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 On rit mais on ne se moque pas

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Célébrité : Jean-Michel Tinivelli
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Camp : Death Eaters
Age du Personnage : 46 ans
Particularité : Occlumens/Legilimens
Baguette : 26cm en bois de prunellier contenant une plume de Phénix
Patronus : Un loup corporel
Epouvantard : Sa femme morte décapitée, pleine de sang qui le désigne comme coupable

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RP bilingue : Non!
DANS TON SAC:
LES SORTS QUE TU MAÎTRISES:
MessageSujet: On rit mais on ne se moque pas   Dim 25 Juin - 0:29

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On rit mais on ne se

moque pas
(ft Nathanaël de Valmont)




C’était un jour d’orage sur le Chemin de Traverse. Le ciel était assombri par des nuages si noirs qu’ils transformaient la lumière diurne en lumière nocturne, et seuls parfois des éclairs venaient à percer les ténèbres. Mauvais temps pour le commerce, les clients se gardant bien de mettre le nez dehors sous cette pluie battante, bien que depuis sa vitrine Arcadius avait la possibilité de voir deux-trois téméraires braver les intempéries pour aller qui chez Ollivander, qui au Chaudron Baveur, qui encore chez l’apothicaire…

Arcadius Greeden avait ouvert la porte de sa boutique, mis un peu dehors et était resté cinq bonnes minutes sous l’eau, laissant la pluie fouetter son visage, menton relevé, yeux clos et respirant à pleins poumons. Il aimait cela. Les éléments déchaînés et la solitude. Mais pourquoi donc un vieil ours mal léché comme lui avait-il pu ouvrir un commerce alors que cela implique un contact direct (la plupart du temps) avec la clientèle ? Les livres.
Peut-être ne voyez-vous en eux que des objets, plus ou moins inanimés, mais pour l’enfant unique et solitaire qu’avait été Arcadius ainsi que pour l’adulte renfrogné et taciturne qu’il était devenu, les livres étaient plus que des parchemins souillés d’encre et reliés entre eux dans deux couvertures robustes. En leur sein se dissimulent connaissance, évasion et rêves aussi ne les vit-il jamais que comme des amis. Il aimait leur toucher, leur odeur…  Pour les ranger parmi les étagères le sorcier n’utilisait justement aucun sortilège, préférant le contact direct et faisant preuve d’une évidente mauvaise foi assurait à qui lui demandait pourquoi il se fatiguait à le faire manuellement que la magie dégradait les livres.  

C’était ce à quoi il s’occupait en ce jour d’orage, qui arrivait après des semaines d’une infernale chaleur oppressante, ranger ses rayonnages. Il était assez maniaque sur certaines choses aussi se chargeait-il tout seul de mettre les livres dans l’ordre alphabétique. Il fallait qu’ils fassent tous la même taille, sinon son cœur souffrait. Dans la vitrine,  il mettait en place les nouveaux exemplaires du best-seller du moment  «Le petit Troll des bois », à la couverture dure, blanche, avec un petit troll vert au milieu d’un nuage représentant un bois. Le petit troll était entouré de diverses créatures.

Après avoir écrit, avec sa baguette, « Le petit Troll, le livre que tous les enfants rêvent de lire est de nouveau disponible » sur la vitrine, il se saisit du dernier pour le feuilleter.

« Il était une fois, dans un temps reculé dont le sorcier ne peut se rappeler, un bois enchanté où vivaient dans la plus parfaite des harmonies toutes les créatures magiques qui existent et ayant existé. »

Lourd. Classique. Arcadius en secoua la tête, et se rendit directement à la dernière page.

« Gaëlius le petit troll se maria avec la belle princesse Alisia et ils vécurent heureux et amoureux pour toujours entourés de leurs nombreux enfants. La véritable beauté, celle qui fait naître le véritable et grand amour ne s’incarne pas dans une apparence physique quelconque mais émane de nous, de notre cœur, de notre âme, de notre bonté ou de nos actes généreux et désintéressés. C’est pour cela que jusqu’à son dernier soupir, quand elle portait le regard sur le roi Gaëlius la reine Alisia voyait l’être le plus beau du monde, malgré ses grands yeux, ses longues oreilles velues ou ses dents pointues. La beauté physique se flétrit et meurt mais les grands actes de générosités perdurent.
Fin ».


Arcadius ricana en reposant cette horreur guimauve, se demandant comment était-ce possible que les gens soient assez stupides pour lire de telles niaiseries à leur progéniture. Le monde n’était pas comme ça et ce n’était pas en les laissant croire à de telles stupidités qu’ils allaient le changer.

Il était à deux doigts de fermer boutique quand il entendit la cloche tintinnabuler, annonçant l’entrée d’un client. Un grand mâle d’allure bien virile. Il semblait… presque aussi sauvage que le libraire, Au premier coup d’œil, après un jugement superficiel. Arcadius se glissa dans la peau du rôle qu’il imaginait tenir quand il devait faire face à la clientèle : le vendeur-né. Mais ce n’était pas véritablement sa vocation… Sa voix devenait un peu plus chaleureuse, certes, mais son visage restait fermé, il gardait quelques distances.

« Bienvenue chez Fleury et Bott. En quoi puis-je vous aider ? »

Lui qui détestait qu’on ne le laisse pas seul dans les magasins pour faire son choix tranquille…




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Epouvantard : Si durant son enfance/adolescence il prenait la forme de sa mère et de toute sa violence, aujourd’hui il pourrait faire face à la mort pure et simple de sa sœur, Mélusine
MessageSujet: Re: On rit mais on ne se moque pas   Jeu 20 Juil - 23:25

On rit mais on ne se moque pas
Arcadius & Nathanaël


La pluie diluvienne ne cesse de s’abattre sur l’asphalte, alourdissant les épaules du sorcier qui n’a d’autre protection que cette vieille veste en jean rapiécé. Cheveux dégoulinant sur le devant du visage, barbe d’aux moins quatre jours, ça n’est clairement pas la tenue idéale pour aller se faire une petite cession de shopping mais Nathanaël se fou de ces détails comme il se foutrait de la dernière mode de chemise sur le marché. Ce qui prime aujourd’hui est de trouver un cadeau qui saura satisfaire l’appétit insatiable de son neveu et cette fois, Nathanaël ne veut pas se ruer vers un énième jouet dont il se lassera sous trois jours mais de quelque chose de plus instructif, qui éveillera son imagination déjà débordante.

Dans les rues de Londres, le sorcier déambule, pressant le pas.

- Eh merde…

Son pied s’enfonce dans un trou du trottoir aux dalles éclatées par on ne sait quoi, cheville enfoncée dans une eau glaciale qui lui file un long frisson le long de l’échine, salissant par la même occasion un peu plus son jean qui n’avait déjà pas fier allure.
Mais de ça, encore une fois, Nathanaël s’en contre fout.

Il trottine jusqu’au chemin de traverse tout en pestant contre lui-même. S’il n’avait pas voulu jouer pour la millième fois les charmeurs un peu trop en appétit, il ne se serait pas rué vers cette nana pour lui proposer un café non loin d’ici et qui s’est avéré chiante comme cette pluie qui lui tombe droit sur la gueule. A croire que le sort s’acharnait désormais contre lui pour l’avoir planté et surtout expédié comme un pauvre connard qu’il pouvait être parfois…

Chemin trouvé, chemin foulé, il part à la quête de la boutique qu’il ne cherche pas vraiment, connaissant ce chemin par cœur. Et c’est avec un soupir de soulagement, s’ébrouant les cheveux comme le ferait un clébard en rentrant à l’abri. Il tente de remettre un peu d’ordre dans sa tignasse en bordel d’une main humide et jette un œil autour de lui, constatant que le libraire est déjà visiblement à l’affut du client.

- Bienvenue chez Fleury et Bott. En quoi puis-je vous aider ?

Nathanaël, grand sourire aux lèvres malgré la pluie qui ruissèle sur son visage, s’approche et constate seulement maintenant de l’absence de monde, que ça soit dans la librairie ou à l’extérieur. Vu la violence du tonnerre et de la pluie, pas étonnant que personnes ne veuillent affronter les éléments naturels déchaînés.

- Bonjour ! Je cherche un bouquin... Mais je n'me souviens plus du titre. Peut-être que vous pouvez m'aider à retrouver ?

Il jette un regard circulaire autour de lui, toujours émerveillé de voir autant de bouquin autour de soi. Ca lui rappelle de vieux souvenirs qui, cette fois, ne sont pas forcément mauvais. De ces heures passées dans la bibliothèque familiale où il pouvait passer un temps infini à lire et relire des histoires presque aussi dingues les unes que les autres, abreuvant son imagination autant que possible, se perdant dans des récits qui lui faisaient, du moins pour un temps, oublier la violence de sa propre mère.

- C'est une histoire avec un gobelin... ou peut-être un troll ? Merci Nathanaël pour cette précision qui n'est d'aucune aide. Un conte sur la beauté extérieur et intérieur, c'est mignon à lire. Enfin, dans mes souvenirs. Avec pas mal d'images aussi, histoire de simplifié les choses.

A l'écouter, à le voir parler, c'était à se demander si ce bouquin n'était pas pour lui tant il y mettait de la conviction...

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