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 breaker of chains. (jared)

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MessageSujet: breaker of chains. (jared)   Dim 18 Juin - 15:05

Eden n’avait jamais rien partagé avec les moldus si ce n’était la gare de King’s Cross lorsqu’elle se rendait encore à Poudlard. Ses parents lui disaient alors de baisser la tête, de ne pas entrer en contact avec eux, au risque que d’autres familles de sangs purs ne la voient faire et se moquent de la famille entière. C’était une règle qu’elle avait toujours observée à la lettre, de peur de décevoir les siens. Mais malgré elle, chaque année, son regard avait accroché ces moldus qui s’installaient par terre pour jouer de la musique, tout en plaçant un gobelet face à eux. Avec ceux-là, elle partageaient la passion de la musique. Chose qui l’avait toujours intriguée. Comment pouvait-elle partager la même passion que des moldus ? Plus jeune, elle essayait de faire taire cette curiosité qui s’infiltrait en elle à chaque fois qu’elle mettait les pieds ici. A présent, elle se rend d’elle-même dans cette gare de Londres, afin de s’asseoir sur un banc pour les écouter jouer ou chanter. Mais à aucun moment, elle n’ose adresser la parole à ces moldus et encore moins leur donner la moindre pièce. Cela serait comme trahir l’existence du monde magique et il en est hors de question.

Cela fait longtemps qu’elle n’a pas mis les pieds à King’s Cross. Avec tous les évènements récents s’étant déroulés dans sa vie, elle n’en a pas vraiment eu le temps. Ni l’envie. C’est donc avec un certain sentiment de culpabilité qu’elle se faufile au milieu de la foule, tout en essayant de ne pas faire de vague. Ne pas se faire remarquer, cela a toujours été la clé du succès. Ainsi, ni sorcier ni moldu ne pourront se rappeler de son visage et venir lui chercher des ennuis. C’est pourquoi elle prend le temps de trouver un banc vide avant de s’y asseoir, à bonne distance du premier musicien, qu’elle se met  à observer avec passion. Cette passion qu’elle ne présente que pour la musique et pour rien d’autre. Ce n’est pas pour autant qu’elle fait abstraction de ce qui se passe autour d’elle. Bien au contraire. Elle ne peut s’empêcher de lancer des regards inquiets dans la gare, de façon régulière. Avec tout ce qui se déroule en ce moment dans le monde magique, elle ne parvient plus à se sentir en sécurité nulle part. Malgré elle, elle enfouit sa main dans sa poche afin de venir étreindre le morceau de tissu couleur émeraude qu’elle a retrouvé il y a quelques jours, dans le village moldu où son frère a disparu. Un simple geste qui lui donne du courage, tout en lui rappelant le danger du monde dans lequel elle évolue.

Alors qu’elle en est à se questionner sur la dangerosité du monde sorcier, elle ne peut s’empêcher d’être dérangée par un bruit survenu un peu plus loin. Un attroupement ne tarde pas à se former. Quelques personnes viennent jeter des coups d’œil d’un air curieux, alors que d’autres s’arrêtent pendant de longues secondes avec un air inquiet. Eden hausse un sourcil. Elle est partagée entre l’envie de quitter la gare et celle d’aller s’enquérir de ce qui se passe par là-bas. Après tout, elle ne sait pas sur quoi elle peut tomber. Peut-être cela sera-t-il quelque chose de dangereux pour elle. Elle vérifie rapidement que sa baguette se trouve bien positionnée dans la poche de son sac à main, avant de se lever pour s’approcher. Ses doigts sont toujours positionnés sur le manche de sa baguette, sait-on jamais. Arrivée derrière tout le monde, elle se hisse sur la pointe des pieds, espérant pouvoir assouvir sa curiosité.
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MessageSujet: Re: breaker of chains. (jared)   Dim 18 Juin - 21:55

« Aaah.. Ahhnh.. Aah ! »

Haletait l’homme pendant qu’il courait. Partout où il allait, il ne se sentait pas en sécurité car il savait que depuis qu’il avait fui, qu’il avait réussi à s’évader de cette prison, il était traqué. Finalement, avait-il fait le bon choix ? Il ne le savait pas encore et pour le moment, cela lui apportait plus de crainte et d’anxiété que d’ailes pour voler. Il ne pouvait plus s’en créer puisqu’il n’avait plus de baguette magique. Il était à présent sans défense, comme un vulgaire moldu, un enfant qui recherchait du réconfort. Le voilà, le souffle court, se frayant un chemin dans la gare de King’s Cross, affolé. Il se retournait de temps en temps pour voir si on ne le poursuivait pas, puis il finit par s’arrêter, à court d’air. Ses poumons lui brûlaient et sa gorge aussi. Il haletait lourdement comme s’il était sur le point d’expirer, toussant parfois tant il suffoquait. Depuis quand n’avait-il pas couru ainsi ? Ça, c’était quand il jouait avec ses camarades. C’était bonne enfant, des souvenirs chaleureux, de la joie, le bonheur. Aujourd’hui, il n’en était qu’amertume, haine, désarroi, peur. Le tableau avait noirci et les rires s’étaient changés en sanglots aussi profonds que l’abîme.

Il déglutit, les narines dilatées par l’appréhension et la sueur au front, dissimulé dans un coin, là où on ne pouvait le voir. C’était dans l’angle mort d’un mur épais et gris, au béton froid. Autour, il y avait ce brouhaha de foule, des pas, des échanges à haute voix et de la musique, aussi. Même cette atmosphère le tétanisait. Quelque chose grimpa en lui bien qu’il tente de l’apaiser. Il reconnaissait cette sensation et pourtant, il ne parvenait pas à la retenir. Ça le prenait aux entrailles et bientôt il paniqua, mâchoires serrées. Parfois, le son étouffé de sa voix s’échappait d’entre ses lippes, un peu trop aigu pour qu’il puisse paraître naturel. Il avait plaqué sa main droite contre elles pour espérer ne pas se faire remarquer mais en vain. Il stressait beaucoup trop et ce fut si intense que cette énergie qui l’assaillait jaillit.

Il y eut une explosion, violente. Et ses yeux noisette cerclés d’un vert olive s’écarquillèrent tandis que la stupeur et le choc se peignirent sur ses traits. Il avait tourné la tête, aussi pâle qu’un cadavre pour remarquer les restes d’un container, éparpillés çà et là, complètement éventré. Il savait que c’était lui qui avait créé ce phénomène, à cause de sa maladie. Il allait être découvert, comme mis à nu, car il ne parvenait presque plus à se mouvoir, épuisé. Il y avait trop d’émotions qui se bousculaient en lui, surtout l’angoisse et la répulsion de lui-même. Il s’était reculé, les muscles tendus et le corps glacé par la moiteur, frémissant. Ils étaient tous arrivés, un par un, ou deux par trois et s’étaient rassemblés tel un troupeau autour de la dépouille de plastique réduite en morceaux. Ca fumait, même. Qu’avait-il pu bien se passer ? Se disaient-ils. Leurs lèvres s’agitaient, les cous se tendaient pour voir le spectacle, on se hissait aussi sur la pointe des pieds et on s’exclamait en « ooh ! ». Taisez-vous, tous autant que vous êtes. On aurait pu croire qu’il avait été la victime et qu’il avait subi cet attentat matériel, ce qui justifiait son traumatisme. Mais il n’en était rien. Il n’avait été que l’auteur de ce carnage. On lui avait même demandé s’il allait bien, mais il avait à peine murmuré quelques mots, trop inquiet qu’on le reconnaisse car bientôt, ils seraient là pour inspecter. Ce n’était pas lui, il n’était qu’un simple humain, rien de plus. Ça se voyait bien, n’est-ce pas ? La fontaine à l'entrée retirait tout charme magique, il ne pouvait pas y avoir utilisation d'une quelconque énergie, tout le monde le savait, c'était évident. Alors il avait baissé la tête puis avait avancé pour se frayer un passage dans l’attroupement, ayant besoin de respirer. Il se sentait au bord du malaise, avançant de ce pas mal assuré qui ne pouvait que trahir son étrangeté. Coupable, coupable il était. Mais il fallait se taire, faire semblant, porter le masque et nier. Nier pour fuir encore, nier pour sauver sa peau, nier pour trouver l’aide dont il avait besoin. Mais son périple ne faisait que commencer et alors qu’il se pensait un tant soit peu hors d’atteinte, il allait croiser la route d’un être dont les aspirations allaient à l’encontre de ce qu’il était devenu.
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MessageSujet: Re: breaker of chains. (jared)   Lun 19 Juin - 22:07

Se hissant sur la pointe des pieds, Eden ne tarde pas à voir ce qui est à l’origine de cet attroupement. Un container est étendu par terre et bon nombre de détritus sont également répandus sur le sol. La benne est d’ailleurs en train de fumée, comme si un objet avait vraiment explosé en son sein, à la différence près qu’aucun projectile ne semble être présent et que le plastique est toujours en train de fondre. S’il s’était agit d’une attaque, il y avait fort à parier que tous les moldus se seraient éparpillés en courant, effrayés par tout ce remue-ménage. Pourtant, ils sont là à venir s’agglutiner autour du lieu du drame, attirés comme des insectes par ce container renversé. Eden ne peut s’empêcher de hausser un sourcil, étonnée par la scène qui se déroule devant ses yeux. Alors qu’elle tourne légèrement la tête, elle ne tarde pas à apercevoir un jeune homme – sans doute est-il plus âgée qu’elle, mais plus personne ne fait attention aux différences d’âge, passé la vingtaine – vers lequel de nombreux passants se tournent pour le questionner, savoir si tout va bien. Il a une attitude assez particulière. Fébrile, il lance des coups d’œil alentours, comme s’il avait peur d’être repéré. Les agents de sécurité de King’s Cross ? Ce n’est pas comme s’ils étaient pressés de venir, sans quoi ils pourraient déjà être présents sur les lieux. Alors il doit avoir peur d’autre chose. Peut-être quelque chose de plus dangereux que de simples moldus. Il peut très bien être un voleur, ou alors… Eden jette un nouveau regard en direction de l’énorme poubelle, toujours fumante. Une intuition se saisit d’elle, suffisamment forte pour lui faire oublier ses résolutions, prises à peine quelques instants plus tôt.

Demandant pardon à quelques personnes attroupées devant elle, elle se fraye un chemin à travers la foule pour rejoindre le jeune homme à l’air sonné. Elle s’impose au milieu des personnes venues l’aider. Les moldus lui lancent des regards courroucés. Ils doivent sûrement se demander qui est cette personne qui ose prendre leur place auprès d’un jeune paniqué. Les moldus issus de la soi disant haute société, ont toujours eu le don d’agacer Eden. Ils se croient tout permis, au-dessus de tout, alors qu’au final, ils sont de pauvres êtres insignifiants par rapport au peuple sorcier. Elle s’oblige pourtant à se montrer courtoise, sans doute par peur d’attirer leur courroux. « Excusez-moi, il s’agit de mon frère. Nous étions à l’autre bout de la gare et il a pris peur lorsqu’une voiture a failli lui foncer dedans. Je crois d’ailleurs que l’homme au volant a eu un grave accident, vous feriez mieux de lui porter secours également. Merci d’avoir pris soin de mon frère, je vais l’emmener tout de suite se reposer pour qu’il se remette de ses émotions. » dit-elle en direction des badauds, attroupés autour du jeune homme. Un mensonge qui semble pourtant leur convenir, puisqu’ils hochent la tête d’un air compréhensif, avant de se diriger vers l’endroit indiqué par Eden. Comme des mouches attirées par un morceau de viande, en conclut la jeune femme avec un air dépité. Elle ne tarde pas à attirer le jeune homme un peu plus loin, dans un endroit beaucoup moins fréquenté, loin du container renversé. « J’espère que tout va bien pour toi, moldu… ou mute ? » demande-t-elle avec son air de ne pas y toucher, scrutant son visage dans l’attente de la moindre réaction. Elle est persuadée qu’il va réagir. Ce gars-là ne peut pas être un simple moldu.
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MessageSujet: Re: breaker of chains. (jared)   Mar 20 Juin - 23:52

Il s’était attendu à trouver la voie libre mais, au lieu de ça, il tomba nez-à-nez avec une femme qui ne devait guère être bien plus jeune que lui. Elle était venue à sa rencontre, avec un certain détachement puis, d’une manière tout à fait naturelle, elle avait décrété le connaître en déclarant qu’il était son frère. Il eut un temps d’arrêt, la scrutant d’un air stupéfait, avant de se reprendre rapidement pour ne pas s’attirer les soupçons de ce troupeau d’humains. Il savait qu’il n’avait pas été convaincant mais son état d’anxiété avait estompé le doute auprès des autres. Il s’était contenté d’acquiescer silencieusement, la peur aux entrailles, pour la suivre vers un endroit bien plus respirable. Il demeurait sur ses gardes, lançant des œillades nerveuses en la direction de la brune, les mâchoires crispées. Il entendait presque ses dents grincer. Il déglutit, s’efforçant de modérer son souffle qui s’était fait court sous la cacophonie infernale de son palpitant qui tapait trop fort en sa poitrine. Il s’en voulait d’être aussi fragile mais, question de fierté, il redoublait d’efforts pour ne pas laisser paraître son changement d’humeur. Sauf que la magie, elle, explosait même lorsqu’il ne le voulait pas. C’était ce qu’il y avait de plus à craindre.

Et elle parla. Il croisa son regard, le fuyant immédiatement pour revenir dessus, les pupilles rétractées. Elle devait la sentir, son angoisse. Il ne put lui répondre instantanément, comme si ses pensées avaient eu un temps de latence. Il avait cru qu’une éternité s’était écoulée avant que sa voix ne franchisse ses lèvres. Comment savait-elle qu’il était un Mute ? Elle l’avait observé ? Oui, ça devait être ça. Il ne savait pas encore s’il pouvait lui faire confiance. Il ne l’avait pas assez jaugée pour évaluer son honnêteté. Il ne savait plus, d’ailleurs.

« Je peux être l’un ou l’autre. »

Il voulait demeurer hasardeux car moins il en disait, moins il risquait d’être découvert. Mais cela ne fonctionnait que si elle ne l’avait jamais vu. Cependant, il n’était pas convaincu de ses dires, ni persuasif. Il aurait dû faire beaucoup mieux mais la condition dans laquelle il se trouvait émotionnellement parlant ne l’aidait pas.

« Qui êtes-vous ? Je ne suis pas celui auquel vous pensez. Je dois partir maintenant, je vous remercie pour vous être inquiétée. »

Faire preuve de politesse était le meilleur des moyens pour apaiser un conflit naissant ou une ambivalence bien installée. Il n’avait pas la force de mener une bataille puisqu’il était déjà en proie à un combat intérieur qu’il ne parvenait pas à gérer. Il avait baissé le regard pour ne plus avoir à affronter celui de son interlocutrice, se préparant à la quitter. Il devait faire vite et ne pas faillir. Il ne devrait pas se retourner. Et si elle voulait vraiment l’aider ? Et s’il faisait une erreur en se détournant d’elle ? Il ne savait plus, encore une fois. Depuis quand était-il aussi indécis ? Il avait tant changé depuis qu’il avait appris. C’était comme son corps lui était étranger, lui qui était dérangé. Il était chaotique, tout explosait en son for intérieur. Il était las. Qu’elle fasse ce qu’elle veut, en réalité ça n’avait plus d’importance.

Il n’avait pas su disparaître à temps et la seconde qui aurait pu lui permettre de rompre le contact avait été dépassée. Ça n’avait désormais plus de sens de partir. Alors, il était resté planté là, devant elle, immobile et muet comme un fantôme. Il ne la regardait plus, préférant détailler le sol gris sur lequel il avait les pieds bien ancrés. A présent, il était une cible facile, surtout si, comme il le pensait, l’étrangère possédait une baguette. Il se maudit silencieusement, incapable du moindre mouvement. Et puis quoi, maintenant ? Que fallait-il faire ? Attendre ? Réagir ? Mais comment ? Avec quoi ? Et pourquoi ? Quelle serait la finalité ? Le vrai sens de tout cela ? Que recherchait-il véritablement ?

« Ça n’a pas d’importance. »

Avait-il laissé échapper. En vérité, c’était elle qui avait les cartes en main et lui n’était qu’un pion sur l’échiquier car tout pouvait basculer par une simple réponse.
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MessageSujet: Re: breaker of chains. (jared)   Hier à 9:54

Jamais encore elle n’avait pris la décision d’agir par elle-même, de se rendre au plus près de l’action juste parce qu’elle en a envie et non pas parce qu’on lui a attribué une stupide mission à remplir. L’adrénaline que cela inclus vaut sans doute le détour pour certains, mais chez Eden, cela ne se traduit que par une angoisse qui n’est en rien plaisante. Elle agit pourtant d’elle-même pour aller à la rencontre de ce jeune homme à l’aspect paniqué, égaré à proximité d’un container fumant, aux déchets éparpillés. Elle ne sait pas pourquoi elle avance ainsi à sa rencontre, pourquoi elle tente de l’extraire de l’emprise des moldus. Quelque part au fond d’elle, elle a cette conviction qu’il s’agit d’un Mute. Mais à quoi bon l’aider ? Les Mutes sont reconnus comme étant des personnes contagieuses. Elle ne veut pas particulièrement perdre ses pouvoirs, devenir une personne en fuite, que l’on menacerait de tuer afin d’éradiquer la menace. La réponse à ses interrogations lui vient pourtant d’elle-même, alors qu’elle vient en aide au jeune homme en le présentant comme son frère. A vrai dire, c’est sans doute pour l’ainé des Avery qu’elle fait tout ça. Si lui ne se rappelle pas pourquoi il est dans cet état-là, d’autres le peuvent sans doute. Et ce garçon là lui fait énormément penser à son frère, sans qu’elle puisse s’expliquer pourquoi. Les traits de leurs visages ne se ressemblent même pas un peu. Il n’a pas cet air assuré que son frère avait sans cesse. Et en sens, c’est justement cela qui le ramène à lui. A ce que son frère est devenu. Cet être complètement vulnérable, perdu dans un océan de mystères. Aussi s’empresse-t-elle d’attirer l’inconnu un peu plus loin, bien décidée à savoir s’il a un jour été un sorcier. Si ce n’était pas le cas, elle ne veut pas perdre son temps à parler avec un simple moldu.

Eden pose une simple question, essaye de donner l’impression que ce sont des mots qui se sont échappés de sa bouche sans qu’elle ne s’en aperçoive. S’il se montre confus, comme le ferait un moldu face à ces mots qui n’auraient aucun sens pour lui, elle pourrait toujours prétendre que sa langue a fourché, que ce n’était pas volontaire. Mais dans le cas inverse, s’il montre qu’il sait de quoi il s’agit… La situation sera bien différente. Aussi scrute-t-elle sa réaction avec attention, bien qu’elle cherche à montrer le contraire. « Je peux être l’un ou l’autre. » finit-il par répondre après un moment de latence. Eden ne peut s’empêcher d’écarquiller les yeux. Jamais elle n’aurait cru que cela serait si simple. Le jeune homme est sans doute bien trop stressé pour s’être rendu compte de son erreur. Un instant, elle trouve le moyen d’avoir pitié de lui, mais c’est sans compter sur le fait qu’il décide soudainement de vouloir prendre la fuite. « Qui êtes-vous ? Je ne suis pas celui auquel vous pensez. Je dois partir maintenant, je vous remercie pour vous être inquiétée. » Ne sachant que faire, Eden se laisse rattraper par ses réflexes. Tout ce qu’on lui a toujours appris. Quand tu te retrouves en difficulté face à quelqu’un qui n’a pas pris le temps de sortir sa baguette, arrange toi pour le faire avant qu’il n’y pense. Aussi parvient-elle à sortir sa baguette de sa poche en un tour de main, afin de bien la mettre en vue de l’homme. Il est risqué de faire cela ici. Mais les moldus sont bien trop stupides, ils penseront qu’il ne s’agit que d’un bout de bois, une brindille, rien de plus. Ils ne pensent pas à réfléchir plus loin que le bout de leur nez. D’ailleurs, le jeune homme face à elle conserve le nez baissé vers le sol, le regard perdu sur les pavés de la gare londonienne. La vision de la baguette semble avoir provoqué quelque chose en lui. « Ça n’a pas d’importance. » soupire-t-il finalement alors qu’il cesse de bouger. Se livrant à elle comme une proie résignée se livre à son chasseur. Tout est décidément trop facile.

Elle range sa baguette dans sa poche, persuadée qu’elle n’en aura pas besoin, finalement. Après tout, le jeune homme a capitulé bien trop vite pour qu’il ne montre une once de résistance au bout du compte. Il sait que s’il s’en prend à elle pour pouvoir partir, elle est en possession d’une baguette qu’elle peut sortir à tout moment. Et cela suffit à Eden pour se sentir en sécurité. « Tu es bien celui auquel je pense. Un mute. Et c’est bien pour ça que tu m’intéresses. » affirme-t-elle sans détourner son regard. Le secret pour être assurée dans ce qu’elle fait, c’est de s’en donner l’air. Lorsqu’elle aura réussi à le convaincre qu’elle sait ce qu’elle fait, elle pourra y croire à son tour. Etrange façon de fonctionner, mais Eden a toujours été lucide sur sa façon d’être. Du moment le croit-elle. « J’ai quelques questions à te poser. Soit tu coopères et tout se passera bien. Soit tu opposes de la résistance et dans ce cas… » Le tutoiement est bien évidemment de rigueur. Puisqu’il la vouvoie, autant montrer sa superiorité en l’appellant par tu. C’est ce que les mangemorts lui ont appris lors des missions obligatoires. Elle a été coachée à bonne école, il faut croire, pour ce genre de choses. « Je veux connaître ton prénom. Ton nom. Savoir d’où tu viens. Vite. » le presse-t-elle alors qu’elle glisse sa main en direction de sa baguette. Juste au cas-où.
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MessageSujet: Re: breaker of chains. (jared)   Hier à 19:24

Comme il l’avait deviné, elle était armée et, sans même hésiter, elle avait extirpé sa baguette de sa poche pour la lui révéler. Etait-ce une menace ? Il ne parut pas plus surpris de la voir agir de cette manière puisqu’il connaissait bien l’instrument, mais son appréhension demeurait. Il ne savait toujours rien sur elle et pour le moment elle semblait mener la barque avec une main de maître. Le châtain resta sur ses gardes et décida de se confronter de nouveau à elle, plantant ses yeux noisette dans ceux de la jeune femme. Il restait encore cette audace qu’il avait toujours eue et elle persistait bien malgré sa position de faiblesse. Il ne lui avait pas souri. Il n’y avait pas à sympathiser dans ces conditions, seulement à tenter de tirer le bon parti de la situation. Même s’il n’en donnait pas l’impression, il était déjà en train de réfléchir à la façon dont il pouvait se sortir du pétrin et peut-être cela passerait-il par une forme de séduction. Il n’était néanmoins pas certain qu’elle morde à l’hameçon car l’attitude et le ton qu’elle adopta annoncèrent la couleur sur son tempérament. Il s’agissait d’une personne ferme qui avait le souhait de s’affirmer. Peut-être cela cachait-il autre chose ? Une faiblesse, tout comme lui.

Ce qui avait piqué sa curiosité était l’énergie qu’elle mettait dans cet échange car il ne faisait pas de doute qu’elle le voulait. Il n’avait pas rompu le contact visuel lorsqu’elle avait rangé sa baguette, prenant des inspirations plus profondes en tentant de contrôler son souffle pour ne rien laisser paraître. Il n’avait pas non plus cillé lorsqu’elle lui révéla sa nature mais au fond de lui, ça se déchaînait comme une mer agitée. Elle savait. Et même s’il tentait de lui dire le contraire, elle n’y croirait pas car il s’était déjà trahi. Le voilà qui porta le masque de l’indifférence quant aux menaces qu’elle proféra avant de laisser échapper un rire bref. En réalité, il s’agissait d’un rire nerveux car il se liquéfiait de l'intérieur. Il n’y avait absolument rien de risible là-dedans, hormis sa propre personne.

« Nous ne nous connaissons pas, pas de familiarités entre nous. Et je ne parle pas sous la menace. Je trouve que vos méthodes sont lâches. Je ne sais pas non plus répondre sous la pression et vous avez plutôt intérêt à faire en sorte que je me détende si vous voulez en apprendre davantage. »

Il avait osé, non sans que son anxiété ne grimpe en flèche. Il faillit se mordre la langue, serrant les mâchoires puis releva un peu plus la tête en continuant de la toiser comme s'il la regardait de haut. L’homme faisait preuve d’arrogance, ce qui trancha avec l’allure qu’il avait eue quelques instants plus tôt. Lunatique. Instable. Cela faisait également partie d’un des aspects d’un Mute. Il avait encore dégluti, non sans difficulté, et elle avait dû le remarquer par le mouvement profond de la pomme d’Adam. Il poursuivit malgré tout son effronterie en tentant d'asseoir une certaine forme de domination sur elle en espérant secrètement que cela aurait un effet sur la brune. Qui ne tentait rien n’avait rien.

« Vous d’abord. Vous êtes venue à ma rencontre et vous devez vous présenter en premier, ensuite je vous dirai qui je suis. »

Elle pouvait aussi bien mentir, tout autant que lui. Mais pour son cas, les risques restaient bien plus importants. Sauf qu’elle ne le tuerait pas puisqu’elle avait besoin d’en connaître davantage à son sujet, c’était une certitude. Il fallait se préserver encore jusqu’à y voir un peu plus clair en les desseins de cette inconnue.

« Mais, si vous savez qui je suis, alors vous ne devriez pas me poser la question sur mon identité. Je conclus donc que vous n’avez rien à voir avec eux. En réalité, vous ne savez rien. »

Il feignit, lui aussi, le ton monocorde pour chasser l'émotion qui l'habitait.

Si elle était de ceux qui le pourchassaient, alors elle devinerait aisément où il voulait en venir. Il fallait pousser encore plus loin la chansonnette, aussi, pour montrer un peu plus d’assurance, il avait commencé à se déplacer pour se rapprocher un peu plus de son interlocutrice. Ses vêtements lui collaient à la peau et il se sentait bien peu confiant dans son entreprise. Ses mains étaient moites et froides comme celles d’un mort.

« Je n’ai pas l’intention de vous faire de mal alors il est inutile de tenter quoi que ce soit contre moi. »

Affirma-t-il en portant son attention sur la main blanche qui était prête à dégainer l’outil. Par chance, sa voix n’avait presque pas tremblé. Alors il l’observa encore, se retrouvant maintenant à quelques centimètres d’elle. Que ferait-elle ? Elle se reculerait, elle aussi, par peur de se retrouver contaminée, comme les autres. Et ça, ça le blessait au plus profond de son être.

« En vérité, j’aimerais que tu m’aides. », hurlaient ses pensées.
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