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 « It was just like a movie. » — ft. Nathanaël de Valmont

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Crédit(s) : Avatars : Aeryn & Fenrir • Signature : BEYLIN (Bazzart) • Avatar fiche : Freesia (Bazzart)
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Enrôlé(e) depuis le : 05/02/2016
Camp : Order of the Phoenix — Depuis presque 3 ans, depuis qu'elle a fui les méthodes du Ministry et qu'elle a décidé de prendre part à cette guerre qui la touche malgré tout.
Age du Personnage : 31 yo
Particularité : Psychométrie — Elle a une maitrise avancée de ce don qu'elle considère pourtant plus comme une malédiction.
Baguette : Tout droit sortie d'une manufacture française, la baguette de Mélusine, taillée dans du bois de Cèdre, mesure 29,8 cm et renferme en son coeur un Cristallin de Basilic. Fine et semi-flexible, elle a tout d'une extension parfaite.
Patronus : Une Hermine Blanche — Lointain souvenir d'une rencontre fugace lors d'une nuit d'Hiver dans les Vosges. Plus tard, elle apprit qu'il s'agissait de l'animagus de son frère aîné.
Epouvantard : Feu son mari, revenant d'outre-tombe en Death Eater pour prendre ce fils « impur » qui n’est pas sien.
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MessageSujet: « It was just like a movie. » — ft. Nathanaël de Valmont    Jeu 8 Juin - 19:19

Just Like a Movie
Nath'
feat.
Mélusine


 

 



 

 


You look like a movie, you sound like a song, my God, this reminds me of when we were young. Let me photograph you in this light in case it is the last time that we might be exactly like we were before we realized we were sad of getting old. Δ Adele

La dernière fois qu’elle était venue de ‘ce’ côté de la ville, Mélusine venait à peine d’accoucher. Elle avait voulu revoir le père de son fils, une dernière fois – se disait-elle encore – juste pour se rassurer, ou graver dans sa mémoire le sourire de cet homme qui lui avait fait le plus beau des présents. Ah. Elle ne l’avait jamais revu, pourtant ; il devait avoir pris le large, peut-être, répondant à sa soif de voyages et d’aventures… Elle l’avait envié, tellement envié, alors qu’elle se demandait encore quoi faire de sa vie, dans un monde où le chaos avait élu domicile. Aujourd’hui pourtant, rien n’était plus pareil. Oh, les rues n’avaient pas changé – pas tant que ça, au fond – et les mœurs non plus, sûrement, mais c’était pour Mélusine que la donne n’était plus la même : son fils tirait sur son bras, excité comme une puce, aussi éveillé qu’un matin de Noël. Elle ne pouvait pas lui en vouloir après tout ; c’était la première fois qu’il voyait Londres, la belle et rayonnante Londres, celle qui n’accueillait pas les gens comme eux. « Thibalt, ne sois pas si pressé, le magasin ne va pas déménager, rassure-toi. » Elle riait, attendrie devant cette bouille qui arborait maintenant un air bougon. Que lui avait-il pris de lui parler de Hamleys ? « C’est le plus grand magasin de jouets au monde. », lui avait-elle dit, « Tu pourras acheter quelques babioles pour ton prochain anniversaire. », lui avait-elle proposé… Autant lui donner son portefeuille, aussi, non ?

Et, si Thibalt était peut-être plus intéressé par les jouets, Mélusine attendait avec hâte que son aîné vienne les rejoindre. Il avait foulé le pays, encore une fois, en quête d’une liberté qu’il chassait sans cesse et avec laquelle il ne se lassait jamais de flirter. Le pas léger, la française trouvait son chemin comme si elle avait fait le même trajet des dizaines de fois, pas plus tard qu’hier. En déambulant dans ces rues, Mélusine se sentait en sécurité, loin des remous de son monde et loin, l’espace d’un instant, des inquiétudes et des dangers qui les guettaient, à chaque coin de rue. Ici, alors qu’elle aurait du avoir peur de se dévoiler, avoir peur du regard des autres et des ces ‘autres’, justement, elle arrivait à respirer et à oublier son rôle, au sein de l’Order, pour n’être qu’une seule chose, finalement ; la mère de son bambin.

Plus que quelques dizaines de mètres, plus que quelques enjambées et… Le calme qui berçait la jeune femme lui fut arraché, sa main partant en avant et son épaule claquant alors que son fils échappait à son emprise. « Thibalt ! » La panique animait ses traits, tirant son visage en une expression ou stupeur et peur à l’état pur brillaient sans filtre. « Th… » Et puis, aussi vite que ce masque s’était dressé sur ses joues, il retomba, comme le sable qui s’enfuit, balayé par les caresses du vent. « Thibalt, tu sais bien que c’est dangereux de courir ! » Elle reprit ses esprits, époussetant son manteau, presque gênée d’avoir été si effrayée l’instant d’avant. Elle fronçait les sourcils – expression typiquement maternelle, disait-on – tout en s’approchant du fugitif, bien perché dans les bras de son oncle. « Nath’. » Un sourire rayonnant fut adressé à son frère, avant qu’elle ne regarde son fils, l’air réprobateur. « Ne fais plus ça Thibalt. Sauter dans les bras de ton oncle ? Et s’il était trop vieux, pour te porter maintenant ? » Ah, blâmons son cœur d’artichaut, elle n’arrivait jamais à leur en vouloir trop longtemps. Le câlin de rigueur fait, la conversation de convenance entamée, les nouvelles relayées, et les trois lurons entraient maintenant dans l’énorme magasin. D’un geste vif, pourtant, Mélusine attrapa l’avant-bras de son frère. « Trois… Quatre cadeaux, pas plus. Sinon… » - elle soupira alors. – « Oh, et puis à quoi bon ? Vous allez courir partout et vider mon portefeuille… Et le pire dans tout ça, c’est que je le savais avant même de venir… Et que j’ai retiré de l’argent. » C’était elle qui avait l’air bougon, maintenant ; l’autorité parentale n’était pas toujours son fort, surtout quand le sourire de son fils était à la clé. « Ne cassez rien. » Elle soupira, passant sa main dans ses cheveux, alors qu’elle souriait à nouveau. Non, décidément, elle était incapable de leur en vouloir, après tout : leur bonheur était tout ce don elle avait besoin.
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Epouvantard : Si durant son enfance/adolescence il prenait la forme de sa mère et de toute sa violence, aujourd’hui il pourrait faire face à la mort pure et simple de sa sœur, Mélusine
MessageSujet: Re: « It was just like a movie. » — ft. Nathanaël de Valmont    Dim 9 Juil - 23:28

It was just like a movie
Mélusine & Nathanaël


Il aurait pu passer des heures à contempler l’étendu verdâtre devant lui, à n’écouter que le silence alentours, les piaillements d’oiseaux et ne se soucier de rien d’autres que de savoir ce qu’il allait bouffer ce soir, au diner. Il n’échangerait cette vieille barraque perdue dans le trou du cul des Highlands pour rien au monde. Mais pour aujourd’hui, c’est avec impatience qu’il quittera ces terres qui lui sont chères. La tranquillité et la solitude, d’accord. Mais la population, la vie, les gens, l’animation aussi. Surtout quand il lui faut rejoindre tout ça dans l’unique but de passer un peu de temps avec sa sœur cadette et son neveu qu’il chéri tant.

D’un geste de la main, Nathanaël ramène ses cheveux en arrière, ses doigts venant gratter sa barbe d’une semaine. C’est à se demander s’il n’entretenait pas son air négligé parfois. Un claquement fouettant l’air et le silence plus tard, Nathanaël se retrouve en plein cœur de Londres, les deux pieds bien à plat dans une ruelle à l’abri des regards. Le transplanage est une habitude qu’il manie désormais parfaitement mais malgré ses années d’expérience, il ressent toujours son estomac se tordre légèrement. D’un geste, il remit le col de sa chemise en place avant de se glisser hors de la ruelle pour rejoindre le point de rendez-vous donné quelques temps plus tôt avec Mélusine.

- Oncle Nath’ !!
- Heyyy ! Le concerné s’accroupit légèrement avant de prendre le gamin dans ses bras, le soulevant de terre pour le serrer contre lui dans une étreinte affectueuse. Comment va mon champion préféré ?

Il n’a pas le temps de réellement écouter sa réponse que la voix de sa sœur lui parvient, lui arrachant au passage un sourire.

- Thibalt, tu sais bien que c’est dangereux de courir !
- De courir ? Tu ne veux pas non plus le séquestrer entre quatre murs de mousse pendant que tu y es ?

Il ricane, se moque gentiment de sa sœur bien trop prévenante et protectrice. Mélusine a toujours été ainsi, sur la réserve, peut-être même un poil trop craintive. Même s’il n’en avait jamais douté, il était bon de voir sa sœur s’émanciper de l’éducation de leur propre défunte mère. Il ne faut pas se leurrer, un bon nombre de gamins finissent par suivre les pas de leurs géniteurs, qu’ils soient souillés de  conneries ou non mais Mélusine lui donnait au moins le plaisir de se démarquer totalement de tout ce que leur mère leur avait fait subir durant leur enfance commune.

Mélusine lui offre un sourire éclatant, le genre de geste qui lui redonne du baume au cœur et qui lui rappelle combien il aime sa cadette, sa petite Merveille. Il le lui rend, tout aussi rayonnant alors qu’elle tente de sermonner son gamin bien trop heureux de retrouver son oncle pour une après-midi qu’il devine pourrie gâtée… et elle trouve bien évidemment le temps de le vanner.

- Ne me mets pas un pied dans la tombe aussi vite ! Je suis encore capable d’en porter trois comme lui !

Et comme pour accentuer ses mots, il fait sauter Thibalt dans ses bras, lui faisant lâcher un éclat de rire cristallin, certainement l’un des plus beaux qu’il n’ait jamais entendu de la bouche d’un enfant. Nathanaël serre sa sœur dans ses bras avant de redonner liberté à l’enfant, échangeant les politesses habituelles avec sa sœur, récoltant les dernières nouvelles de sa petite vie qu’elle mène en tant que mère célibataire alors que Thibalt trépigne d’impatience pour enfin pouvoir exulter devant la tonne de jouer qu’ils l’attendent… Et c’est d’ailleurs avec le même entrain que le sorcier l’accompagne, comme une promesse d’une pluie de cadeaux à venir…
… Jusqu’à ce que sa sœur l’attrape par l’avant-bras pour une mise en garde.

-  Trois… Quatre cadeaux, pas plus. Sinon…
- Melu… tu es bien trop raisonnable…
-  Oh, et puis à quoi bon ? Vous allez courir partout et vider mon portefeuille… Et le pire dans tout ça, c’est que je le savais avant même de venir… Et que j’ai retiré de l’argent.

Il éclate de rire devant tant de faiblesse parentale. Mélusine était très loin d’être une mauvaise mère mais il fallait avouer qu’il lui était parfois difficile de ne pas céder face aux grands yeux mouillés et suppliants de Thibalt qui savait de toute évidence, comment manipuler sa chère et tendre mère.
Le gosse est déjà plus souriant qu’il ne pouvait l’être, entrainant son oncle par la main – ou plutôt, le tirant vers l’avant – jusqu’au magasin tant souhaité.
S’ensuit une véritable quête et exploration aux meilleurs jouets possible. Et c’est sans honte ni sans retenue que Nathanaël se prête au jeu en jetant Thibalt dans une piscine de boules en plastique colorées géantes. Et pour être honnête… il se retient lui-même de s’y jeter tête la première.
Ou pas. Puisqu’il y est déjà, entrain de poursuivre son neveu tel un requin à la chevelure blonde et en bataille qui lui cache la moitié de sa vue. Rien ne pourrait être plus précieux que les éclats de rire de l’enfant mais aussi le regard attendri de Mélusine qu’il capte au loin. Attendri, certes, mais aussi certainement désespéré de voir son aîné se prêter à des jeux si puérils à son âge…

- Allez Thibalt, on passe à la suite ?
- Oh, juste encore un peu s’il te plaiiiit !
- Bon, dix minutes pas …. Plus.

Il ne l’écoute déjà plus, tête enfouie dans les boules en plastique tout en poursuivant un autre gosse dont il venait visiblement de créer un lien d’amitié venu de nulle part.
Nathanaël rejoint sa sœur, souffle court, ramenant ses cheveux en arrière d’un geste de la main.

- Tu as raison, je me fais peut-être un poil trop vieux pour ces conneries.

Il dépose un tendre baiser sur la joue de sa cadette avant d’entourer ses épaules de son grand bras.

- Ca faisait longtemps que l’on ne s’était pas fait une sortie en famille. Vous m’avez manqué. Nouveau baiser sur la tempe avant de poursuivre. Tu t’en sors entre tes obligations et Thibalt ?  
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MessageSujet: Re: « It was just like a movie. » — ft. Nathanaël de Valmont    Mar 18 Juil - 15:00

Just Like a Movie
Nath'
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Mélusine


 

 



 

 


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Les éclats de rire et les sourires des deux hommes de sa vie faisaient battre le coeur de Mélusine à tout rompre. Et, même regarder son fils voler dans les bras de son oncle n’avait pas réussi à lui faire peur, tant cela lui faisait plaisir de voir son fils, pour une fois, agir comme un garçon de son âge, bien loin des préoccupations des adultes. Elle avait grincé des dents évidemment, mais elle faisait assez confiance à son aîné pour savoir qu’il ne l’aurait jamais laissé s’écraser au sol, au moins. Une étreinte plus tard, un baiser déposé à la fois sur la joue de son fils et de Nathanaël et ils étaient déjà partis à la conquête du magasin. Mélusine ne pouvait s’inquiéter pour ses finances, pourtant, elle qui avait - merci à son merveilleux défunt mari et à la richesse de sa catin de mère - tant d’argent qu’elle ne savait plus quoi en faire.

Finalement, c’était l’impatience du bambin qui mit le petit groupe en branle : il tirait son oncle avec toute la force dont il était sûrement capable et Mélusine suivait, derrière, attentive, ou plutôt perdue dans ses pensées. Son éprit se trouvait ailleurs, dans les Highlands, là où quelques jours plus tôt se dressait une cabane qui avait survécu à tant de choses, avant de tomber dans l’oubli, juste pour avoir croisé le chemin de Bellatrix Lestrange… Bellatrix. La française savait qu’arriverait le temps - plus tôt que prévu, d’ailleurs - où il lui faudrait avouer, confier à son frère la source de ses informations. Et, si le jour de La Réunion il n’avait rien demandé, elle se doutait bien qu’il n’allait pas rester patient bien longtemps. Essayant de faire taire ses inquiétudes pour l’heure, elle reporta son regard azur vers le duo de guignols devant elle, alors qu’ils s’étaient jetés dans une piscine à boules. Nath’ était bien évidemment bien trop grand, pour l’air de jeu, mais il y trouvait étrangement bien sa place… Son air de grand gamin y était certainement pour quelque chose, alors qu’il ‘chassait’ son nerveux, au milieu des boules multicolores. Et Mélusine riait, riait pour de vrai et pour la première fois depuis longtemps. Elle n’arrivait pas à leur en vouloir, pourtant, et n’arrivait même pas à prendre un air assez sérieux pour faire passer un message à son frère. Oh, et puis tant pis ! Elle ne voulait pas se priver de cet instant de joie, et - thank God - d’insouciance, loin du ‘front’.

Le monde moldu avait cet effet, sur elle, aujourd’hui plus plus qu’à l’accoutumé : il lui offrait une sécurité que leur propre monde ne pouvait plus leur garantir, il lui offrait une insouciance et cette liberté de pouvoir marcher dans les rues, sans avoir à regarder par dessus son épaule et sans avoir peur qu’un incident lui pète au visage… Et ça, ça c’était ce dont elle avait le plus besoin, dernièrement.
Son frère revenait maintenant, le souffle un peu plus court, alors que Thibalt s’était fait un nouvel am. Et, ici encore, pas d’inquiétude ; la pureté du sang, le nom de la famille importait peu, dans ce monde. Regardant son frère avec un air faussement réprobateur, elle tint son sérieux à peine deux secondes avant de rire à ses mots. « Non, tu crois ? Un peu plus et il aurait fallu que je vienne te cherche, que je te traine en dehors de la piscine. » - elle se penche vers lui, s’abandonnant dans son étreinte avec une facilité toute caractéristique - « Être loin du Ministère, être loin de tout, ça fait une bien fou… » Elle avait chicoté, pour ne pas attirer l’attention. « J’ai l’impression d’étouffer là-bas et j’avais vraiment besoin de cette parenthèse, pour me recentre un peu… Et priver Thibalt de cette liberté, c’est injuste, il a le droit de connaitre un peu l’insouciance de son âge, même, surtout maintenant…. » Elle soupirait, lasse et étrangement fatiguée, même si le sourire qui était ses lippes tentait de faire croire le contraire. « A Hogwarts, c’est plus… Electrique que jamais. Tout le monde court dans tous les sens sans savoir quoi faire. J’adore mon travail… Mais il prend un peu trop de place, dernièrement. Je n’ai plus le temps à rien. » Derrière ses murmures se cachaient d’autres informations, d’autres confessions qu’elle n’étai pas encore prête à faire, pas là, et surtout pas maintenant. Elle s’ne voulait de cacher quoique ce soit à son frère, mais elle n’avait pas le droit de briser le charme de cette journée. Elle soupira alors, longuement, et se lova un peu plus contre son frère, cherchant un réconfort, un roc sur lequel se reposer. « Mais aujourd’hui, ça va. Je suis contente de n’être que la mère de mon fils. J’ai ma journée, et je compte bien en profiter ! Tu m’avais manqué, aussi. » Petit coup contre l’épaule et déjà elle se redressait, pour sourire plus franchement. « Alors, et toi ? Une nouvelle mission pour bientôt ? Une nouvelle femme qui s’est glissée dans tes draps ? J’envie bien souvent ton style de vie, même si avec un enfant, ça deviendrait vite plus compliqué… » Elle riait, maintenant, regardant finalement son fils revenir vers eux, les joues rougies par l’effort et le sourire touchant presque le plafond. « J’ai fini ! On peut y aller maintenant ! » Ni une ni deux, il reprit la main de son oncle dans la sienne, petite dextre dans une si grande paluche. « On va voir les jouets de cow-boys ? Oh, ils doivent avoir des dragons, et peut-être même des nouveaux Playmobil ! »

La française souriait, regardant son grand gaillard de frère se faire trainer par un tout petit bonhomme en lui lançant un regard faussement implorant. Elle les suivit bien vite, et se promit de ne plus penser, aujourd’hui, à ce qui la tracassait le plus. Bellatrix resterait hors de ses pensées, Bellatrix resterait loin, loin d’elle et de son fils… Mais Bellatrix ne serait pas bien loin, dans un coin de sa tête et il fallait bien s’y résoudre ; Mélusine ne pouvait fermer les yeux sur l’intérêt et presque fascination que cette femme avait su éveiller en elle. Elle fut arrachée de ses réflexions par un autre éclat de rire et immédiatement, le reste s’évanouit autour d’elle : elle n’avait plus d’yeux que pour son fils et son frère, et c’était parfait ainsi.
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