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 HUMAINS OU PIRE ? (JARED)

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Disponibilité RP : HOPE(N) : LILY, NATH, JARED
Célébrité : DOMHNALL GLEESON
Enrôlé(e) depuis le : 31/05/2017
Camp : l'ordre du phénix, ceux qui sont portés dans le coeur, et les bouffées de gentillesse.
Age du Personnage : vingt six, déjà, ça fait longtemps qu'il ne les compte, tellement elles sont mornes et déchirées.
Particularité : loup-garou, c'est tabou, il n'aime pas être un loup, ce pelage grisonnant, c'est une toison de cuivre : ça brille, mais ça répugne.
Baguette : la noblesse du cyprès associé au crin de licorne s'évertue à lancer des sortilèges le long de vingt cinq virgule soixante quinze centimètre, dans une souplesse de précoce artiste
Patronus : les pattes du loup qui courent plus loin que les vagues qui s'écrasent dans les rochers.
Epouvantard : la pleine lune, l'être-loup.

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MessageSujet: HUMAINS OU PIRE ? (JARED)   Mer 5 Juil - 14:52

Pour la première fois de la semaine, il avait plu. Nous étions mardi. Mardi, c'était un bon jour. Remus aimait les mardis, tandis qu'il détestait les jeudis. Allez savoir pourquoi. La pluie était une pluie tranquille, pas diluvienne au contraire, une pluie douce, une pluie qui ne martelait pas le corps quand on avançait. Le sol n'était presque pas trempé, seuls quelques points plus foncés trahissaient la présence de l'eau. Assis contre une souche, Remus compte les petits points, il dessine des choses en trempant son doigt dans les flaques et en les faisant courir sur le sol. Pas de bruit, juste la pluie. Une pluie-parenthèse entre la vie et lui. Où ? Où sont les hommes, les moldus comme les sorciers, où sont tous ces gens qui peuplaient jadis la vie de notre semi-homme semi-loup ?
C'est étrange, et il ne l'avait jamais admit avant, mais Remus se sent seul.
Terriblement seul.
C'est comme un coup de poignard, comme un trou d'obus, cette révélation incandescente qui brûle tout le bonhomme.
Jamais il avait pensé être seul. Si seul. Il voulait oublier la solitude, oublier ses défauts, oublier sa lycanthropie. Mais elle le rattrape, à chaque pleine lune, à chaque seconde où l'astre est plein.
Au diable les pensées, pourquoi doit-il vivre loin de ceux qu'il aime ? La forêt, il l'aime, mais la forêt ne peut pas lui procurer la chaleur des hommes.
Mais il n'est pas un homme.
Remus se lève, il a le goût amer du spleen dans la bouche. Pas de sucre du tout. C'est triste.
Il marche un peu, doucement, il a un peu de terre sur le bout des chaussures, les cailloux crissent et roulent, ils vont là où ils peuvent. La pluie à force de tomber forme des rigoles joyeuses sur le sol, et les points deviennent plus gros.
La tristesse de Remus aussi devient plus grosse.
Et puis, il y a des traces étranges au sol. Des traces de pas.
Des traces humaines.
Des traces.
Une présence.
C'est comme un cadeau du ciel.
Une présence.
Quelqu'un.
Quelqu'un pour lui.
Lui, Remus abandonné.
Enfin.
Et Remus sourit.
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Disponibilité RP : 2/10
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Enrôlé(e) depuis le : 06/06/2017
Camp : Mutes (était autrefois destiné à l'Order of the Phoenix)
Age du Personnage : 28 ans
Particularité : Aucune.
Baguette : Bois de Cyprès - cœur en crin de licorne - 26,5 cm de longueur - épaisseur moyenne.
Patronus : Ne peut plus en maîtriser à cause de l'instabilité de sa magie.
Epouvantard : Un grand gouffre noir vertigineux et infini qui aspire toute âme.

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MessageSujet: Re: HUMAINS OU PIRE ? (JARED)   Ven 7 Juil - 21:30

Peur, trouble, faille, vide, malaise, les sens se perdent, la vue se brouille, ça fait mal et ça se serre à l’intérieur. Il suffoque et halète en tentant de trouver son souffle car ses poumons brûlent et son palpitant menace de déchirer le poitrail, la cage thoracique dilatée sous l’effort. Il ne sait pas encore si ses jambes parviendront à supporter sa carcasse chancelante, défaillante, désormais erreur de la nature. Il avait fui, il avait couru et il avait un instant cru qu’il aurait pu voler comme si des ailes avaient éclos de la chair de son dos pour se déployer, magnifiques. Sauf que ce n’était qu’un songe : il ne savait plus voler. Il ne savait plus rien puisqu’il n’était plus grand-chose. Il était un morceau d’humain, un homme incomplet, un quelque chose d’étrange que l’on avait nommé Mute. Le silence. Absolu.

Il avait regretté d’avoir appris sa condition, il avait détesté qu’elle le lui annonce, comme ça, tout simplement. Il y avait eu l’incompréhension, une espèce de vide, de vertige puis le reniement. Ce n’était pas possible. Pas après tout ce qu’il avait appris et surtout parce qu’il n’y aurait plus d’ambition. Ça s’était écroulé comme un château de carte bancal, comme une bâtisse dont on avait pensé que les fondements résisteraient. Mais il y avait eu une erreur dès la base et elle avait été invisible. Il avait fallu attendre qu’il parvienne presque à son point culminant pour qu’elle se révèle et qu’elle ne gangrène l’équilibre. Il était tombé de haut et s’était enfoncé sans qu’il ne puisse saisir une main tendue.

Puis il y avait eu ces regards, son regard, à elle. On aurait dit qu’elle n’avait pas voulu. Ce n’était pas de sa faute, à elle, elle n'avait fait que son métier. Mais il avait ressenti de la colère, de la trahison ou de la crainte. Il ne savait plus trop. Ca s’était serré, là, dans ses entrailles, aussi profondément que possible. Mais il avait été muet, il avait fait comme elle : il l’avait fixée, les pupilles rétractées sous le choc de l’annonce. Combien de temps cela avait-il duré ? Il avait nié de la tête, sauf que ça n’avait eu aucun impact sur la suite des événements.

Reniement, rejet, confinement, traque, inquiétude, mépris. Aah qu’il les abhorrait pour leur bassesse. Avaient-ils oublié qu’ils étaient eux-mêmes faits de chair et de sang ? Quelle était la différence entre eux et lui ? Le mot ? C’était justement la Différence qui créait l’indifférence ou un intérêt malsain. Il avait voulu tout effacer, se retirer comme la mer pour revenir, plus forte, houleuse et incontrôlable. Oui, il était instable et n’importe quelle émotion pouvait le submerger jusqu’à ce qu’il explose. Et il n’y avait pas de retour en arrière.

Alors il était parti, loin d’eux, loin de tout, loin de ce monde qui ne lui convenait plus. Il y en avait pourtant plusieurs de son espèce, dont une qu’il n’avait pas pu sauver. Il la retrouverait un jour, quand il aurait appris à faire de son handicap un avantage. Peut-être que son « ange gardien » y veillerait. Elle avait beau avoir les cheveux aussi sombres que le plumage d’un corbeau et une réputation outrageuse, il ne voyait en elle que lumière et salvation. Elle avait été la première à plaider pour sa cause, discrètement, mais s’il était aujourd’hui en liberté ce n’était sûrement pas de son fait à lui.

Mais il fallait encore s’échapper, se dissimuler davantage jusqu’à ne plus se faire remarquer.

Trop tard.

Il s’était arrêté de respirer, aux aguets. Il y avait une présence derrière lui et, les narines dilatées par l’appréhension, son regard dévia vers la droite dans l’espoir d’apercevoir la chose qui se trouvait dans l’angle mort. Il était resté immobile, mâchoires serrées, avant de déglutir péniblement. Il n’y avait plus d’échappatoire. Et le ciel pleurait déjà, ses larmes roulant sur le visage de l'Égaré.
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MessageSujet: Re: HUMAINS OU PIRE ? (JARED)   Mar 25 Juil - 22:21

La forêt, immense, gutturale, froide, destructrice, ne pouvait être encore cette petite marchande d'illusions que Remus avait tant côtoyé. Elle lui avait joué des tours, tellement (il ne l'avait pas écoutée, il en payait le prix), il les avaient déjoués, sans joie. Souvent, perché sur une branche, il entendait un craquement en bas, et il voulait croire que c'était quelqu'un, mais ce n'était qu'un lapin, ou un cerf, et les animaux lui rappelaient ses amis, restés au coin du feu, où le chat ronronne devant l'âtre de la cheminée, où l'on peut voir le fil à linge et les volets du mur que l'on a refait, deux trois fleurs qu'on a oublié d'arroser. Ici pas besoin de prendre son arrosoir, aucun moldu qui profane le paysage, ni de sorcier qui casse toute la beauté. Mais pour une fois, Remus entend quelqu'un, et ce quelqu'un redonne un peu d'espoir, ce qu'il faut, une petite goutte qui empêche de renoncer au monde et à ses tristesses. Alors même s'il ne le voit pas, cet être, il veut parler, il veut qu'on l'entende, lui et sa voix raillée et racommodée par les jours sans nuits.
Reviens, ne me laisse pas !
Ne me laisse pas seul !

S'il ne pleuvait pas, il aurait pleuré, mais les dieux pleurent pour lui, ils le prennent par la main, et le chemin s'ouvre à lui, il se retrouve devant l'autre être, un humain, d'apparence, du moins. Remus veut avoir confiance en lui, en cet homme. Il ne veut plus rejeter personne. Il tombe à genoux, rabougri et malheureux, devant celui qui pleure des mêmes larmes que lui, le feu de vieux volcans endormis dans ses entrailles réchauffent son âme irisée mais tellement fade, épuisée.
Je t'en prie... Ne pars pas.
Avant, j'étais heureux tu sais, mais j'ai dû partir.
Quelle douleur, je voulais être fort, face aux vents et aux marées.
Mais seul je ne peux pas.

Il relève la tête, mais ne voit pas l'autre, mais il continue de parler, quitte à passer pour un fou. Tout pour raconter le mal. Tout pour expirer Satan par toutes les issues. Tout pour reconstituer un semblant de bonheur.
Pardon... Mes hallucinations macabres ne valent pas la peine d'être entendues.
Je suis déchiré, coupé en deux par la solitude.
À toi, étranger, je vais te le dire,
Mère-Lune à fait de moi son enfant pour me maudir.
Et toi, pourquoi venir, ici, et pleurer des larmes des dieux, toi qui porte leur visage ?

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