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 No place to belong. [ft. Rabastan]

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Parchemins : 379
Gallions : 548
Crédit(s) : Myself.
Disponibilité RP : 2/10
Célébrité : Reeve Carney
Enrôlé(e) depuis le : 06/06/2017
Camp : Mutes (était autrefois destiné à l'Order of the Phoenix)
Age du Personnage : 28 ans
Particularité : Aucune.
Baguette : Bois de Cyprès - cœur en crin de licorne - 26,5 cm de longueur - épaisseur moyenne.
Patronus : Ne peut plus en maîtriser à cause de l'instabilité de sa magie.
Epouvantard : Un grand gouffre noir vertigineux et infini qui aspire toute âme.

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RP bilingue : Non
DANS TON SAC:
LES SORTS QUE TU MAÎTRISES:
MessageSujet: No place to belong. [ft. Rabastan]   Lun 19 Juin - 22:49

Il n’y avait pas de place pour un homme de son espèce, pas de place pour les Infestés et encore moins pour les fuyards. La seule échappatoire avait été de tenter de se fondre dans la masse, là où on pourrait vivre caché et passer comme un être normal aux yeux de ces gens. Il y avait cette moitié de lui qui été née ici, et l’autre là-bas. S’il avait toujours été un peu des deux, aujourd’hui il se sentait davantage Moldu que sorcier. Il y avait encore cette essence qui subsistait en lui car il était venu au monde avec, mais à présent, elle lui était presque étrangère car elle le déroutait. Il ne parvenait plus à lui parler, à demeurer en harmonie avec et il en était même venu à la rejeter. Il la détestait de l’exposer ainsi au danger et de faire de lui une furie, un énergumène repoussant à cause de ses pouvoirs décadents. La chute était d’autant plus grande puisqu'il avait connu les heures de gloire, la félicité de l’osmose magique avec toute la beauté qu’elle dégageait. Jared était un grand passionné et tout ce qu’il avait entrepris jusque-là, il l’avait vécu de tout son être. Et si l’ardeur l’avait habité, la brume s’était épaissie pour ne rendre qu’obscure sa route.

L’homme avançait là où ses jambes le menaient, tel un cadavre animé par l’espoir d’y trouver source de vie, pour panser son cœur broyé et noirci de tourments. C’était maintenant la fatigue qui avait raison de lui et son visage portait les stigmates d’une lutte de longue haleine. Il avait couru autant qu’il avait pu, avait chuté, mais s’était relevé pour porter sa croix et poursuivre son calvaire. Il ne fallait pas abandonner si vite même si la tentation était forte. C’était si facile, de se laisser aller et de dire « j’arrête ». Il ne suffisait que de quelques paroles, d’une simple pensée et l’on choyait là, inerte telle une statue de chair. C’était trop facile de donner victoire à ceux qui tiraient les ficelles dans l’ombre. Trop facile de leur donner raison. C’est ce qu’ils cherchaient sûrement, ses poursuivants, de le voir s’écrouler pareil au château de cartes. Et puis plus rien. Plus rien comme ce vide vertigineux qu’il rencontrait lorsqu’il tentait de se remémorer quelque chose sur laquelle il n’arrivait pas à mettre le doigt. Un chapitre manquant, une page arrachée, un morceau de vie volée. Et puis, il avait basculé, comme ça, du jour au lendemain. Inexplicable, avait-on dit. Mais ce n’était pas de vraies paroles, ça ne lui suffisait pas parce que quelqu’un devait connaître la vérité mais malheureusement, elle demeurait insaisissable comme une chimère, l’utopie d’un rêve d’enfant.

Oui, il était un enfant dans un corps d’homme, avec toute la maladresse dont il faisait preuve. Il pouvait parfois subitement pleurer sans qu’il ne connaisse la véritable raison de son malaise, de ce mal-être dévorant qui gangrénait ses entrailles. Ca roulait sur ses joues, s’échouait sur ses lèvres soupirantes et frémissantes au bord desquelles un souffle de douleur mourait. Elles accouchaient la fièvre, infernale, qui consumait la moindre parcelle de témérité. Et puis il y avait le flou, l’égarement, ça suffoquait à l’intérieur puis ça se taisait.

Les yeux s’étaient levés pour scruter un ciel sombre parsemé de petites tâches lumineuses. Il était coincé dans sa ruelle, comme le truand qu’il n’était pas, un peu trempe par la récente pluie. Mouillé comme un chiot. Personne ne lui tendrait la main ce soir ou bien si cela devait arriver, elle serait là pour le battre. Il frissonna à cette pensée et il s’assombrit, la crainte marquant ses chairs. Tant pis. Il fallait continuer pour mieux avancer et, dans son élan, dans son audace, il alla jusqu’à, dans son aveuglement, percuter une carcasse solide. Ne pas regarder, ne pas se retourner.

« Pardon. »

Avait-il murmuré. Il ne fallait pas lui en vouloir. Ou peut-être que si puisqu’il se retrouva stoppé à son grand désarroi. Dommage, son périple fut de courte durée.
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