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 i can hear your pulse racing from here. (harper)

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MessageSujet: i can hear your pulse racing from here. (harper)   Sam 10 Juin - 23:37

Eden avait passé la journée dans les locaux de la Gazette du Sorcier sans qu’il ne s’y déroule quoi que ce soit. Elle avait déambulé dans l’ensemble des services sans qu’on ne lui accorde la moindre tâche à effectuer. Personne n’avait besoin de ses services et elle avait dû se contenter d’observer ce qui se passait dans chaque département. Elle en avait profité pour tenter de trouver des informations sur les Mutes, mais bien sûr, personne n’y connaissait rien. Tout le monde était effrayé. Pourtant personne ne semblait réellement décidé à trouver une logique à ce virus que l’ensemble de la population craignait. Et Eden avait besoin de réponse. Elle ne pouvait s’empêcher de penser à son frère, dissimulé dans une pièce de la maison, sans possibilité d’en sortir. Il était juste là, caché aux yeux du monde parce que les Avery craignaient que leur réputation en prenne un coup. C’était horrible, mais compréhensible. Il serait étonnant qu’aucune autre famille n’ait fait de même, surtout chez les sangs-purs. Ses réflexions en étaient là, lorsqu’il fut enfin l’heure de quitter les locaux. Et elle ne se fit pas prier pour le faire. Eden avait horreur des journées passées à ne rien faire. Mais c’était le prix à payer, pour recevoir un salaire stable tous les mois et ne pas dépendre des photographies qu’elle vendait. Une sécurité que la Gazette du Sorcier était en mesure de lui offrir et sur laquelle elle n’allait pas cracher. Ce serait absurde. Et elle ne voulait pas avoir à dépendre de ses parents pour le restant de sa vie, bien que les Avery possédaient une grande fortune.

Aussitôt après avoir quitté les locaux du célèbre journal, la jeune femme s’empresse de regagner le manoir familial. L’ensemble de la demeure est très calme, ce qui est loin d’être inhabituel ces derniers temps. Depuis que son frère soit devenu un Mute, à vrai dire. S’emparant d’un morceau de parchemin et d’une plume, Eden ne tarde pas à tracer quelques lettres. Je n’ai pas faim ce soir. Ne m’attendez pas. Je vais travailler à quelques projets dans ma chambre. Elle sait que les siens ne l’embêteront pas outre mesure. Ils ont d’autres chats à fouetter de toute façon. Elle sort de la cuisine – devenue véritable quartier général de la propriété des Avery – et gravit les marches menant à l’étage du plus vite qu’elle le peut, afin de regagner sa chambre, où elle ne tarde pas à s’enfermer. L’ensemble de la maison lui parait exigüe à présent. Comme si celle-ci avait rétrécie en quelques mois à peine. Elle ne pouvait s’empêcher de se mettre à la place de son frère aîné, contraint de supporter cet espace clos et de se dissimuler chaque fois qu’un invité investissait les lieux. Ne plus pouvoir mettre le nez dehors, ne plus pouvoir sentir l’odeur de la nature. Tout cela lui manquerait trop. Elle comprend le choix de sa famille de ne pas exhiber le premier prétendant au titre d’héritier des Avery, mais en même temps, elle ne peut s’empêcher de ressentir de la haine pour tout ce qui arrive. Harper l’a trahie, abandonnée. Son frère est victime d’une maladie que personne n’essaye de contrecarrer. C’est tout son monde qui s’écroule d’un seul coup. Et si elle ne peut rien faire pour résoudre l’une de ces deux situations, elle veut faire tout ce qui est en son pouvoir pour aider sa famille.

Enfilant ses vêtements moldus – une tenue entièrement constituée de noir, sa couleur préférée –, elle ne tarde pas à se saisir de sa baguette. Et en un tour de main, la voilà qui transplane. C’est au beau milieu d’un village moldu qu’elle réapparait. L’air commence à se faire frais, le soleil disparait à l’horizon et ses poils de bras ne tardent pas à se hérisser. Mais ce n’est pas la fraicheur ambiante qui lui donne la chair de poule. Pour la première fois, elle se retrouve dans ce village où tout a commencé. Elle n’a jamais su quelle mission son frère avait pour but d’accomplir ici, n’a jamais pris le temps de lui poser la question non plus. Mais c’est à partir de là qu’il a disparu, avant de revenir infecté par ce virus. Quelque part, elle nourrit cette sombre impression qu’il s’est heurté à des sorciers, qui lui auraient implanté. Elle est restée dans la même maison que son frère mais n’a jamais fini comme lui. Il lui apparaît impossible que le virus se propage si facilement. Ou peut-être a-t-elle eu de la chance ? Dans tous les cas, elle espère pouvoir confirmer ou infirmer son idée avec ce qu’elle va découvrir ici. C’est bien la raison de sa venue d’ailleurs. Elle avance dans ces rues qu’elle voit pour la première fois, s’imagine par où a pu passer son aîné. Dans cette ruelle, ou bien peut-être, dans cette impasse. Il aurait pu aller partout et nulle part à la fois. Peut-être n’a-t-il même jamais eu l’occasion de mettre les pieds ici. Elle aurait dû prendre le temps de lui demander, de le poser des questions. Oui, mais elle ne l’a pas fait.

Au carrefour entre deux rues, Eden ne peut s’empêcher de remarquer un morceau de tissu qui traine sur le sol. Complètement imbibé d’eau, il ne peut pourtant pas dissimuler qu’il s’agit d’un pan de vêtements ayant été arraché. Malgré elle, la jeune femme reconnaît la cape que son frère portait le soir où il est parti. Cette même cape avec laquelle il a réapparu, plusieurs semaines après. Elle déglutit. Deux possibilités existent, soit il est réellement venu ici, soit elle devient complètement paranoïaque et s’imagine des preuves partout où elles ne sont pas. L’obscurité a complètement envahi les lieux, mais elle a besoin d’en avoir le cœur net. Après avoir lancé des regards de tous les côtés, elle sort sa baguette de sa poche. « Lumos. » susurre-t-elle, avant de porter le morceau de bois en direction du tissu. La lumière ne tarde pas à révéler les mailles couleur émeraude. Le palpitant d’Eden s’emballe alors qu’elle s’empresse de fourrer l’échantillon dans sa poche de pantalon. Il s’agit bien d’un morceau de la cape de son frère, elle en est certaine cette fois. Elle n’a pourtant pas le temps de s’en réjouir bien longtemps, puisqu’un bruit de pas dans une rue voisine, attire son attention. Un claquement à peine audible qui, au milieu du village endormi, apparait comme un véritable capharnaüm. Il ne faut pas longtemps avant d’étendre le bout de sa baguette et de se redresser. La peur lui tord le ventre et elle sert un peu plus ses phalanges autour du manche de sa baguette. Quelque part, au fond d’elle, l’idée est née qu’il s’agit de l’agresseur de son frère, qui refait surface pour la prendre à son tour. Dans le même temps, une odeur vient lui chatouiller les narines et durant un instant, elle craint d’avoir laissé sa fiole d’Amortentia ouverte. Habituellement, c’est elle qui laisse s’échapper cette odeur indésirable, qu’elle ne veut plus avoir à sentir. Et ce n’est vraiment pas le moment de penser à la Fawley, pas alors qu’un moment important de sa vie est sans doute en train de se jouer.
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MessageSujet: Re: i can hear your pulse racing from here. (harper)   Jeu 15 Juin - 16:51

Ces derniers temps, les seules occasions pour lesquelles Harper sortait des cuisines du Chaudron Baveur étaient pour voir des clients importants ou rentrer chez elle. Avant, elle s’amusait à aller bavarder par-ci par-là avec certains, mais on lui avait ri au nez une fois de trop. Avant, les foules criaient son nom pour l’encourager lors des matchs de Quidditch de son ancienne équipe, à présent, on lui crie après pour avoir une Bièraubeurre, quand bien même ce n’est pas du tout son travail. Une fois seulement elle s’était donnée la peine de ramener le brevage, mais uniquement pour le renverser sur la tête de l’idiot qui avait eu le culot de la prendre pour une serveuse. Elle s’en était sortie avec un avertissement, mais à présent, elle évitait de recommencer. Toutefois, Harper avait pris la liberté d’installer un petit conduit magique vers la salle principale du Chaudron Baveur. Ainsi, elle pouvait entendre facilement les conversations sans pour autant pouvoir être entendue. C’était l’avantage, quand plus personne ne fait attention à vous : vous pouvez facilement passer inaperçu. Elle était occupée à la décoration d’un gâteau lorsqu’elle entendit un elfe piailler derrière elle. Elle se retourna pour le voir sautiller sur place. « Que se passe-t-il ? » Harper avait empêché le « encore » de sortir de ses lèvres juste à temps. Les elfes de maison sont des créatures de nature discrètes, faites pour passer inaperçues au sein des vieilles demeures tout en rendant l’endroit impeccable, mais la plupart des sorciers ne devaient même pas soupçonner à quel point elles pouvaient être maladroites. En voyant qu’Harper l’avait remarqué, l’elfe s’empressa de cacher ses mains derrière son dos, prenant un air innocent malgré les larmes qui avaient envahi ses immenses yeux. Elle soupira avait de le rejoindre en quelques pas. Penaud, il finit par lui montrer ses mains rougies. « Francky s’est brûlé les mains avec le feu, mademoiselle Harper. Il a voulu prendre le chaudron mais le chaudron était bouillant alors Francky l’a reposé. » Harper soupira, bien qu’elle était presque aussi amusée qu’exaspérée par ses compagnons. Francky n’était au Chaudron Baveur que depuis une semaine, et pourtant, il avait provoqué plus de catastrophe que tous les autres réunis depuis l’arrivée d’Harper. Jeune elfe, il devait apprendre, et en attendant, la jeune femme devait se résoudre à réparer les pots cassés. Après tout, elle était en charge de cette cuisine, c’était son travail de surveiller les elfes, et elle était assez mauvaise elle-même, passant plus de temps à chercher une échappatoire qu’à travailler réellement. D’un coup de baguette, Harper fit disparaître les brûlures de l’elfe, avant de retourner à son poste d’observation. « .. disparu. D’après son frère, il était parti à Bicester. Ça fait trois jours qu’il n’a plus de nouvelles. » Harper avait aussitôt relevé la tête, regardant par le conduit à qui elle avait affaire. Une femme, l’air inquiète, s’adressait à un homme tout de noir vêtu, penchée vers lui pour ne pas être entendue. Mais les mots n’avaient pas échappé à Harper, qui s’empressa de graver dans son esprit le nom indiqué. « C’est près d’Oxford, c’est ça ? J’irai y faire un tour ce soir. » Le couple s’était éloigné, mais Harper avait entendu ce qu’elle avait besoin de savoir. Il ne se passerait peut-être rien de bien intéressant ce soir là, mais ça serait toujours plus intéressant que son boulot et sa vie en générale.

A la fin de son service, Harper prit la liberté de laisser les elfes de maison terminer le travail pour repartir plus vite. Elle allait passer chez elle pour se changer, mais elle changea d’avis au moment de repartir de peur de louper le rendez-vous. A la place, elle indiqua à son balai d’aller directement dans la direction de « Bicester, c’est près d’Oxford, apparemment. », avant de donner un coup de pied vif dans le sol, comme si d’une certaine façon, elle voulait provoquer les guérisseurs qui lui avaient indiqué de ne plus remonter sur un balai. Elle détestait transplanait, mais adorait voler, et ce n’était pas aujourd’hui qu’elle allait changer de moyen de transport. Il faisait encore bon malgré l’heure tardive, mais la vitesse de vol la fit rapidement frissonner. Heureusement, les nuages et la pluie étaient absents du ciel ce soit-là. Son balai l’arrêta à l’entrée de la ville, et elle prit la précaution de sortir sa baguette avant de s’aventurer plus loin. Son instinct lui indiquait de ne pas l’allumer, cependant. Harper s’avança dans l’obscurité naissante, sans savoir réellement ce qu’elle cherchait. L’homme était-il déjà arrivé ? Déjà reparti ? Perdait-elle son temps ici ? D’ailleurs, elle ne voyait vraiment pas ce qu’il y avait de si particulier dans cette ville dont elle n’avait d’ailleurs jamais entendu parlé. Mais si quelqu’un avait disparu dans le coin, cela valait peut-être son attention. Elle décida donc d’arpenter les rues jusqu’à trouver son homme, ou se lasser et rentrer chez elle. Elle tournait à un nouveau carrefour lorsqu’elle réalisa qu’elle n’était plus seule. Une jeune femme se tenait à quelques mètres d’elle, et son estomac se tordit d’angoisse. Être vue n’était pas au programme de la soirée, et surtout pas par une mangemorte. Surtout pas par cette mangemorte là. Il s’écoula quelques secondes durant lesquelles les deux jeunes femmes restèrent face à face, sans savoir quoi dire ou faire. Harper avait l’impression d’être face à un fantôme. La revoir ne faisait pas parti de ses projets, elle avait fait une croix dessus il y avait cela plusieurs semaines, et ses blessures étaient loin d’avoir eu le temps de se refermer, ou même d’arrêter de saigner. Dans un réflexe idiot, Harper planqua son balai derrière elle, comme si Eden en avait encore quelque chose à faire de ses histoires. Elle ne baissa pas sa baguette, cependant. Elle ne tenait pas à attaquer, mais elle était prête à se défendre. « Bonsoir, Avery. Qu’est-ce que tu fais ici ? » Demanda Harper dans un mince espoir qu’Eden lui raconte ce que les mangemorts trafiquaient dans ce coin. Après tout, c’était bien connu, certains méchants adorent raconter leurs plans avec d’étriper leurs victimes. Et puis, Harper ne savait pas quoi lui dire d’autre. Lui demander comment elle allait ? Elle ne préférait pas le savoir.
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MessageSujet: Re: i can hear your pulse racing from here. (harper)   Jeu 15 Juin - 23:56

Eden n’a qu’une envie : celle de vérifier si sa fiole d’Amortentia est bien fermée ou si son contenu est actuellement en train de s’écouler hors de sa poche. L’odeur de son ancienne amante lui est insupportable. Comment se concentrer sur la situation qui se déroule, dans pareille circonstance ? Cela lui apprendra à l’importer partout avec elle. A présent, elle se rend compte qu’elle n’aurait pas dû le faire. Et elle le regrette. Elle presse une main contre sa poche de pantalon pour être certaine que le morceau de tissu qu’elle vient de récupérer ne s’en échappe pas. Il s’agit de sa seule piste jusqu’à présent, elle ne peut pas se permettre de la perdre. Pourtant, il lui faut faire face à quelque chose de plus urgent. Les bruits de pas continuent à se rapprocher, rendant la situation plus menaçante. La respiration d’Eden se fait un peu plus saccadée. Elle ne sait pas par où la personne va arriver. Tout se répercute en échos sur les murs du carrefour. Et puis, elle finit par remarquer cet ennemi qui marche vers elle. Son cœur loupe un battement. Comment est-ce possible ? Harper. « Bonsoir, Avery. Qu’est-ce que tu fais ici ? » La voix sonne dans ses oreilles comme si les lèvres qui prononçaient ces mots, étaient collées à son visage. Pourtant, elle voit la silhouette d’Harper qui avance, se détache de l’ombre pour s’offrir aux rayons lunaires. Son visage est éclairé comme en plein soleil et le doute n’est plus permis. C’est bien elle.

Un frisson parcourt le corps d’Eden. Elle tente pourtant de ne rien en laisser paraître, tout comme elle essaye de faire comme si elle ne voyait pas la baguette que la sorcière tient fermement en face d’elle, comme un rempart supplémentaire entre leur deux êtres. « Avery ? » Elle fronce le nez, lui lance un regard dédaigneux. Pourtant, son cœur se serre. C’est un énième coup de couteau que la jeune femme lui inflige. « Tu t’adresses déjà à moi comme à une étrangère. Après toutes ces années. » Ses phalanges se resserrent autour de sa baguette, faisant blanchir ses jointures. Elle se mord la lèvre inférieure, tout en secouant la tête d’un air dégoûté. Elle a envie de pointer sa baguette sur sa poitrine et de lui lancer un sort pour qu’elle aussi, sente son cœur se comprimer, au moins une fois. Elle a envie de se ruer sur elle pour la frapper, lui faire comprendre le mal qu’elle lui fait. Mais elle n’en fait rien, se contente de rester debout face à elle. « Je ne sais même pas pourquoi je suis étonnée. Surtout après ta trahison de la dernière fois. » Sa gorge se noue et pour la première fois, elle se trouve contrainte de détourner le regard. Les souvenirs sont encore frais et douloureux. Elle se souvient de cette sorcière qui l’avait accueillie en lieu et place d’Harper, lui disant qu’elle ne devait plus jamais approcher la jeune femme. De la baguette tendue dans sa direction et du sort qui s’en était échappé. Cela l’avait presque empêchée de transplaner. Mais plus que la douleur physique de ces sorts lancés à son encontre, il avait fallu supporter la peine de la séparation. Celle de la trahison, aussi.

Elle avale sa salive avant de se tourner de nouveau vers la représentante de l’Ordre qui lui fait fasse. Une part d’elle a envie de baisser sa baguette, mais l’autre ne la voit plus que comme cette ennemie qu’imposent leurs camps respectifs. C’est sûrement ce qui les a séparées, plus que n’a pu le faire leur relation homosexuelle. Cet amour coupable et clandestin n’était peut-être pas une bonne chose, finalement. Depuis le début, elle aurait dû s’en douter. Eden avait réussi à s’en persuader : elle n’avait été qu’un jouet pour divertir Harper, pour l’aider à passer le temps. « Je ne te dois aucune information, Fawley. » Elle prend une pause, peine à s’avouer à elle-même qu’il lui faut se rabaisser à ça. Elle n’aurait jamais cru se remettre à l’appeler ainsi. Visiblement, elle s’était toujours trompée. « Sache simplement que mes camarades ne sont pas ici. J’évolue pour mon compte. » Eden en dit trop, elle le sait. Et elle ne peut s’empêcher de s’en vouloir pour cela. Quelle abrutie elle fait. Harper ne sera pas aussi clémente avec elle, elle a déjà eu l’occasion de lui en faire une illustration grandement détaillée, lorsqu’elle ne s’est pas présentée la dernière fois. Elle n’avait même pas eu la décence de lui faire des adieux. Tout s’était arrêté si brutalement. « Est-ce que je dois m’attendre à croiser tes compagnons de l’Ordre ? » tente tout de même Eden. A présent qu’elle a avoué être seule, Harper peut au moins lui faire cette faveur. Montrer qu’il lui reste un peu d’humanité. En même temps, elle a avoué être sans aide ici. Si la Fawley le voulait, elle pouvait se débarrasser d’elle une bonne fois pour toute. Personne ne le saurait. Et elle passerait pour une héroïne. C’était sans doute ce qu’elle cherchait.
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MessageSujet: Re: i can hear your pulse racing from here. (harper)   Ven 16 Juin - 11:59

Harper aimerait pouvoir ordonner à son coeur de se calmer, d’arrêter de battre aussi ridiculement vite, mais elle doit bien s’avouer que ce sentiment d’adrénaline qu’elle ressent lui avait manqué. Elle s’ennuie à mourir dans sa nouvelle vie, et contrairement à ce dont elle voudrait se persuader, ce n’est pas uniquement dû à son nouveau travail. « Avery ? » S’offusque Eden face à elle, comme si son nom sonnait comme une insulte lorsqu’il sortait des lèvres de son ancienne amante. Pour Harper, c’était juste un moyen de mettre de la distance entre elle, et de se remémorer ce qu’était la femme face à elle, d’où elle venait, et les valeurs qu’elle défendait. Des valeurs qui étaient immondes pour l’ancienne Gryffondor, et se concentrer sur cela était le meilleur moyen de se détacher de leur histoire passée. « Tu t’adresses déjà à moi comme à une étrangère. Après toutes ces années. » Le dégoût qu’Harper inspire dorénavant à Eden lui provoque un pincement au coeur, mais à quoi bon tenter de lui expliquer ? Quoi qu’Eden puisse penser, c’est toujours mieux que si elle connaissait la vérité. Sinon, elle pourrait commettre la folie de tenter de se battre pour elles, pour un avenir qu’elles n’auraient jamais ensemble. « Je ne sais même pas pourquoi je suis étonnée. Surtout après ta trahison de la dernière fois. » Sa trahison ? Elle y allait un peu fort, comme si Harper avait choisi cette situation, alors que la vraie fautive de l’histoire était Eden. Si elle n’avait pas décidé de prêter allégeance à un meurtrier qui mettait leur monde complet en danger, rien de tout cela n’aurait pu arriver. Mais difficile de se défendre alors qu’elle ignorait encore la version de l’histoire d’Eden, et notamment ce qui lui était arrivé ce soir-là alors qu’elles devaient se retrouver à l’abri des regards.

« Je ne te dois aucune information, Fawley. » Répond finalement Eden à la question d’Harper, qui ne peut empêcher un sourire amusé de se former au coin de ses lèvres, bref amusement qui disparaît aussi vite qu’il est arrivé. On ne peut pas dire qu’elle l’ait volé, mais comme toujours, Eden ne peut s’empêcher de réagir comme un chat blessé, qui crache pour se venger. « Sache simplement que mes camarades ne sont pas ici. J’évolue pour mon compte. » Intéressant. Ainsi donc, si l’homme étrange qu’elle avait surpris au Chaudron Baveur était réellement un mangemort, ceux-ci, autant lui que Eden, jouaient solo et se cachaient mutuellement des choses. Et s’il était innocent, pourquoi venir fouiner ici ? Qu’est-ce qui pouvait intéresser autant de sorciers dans cette ville qui n’avait rien de notable ? Enfin, si Eden était la seule âme noire présente ce soir, Harper avait peut-être une chance de s’en sortir indemne. « Est-ce que je dois m’attendre à croiser tes compagnons de l’Ordre ? » Devait-elle avouer qu’elle-même la jouait solo ce soir là ? Serait-ce risqué ? Après tout, il ne faut jamais surestimer l’affection de quelqu’un pour soi, et la rancoeur pouvait faire bien des dégâts dans leur cas. Et si Harper savait qu’elle serait bien incapable d’attaquer la première, elle savait aussi que dans le feu de l’action et des combats, elle serait capable de lui faire du mal. Et si elle y survivait, elle s’en voudrait toute sa vie, mais son instinct de Gryffondor ne la laisserait jamais tomber sans combattre. Elle savait qu’Eden n’avait pas un mauvais fond, mais sa loyauté allait à sa famille, elle était prête à tuer pour eux, pour conserver ce sang si pur et si maudit qui coulait dans leurs veines, et avec la haine qui l’habitait à présent, était-il encore possible de la sauver ?

Elle ferma les yeux quelques instants, cherchant à retrouver ses esprits, à renfermer ses sentiments pour Eden dans cette boîte qu’elle s’est imaginée, rempart fragile pour se convaincre que tout pourrait s’arranger, qu’elle pourrait l’oublier. « Il semblerait que ce ne soit qu’entre toi et moi ce soir. » Admet-elle finalement, s’en voulant déjà de se mettre elle-même en danger en avouant n’avoir aucun renfort de prévu ou même dans le coin. Mais si elle voulait tenter d’obtenir plus d’information, elle devait en donner autant qu’Eden lui avait donné, sinon celle-ci se refermerait ou fuirait. « Mais tu te trompes, tu n’es pas une étrangère. Tu es une Avery, une ennemie, une meurtrière. » Ajoute-elle sans agressivité toutefois, juste du regret. Ce n’était certes pas un mouvement très prudent après avoir admis être en solitaire, mais il fallait qu’Eden comprenne bien qu’il n’y avait plus aucun espoir pour elles. Elle devait abandonner, et Harper était prête à passer pour la méchante si cela pouvait aider. Il y avait trop à perdre pour elles deux, et aucun espoir d’avenir. « D’ailleurs.. Est-ce pour cela que tu es ici ce soir ? Pour commettre un meurtre ? Pour jouer avec des moldus innocents ? Car si c’est le cas, je serais leur bouclier. » Provoqua Harper, relevant un peu sa baguette magique, juste assez pour qu’Eden puisse le remarquer et comprenne que son ancienne amante était prête à se battre s’il le fallait, qu’elle ne la laisserait pas faire de monstruosité ce soir là. Elle ne savait pas combien de vies elle avait déjà prise, mais elle ferait tout pour l’empêcher d’en prendre d’autres. Et puis, en la provoquant ainsi, elle espérait qu’Eden laisse échapper des informations sur ses plans en tentant de se défendre, si toutefois elle n’admettait pas ses sombres desseins.
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MessageSujet: Re: i can hear your pulse racing from here. (harper)   Ven 16 Juin - 16:12

Eden ne peut s’empêcher de la fixer. Elle prévoit ses mimiques, avec cette sensation de la connaître par cœur mais de se trouver tout de même face à une étrangère. Il s’agit d’une impression étrange qui rejoint les cauchemars qu’elle fait depuis plusieurs nuits. Il s’agit sans doute de son inconscient qui voulait la prévenir de ce que serait une nouvelle rencontre avec la Fawley. Mais elle n’avait pas voulu écouter. Quelque part, cachée derrière sa rage, il y avait cette part d’elle qui avait continué d’espérer que tout pourrait s’arranger, comme la dernière fois. Mais l’étrangère face à elle avait mis à mal cette dernière dose d’espoir. C’était une nouvelle partie d’elle qui venait de mourir, sans qu’elle ne puisse rien y faire. Le pire étant qu’elle ne voulait même plus retenir cette Eden du passé. Les choses sont sans doute mieux ainsi. Il lui faut se détacher de la sorcière qui se rit de ses sentiments. « Il semblerait que ce ne soit qu’entre toi et moi ce soir. » expire finalement Harper après un temps infini. Elle semble avoir dû lutter longtemps avec elle-même pour pouvoir sortir cette simple réponse. Et cela n’est pas pour mettre Eden en confiance. S’il lui a fallu prendre le temps de réfléchir, c’est qu’elle n’est peut-être pas seule ? En tout cas, Harper est sans doute au courant de choses qu’elle ignore. « Mais tu te trompes, tu n’es pas une étrangère. Tu es une Avery, une ennemie, une meurtrière. » Eden ne peut s’empêcher de hausser les sourcils. Encore un peu et elle pourrait croire à un sketch, une mauvaise blague. Mais les traits d’Harper trahissent son sérieux. Elle est persuadée que ce qu’elle raconte est la vérité, comme si elle ne connaissait pas Eden. Comme si elles n’étaient que deux étrangères. C’est une sensation qui tend à se préciser avec le temps, pour mieux souligner leur différence et la trahison qui les a séparées. « D’ailleurs.. Est-ce pour cela que tu es ici ce soir ? Pour commettre un meurtre ? Pour jouer avec des moldus innocents ? Car si c’est le cas, je serais leur bouclier. » Harper soulève sa baguette pour qu’Eden ne l’oublie pas. Se donner un air menaçant. C’est tout ce qu’elle sait faire. Elle pourrait lancer un sort en direction de l’Avery que celle-ci ne parviendrait pas à lui trouver autre chose que cet air ridicule qui semble lui coller à la peau depuis un moment. Car la Fawley est une blague à elle seule.

Il ne faut pas être intime avec Eden pour savoir qu’elle n’est pas ce genre de personne. Même au sein des mangemorts, ses coéquipiers savent qu’elle ne se trouve pas là par conviction, mais bien pour redorer l’image de sa famille, faire oublier la disparition de son frère. Elle y est presque parvenue d’ailleurs. Et cela l’effraie de voir à quel point elle est devenue l’unique Avery aux yeux des autres mangemorts, comme si son frère n’avait jamais existé. Personne ne semble se soucier de son sort et cela l’attriste. N’avait-il aucun ami ? De toute façon, les circonstances ne font que lui prouver qu’il ne sert à rien d’avoir des amis. Que tout le monde finit toujours par oublier tout le monde. « Tu es ridicule. Je n’ai jamais tué personne. » lance-t-elle avec rage alors qu’une nouvelle fois, ses doigts se resserrent autour de sa baguette. Harper devrait savoir qu’elle ne se laisserait jamais aller à ce genre de choses, mais la personne face à elle ne semble avoir que l’apparence de son ancienne amante. Tout le reste a disparu. « Tu te mens tellement à toi-même sur mon compte que tu finis par y croire. M’as-tu déjà vue faire du mal à qui que ce soit ? Sérieusement ? Je vais finir par croire que tu m’as également menti sur toi. » D’un signe de tête, elle désigne le balai qu’Harper dissimule derrière son dos. Aux dernières nouvelles, son accident l’avait empêchée de pouvoir remonter sur un balai et cela ne changerait jamais. Menteuse. C’est le qualificatif qui lui va le mieux. Et toute leur relation était également basée sur du mensonge. Rien n’avait été vrai, jamais. « Une part de moi avait cru qu’on pourrait enfin être heureuses, toi et moi. J’avais la solution, juste là. Et tu as tout gâché en envoyant cette folle s’en prendre à moi. Elle aurait pu me tuer. Si elle avait réussi, tu aurais été la meurtrière. Toi et seulement toi. Tu es bien plus mauvaise que moi. » La rage dans la voix d’Eden s’affaiblit à mesure qu’elle parle. Son intonation aussi. Et le tout fini dans un murmure. Comme si elle tente de se convaincre elle-même. Elle a besoin de réaliser que ce n’est plus la personne qu’elle a aimé qui lui fait face.
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MessageSujet: Re: i can hear your pulse racing from here. (harper)   Mar 20 Juin - 11:19

La triste vérité, c’était qu’elles étaient devenues des inconnues. Les temps de guerre changent les gens, et lorsque l’on sait pertinemment que l’autre personne est dans le camp ennemi, comment faire confiance à ses souvenirs pour savoir qui est capable de quoi ? Harper savait qu’il y avait de la rancoeur, beaucoup de rancoeur, et que Eden n’hésiterait pas à la blesser à présent. « Tu es ridicule. Je n’ai jamais tué personne. » S’énerve Eden, ce qui donna à Harper le droit de douter de cette affirmation. Etait-elle dans le déni ? C’était une mangemorte, après tout. Tuer faisait parti de leur rituel de passage, pour prouver qu’ils étaient tous aussi sanguinaire les uns que les autres. Eden était monstrueuse, elle devait l’être, c’était la seule solution possible pour qu’elle devienne haïssable aux yeux d’Harper. Celle-ci se demandait toutefois pourquoi son ancienne amante se donnait la peine de nier l’évidence, de se défendre, comme si cela avait encore de l’importance. Pourquoi ne pas avouer ? Pourquoi faire semblant d’être quelqu’un de bien alors qu’elle portait la marque des ténèbres gravée à jamais dans sa chair ? « Tu te mens tellement à toi-même sur mon compte que tu finis par y croire. M’as-tu déjà vue faire du mal à qui que ce soit ? Sérieusement ? Je vais finir par croire que tu m’as également menti sur toi. » Continua-t-elle de s’agacer en désignant le balai d’Harper, comme si se promener sur son balai était un crime à la hauteur des siens. Et puis, sa réponse était idiote, comme si Eden aurait assassiné quelqu’un face à elle. Et puis, c’était mal connaître Harper que de croire qu’elle obéirait aux ordres des médecins, elle s’était fait la promesse de leur prouver à tous qu’elle en était capable, et si cette foutue guerre se terminait un jour, elle réintégrerait une vraie équipe de Quidditch, elle savait qu’elle en était capable. « Une part de moi avait cru qu’on pourrait enfin être heureuses, toi et moi. J’avais la solution, juste là. Et tu as tout gâché en envoyant cette folle s’en prendre à moi. Elle aurait pu me tuer. Si elle avait réussi, tu aurais été la meurtrière. Toi et seulement toi. Tu es bien plus mauvaise que moi. » Le pensait-elle réellement, ou voulait-elle simplement la blesser ? Harper n’avait aucune idée de ce que Eden avait vécu ce soir là, et ce qui était sa version des faits, mais elle était bien décidé à lui cacher la vérité. Quel bien cela ferait-il de toute façon ? Elle était à présent certaine qu’Eden ne la croirait pas, et si elle y croyait, elle ne ferait que se mettre davantage en danger en essayant d’aller régler ses comptes avec l’autre tarée. Et cela risquerait de lui donner de l’espoir, un espoir qu’elles ne pouvaient plus se permettre d’avoir. Et si sa solution miracle était de souiller Harper d’une marque maudite, la jeune femme préférait encore perdre Eden définitivement.

Harper s’avança jusque Eden d’un pas rapide, sans lui laisser le temps de réagir. Elle lâcha son balai qui resta suspendu dans les airs à sa hauteur, et elle glissa sa baguette magique dans sa poche. Elle se saisit ensuite du bras d’Eden et, sourde à ses protestations, lui souleva sa manche pour révéler la marque des ténèbres, son signe d’allégeance. « Ça ! C’est ça qui a tout gâché, Eden ! C’est ça qui aurait pu te tuer ! Et c’était ta décision, pas la mienne ! » Cria-t-elle, les larmes aux yeux. La détresse avait un instant envahie son corps, faisant vibrer sa voix, autorisant une faiblesse qu’elle ne pouvait pourtant pas se permettre de laisser transparaître. Elle la lâcha aussitôt avant de faire quelques pas en arrière, espérant que l’obscurité cacherait ses larmes. Elle cligna rapidement des yeux pour les chassait, tournant la tête vers l’arrière pour rattraper son balai et faire tomber ses cheveux devant son visage, juste le temps de reprendre une contenance. Ensuite, elle les chassa à nouveau. « N’essaies pas de me faire croire que donner ton allégeance à des monstres n’implique pas de commettre des atrocités. Et même pour toi, jamais je n’aurais pu me trahir ainsi comme tu l’as fait. » Même s’il n’était plus question de profiter de la solution miracle d’Eden, Harper voulait malgré tout lui signaler que de toute façon, cela n’aurait pas marché. Leurs destins étaient scellés, et incompatibles. Il fallait qu’elle le comprenne. Harper était en colère, tellement en colère. A présent qu’elle était face à Eden, elle réalisait qu’elle l’était autant contre son ancienne amante qu’elle ne l’était contre la membre de l’Ordre du Phénix qui n’avait fait que mettre la goûte d’eau qui avait fait déborder le vase. Celui-ci était déjà trop plein, et cette idiote n’aurait rien pu faire si Eden n’avait rien eu à se reprocher. Peut-être avait-elle réellement cru qu’elle protégeait l’Ordre en agissant ainsi, bien qu’elle aurait dû laisser Harper gérer cela, ou simplement laisser Eden comprendre par elle-même que c’était terminé. Maintenant, la colère d’Harper se dirigeait vers Eden, qui avait fait le choix de vendre son âme au diable, de la sacrifier elle et leur relation pour sauver la réputation de sa famille, pourrie jusqu’à la moelle.
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MessageSujet: Re: i can hear your pulse racing from here. (harper)   Mar 20 Juin - 22:42

Un instant, Eden aurait pu jurer avoir vu une ombre passer dans le regard d’Harper. Un infime quelque chose qui pouvait témoigner d’un signe de faiblesse, qui montre qu’elle est en train de baisser sa garde, de comprendre qu’elles auraient pu être heureuses ensemble. Mais elle se trompe. Bien vite, la Fawley récupère son regard dur alors qu’elle se précipite dans sa direction, tirant sur sa manche pour découvrir sa marque. Eden frémit légèrement alors que ses doigts effleurent sa peau. Et elle se hait pour ça. Elle se hait car, malgré la rancœur qu’elle nourrit à l’égard d’Harper, elle ne peut s’empêcher d’être attirée par elle, de ressentir des choses et d’être blessée par ses mots, ses actes. Elle l’avait pardonnée une fois, alors qu’elle lui avait tourné le dos comme si elle n’était qu’un scrout à pétard. Elle ne pourrait pas recommencer, même si elle recommençait. Pourtant, elle avait besoin de lui faire regretter son acte, qu’elle comprenne ce qu’elle avait perdu par égoïsme, par refus de la soutenir. « Ça ! C’est ça qui a tout gâché, Eden ! C’est ça qui aurait pu te tuer ! Et c’était ta décision, pas la mienne ! » Eden s’empresse de récupérer son bras, afin de rabattre sa manche par au-dessus la marque. Elle ne parvient pas à retenir une grimace de dégoût, sans savoir si c’est Harper qui la lui inspire, ou l’atrocité qu’elle porte apposée sur sa peau. Elle aurait aimé pouvoir la cacher mieux qu’avec une simple manche – celle-ci lui ayant prouvé à de nombreuses reprises qu’elle n’était pas suffisante pour dissimuler la marque –, mais elle a eu beau essayer, rien n’a jamais tenu pour la camoufler. Que ce soit un nouveau tatouage fait par au-dessus ou du maquillage moldu. Rien, jamais, n’était parvenu à dissimuler la marque qu’il lui faudrait porter pour toujours. « N’essaie pas de me faire croire que donner ton allégeance à des monstres n’implique pas de commettre des atrocités. Et même pour toi, jamais je n’aurais pu me trahir ainsi comme tu l’as fait. » ajoute Harper d’un ton dur. Elle aurait pu cracher au visage d’Eden que cela ne l’aurait même pas étonnée. Comme ces moldus, bien trop mauvais, qui avaient tendance à cracher aux visages de ceux qu’ils n’aimaient pas. Et la Fawley était devenue trop proche dans son comportement de ces personnes qu’elle défendait à cri et à sang.

Elle ravale sa salive, ne sachant plus ce qu’il lui faut penser de la sorcière face à elle. Harper a choisi son camp et a décidé de l’en exclure. Grand bien lui fasse. Mais qu’elle ne prétende pas l’avoir aimée un jour alors qu’elle la juge sans savoir, lui vocifère des absurdités au visage qui témoignent plus de la haine que de la connaissance qu’elle pourrait avoir d’elle. C’est comme-ci elles n’avaient jamais rien partagé. Qu’elle était une étrangère aux yeux de la Fawley. Et c’était elle qui avait choisi de la faire devenir une étrangère, de l’exclure ainsi de sa vie. « Tu parles sans savoir, encore une fois. Les rituels de passage, c’est fini. A présent tu n’as plus besoin de faire quoi que ce soit pour être marquée. Aussitôt qu’ils posent les yeux sur toi, ton sort est scellé, tu es marquée comme une bête de foire pour montrer à qui tu appartiens. » Eden détourne le regard alors qu’elle encercle son avant-bras à l’aide de son autre main. Ses phalanges font pression sur sa peau, comme-ci elle essaye de broyer ce membre dont elle ne veut plus. Elle préférerait perdre ce membre que de continuer à conserver cette chose sur elle. Mais à quoi bon ? Etant donné la ténacité de la marque, son bras repousserait certainement pour qu’elle puisse continuer à la porter et il lui faudrait alors subir de nombreuses heures de souffrance pour un piètre résultat. « Si tu avais pris la peine de creuser un peu, tu saurais que je ne suis pas rentrée là-dedans par bonté d’âme mais pour sauver mon frère. Tu sais qu’il avait disparu. Et bien figure toi qu’il est revenu, retrouvé ! Mute, surtout. Ils l’auraient tué. Il fallait que je détourne l’attention de lui, c’était sa seule chance. Tu n’aurais pas fait de même pour ta famille ? » Non, décidément, Eden ne parvient pas à se considérer comme étant une mauvaise personne juste parce qu’elle est venue en aide à l’un des siens. Il s’agit d’une conclusion hâtive complètement absurde. Elle avait cru Harper plus intelligente que ça et elle s’était visiblement trompé sur son compte.
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