elle craignait déchire l’air et lui assène un nouveau coup. « Ce qu’elle m’a fait… ? Pas grand chose elle… » Fallait-il tenter de lui mentir encore ou se résoudre à tout dire, tout d’une vérité qui le blesserait aussi ? Il y avait déjà eu assez de mensonges, assez de cachoteries et Mélusine ne voyait que trop bien tout le mal qui cela engendrait, pour rien. « Elle a essayé de m’étrangler… De me planter avec un couteau, aussi. Mais elle ne m’a rien fait, rien. J’ai su l’en dissuader, me protéger et la calmer. » Elle avait la voix posée, presque aussi détachée que la posture qu’elle avait ; face à l’accès de colère de son frère, elle ne pouvait que restée prostrée sur son canapé, à attendre que l’orage passe. Parce que là, enfin, son frère déployait son être, grandissait dans sa colère et s’il eut été possible de le voir, on l’aurait vu grossir et prendre de plus en plus de place, dans le salon qui n’avait plus rien d’accueillant aux yeux de la jeune femme.

Mélusine n’arrivait toujours pas à le regarder, son frère, ce frère qu’elle avait trahi et qui le lui faisait bien comprendre. De son côté, la cadette aurait voulu se faire toute petite, minuscule et passer inaperçue sous le joug de Nathanaël mais elle ne put que se tenir droit – ou essayer, au moins – et attendre, en silence, qu’il cesse enfin de la mitrailler de ses questions. Le mot ‘connerie’ résonnait encore et, alors qu’elle craignait que son fils ne se réveille, elle prit sa baguette, doucement, et jeta un charme sur la porte de sa chambre pour que le bruit ne parvienne plus jusqu’à ses oreilles… Lui, pauvre Thibalt encore bercé dans ses illusions et dans son innocence, n’avait pas besoin d’entendre son oncle hurler sur sa mère alors qu’il s’était relevé, droit, fier dans sa rage tout à fait légitime, de toute façon.

Les secondes passant et son frère fumant toujours de colère, Mélusine faillit ne pas entendre la suite de ses protestations. C’eut été bien dommage, d’ailleurs, parce que bien loin de la conforter dans son silence, les mots de Nathanaël lui glacèrent le sang, pas assez pour ne pas qu’elle rougisse, mais beaucoup trop pour qu’elle ne puisse les supporter. Le regard hagard qu’elle arborait avant n’avait plus rien de coupable ou de las, non : elle aussi voyait le bleu de ses yeux revêtir ses teintes d’acier si caractéristique de leur famille quand la colère prenait le dessus. Elle aussi se levait d’ailleurs, prête à entrer en scène comme on se jette dans une arène pleine de lions. « Pardon ? Qu’est ce que ça foutrait, d’ailleurs, que je l’aie déjà sautée Nath’, hein ? Qu’est ce que ça pourrait bien foutre, si seulement ça voulait dire que je suis assez dans ses bonnes grâces pour qu’elle nous épargne, toi, Thibalt et moi dans les plans qu’elle prépare dans son putain de QG ?! » - ils pouvaient bien être deux, à jurer comme des charretiers – « Alors oui, j’aimerai la revoir mais tu sais pourquoi ? Pas pour m’envoyer en l’air non, même si très franchement, ça fait tellement longtemps que ça pourrait me détendre, mais NON, juste parce que j’ai senti que je pouvais lui faire entendre raison ! Elle a tué Voldemort, elle a fait ce sacrifice et elle s’en veut, parce qu’elle croit en ses putains d’idéaux, mais elle se défait de son emprise. Et s’il y avait une personne, seulement UNE personne prête à l’entendre et à être là, elle pourrait être un peu moins tarée, ou même un peu moins dangereuse ! » - elle fulminait, le rouge au joues et les larmes lui montant aux yeux alors qu’à force de presque hurler, les veines sur son cou s’érigeaient, sous l’étoffe d’une fine écharpe – « Mais personne n’est là, évidemment, personne n’a jamais été là et sa famille est responsable de ce qu’elle est, tout autant que la société, pour l’avoir laissée devenir ce qu’elle est sous les mains d’un abruti qui voulait juste avoir la plus grosse ! » S’arrêtant pour reprendre son souffle, Mélusine se passait les mains dans ses mèches blondes, retournant à son verre qu’elle remplit encore. Au diable ses bonnes résolutions. « Alors oui, je voudrait la revoir, oui. Parce que s’il y a un moyen de l’aider pour qu’elle retrouve la raison, j’aimerai essayer. »

Portant le verre à ses lèvres, elle en but une longue rasade avant de se retourner vers son frère. Les larmes coulaient, maintenant, mais elles contrastaient terriblement avec le sourire amer que portait la jeune femme, tout autant qu’avec son rire cynique. « Et je ne voulait pas t’en parler non… Parce que regarde ce que ça fait… » - d’un geste de la main, elle balayait l’espace entre eux – « J’avais peur que tu te foutes en rogne. J’avais peur de te décevoir et j’avais peur que tu m’en veuilles. Et regarde comme je te connais… Tu me regardes comme tu regardais maman et je peux presque me sentir autant haïe qu’elle ne l’était avant… » - Ses mots étaient durs, certes, mais ils n’en étaient pas moins dénués de vérité. Finissant son verre d’une traite, elle se rassit, mollement, dans un coin du canapé alors qu’elle séchait ses larmes. « Minerva m’a convaincue de te parler. Elle sait ce que c’est, la complicité entre frères et sœurs. Elle m’a convaincue de ne rien te cacher de ce qui s’est passé, ou de ce que Bellatrix m’a dit. » Elle dénouait maintenant le linge qui recouvrait son cou, sa gorge qui ne portait plus les marques des mains de l’anglaise mais qu'elle ne cessait de toucher, par habitude, peut-être pour être certaine de ne plus ressentir de douleur. « Voilà, je te montre tout, et je te dis tout : Bellatrix a une dette envers moi. Je l’ai sauvée, alors elle n’attentera pas à mes jours. Il paraît que l’honneur c’est important, chez les Black, alors je suppose que je suis en sécurité, au moins jusqu’à ce qu’elle m’ait rendu la pareille. » Le regard perdu sur son parquet – qu’elle trouvait décidément captivant, ce soir – elle jouait avec son écharpe, presque gênée. « Et je ne suis pas venue te voir parce que… Je n’en ai aucune idée, en fait. Je suis directement rentrée chez moi, avant d’aller parler à Minerva. » - elle soupirait, fatiguée – « Tu te souviens de cette pette cabane, sur la falaise, pas loin de chez toi ? » - elle n’attendait pas de réponse – « Et bien c’était là, enfin... Je me baladais, avant de rentrer au château, et je l'ai vue.. Elle était là, mourante, sur le sol. Alors je l'ai emmenée dans cette petite cabane qui n'existe plus... Ne me demande pas pourquoi je ne l’ai pas emmenée à l’Order, je ne pourrai pas te répondre. Par curiosité ? Parce que j’avais envie de l’aider ? Sûrement… » - elle soupirait, et remontait maintenant son regard azur dans celui, identique, de son frère aîné – « Elle avait l’air si… Normale. Belle, même. » - elle eut un rire presque enfantin – « Alors je l’ai soignée… Et j’ai attendu qu’elle se réveille. Parce qu’on ne poignarde pas quelqu’un qui ne peut pas se défendre. On n’emprisonne pas quelqu’un qui ne peut pas se défendre… » Ses mots se perdirent dans un murmure parce qu’elle savait bien, au fond, que cela ne justifiait pas qu’on laisse une dangereuse fugitive parcourir le monde impunément. Perdue dans ses souvenirs pourtant encore frais, elle avait les iris dans le vide, fixé sur une image qu’elle seule pouvait voir. « J’ai vu, Nath’, j’ai vu dans ses yeux l’inquiétude d’un enfant, la colère d’une incomprise et le désespoir de ceux qui ont peur. Peur. Elle avait peur, Nath’. Bellatrix Black a peur et ça rend tout ça, toutes ces choses et ses disparitions plus effrayantes encore… Parce que si elle, elle a peur, c’est qu’il y a une raison et c’est que tous, nous devrions trembler devant quelque chose que personne sauf peut-être elle, ne comprend… Et si elle peut m’en apprendre plus, alors je suis prête à risquer ma vie. Pour la tienne, pour tout le monde et pour celle de Thibalt… Alors tu peux m’en vouloir, si tu veux et je comprendrai… Mais par pitié, ne me déteste pas… »

Plus calme qu’elle ne l’avait jamais été depuis ces derniers jours, elle regardait son frère avec une détermination qui ne souffrait aucune remontrance. Elle était prête à jouer un rôle plus grand encore dans une guerre qu’elle avait pour l’heure regardée de loin. Et effectivement, si la sorcière la plus dangereuse de tous les temps avait peur, alors il fallait se préparer au pire.
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