Forum RPG Harry Potter situé au temps des Marauders, avec un twist
 

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 The one that got away Ft Nathanaël

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Particularité : Troisième-oeil + maîtrise intermédiaire : Ses visions sont claires mais elle peine tout de même à les interpréter
Baguette : Bois de séquoia, crin de licorne, 25.4 cm. Légèrement flexible
Patronus : Un Rottweiler noir. C’est toutefois ce à quoi il ressemblait avant que sa magie ne foute le camp, elle ignore encore si elle peut produire ne serait-ce qu’un spectre informe.
Epouvantard : Le corps froid de sa fille étendue sur le sol, ses yeux révulsés braqué sur elle. Depuis peu s'ajoute à cette image morbide un angoissant et lointain tic-tac qui n’en finit plus de peser sur elle comme une armure bien trop lourde
MessageSujet: The one that got away Ft Nathanaël   Mar 8 Aoû - 23:45

The one that got away
Yelena ft. Nathanaël



C’était sans doute trop risqué et elle en avait conscience, mais elle avait essayé de se convaincre toute la journée durant qu’après une dizaine de jours, plus personne ne devait être après elle, que ça n’avait pas de sens, elle n’avait rien de spéciale, il y en avait d’autres qui, comme elle, réapparaissaient et cela tous les jours, ainsi ils devaient avoir quitté les lieux, ce banal appartement ou rien ne les retenaient. L’hésitation la consuma jusqu’au dernier instant, elle avait attendu que le soleil disparaisse derrière le rideau noirâtre de la nuit pour sorti de ce trou à rats dans lequel elle avait élu domicile il y a maintenant trois jours, elle détestait tout cela, cette vie qui ne ressemblait en rien à la sienne, cette vie dont elle ne voulait pas et contre laquelle elle aurait donné n’importe quoi, mais ce choix-là, ne lui était pas donné, le seul qui semblait lui rester était de retourner dans son appartement et de récupérer le peu d’objets de valeur qu’elle possédait car malheureusement elle ne tiendrait pas bien longtemps sur le peu d’économie qu’elle avait réussi à emporter la dernière fois qu’elle avait pu franchir sa propre porte. Sa cape noire remonté sur le dessus de sa tête, elle marchait à pas feutrés dans les rues silencieuses de Londres, essayant de se disséminer aux yeux des quelques passants qui arpentaient encore en cette heure relativement tardive le pavé, son coeur battait la chamade, elle ne se sentait plus en sécurité nulle part et commençait à être épuisée de ne pouvoir avancer sans avoir à se retourner constamment.

Finalement elle atteint le 223, c’était un petit immeuble de seulement trois étages, il n’avait rien de particulier à première vue et pourtant se dissimulait à l’intérieur 6 appartements uniquement occupés par des sorciers évidemment, oui tant qu’à faire autant éviter la crainte quotidienne que des voisins moldu n’entendent ce qu’ils ne devraient pas, c’était une sécurité autant qu’une praticité non négligeable, son regard se perdit un instant vers l’une des fenêtres du dernier étage qui contrairement à sa voisine était plongé dans la pénombre, elle n’en tira là aucune conclusion bien évidemment, elle n’était pas stupide et ils ne l’étaient sans doute pas non plus pour afficher si clairement leur présence. Un bruit de pas dans son dos la figea l’espace d’une seconde et elle resserra son capuchon le long de son visage avant de finalement pénétrer l’air de rien à l’intérieur de la demeure. Tout était silencieux, si ce n’était pour les quelques froissements et murmures qui s’échappaient difficilement des habitations, la jeune femme grimpa lentement les escaliers, inquiète et stressée par le simple fait de rentrer chez elle, c’était une constatation difficile à faire et que son inconscient ne semblait pas vraiment vouloir intégrer, comme s'il s’agissait là d’une information contre nature et en quelque sorte et de bien des manières elle l’était. La porte s’ouvrit  sur le salon baigné par la faible lumière des lampadaires qui arborait la rue et c’est avec une extrême observation qu’elle fit quelques pas à l’intérieur, sa main se dirigea machinalement vers l’interrupteur, mais elle en arrêta le chemin juste à temps, voilà qui aurait été bien stupide sans aucun doute. Elle referma la porte sur elle et entreprit de faire au plus vite, elle se dirigea dans sa chambre attrapa un sac dans lequel elle balança, bijoux de famille (qu’elle avait "emprunté" avant de quitter le domicile familial), vêtements, objets de valeur et le peu d’argent liquide qu’elle gardait chez elle, elle se rendit ensuite dans la chambre de sa fille, plus par besoin fondamental que par réelle nécessité à dire vrai, elle observa la pièce bien trop vide des rires et de la vivacité de sa fille et sans qu’elle ne puisse la contrôler une larme vint glisser le long de sa joue, Yelena pris alors et presque tout de suite une profonde inspiration avant de passer une main ferme sur son visage, elle n’avait pas le temps pour ça, sa fille certainement encore moins et alors qu’elle s’apprêtait à se remettre en mouvement une désagréable sensation s’empara d’elle, des picotements semblèrent s’étendre le long de sa nuque et immédiatement elle su, elle réalisa qu’elle n’était plus seule...Elle ne bougea pas et se contenta de glisser sa main dans sa cape en douceur, ses doigts rencontrèrent alors le bois autrefois si rassurant de sa baguette et elle compta jusqu'à trois avants de la sortir de sa poche et de faire brusquement volte-face, priant intérieurement pour ne pas que son sort ne se retourne contre elle. « EXPELLIARMUS ! »

Une lumière brillante s’échappa de sa baguette et provoqua non pas ce à quoi elle était destinée mais une explosion tonitruante qui vit voler en éclat plus d’un meuble dans le couloir de son appartement, elle ramena son avant-bras devant son visage par réflexe et se protégea ainsi des éclats de verres et de bois qui tournoyait autour d’elle. Plus le temps de réfléchir, il lui fallait profiter de cette peut-être unique chance de pouvoir échapper à celui ou ceux qui tapit dans l’ombre la convoitaient. Elle prit ainsi ses jambes à son cou sans demander son reste et dévala aussi vite qu’elle le put les escaliers de l’immeuble, un homme trapu et vêtu de noir sur ses talons. Il lui lança un stupéfix qui fort heureusement la manqua de peu et elle tenta un énième sort avant de franchir la porte de l’immeuble. « IMPEDIMENTA » elle ne prit guère le temps de voir ce qui se passa et préféra claquer la porte sur ce sort et continuer sa course. La jeune femme tourna dans la première ruelle qu’elle rencontra, elle se savait poursuivie, les bruis de pas réguliers derrière les siens ne l’y trompaient pas et alors qu’elle tourna de nouveau au croisement suivant, une main ferme se déposa sur sa bouche et l’entraîna dans un recoin caché le long du mur à côté duquel elle se trouvait. Il lui fallut quelques secondes pour prendre conscience de ce qui se passait et pour commencer à se débattre, mais son assaillant avait eu le temps d’assurer son emprise et ne sembla pas plus gêner que ça par les gesticulations de la Russe. « Shhhh… Shhhhh » Il planta son regard dans le sien, sa main toujours fermement posée sur sa bouche et curieusement elle n’y trouva rien de très menaçant, ce qui inconsciemment sans doute la détendit un peu et surtout fire taire ses protestations. Elle pouvait les voir, elle en compta trois et ils passèrent tous devant elle les uns à la suite des autres sans notifier sa présence, lorsqu’ils se furent éloigner et que plus un bruit ne venait pas perturber le silence environnant, l’homme relâche son emprise et libéra Yelena.

La sorcière se recula vivement et pointa sa baguette sur lui, complètement interdite et dans l’incompréhension la plus totale. « WOOW WOOW du calme ! Je serais vous je m’aventurerais pas dans cette direction ! À moins que vous ne vouliez les voir revenir dans la seconde ! Il leva les mains devant lui comme pour se protéger de l'éventuelle décision de celle qu’il venait de secourir. Je n’ai même pas de baguette regardez…il parlait avec un calme certains et ouvrit les pans de sa cape pour le lui prouver. Je veux juste vous aider voyons. » Elle fronça les sourcils et prit quelques instants pour l’observer d’un peu plus près, il avait l’âge d’être son père, même s'il avait bien moins de prestance que ce dernier. « Pourquoi ? » L’homme laissa échapper un rire amusé. « En général les gens disent plutôt merci… Elle n’avait pas envie de rire et ne lui décocha même pas un sourire, elle ne pouvait s’empêcher de remettre en question l’aide qu’il venait de lui apporter, parce qu’elle n’en comprenait tout simplement pas la raison. Parce que si on ne s’entraide pas entre nous alors c’est perdu d’avance. » il haussa les épaules, il n’y avait guère plus à dire en réalité. La jeune femme laissa progressivement redescendre sa baguette, de toute façon s’en servir ne l’aiderait en rien et si ce type avait voulu l’attaquer il aurait déjà pu le faire depuis bien longtemps. « Merci… » Un large sourire vint peindre les lèvres du quinquagénaire. « Je ferais mieux d’y allez avant qu’ils ne reviennent. » Elle amorce son départ quand l’homme dépose avec bienveillance sa main sur son bras. « Est-ce que vous avez au moins un endroit où aller ? » Il marquait un point c’était certain, mais est-ce que cela changeait vraiment quelque chose ? Elle resta silencieuse ce qu’il prit sans doute pour une réponse. « Je connais un endroit sûr, je peux vous y emmener, la personne qui s’en occupe vous mettra en contact avec l’ordre. » Elle n’écoutait qu’a moitié, perdu dans l’idée qu’elle ne pourrait jamais plus mettre les pieds dans son appartement, qu’elle n’avait eu le temps de récupérer ne serait-ce qu’une photo de sa petite fille, tout ça perdue à jamais. « Ce n’est pas sûr pour nous par ici et maintenant que vous vous êtes fait remarquer il est vraiment préférable que vous disparaissiez…au moins quelques temps  » Elle secoua la tête « L’ordre ? » Non ! Elle ne voulait pas être mise entre les mains de qui que ce soit, elle ne pouvait pas se permettre de subir la moindre influence, la moindre surveillance pas si elle voulait retrouver Danitza. « Non, je ne peux pas, je…pas maintenant. » L’homme lui adressa un regard compatissant duquel pointait un peu de sévérité. « Vous ne comprenez pas, quoi que vous vouliez faire, vous devez tout d’abord leur laisser le temps de passer à autre chose, vous avez fait beaucoup de dégâts ce soir, ils ne vont pas vous lâcher aussi facilement…plus maintenant…Il poussa un soupir. Écoutez, j’emmène deux autres personnes là-bas ce soir, si vous changez d’avis, rejoignez-moi derrière le Leaky Cauldron dans une heure ! Ne soyez pas en retard, je n’attendrais personne ! » Il pose une main sur son épaule et lui offrit un sourire avant de s’extraire de ce recoin presque invisible et de disparaître au coin de la rue, laissant Yelena seule avec une décision de taille à prendre.

***

« Oh vous êtes venu ! » Un large sourire vint rendre toute sa bonhomie à l’homme qui l’avait secouru une heure auparavant. Il était entouré de deux autres personnes dont les visages étaient nettement moins détendus que le sien et essayait de se dérober aux yeux de tous, quand bien même la ruelle dans laquelle ils se trouvaient tous les quatre était complètement déserte. « Pour quelques jours seulement... » Le sorcier la regarda avec un sourire rassurant. « Bien. ! Nous en parlerons plus tard si vous voulez bien, évitons de traîner trop longtemps ici ! J’ai ici un portoloin, préparez-vous mes enfants le voyage risque de secouer ! Il laissa échapper un mince éclat de rire et Yelena ne put s’empêcher de se demander comment cet homme pouvait encore afficher autant de jovialité… Allez, approchez-vous voyons ! Il leur désigna une bouteille de verre vide qui était posée sur le sol. Prêt ? Alors à trois ! Un…deux…trois ! » La main de la jeune femme vient s’appuyer sur l’objet au signal de leur commanditaire et en une fraction de seconde Diagon Alley disparue au profit de larges et désertes pleines verdoyantes. Enfin pour la couleur elle l’imaginait car la nuit opaque ne leur laissait guère le loisir d’observer grand-chose. Allongez sur le sol, elle ferma les yeux un instant, essayant de se remettre de ce voyage qui l’avait fortement secoué, cela faisait bien longtemps qu’elle n’avait pas usé de ce moyen de transport, le transplanage étant tout de même nettement plus pratique et bien moins désagréable. « Tout le monde est en entier . Bien ! Allons-y ! » Yelena s’assit sur le sol, avant de prendre appuie sur ses mains pour se remettre debout, elle réajusta sa cape autour d’elle et suivit le groupe en direction d'une maison isolée au milieu des plaines.

« Attendez ici une seconde. » Ils n’étaient qu’à quelques mètres de la porte, mais ils s’arrêtèrent tous les trois et restèrent planté là en silence tandis que l’homme pénétrait à l’intérieur de la demeure. Lorsqu’il réapparut à la porte quelques minutes plus tard, il leur fit signe de le rejoindre et tour à tour ils pénétrèrent à l’intérieur. « Bien ! Mon ami et propriétaire des lieux, vous cachera le temps nécessaire pour que l’ordre puisse vous prendre sous sa protection, vous pouvez être sûr que personne ne vous trouvera ici, cette maison est hautement protégée ! Le maître de lieux qui s’était éclipsé fit soudainement son apparition. Ah ! laissez-moi-vous présenter…

Nathanaël… » Termina la jeune femme en lieu et place de leur guide qui s’interrompit, quant aux autres ils se tournèrent machinalement vers elle qui ne pouvait décrocher son regard de l’homme qui se trouvait face à eux et qui lui aussi, restait interdit face à elle. Elle n’ajouta rien, trop stupéfaite de le revoir après toutes ces années et surtout trop hypnotiser par sa ressemblance avec leur fille.

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Epouvantard : Si durant son enfance/adolescence il prenait la forme de sa mère et de toute sa violence, aujourd’hui il pourrait faire face à la mort pure et simple de sa sœur, Mélusine
MessageSujet: Re: The one that got away Ft Nathanaël   Mer 9 Aoû - 19:28





the one that got away

Une citation ici, une citation ici, une citation ici

Les énigmes s’accumulent et semblent ne jamais prendre fin. Cette réunion d’urgence a répondu à des questions qui se sont suivre par le double derrière et Nathanaël a l’impression de s’y perdre dans tout ce merdier.
Mais surtout, ce qui le chiffonne le plus c’est l’implication de sa propre sœur dans cette histoire. Ils auraient pu être frères et sœurs jumeaux tant ils se connaissent à la perfection. Il se souvient sans peine de toutes ces fois où leur catin de mère leur levait la main dessus, Nathanaël n’hésitant jamais à s’interposer entre elle et sa petite merveille pour que jamais les ongles de cette buse ne puissent écorcher son si doux visage. Un regard suffisait aux deux enfants pour se comprendre, s’entendre, être complice. Les mots n’étaient pas toujours une nécessité lorsqu’ils partageaient un moment rien qu’à eux… Mais aujourd’hui ? Il a l’impression que Mélusine lui échappe et ça, il ne le supporte pas. Elle lui ment ou, tout du moins, lui cache quelque chose et ça aussi, il a du mal à l’avaler.
Pire encore – et c’était à se demander si les emmerdes allaient prendre fin un jour -, cette cinglée de Bellatrix y est pour quelque chose. Comment et pourquoi, il n’en sait foutrement rien mais de ça, il en fait son affaire personnelle. Si Mélusine refuse de le regarder en face pour lui dire quelconque vérité, alors il ira la chercher lui-même.

Accoudé à un bar, Nathanaël fait signe au barman de lui resservir un scotch qu’il réceptionne dans la minute et qu’il sirote l’air de rien, prenant l’air d’un type éméché, noyant son désespoir dans les multiples verres d’alcool qui s’accumulent.
Et pourtant, le français est on ne peut plus lucide, prêtant oreille attentive à la conversation qui se murmure non loin de lui. A plusieurs dizaines de mètres en vérité. Cette fois, pas de sorciers, seulement de « simples » moldus qu’il espionne à l’aide d’un objet de son propre monde, conçus pour la chose. Et les dialogues lui parviennent aussi clair que si le sorcier se trouvait à leur côté.
La réunion s’est tenue la nuit dernière et Nathanaël n’a pas tardé à se mettre à l’œuvre, comme promis. Puisqu’en plus de proposer son aide pour surveiller les camps, il s’est également proposé pour enquêter, récolter un maximum d’informations sur l’expérience faite aux Mutes, exécuter par les moldus eux-mêmes.
Quelle putain de déception quand il y pense. Lui qui avait toujours trouver un réconfort presque enfantin de ce côté du monde, préférant leurs petites emmerdes quotidiennes aux guerres de sangs des sorciers, il tombe aujourd’hui bien bas de voir qu’ils ne sont finalement pas mieux.
Un Homme reste un Homme, après tout.

- Ca s’écrit comment son nom ?
- Comme ça s’prononce.
- T’es bien mignon mais j’sais pas écrire le boche donc épelle le.

Nathanaël note discrètement le nom « Freissmuth » sur un morceau de papier dissimulé sous sa main avant de le ranger à l’intérieur de la poche de sa veste, l’air de rien.

- C’est lui qui t’as dit pour le camp ?
- Ouais il en a entendu parlé par une source sûre, apparemment.
- Et ils font quoi là bas ?
- J’en sais rien, tu le verras bien par toi-même puisque tu tiens temps à y donner des cobayes.

Le français se redresse légèrement, luttant contre vents et marées pour ne pas se retourner et éclater la gueule de ce « Boyer » qui compte visiblement trainer des sorciers à l’abattoir scientifique. Et malgré la haine qui brûle les veines du français, il se contient, encaisse et termine sec son verre de scotch avant d’en recommander un autre, se renfrognant dans sa veste. Une heure s’écoule avant que le trio d’hommes ne s’efface au profit d’un silence. Nathanaël attend un bon quart d’heure avant de se lever, retirant discrètement le micro magique de la table avant de foutre le camp de ce bar miteux. Il trouve une ruelle à l’écart avant de transplaner auprès de l’ordre à qui il divulgue les informations récoltées, les noms, lieux tout ce qu’il a pu glaner durant toute cette soirée d’écoute.

- Nath !
- Tiens, je te croyais mort vieux débris.
- Il m’en faut plus pour passer l’arme à gauche.

Le quinquagénaire vient l’étreindre amicalement, le français l’accueillant d’un large sourire.

- Comment tu vas mon garçon ?
- Bien. Et toi Douglas ?
- En pleine forme, comme à mes jeunes printemps. D’ailleurs, j’aurai quelques lapins à te ramener demain soir.

C’est con comme nom de codes mais ça à au moins le mérite de passer inaperçue, de métamorphoser une véritable discussion sérieuse en un échange banale de bouffe et de possibilité de ragoût à faire pour soi…

- T’es le meilleur. Combien ?
- Deux ! Ceci dit, si ma Janis est aussi efficace demain qu’elle ne l’a été aujourd’hui, je peux t’en ramener plus si tu veux.
- Eh, mollo. Tu as cru que j’avais une famille à nourrir ? Deux ça sera très bien.

Douglas acquiesce, sourire en coin.
L’utilité de cette discussion complètement stupide semble essentiel à Nathanaël qui sait mieux que personne qu’une oreille mal intentionnée pourrait se trouver n’importe où. Dans ce simple échange, Douglas venait de l’informer qu’il lui ramènerait deux mutes demain soir, le français lui faisant comprendre que ça serait suffisant, qu’il pourrait en dissimuler difficilement plus, préférant privilégier les petits groupes discrets.
Une dernière étreinte amicale et les deux hommes se séparent, Nathanaël transplant de nouveau pour retrouver le silence des Highlands.

¥

Il fait nuit noire et le français fume tranquillement sa cigarette, assit sur le bord d’une de ses fenêtres. Le vieux ne tardera pas à venir, il le sait mais il n’est pas plus affolé que ça, sachant parfaitement qu’il gère la situation et qu’il se fait suffisamment discret pour ne jamais attirer l’attention sur lui. La chambre d’ami était déjà prête pour accueillir les deux personnes où les mutes devront se contenter de dormir autour des jouets de Tibalt qu’il laisse volontairement ici. Tout d’abord pour le gosse qui aime à passer des weekends entiers chez son oncle mais aussi pour tromper la vigilance d’une âme trop curieuse.
Un pop caractéristique attira l’intention de Nathanaël qui écrasa sa clope dans son cendrier avant de se redresser, sa chemise froissée à moitié sortie de son pantalon, bottine négligemment attaché à ses pieds par-dessus un vieux jeans délavé.
La voix de Douglas résonne à l’extérieur avant qu’il n’ouvre la porte de la maison.

- Ah t’es là ! Changement de plan, j’ai dû en ramener une de plus.

Nath balaie ses mots d’un geste de la main, sortant à l’extérieur pour aller à la rencontre de ceux qu’il cachera aux yeux de plus tarés de ce monde comme pouvait l’être cette garde de Lestrange.

- laissez-moi-vous présenter…
- Nathanaël…

Son cœur s’arrête net après avoir fait le tour des visages, après avoir entendu le son de cette voix qu’il n’avait plus entendu depuis des années. Les yeux bleus du français s’arrête sur les traits de cette jeune femme qui éveille chez lui de violentes émotions, aussi bien positives que négatives.
Positives pour les souvenirs qu’elle lui ramène, pour cette semaine passionnée, presque une osmose comme il a rarement connu jusqu’ici, avec cette femme qui a longtemps hanté ces nuits, même après être partie.
Négatives pour sa présence ici. Parce que si elle fait partie de ce « convoi », il n’en faut pas plus au français pour comprendre le danger qui l’entoure et les évènements subit avant qu’elle ne puisse arriver jusqu’ici.

Un silence plane quelques secondes, lourd, où Nathanaël a l’impression que son cœur bat un peu plus avec violence à chaque minute.

- Merci Doug. Je prends la relève.

Aucun mot adressé à Yelena. Pas encore. Juste le temps qu’il digère sa présence mais surtout, qu’il ne fasse son job.

- Venez. Il adresse un signe de tête aux trois mutes qu’il dirige à l’intérieur de son domicile qui ne paie pas de mine mais qui pourra au moins leur offrir un havre de paix pour les prochaines heures, voir les prochains jours. Vous deux, vos noms ?
- Diaz.
- Bennet.
- Ok, je vais vous amenez à votre chambre. Installez-vous confortablement, faite comme chez vous. Vous n’avez rien à craindre ici, c’est suffisamment sécurisé pour péter le squelette du moindre ennemi qui oserait se pointer ici.

Ils acquiescent sans broncher, le français s’adressant cette fois à Yelena.
Non, il n’a pas oublié son prénom comme il lui était déjà arriver un million de fois avec d’autres femmes avec qui il avait partagé bien des lits.

- Attends-moi ici.

En quelques pas, il amène Diaz et Bennet au fond du couloir leur laissant tout l’espace nécessaire dans cette chambre et surtout, toute la solitude dont ils avaient besoin après ces longues heures de fuites et de traques.
Demi-tour, direction le séjour où il trouve de nouveau Yelena qui n’a pas bougée, emmitouflé dans son long manteau noir. Pas un mot n’est échangé, pas le temps, puisqu’il la prend aussitôt dans ses bras, la serrant contre lui. Affectueusement.
Une semaine d’idylle partagée des années plus tôt lui ont suffi pour que la jeune femme ne marque son esprit, et bien plus encore. Elle est certainement l’une des rares, voir la seule, qui lui a laisser un long pincement au cœur lorsque le français est parti retrouvé les contrées qu’il souhaitait visiter durant toute cet exil qu’il s’offrait à l’époque.

- Est-ce que tu vas bien ? Qu’est-ce qu’il s’est passé pour que j’te retrouve ici ?

Au fur et à mesure de ses mots, il descend la capuche de la jeune femme pour laisser son visage à découvert. D’une beauté parfaite, exactement comme dans son souvenir.

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MessageSujet: Re: The one that got away Ft Nathanaël   Jeu 10 Aoû - 4:35

The one that got away
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Le silence qui s’ensuit semble probablement durer une éternité pour les pauvres âmes qui assistent sans comprendre, à l’échange silencieux qui se joue entre les deux anciens amants, mais pour elle, il ne se quantifie pas vraiment, la probabilité était tellement infime, presque inexistante qu’elle a bien du mal à y croire. Jamais depuis qu’elle avait, il y a sept ans, quitté la résidence des de Valmont, elle n’aurait pensé revoir ce visage, elle s’était ce jour-là fait une raison pour elle comme pour son enfant et l’avait progressivement digérée au fil des années. Son regard ne peut, quand bien même elle le voudrait, quitter le visage de Nathanaël dont elle examine chaque détail, chaque changement et si au fil du temps les souvenirs qu’elle en avait c'était un peu abîmés, elle ne pouvait aujourd’hui que constater que leur fille lui ressemblait bien plus qu’elle ne se l’était imaginée.

« Merci Doug. Je prends la relève. »
Le vieil homme hausse une épaule et se met à hocher la tête. « Bien bien. Vous êtes entre de bonnes mains mes enfants soyez-en assurez. Nathanaël nous reparlerons bientôt. » Sur ces mots l’homme adresse une courbette à l’assemblée et reprend le chemin qu’il venait de leur faire emprunter. C’était un personnage hors du commun on ne pouvait guère le lui enlever, à la fois extravagant et touchant, il était difficile de le définir sans doute, toujours est-il qu’elle ne saurait suffisamment remercier la force quelle qu’elle soit qui l’avait mis ce soir sur son chemin. « Venez. » Il fait quelques pas dans le salon avant de s’arrêter pour demander aux deux autres mute leurs noms. Ces derniers s’exécutent immédiatement un air un peu alarmé toujours peint sur leurs visages. Nathanaël semble probablement s’en rendre compte lui-même puisqu’il tâche de les rassurer un peu, tout d’abord en leur indiquant une fois de plus qu’ils n’avaient rien à craindre tant qu’ils se trouvaient en ces lieux, puis en tâchant de les mettre à l’aise dans cette maison que tous découvraient du coin de l’œil.

Elle ne se formalise pas vraiment de voir qu’il ne lui a jusqu’ici pas adressé le moindre mot, elle n’est de toute façon pas là pour renouer avec le Français, même s'il est clair que cela rendrait les choses bien plus faciles…pour elle en tout cas ! Et si elle a toujours respecté le fait qu’elle ne pouvait être une partie de sa vie, elle était à présent persuadé que si elle s’était retrouvé ainsi sur son chemin cela devait forcément avoir une signification et si ce n’était pas le cas, elle ferait en sorte que ça le devienne parce qu’elle comptait bien user de son aide pour retrouver Danitza. Elle n’avait guère d’autre choix.

« Attends-moi ici. »
Elle ne dit rien et se contente de rester là comme il le lui demande tandis qu’il disparaît au détour d’un couloir les deux autres sorciers sur ses talons. Elle se sent soudainement fatiguée comme si la pression et l’angoisse de ces deux dernières semaines se tassaient un peu, juste quelques secondes, elle sait qu’elles seront de retour plus vite qu’il ne faut pour le dire. C’est toujours comme ça. Alors que son regard balaye la pièce, il s’arrête sur quelques objets à l’allure bien étrange, certains sont de provenance moldu comme ce Rubik's Cube posé sur une étagère, elle le sait parce qu’elle en a déjà vu un traîné chez sa tante et se souvient s’être amusé de son aspect singulier et surtout de son manque d’utilité. Elle laisse échapper un mince sourire qui disparaît presque instantanément, ça ne lui semble plus bien naturel ces derniers temps. La Russe s’avance de quelques pas et tourne son regard vers la bibliothèque, mais ce n’est pas là qu’il s’arrête, c’est sur la fenêtre qui la précède et qu’elle a déjà vue auparavant. Elle ferme les yeux un instant et essaye avec force de se rappeler des détails…les détails sont toujours les plus importants… Puis soudainement, ses paupières s’ouvrent de nouveau et observent le chambranle qui est en tout point identique à celui de sa vision, tout se met alors et subitement en place… la pièce plongée dans le noir, les murmures et le mot mute, les grands espaces, tout était là et pourtant il restait un dernier mystère celui de cet animal qui devait forcément signifier quelque chose…forcément.

Des bruits de pas la font sortir de son escapade dans les souvenirs de sa dernière vision et elle se retrouve de nouveau face à lui et ça lui sert l’estomac, parce qu’elle a l’impression de ne pas avoir eu loisir d’observer un visage qui ne serait qu’au moins familier depuis bien trop de temps, elle a l’impression d’être toute seule depuis bien trop de temps et soudainement elle ne l’est plus vraiment. Nathanaël ne dit pas un mot avant de s’approcher d’un pas rapide pour la serrer dans ses bras et la jeune femme ne bouge pas, si ce n’est pour placer ses bras dans le dos de son hôte. Sa gorge se serre lorsqu’une onde de soulagement vient s’étendre et s’élancer le long de ses veines, elle avait juste besoin de pouvoir se raccrocher à quelque chose un instant et c’était exactement ce qu’il venait de lui offrir.


« Est-ce que tu vas bien ? Qu’est-ce qu’il s’est passé pour que j’te retrouve ici ? »
Il glisse ses doigts le long du tissu qui recouvre ses cheveux et le fait retomber sur ses épaules, bien des souvenirs semblent vouloir refaire surface dans son esprit, mais une seule image surpasse les autres et celle-ci lui déchire littéralement les entrailles. Elle secoue la tête à la négative. « Il faut que tu m’aides. Je t’en prie Nathanaël j’ai besoin de toi, ils l’ont prise, tu dois m’aider…elle se raccroche du bout des doigts à lui avec une certaine vigueur, ses pupilles se couvrants d’une fine pellicule d’eau qui ne prend cependant pas forme. On ne t’a jamais rien demandé…jamais! mais cette fois tu dois m’aider à la retrouver ! Je t’en prie…elle est toute seule et...s'il lui est arrivée quoi que ce soit je....» Sa voix l’implore littéralement et elle fond subitement en larmes, elle se sent plus désœuvré que jamais et il est désormais le seul à pouvoir l’aider, elle le sait, ses visions le lui ont soufflé.
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MessageSujet: Re: The one that got away Ft Nathanaël   Ven 11 Aoû - 22:05





the one that got away

Une citation ici, une citation ici, une citation ici

Il se n’attendait pas à la voir ici, à faire partie de ce convoi de Mutes qu’il s’était promis de protéger dès qu’il en avait l’occasion, se refusant de les laisser aux mains de n’importe quelles personnes mal intentionnées. Il en a vu défilé un bon nombre depuis qu’il s’était lancé dans cette quête personnelle mais jamais il ne serait attendu à voir un visage connu. Encore moins celui de Yelena. Il se souvient sans peine de cette femme qu’il a connu au détour d’un séjour en Russie, à Moscou. Il s’était donné une bonne semaine pour visiter les lieux, profiter de cette fameuse vodka a qui l’ont prêté une réputation si alléchante qu’il n’était pas envisageable qu’il n’en goûte pas le velours du fluide. Nathanaël était dans cette période de voyage continuel, s’arrêtant uniquement chez lui pour refaire le pleins de vêtements, donner quelques nouvelles en live à sa sœur adorée avant de reprendre l’aventure sans plus tarder.
Yelena a croisé sa route, par un pur hasard et il ne lui a fallu qu’une poignée de minute pour être sous son charme. Car au-delà de cette beauté qu’il a toujours jugé être taillé dans la plus subtil des perfections, elle s’est trouvé être amusante, charmante, drôle… Quelques qualités qui ont suffi à faire chavirer le cœur du français et s’abandonner avec cette inconnue pour une semaine passionnelle, proche de l’osmose.
Tout ça en Russie.
Et voilà qu’il la retrouvait par le plus grand des hasards dans ses Highlands, au fond de sa vieille barraque paumée. Mais surtout dans une situation qu’il juge alarmante.

Il tente de la rassurer désormais, cherchant à savoir ce qui l’a mené ce soir jusqu’à lui.

-  Il faut que tu m’aides. Je t’en prie Nathanaël j’ai besoin de toi, ils l’ont prise, tu dois m’aider…

La Russe s’accroche à lui à sa plus grande surprise, lui-même étonnée par le désespoir qui vient brutalement s’abattre sur ses traits.

- Eh shh… Doucem…
- On ne t’a jamais rien demandé…jamais! mais cette fois tu dois m’aider à la retrouver ! Je t’en prie…elle est toute seule et...s'il lui est arrivée quoi que ce soit je....

Une véritable supplique dont il ne comprend pas un traitre mot, la jeune femme allant bien trop vite pour lui. « On » ? Elle et son mari ? Après tout, avec toutes ces années passées et la beauté évidente de Yelena, il serait étonnant qu’elle soit aujourd’hui célibataire… mais Nathanaël change aussitôt de cap lorsqu’elle mentionne cette personne au féminin.

- Eh eh, du calme. Nathanaël la prend dans ses bras à la seconde où la jeune femme fond en larme devant lui. Il n’hésite pas, la serre contre lui, passant une main réconfortante dans son dos, tandis que de l’autre il lui caresse tendrement les cheveux. Doucement.

Il ne sait pas ce qui la rend dans cet état de panique et de larmes, ni ce qu’il s’est passé mais le sorcier est divisé entre l’inquiétude et la colère. Qui sait ce qu’elle a pu subir là-bas, entre les mains de ces psychopathes. Il n’ose pas imaginer, ne préfère même pas pour s’éviter une colère profonde et froide.

- Viens par là. Il la guide en douceur vers l’un de ses fauteuils et l’y installe. Je vais te faire du thé, ne bouge pas.

Un sourire et il agite sa baguette vers sa cuisine qu’il rejoint aussitôt. Il ne lui faut pas longtemps pour préparer le thé, en faire trois tasses dont deux qu’il amène aussitôt aux deux autres Mutes qui se sont déjà installés sur leur lit respectif, fourbu de leur fuite.
De nouveau, il s’approche de Yelena, lui tend sa tasse fumante et se saisit d’une chaise pour s’assoir face à elle, bras sur les genoux.

- Tu es en sécurité ici, il ne t’arrivera rien, ok ? Je t’assure que j’ai pris tous les dispositifs pour qu’aucun de ces enfoirés ne s’approchent de cet endroit. Il marque une pause avant de reprendre. Maintenant explique moi plus calmement. Qui est-ce que tu essaie de retrouver ? Est-ce qu’elle était avec toi avant que tu ne te retrouves Douglas ?

Il ne la presse pas de question, la laisse aller à son rythme. Nathanaël ne la lâche pas du regard, attendant que Yelena reprenne un souffle pour enfin lui dévoiler ce qui la plonge dans cet état de panique.

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MessageSujet: Re: The one that got away Ft Nathanaël   Sam 12 Aoû - 20:06

The one that got away
Yelena ft. Nathanaël



« Eh eh, du calme. »
Se calmer lui semble en l'instant juste impossible, sa poitrine se serre dangereusement et elle a l'impression que son coeur va littéralement imploser, elle essaye de se concentrer, de chasser de son esprit l'image de sa petite fille terrorisée et confuse qui lui coupe le souffle, inspirer…expirer… retrouver un moyen de faire pénétrer l'air dans ses poumons, mais les sanglots qui secouent sa poitrine ne lui facilite vraiment pas la tâche. Les bras de Nathanaël se referment sur elle et finissent par l'apaiser un peu, depuis qu'elle était revenue, depuis qu'elle avait lâchée la main de sa fille, elle avait l'impression d'avoir été écarté du monde, d'être submergée par une solitude qu'elle a bien du mal à porter et ce simple contact familier lui fait prendre soudainement pleinement conscience de cela, en même temps qu'il en efface légèrement l'étendue. Ses doigts s'agrippent avec force au col du français et elle enfouie son visage dans la base de son cou, baignant sa peau des larmes qui continuent d'affluer sur ses joues. « Viens par là. Il s'écarte et la conduit avec bienveillance vers l'un des fauteuils du salon, dans lequel il la force gentiment à s'asseoir. Elle se laisse faire, n'ayant ni la force de résister (quand bien même elle le voudrait, ce qui n'est ici pas vraiment le cas.), ni même celle de parler, sa gorge étant rendu inutilisable par la douleur qui l'obstrue. Je vais te faire du thé, ne bouge pas. » Elle s'enfonce dans le fauteuil et sa tête bascule dans ses mains, elle se sent totalement perdue et désemparée, une partie d'elle-même se sent soulagé d'être en présence de son ancienne amant, mais elle est pour l'instant ensevelie sous les tourments qui la déchirent lentement. Le temps que son hôte ne réapparaisse, ses larmes se sont dispersées et ont séchés sur ses joues, laissant une marque discrète sur sa peau, elle est désormais dans un état de torpeur silencieux, le regard perdu sur le vide qui lui fait face, son souffle semble avoir retrouvé un rythme régulier au même titre que son coeur qu'elle ne sent plus battre aussi fort dans sa poitrine. La Russe à l'impression qu'un brouillard intense l'entoure et obscurci sa capacité à réfléchir, elle est complètement hors de son corps, comme un réflexe défensif l'empêchant de totalement perdre pied. Les bruits de pas qui se rapprochent doucement ne semble même pas éveiller un quelconque intérêt chez elle, elle reste définitivement apathique et éteinte, ce n'est que lorsque Nathanaël présente sous son nez une tasse fumante qu'elle ne réalise qu'il est revenu. Elle se saisit lentement du breuvage et le pose sur ses genoux, refermant ses doigts autour de la céramique qui dégage une chaleur agréable et réconfortante. Son regard se perd un instant au fond du liquide comme s'il lui était donné de voir quelque chose de captivant.

«  Tu es en sécurité ici, il ne t’arrivera rien, ok ? Je t’assure que j’ai pris tous les dispositifs pour qu’aucun de ces enfoirés ne s’approchent de cet endroit.  Elle entend ce qu'il lui dit, mais pour une raison qui lui échappe sa voix lui semble lointaine comme perdue, derrière un voile invisible, elle ne doute pas du fait que cette maison est bien protégée, elle ne l'a déjà que trop entendu depuis quelques heures et en toute honnêteté ça lui est un peu égale, elle ne s'enquiert pas vraiment de sa propre sécurité en l'instant, elle lui est même en un sens complètement égale, ce n'est pas pour elle-même qu'elle s'inquiète. Maintenant explique moi plus calmement. Qui est-ce que tu essayes de retrouver ? Est-ce qu’elle était avec toi avant que tu ne te retrouves Douglas ? » Elle fronce les sourcils et son regard reprend soudainement un peu de vigueur tandis qu'il se dirige vers lui. Ses doigts agrippe la tasse brûlante avec soudainement un peu plus de force. Comment ça qui ? N'était-ce pas assez évident ? Elle imagine sans mal que ça puisse le préoccuper foncièrement moins qu'elle dans la mesure où il ne connaît pas Danitza, mais elle reste sa fille et il a vite fait de l'oublier apparemment. « Quoi ? Elle fronce les sourcils et émet un léger mouvement de recul. Je te parles de notre fille Nathanaël... Et elle les sent presque instantanément, les larmes qui se forment aux coins de ses yeux, elle prend une inspiration essayant de se contrôler, de pouvoir enfin aligner plus de deux mots pour le convaincre de lui venir en aide. Je sais que tu ne te sens probablement pas concerné et j'ai respecté ça jusqu'ici, mais je ne sais plus quoi faire. Son regard est suppliant et déchirant. Ni vers qui me tourner, il faut que tu m'aides je t'en prie. C'est aussi ta fille, tu DOIS m'aider. Ses doigts se mettent à trembler et la tasse fumante avec eux. * ne pleure pas, respire, ne pleure pas * c’est la voix de son père qu’elle entend dans sa tête et qui lui souffle de se reprendre sur un ton odieux et elle essaye, elle essaye vraiment de ne pas se laisser prendre au piège de ses émotions, mais elle a bien du mal à le faire. Je n'ai qu'elle au monde, je t'en prie…je te promets qu'on te laissera tranquille après ça… » Il était temps que le français assume ses responsabilités envers cet enfant qu'ils avaient été deux à concevoir et qui n'avait rien demandé à personne. Ils n'étaient plus question d'eux à présent.

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MessageSujet: Re: The one that got away Ft Nathanaël   Lun 14 Aoû - 23:01





the one that got away

Une citation ici, une citation ici, une citation ici

Il a la soudaine impression d’avoir dit une connerie, d’avoir fait une bourde aussi grosse que lui lorsqu’il croise le regard de Yelena qui ne semble pas comprendre sa question qui, en cette seconde, parait soudainement bien con.

- Quoi ?

Quoi, quoi ? Il fronce à son tour les sourcils alors que Yelena recule légèrement, surprise.

-  Je te parles de notre fille Nathanaël...
- J’te demande pardon ?

Qu’est-ce que c’est que ces conneries ? C’est à son tour de reculer mais cette fois plus brutalement, sous la violence des mots. Une fille, sérieusement ? S’il en avait une, putain, ça se saurait. Nathanaël commence à se demander si Yelena ne délire pas suite au choc, à la pression subit depuis certainement de longues semaines et puis, qui sait ce qu’ils leur font là-bas.

- Je sais que tu ne te sens probablement pas concerné et j'ai respecté ça jusqu'ici, mais je ne sais plus quoi faire.  Ni vers qui me tourner, il faut que tu m'aides je t'en prie. C'est aussi ta fille, tu DOIS m'aider.

Son souffle se coupe alors qu’il l’observe, la scrute comme si elle était devenue une subite étrangère. Son regard est implorant, déchirant et Nathanaël sent de multiples fractures s’amonceler sur lui alors qu’il fait face à la détresse de son ancienne amante. Puis s’ajoute à ça ses mots.
Non. Impossible, elle délire. Ils n’ont JAMAIS eu d’enfant parce que si ça avait été le cas, il ose espérer qu’elle aurait au moins prit la peine de le prévenir et de ne pas débarquer ici, 8 ans après, comme s’il devait deviner seul que oui, il avait engendré une vie en même temps qu’il a pris plaisir à passer cette semaine avec elle.
Alors non. Pas de fille. Impossible. Il y a simplement erreur.

- Je n'ai qu'elle au monde, je t'en prie…je te promets qu'on te laissera tranquille après ça…
- Mais Yelena, de QUOI tu me parles enfin !

Il s’emporte un peu, c’est vrai. Parce qu’il ne comprend pas mais surtout parce qu’il sent sur ses épaules une brutales pression peser. Son sang commence à se glacer au fur et à mesure qu’il entrevoit la possible vérité. L’air lui manque, le monde entier devient étouffant. Le français se lève, incapable de rester une seconde de plus assit devant Yelena.

- Je comprends rien de ce que tu es entrain de me raconter. Tu me balances ça comme si c’était une évidence mais je n’sais pas de qui tu me parles. Il se tourne de nouveau vers elle, incrédule et surtout, complètement paumé avec ce qu’elle lui raconte. Ça fait 8 ans que l’on ne s’est pas vu, j’ose espérer que si nous avions VRAIMENT une fille ensemble, tu aurais quand même pris la peine de m’avertir.

Ça lui parait tellement improbable qu’il ne peut concevoir cette part de vérité.
Et pourtant. Le visage de Yelena le pousse aux doutes, le pousse à se remettre aussitôt en question.
Sauf que, putain, huit ans se sont passés depuis qu’ils se sont vu la dernière fois alors, si elle disait vrai, pourquoi lui balancer ça comme ça dans la gueule maintenant, sans préambule ? Ça n’avait aucun sens. S’il y a bien une chose à laquelle il ne s’attendait pas en revoyant son ancienne amante, c’était bien une nouvelle de ce genre.

- Ca fait des années que l’on ne s’est pas vu et tu me lâche ça de but en blanc comme si c’était la chose la plus évidente du monde. Si c’est un moyen de me convaincre de t’aider, c’est inutile. Je vais le faire, je n’risque pas ma vie en vous cachant ici pour ensuite vous laissez tomber comme un chien à la rue.

Il ne voit pas d’autres réponses à ce qu’elle est entrain de lui raconter. Ou plutôt, le français est tellement dans un déni plus que profond qu’il se refuse quelconque perspective de vérité.
Une fille ? Lui, si volage et indépendant, assoiffé de liberté comme le serait un alcoolique de sa bouteille ? Impossible et surtout, improbable. Son regard n’a pas lâché celui de Yelena, embrumé de larme mais nous pouvions surtout y voir brûler les flammes de l’enfer au fond de ses prunelles.

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MessageSujet: Re: The one that got away Ft Nathanaël   Mar 15 Aoû - 3:41

The one that got away
Yelena ft. Nathanaël



Le visage de Nathanaël se fige l'espace d'un instant, mais elle n'a qu'à peine le temps d'en apercevoir un fragment, trop perdue dans ses supplications, dans sa peine et dans la brume intense et épaisse qui semble l'entourer. Ses émotions s'entrechoquent violemment et endolorisse son corps, c'est une sensation latente, lancinante qui la dévore doucement, aussi lorsqu'il laisse échapper ses quelques mots, elle ne les entend qu'à peine, ne les retient pas et les laissent s'échapper au vent. Tout ce qu'elle veut c'est qu'il lui dise que tout va bien se passer, qu'ils vont la retrouver et qu'il va la lui rendre et il faut croire qu'elle ne saurait en l'instant, entendre autre chose. Si la Russe reste malgré elle sourde aux mots que lui tend son ancien amant, sa gestuelle devrait quant à elle l'interpeller et elle finit par le faire, mais avec un temps de latence qui ne lui laissera que peu de place pour pouvoir gérer la tempête qui s'apprête à s'abattre dans cette pièce, sur et contre elle.

« Mais Yelena, de QUOI tu me parles enfin ! »

C'est le ton de sa voix qui l'interpelle en premier et elle ne comprend pas immédiatement ce qui se passe devant ses yeux, pourquoi ? Pourquoi ne veut-il pas entendre ce qu'elle est en train de lui dire ? Son esprit est confus, figé dans un bloc de glace qui ne lui laisse guère le temps d'analyser correctement quoi que ce soit comme elle aurait pu le faire en temps habituels, mais la vérité c'est que le manque considérable de sommeil, l'énergie qu'elle avait déployée pour se défendre plus tôt dans la soirée, le voyage et ce désarroi qu'elle laisse pour la première fois s'exprimer ne laisse guère de place à l'observation. Elle secoue la tête à la négative, les yeux toujours embués, alors qu'il se lève et qu'il lui remet par la même les deux pieds dans la réalité en un claquement de doigts. Il s'agite et elle sent une chaleur nocive monter dans son estomac, il ne comprend pas ? Mais qu'est-ce qu'il ne comprend pas ou plutôt qu'est-ce qu'il refuse de comprendre ?

«…Ça fait 8 ans que l’on ne s’est pas vu, j’ose espérer que si nous avions VRAIMENT une fille ensemble, tu aurais quand même pris la peine de m’avertir. » Le peu de stabilité qu'il pouvait bien lui rester et autant dire qu'il s'agissait là d'une infime étincelle explosa en une fraction de seconde. Est-ce qu'il remettait vraiment en doute ce qu'elle venait de dire ? Est-ce qu'il insinuait là non seulement qu'elle perdait l'esprit, mais qu'en plus elle lui avait fait un enfant dans le dos ? Sa tête bascule dans ses mains alors qu'elle sent son sang bouillonné violemment dans ses veines, de légers picotements viennent percer sa nuque alors qu'elle se redresse et lui balance un regard noir. « EST-CE QUE TU TE FOUT DE MOI ??? » Un rire acerbe franchit le seuil de ses lèvres et elle balaye d'une main vive, les résidus de larmes qui glissent encore le long de ses joues. Il ne l'écoute sans doute que d'une oreille, tout comme elle l'avait fait il y a quelques secondes, les rôles avaient basculer sans qu'elle ne puisse le voir venir, sans que rien ne l'y prépare, tout était si imprécis, flou et surtout inconsistant. Elle n'y voyait plus de sens, elle perdait pied dans une colère sourde monté de toute pièce sur des fondations plus que branlante et qui ne pouvait que finir par s'écrouler sans un fracas assourdissant. « Si on avait VRAIMENT un enfant ? SI ? Elle laisse échapper un grognement frustré SOIT t'as vraiment la mémoire courte soit t'es vraiment le dernier des salauds PUTAIN ! Tu crois que c’est un jeu pour moi ? Tu crois quoi ? que t’es tellement inoubliable que je débarquerais autant de temps après avec un mensonge de ce genre pour que tu puisses m’offrir ta protection ou je ne sais quoi ? Redescend d’un étage Nathanaël… et ne vient pas me dire que J'AI pas pris la peine de t'informer quand TU as juste décidé y a sept ans que notre fille était pas assez pure pour toi et ta petite famille parfaite ! »

Soudain une explosion retentit…littéralement…et les deux tasses qui avait été déposées sur une table bordant les fauteuils n'étaient désormais plus que de vagues morceaux de céramiques baignant dans un liquide marronnâtre et fumant. Yelena eu un mouvement de recul immédiat et ses yeux horrifiés s'étaient écarquillés dans une expression de stupéfaction avant de se reporter sur son hôte qui bien que lui-même surpris, le semblait nettement moins qu'elle. Est-ce qu'elle venait de faire ça ? Une chose était sûre, elle se sentait soudainement libérée d'un poids considérable, seulement il se voyait remplacer par une peur bien plus sournoise. « Est-ce que j'ai fait ça ? Je…» Son attention dérive vers ses mains qu'elle observe avec inquiétude, les tournant dans un sens, puis dans l'autre avant de faire quelques pas en arrière pour s'écarter de Nathanaël qui venait d'esquisser un geste vers elle. « T'approche pas de moi ! »
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MessageSujet: Re: The one that got away Ft Nathanaël   Mer 16 Aoû - 12:41





the one that got away

Une citation ici, une citation ici, une citation ici

Tout ça n’avait pas le moindre sens. Nathanaël était paumé, entre le doute et la frustration de ne rien comprendre à la situation, à ce que lui balançait Yelena comme si c’était la chose la plus naturelle du monde.
Et à peine sa phrase terminée, la colère de son ancienne amante se manifeste et lui éclate à la gueule comme une bombe.

- Si on avait VRAIMENT un enfant ? SI ?

Oui SI. Parce que PUTAIN c’est pas le cas. Merde !

- SOIT t'as vraiment la mémoire courte soit t'es vraiment le dernier des salauds PUTAIN ! Tu crois que c’est un jeu pour moi ? Tu crois quoi ? que t’es tellement inoubliable que je débarquerais autant de temps après avec un mensonge de ce genre pour que tu puisses m’offrir ta protection ou je ne sais quoi ? Redescend d’un étage Nathanaël… et ne vient pas me dire que J'AI pas pris la peine de t'informer quand TU as juste décidé y a sept ans que notre fille était pas assez pure pour toi et ta petite famille parfaite !

Les mots l’atteignent avec violence au même moment où les tasses éclatent, ne laissant que pour seule présence un tas de débris. Le français recule par instinct de protection et par réflexe avant de relever son regard vers Yelena qui reste interdite.
Inutile de chercher plus loin la provenance de cette magie informulée, Nathanaël avait déjà vu des mutes à l’œuvre, qui, dans des états de panique, d’angoisse ou de colère profonde pouvaient devenir malgré eux dangereux.

- Est-ce que j'ai fait ça ? Je…
- Yelena..
- T'approche pas de moi !

Il s’arrête net, dents serrées. Il obéit en silence, parfaitement conscient que s’il ravive un peu plus sa colère, elle risquait de faire plus de dégâts matériels mais surtout physique. Chose qu’ils voulaient tous les deux éviter.
Mais en attendant, il percute chacun de ses mots, chacune de ses phrases. Sa colère retombe à la seconde où il prend conscience que rien n’a été inventé, juste dissimulé… Et la pression lui tombe sur les épaules, lui serre la gorge à l’en étouffer. Il tourne le dos, laisse la russe se calmer dans son coin alors qu’il percute les choses, une à une.
Que Yelena dit probablement vrai.
Que sa propre mère fût parfaitement au courant de la situation mais qui, jugeant qu’elle n’était pas digne de leur nom, s’est bien chargé de ne rien dire à son fils.
Qu’une gamine grandît depuis maintenant 8 ans et qu’il en est le père.
Qu’il est papa.
Bordel de merde…
Il se passe nerveusement une main sur le visage, comme pour effacer toute cette vérité de sa personne, comme pour s’en défaire parce que tout ça fait beaucoup trop d’informations d’un coup. Au point qu’il n’arrive pas à s’y retrouver. Apprendre qu’on a une gamine, huit ans plus tard, qu’en plus cette dernière a disparu certainement entre les mains de la pire espèce humaine ?
Par merlin.
Et il n’y a qu’une explication plausible qui lui vient, une seule qui pourrait expliquer le fait qu’il n’est pas au courant alors que Yelena semble persuadée du contraire.
La haine lui monte à la gorge, lui donnant la nausée.
Il fait face à sa bibliothèque, s’y appuie des deux mains, essayant de trouver un contrôle, un juste milieu. Parce qu’il est à deux doigts de péter les plombs, de tout envoyer en l’air, de tout exploser. Parce que même morte, sa mère continue de le poursuivre, de le foutre dans la merde, de l’écraser et le plonger dans un gouffre qu’il pensait ne plus jamais connaitre.

- Quand tu es venue me l’annoncer, c’est Catherine De Valmont qui t’as reçu ?

Qui d’autre ? Qui d’autre pourrait avoir l’audace, le culot et suffisamment de méchanceté pure pour lui faire un coup pareil ? Personne à part cette femme, pourrie jusqu’à la moëlle, manipulatrice, une vraie pourriture comme jamais la terre n’en a porté. Une femme capable de se taper le propre mari de sa fille.
Bordel de merde.

- Ma mère n’est qu’une sale catin et si c’est à elle que tu as eu à faire alors ne t’étonnes pas que je ne sois au courant de RIEN.

Il pousse violement sa bibliothèque brutalement contre le mur, ébranlant les quelques bibelots qui ornent certaines étagères. Son cœur bat violemment contre sa poitrine, sa haine palpe dans le creux de ses veines.

- Tu crois vraiment que si j’en avais quelque chose à foutre du statut sanguin, je serais encore ici dans une vieille barraque paumée dans les Highlands ? Fais chier.

Non. Il serait royalement installé dans leur demeures familiale, verre de vin à la main avec pour tableau les membres de leur famille. Il serait déjà marié à une sang-pur qu’il n’aimerait probablement pas avec déjà deux enfants en descendance.
Mais au lieu de ça, Nathanaël a fait le choix d’une toute autre vie, saisissant sa chance pour une liberté qui lui convenait très bien. Sans obligation, sans manière à la con pour faire bien devant « la haute », abandonnant ses costards pour de vieilles chemises et jeans rapiécés. Seule Mélusine semble avoir garder les manières nobles que leur mère lui avait durement incrusté dans son quotidien.
A Nath, ce sont cicatrices qu’elle a incrustées.

- Comment elle s’appelle ?

Toujours dos tourné, incapable de lui faire face pour le moment. De faire face à la réalité, à la mère de sa fille.
Sa fille. Merde.
Il n’était pas prêt, ni à assumer, ni à l’accepter. Il ne s’attendait pas à cette massue qui lui tombe droit derrière le crâne, sans préavis. Ne s’attendait pas à ce que sa vie prenne une tournure aussi violente et si … imposante. Son cœur se serre. Cette gamine n’a rien demandée, sa mère s’est faite entubée par la mère De Valmont et maintenant ils se retrouvaient comme deux cons.

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MessageSujet: Re: The one that got away Ft Nathanaël   Jeu 17 Aoû - 21:48

The one that got away
Yelena ft. Nathanaël



Il formule son nom et elle le tient à distance, elle ne comprend pas ce qui vient de se passer, comment était-ce possible ? Elle n'avait pas voulu, elle n'avait même pas envisagé l'idée alors comment s'était-elle matérialisée ? La jeune femme ne réalise pas tout de suite que la colère qui la guidait avait disparue ou en tout cas n'était plus aussi prédominante, comme si toute l'énergie qui la composait s'était échappée de son corps pour venir s'écraser contre les deux tasses qui reposaient entre eux. Le Français s'arrête dans son élan et s'exécute le visage crispé et elle pousse un soupir las, ce n'était pas contre lui vraiment, c'était même plutôt tout le contraire, aussi contrarié et irriter qu'elle puisse être à son encontre, elle n'avait pas envie de risquer de le blesser. Il se détourne d'elle et elle ne dit rien, trop obnubiler par les débris sur le sol, elle se passe une main sur le visage, ses doigts tremblent dramatiquement et elle sent ses défenses tombées, elle ne sait plus ce qu'elle fait ici, elle ne sait plus ce qu'elle doit faire, elle est complètement perdue et se demande juste si elle ne ferait pas mieux de partir tant qu'il en est encore temps, l'idée se profile dans son esprit…mais ses jambes ne bougent pas, comme pétrifier, la laissant debout au milieu du salon, le regard désormais sec, mais complètement vide d'intensité. Elle n'est en l'instant plus que l'ombre d'elle-même.

« Quand tu es venue me l’annoncer, c’est Catherine De Valmont qui t’as reçu ?
La voix de Nathanaël l’interpelle et la sort lentement de sa torpeur. Il lui faut quelques secondes pour trouver la force d’émettre une réponse, elle est épuisée, dénué de toute vitalité. Elle tourne son regard vers lui, mais il reste dos à elle, les épaules tendues par la pression qu’elle vient d’y déposer sans doute. - Ma mère n’est qu’une sale catin et si c’est à elle que tu as eu à faire alors ne t’étonnes pas que je ne sois au courant de RIEN. » La jeune femme s'en veux soudainement, parce qu'elle aurait dû le savoir…les images de cet entretien l'assaillent, elle s'en souvient parfaitement, comment pourrait-il en être autrement ? Une fois arrivée sur les terres anglaises, Yelena n'avait pas eu beaucoup de mal à localiser les De Valmont, c'était une famille riche et influente, aussi il n'avait pas été difficile de trouver leur adresse et naïvement elle avait pensé que cela serait suffisant. C'est donc son bébé dans les bras qu'elle s'était rendue dans la maison familiale et c'est la matriarche qui l'avait reçu et avait, elle commençait à le comprendre, emplie sa tête de mensonges. « Lorsque je suis arrivée ici, l'adresse de ta famille est tout ce que j'ai pu trouver. C'est ta mère qui m'a reçue oui, elle m'a posé un milliers de questions sur mon passé, ma famille…Je suis désolée Nathanaël j'aurai dû me poser plus de questions, elle ne l'a même pas regarder…pas une fois. Elle se déplace et vient de nouveau s’asseoir sur le fauteuil dans lequel il l’avait placé quelques dizaines de minutes auparavant, prenant sa tête entre ses mains et les laissant retomber le long de ses cheveux puis dans son cou. Elle m'a dit que tu avais quitté le pays, que tu t'étais marié et que je ferais mieux de disparaître, parce qu'il n'y avait aucune chance que tu veuilles reconnaître notre bébé, surtout pas un enfant dont le sang n'était pas digne de votre famille. J'ai essayé de batailler, mais elle…elle ne m'a pas laissé d'autres choix… » Il donne un coup violent contre la bibliothèque qui vacille et déséquilibre les quelques objets qui s'y trouvent. Elle sursaute et son coeur manque un battement.

«  Tu crois vraiment que si j’en avais quelque chose à foutre du statut sanguin, je serais encore ici dans une vieille baraque paumée dans les Highlands ? Fais chier. » Il marque un point sauf qu'il oublie une chose, elle n'en avait pas la moindre idée, comment l'aurait-elle pu quand elle ne connaissait de lui que ce qu'ils avaient ensemble vécu l'espace d'une semaine, une- petite – semaine ou autrement dit rien… « Et comment veux tu que je le sache ? C'est pas comme si tu m'avais raconté quoi que ce soit sur ta famille ou ton passé…Je ne te connaît pas , pas plus que je ne te connaissais à l’époque Nathanael…ON ne se connaît pas, alors comment voulais tu que je remette en question ce que ta propre mère me disait ? C'est pas comme si ce n'était pas de notoriété publique que les familles comme la tienne veulent maintenir la pureté de leur lignée, ce n'était pas dénué de sens surtout pas si tu t'étais marié entre temps. » Elle a peut-être des torts et elle veut bien le reconnaitre, elle avait à l'époque été naïve et aurait sans doute dû insister pour qu'il le lui dise lui-même, mais elle n'était qu'une gamine, seule et dépassée qui s'était fait embobiner par une femme perfide malgré elle.

« Elle s’appelle Danitza… est-ce que tu peux au moins me regarder en face quand je te parle d’elle ? s’il-te-plaît. » Ce n’était pas formulé sur un ton acerbe, ce n’était qu’une requête qui lui semblait justifiée, elle avait besoin de ses réactions, elle avait besoin de voir que ce qu’elle lui disait avait de l’importance, qu’il lui en donnait ne serait-ce qu’un peu.
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MessageSujet: Re: The one that got away Ft Nathanaël   Ven 8 Sep - 12:08





the one that got away

Une citation ici, une citation ici, une citation ici

Tout ça n’était qu’un putain de cauchemar et il allait finir par se réveiller. Le français a la sensation de plonger tête la première dans un tourbillon d’emmerde oppressant, l’empêchant de réfléchir correctement face à la situation, l’étouffant d’une soudaine pression venue de nulle part. Lui qui a toujours été libre, qui se refusait quelconque obligation et responsabilités, se retrouvait aujourd’hui père d’une enfant qu’il ne connaissait pas, que Catherine lui avait délibérément cachée et qui en plus, a aujourd’hui disparue sans laisser signes et indices de vie.
Comment est-ce que sa vie avait-elle pu prendre un tournant aussi brutale ?
Être père. Putain. Il n’était pas prêt pour ça, pas prêt pour cette responsabilité tout comme il n’était pas prêt à assumer. Mais pourtant, elle était là, quelque part. Sa chaire et son sang, fruit d’une union passionnelle avec celle qui tremble de rage et de peur dans son salon. Les notions de famille ont toujours eu une importance dorée dans la famille de De Valmont, une des rares valeurs que Nathanaël à conserver de cette violente éducation.

- Lorsque je suis arrivée ici, l'adresse de ta famille est tout ce que j'ai pu trouver. C'est ta mère qui m'a reçue oui, elle m'a posé un milliers de questions sur mon passé, ma famille…Je suis désolée Nathanaël j'aurai dû me poser plus de questions, elle ne l'a même pas regarder…pas une fois.

Bien évidemment qu’elle ne l’a pas regardée. Comment le pourrait-elle sachant que son fil était la honte et l’humiliation de la famille et qu’il avait visiblement ajoutée une autre ombre au tableau des De Valmont en s’accouplant avec une inconnue de sang impur ? Sa mère a dû plus que jamais haïr ce fils indigne de leur nom, de leur sang et s’est bien chargée de lui cacher toute cette vérité en espérant que cette enfant tomberait dans l’oubli le plus total.

- Elle m'a dit que tu avais quitté le pays, que tu t'étais marié et que je ferais mieux de disparaître, parce qu'il n'y avait aucune chance que tu veuilles reconnaître notre bébé, surtout pas un enfant dont le sang n'était pas digne de votre famille. J'ai essayé de batailler, mais elle…elle ne m'a pas laissé d'autres choix…

Yelena achève ses mots et le français donne un violent coup dans la bibliothèque qui s’ébranle, menaçant de faire tomber la série d’objets qui orne les étagères. Cette vipère s’est bien chargée de lui monter toute une vie inventée, chimérique, qui n’a jamais existé. Construisant les édifices d’un parcours que Catherine aurait aimé voir emprunté par son fils mais qu’il n’a jamais suivi malgré ses multiples tentatives de le marier à une cousine, une amie proche de la famille. Toutes de sang-purs, qu’il ne connaissait pas ou à peine.
Plutôt crever que de devenir comme ses parents.
Les mots qu’il lui lâche son un murmure brusque alors que la haine palpite au creux de ses tempes, de ses veines. Son cœur n’est qu’un amas de rage qui tambourine violemment contre ses côtes. Il est en colère contre tout, contre tous, surtout contre sa mère qui continue de le faire chier même depuis sa tombe, continuant de lui pourrir la vie à défaut de ne pas avoir su le retenir le jour où il s’est tiré de la demeure familiale.

- Et comment veux tu que je le sache ? C'est pas comme si tu m'avais raconté quoi que ce soit sur ta famille ou ton passé…Je ne te connaît pas , pas plus que je ne te connaissais à l’époque Nathanael…ON ne se connaît pas, alors comment voulais tu que je remette en question ce que ta propre mère me disait ? C'est pas comme si ce n'était pas de notoriété publique que les familles comme la tienne veulent maintenir la pureté de leur lignée, ce n'était pas dénué de sens surtout pas si tu t'étais marié entre temps.

Yelena marque un point. Même plusieurs. Difficile pour elle de ne pas croire une vipère telle que Catherine qui possède un pouvoir de persuasion terrifiant. Il l’imagine d’ici, lui sortant un discours tout fait, précieusement manipulée avec les mots choisit, l’intensité froide dans le regard et cette petite pointe de jubilation que l’on pourrait percevoir dans ses yeux clairs. Elle a dû prendre un plaisir infini à raconter toute cette merde à Yelena. Cette dernière a d’ailleurs raison, ils ne se connaissent pas. N’ont pas pris le temps de le faire cette semaine où ils ont tout simplement voulu tout oublier dans les bras de l’autre, profitant de ces jours hors du temps, de cette passion qui semblait les consumer tous les deux. Une alchimie étrange et vivante, rare.

- Elle s’appelle Danitza… est-ce que tu peux au moins me regarder en face quand je te parle d’elle ? s’il-te-plaît.

Pas de visage de l’enfant, pas de couleur, d’odeur, de souvenirs, rien qui pourrait l’identifier.
Mais maintenant, un nom. Danitza. Danitza Vodyanov qui aurait pu être Danitza De Valmont si les choses s’étaient déroulés autrement. Une fille. Sa fille. La leur.
Son estomac se tord, ses doigts se crispent sur le bois de la bibliothèque et enfin il se tourne vers Yelena, sachant que ce simple geste signifie bien plus que l’acceptation de l’écouter. Il fait désormais face à ses responsabilités, prêt ou non, en a-t-il seulement le choix ? Il ne pourrait plus jamais se regarder en face ou fermer l’œil s’il faisait preuve d’inhumanité en envoyant Yelena auprès de l’Order sans se soucier de Danitza, sans l’aider, faisant comme si de rien n’était.
Un lourd silence s’installe quelques secondes alors qu’ils se regardent, aussi paumée l’un que l’autre.

- Je vais t’aider à la retrouver. Lâche-t-il après de longues secondes de silence, d’un ton plus calme. Pour le reste, laisse-moi le temps de digérer la nouvelle, de faire le point.

D’accepter la présence d’un enfant dans sa vie, d’accepter l’aube d’un nouveau rôle qui s’offre à lui sans qu’il ne l’ait voulu et demandé. Quand bien même Yelena ne lui demande rien, ni aide, ni responsabilités, Nathanaël se connait suffisamment pour savoir qu’encore une fois, il ne pourrait jamais plus se regarder en face s’il ignorait l’existence de Danitza. Cette gamine n’a rien demandée, encore moins subir le résultat de l’insouciance de ses parents, il ne lui ferait certainement pas payé tout ça par son absence.
Du temps. Il lui faut juste du temps.

Nathanaël revient vers Yelena, tire un fauteuil vers elle pour s’y assoir, face à face. Il ramasse les morceaux de tasses éclatées, reportant son attention sur la jeune femme.

- Il va falloir que tu me racontes absolument tout. Tout ce dont tu te souviens, où tu étais, ce que tu as fait depuis sa disparition, qui tu as vu, croisé, discuté. Il joue avec le morceau de vieille porcelaine brisée entre les doigts avant de poursuivre. Il me faut aussi une photo de … Danitza si tu en as une.

Une pression nouvelle grimpe au creux de son ventre mais il l’ignore, se concentrant avant tout sur la détresse de Yelena, sur les moyens qu’il possède pour lui venir en aide. Ses yeux glissent vers le visage de la jeune femme. Elle n’a pratiquement pas changé, les années n’ayant été qu’à son avantage, lui offrant une maturité qui lui va parfaitement bien.

- Mais avant tout ça, il faut que tu te reposes. On aura les idées plus claires demain matin, après une nuit de sommeil.

Ne serait-ce que pour elle dont les traits sont tirés par la fatigue et l'inquiétude, Yelena ayant dû certainement cavalée un moment avant de pouvoir tomber sur quelqu'un de confiance qui l'aiderait à trouver un refuge, un repos.

- Depuis quand est-ce que ce genre de choses t’arrivent ? Nathanaël lui montre les morceaux de tasses. Ça n’est pas la première fois, si ?

Et vu l’expression paniquée qu’elle affichait plus tôt, pas sûre qu’elle sache vraiment ce qu’il se passe, ce qu’il lui arrive. Une colère nouvelle grimpe le long de ses veines qu’il contient difficilement. Car si Yelena était désormais une Mute, le français en savait suffisamment pour s’imaginer les pires horreurs qu’elle avait vécu dans l’un de ces camps sans qu’elle n’en sache quoi que ce soit.
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Epouvantard : Le corps froid de sa fille étendue sur le sol, ses yeux révulsés braqué sur elle. Depuis peu s'ajoute à cette image morbide un angoissant et lointain tic-tac qui n’en finit plus de peser sur elle comme une armure bien trop lourde
MessageSujet: Re: The one that got away Ft Nathanaël   Mar 12 Sep - 6:06

The one that got away
Yelena ft. Nathanaël



Il finit par se retourner et ils restent tous les deux un instant à se regarder sans rien dire. Elle ne peut que constater la détresse qu'elle vient de placer sur ses épaules, elle le voit dans son regard, ce n'est pas seulement de la surprise c'est un véritable fardeau qu'elle lui transmet et elle ne peut en l'instant que se demander si elle ne venait pas de commettre là, une grossière erreur. Bien évidemment elle ne s'était pas attendue à ce qu'il accueille sa demande les bras ouverts, mais encore une fois elle n'imaginait pas un seul instant qu'il ignorait tout de l'existence de leur petite fille et la façon dont elle avait si brutalement amené la chose de par son ignorance n'avait en rien aidé sa situation. Yelena se sentait un peu coupable, jamais elle ne lui aurait annoncé sa paternité de cette façon si elle avait su, mais la vérité c'est qu'elle était en l'instant bien trop submergé par de trop nombreuses émotions pour vraiment pouvoir pleinement sans soucier, ainsi ce n'était qu'un sentiment de plus qui venait se mélanger aux autres…la peur, la fatigue, l'anxiété et le désarroi.

Puis la voix du Français s'élève et vient rompre le silence qui s'était lourdement installé dans la pièce, il accepte de l'aider et une vague de soulagement vient soudainement frapper sa poitrine, c'est tout ce qu'elle demandait, rien de plus vraiment. Elle lui adresse un regard plein de gratitude qui s'échappe de ses prunelles sans aucune réelle conscience de sa part et concernant sa dernière demande, elle ne dit rien, tout du moins pas sur le moment. Elle comprend, entend sa requête et elle n'attend pas de lui qu'il agisse de quelque façon que ce soit sur le sujet, elle pensait ce qu'elle lui avait précédemment dit, elle ne lui demande pas d'être un père, seulement de l'aider à retrouver son enfant et une petite voix lointaine dans un coin de sa tête lui souffle qu'il serait judicieux de lui apporter cette précision qui sans doute atténuerait sans doute ne serait-ce qu'un peu ce qu'il peut imaginer lui être tombé dessus comme une énorme gifle inattendue. « C'est tout ce que je te demande Nate. Elle marque un bref instant de silence avant de trouver les mots qu'elle fait suivre. Rien de plus… »

Il finit par s’avancer de quelques pas et vient la rejoindre, tirant une chaise à lui au milieu du capharnaüm de débris qu’elle avait involontairement répandu sur le sol de son salon, il en ramasse les plus gros morceaux et s’assoit, affichant une mine qui lui semble distraite. « Il va falloir que tu me racontes absolument tout. Tout ce dont tu te souviens, où tu étais, ce que tu as fait depuis sa disparition, qui tu as vu, croisé, discuté. C'était bien là le problème…son regard se ternit soudainement et se reporte sur ses mains qu'elle a apposées sur ses cuisses. Elle n'a pas le moindre souvenir, pas la moindre idée de ce qu'elle a fait, qui elle avait pu voir, où elle avait été emmenée, elle n'avait aucune information utile en sa possession et ce n'était pas faute d'avoir essayé de creuser au fond de son esprit, de lutter aussi longtemps qu'elle le pouvait contre la terrible douleur qui la submergeait à chaque fois qu'elle essayait de remonter mentalement le temps, elle s'était torturé des jours durant, mais cela n'avait rien changé, elle restait toujours dans le noir le plus complet et cette ignorance imposée était un véritable poison. Comment tout pouvait être aussi claire sur des souvenirs plus que lointains quand elle était tout bonnement incapable d'avoir accès à des images qui ne dataient que d'il y a quelques mois ? Elle se souvenait par exemple parfaitement des moments qu'elle avait passés il y a neuf ans avec l'homme assis en face d'elle, elle se souvenait de leur rencontre fortuite, de l'éclat de son rire, de leurs nombreuses conversations sans fin, assis devant la cheminée de la chambre qu'il avait louée, de son souffle dans son cou et du goût de ses baisers. La Russe n'avait rien oublié de tout cela et pourtant elle ne pouvait retrouver la moindre trace de ce qui avait pu se passer après qu'elle eut lâché la main de sa fille. Il me faut aussi une photo de … Danitza si tu en as une. » Son regard se reporte vers lui et s'y perd un instant, elle n'a même pas un seul effet personnel, rien…à part quelques pièces au fond de sa poche et sa baguette qui ne lui sert pourtant plus à rien. « Mais avant tout ça, il faut que tu te reposes. On aura les idées plus claires demain matin, après une nuit de sommeil. »

« Je ne peux pas…La jeune femme secoue la tête à la négative. Dormir…Elle pousse un soupir las et bascule sa tête dans ses mains l'espace d'un instant. Elle a beau être épuisée, elle n'arrive que rarement à dormir plus d'une heure sans se réveiller subitement le coeur empli d'une inquiétude trop dure à contenir qui l'étouffe littéralement. Elle se redresse et essaye de reprendre constance tandis que ses yeux viennent de nouveau s'arrêter sur le père de sa fille. Je ne me souviens de rien…j'essaye, j'essaye vraiment, mais j'y arrive pas, c'est le noir complet et à chaque fois que j'ai l'impression de m'en approcher, c'est comme si quelque chose brulait mes souvenirs, cette sensation d'électricité dans ma tête…je…je ne peux pas. » Ses épaules s'abaissent naturellement comme une résignation non prononcé. Elle se sent si fatigué, elle ignore comment elle arrive encore physiquement à tenir debout, mentalement c'est une autre histoire, la preuve en est qu'elle venait de faire exploser la première chose qui se fut trouvé à sa portée et cela sans même le vouloir, sans même y penser à en croire en tout cas ce que lui avait demandé Nathanael un peu plus tôt et auquel elle n'avait pas encore répondu. Elle passe une main lasse dans ses cheveux défaits et glisse une large boucle derrière son épaule. « Je n'ai rien…plus rien. Je suis retournée chez nous pour récupérer…Elle pousse un soupir. Ils étaient là, j'ai juste eu le temps de répliquer et de m'enfuir. Les larmes remontent à ses yeux, elle les sent brûlés sur sa pupille. Comment tout cela a bien pu arriver, pourquoi elle ? pourquoi sa fille ? Ca n'avait aucun sens. Aucun. Ca. Elle tend vaguement sa main vers les morceaux de porcelaine qu'il tient entre ses doigts. n'est jamais arrivé auparavant, je…je ne comprends pas, je n'ai pas voulu ça, je suis désolée. » Et elle finissent par perler au coin de ses yeux et sur ses joues, ses larmes qu'elle laisse finalement couler après des semaines à s'en empêcher.
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MessageSujet: Re: The one that got away Ft Nathanaël   Dim 17 Sep - 15:18





the one that got away

Une citation ici, une citation ici, une citation ici


- Je ne peux pas… Dormir…

Pourtant, il le faudrait. C’est même certainement la chose la plus sage à faire ce soir, pour elle mais aussi pour lui qui a du mal à y voir clair dans toute cette situation qui le dépasse. Trop d’informations d’un coup, trop de choses inattendus. Un passé qui lui revient désormais en pleine gueule et de façon pas toujours des plus agréables.
Nathanaël essaie de s’imaginer une seule seconde à sa place et se connaissant, il était clair qu’il n’aurait pas fermé l’œil de la nuit, quoi qu’on lui dise. Il aurait certainement gueulé, retourner tout dans cette maison pour retrouver sa fille, ses souvenirs, le contrôle de sa magie qui semble filer entre ses doigts sans réussir à la retenir.
La frustration de Yelena doit être à son summum tout comme son épuisement, sa panique et sa désorientation.

- Je ne me souviens de rien…j'essaye, j'essaye vraiment, mais j'y arrive pas, c'est le noir complet et à chaque fois que j'ai l'impression de m'en approcher, c'est comme si quelque chose brulait mes souvenirs, cette sensation d'électricité dans ma tête…je…je ne peux pas.

Nathanaël l’écoute sans broncher, contenant cette colère qui gronde dans sa poitrine. Ce qu’il entend, il la déjà écouter des dizaines et des dizaines de fois de la part des personnes qu’il dissimule dans cette maison loin de tout, loin du monde. Tous des Mutes qui ne comprennent pas ce qu’ils leur arrivent, ni pourquoi ils ne se souviennent plus de rien. Beaucoup d’entre eux pètent les plombs face à ce mur de brisque qu’ils n’arrivent pas à briser et qui les séparent de leurs souvenirs, de leurs proches. Mais surtout, la peur de ne pas savoir ce qu’ils ont subi pendant des semaines, des mois, voire des années.
Le français se contient, ne lâche pas la jeune femme du regard, son poing serré sur son genou.
Qu’est-ce que ces enfoirés ont-ils bien pu lui faire ? Il n’ose même pas imaginer, ni concevoir l’horreur.
Il l’observe dans ses gestes fatigués, lasses où Yelena laisse entrevoir un épuisement plus que visible. Il aimerait lui dire que tout ça ne durera pas longtemps, que la situation se règlera d’ici peu mais ça ne serait que lui mentir, que rajouter une couche là où il ne faut pas. Parce que la vérité est que L’Order se retrouve tout aussi au dépourvu face aux Mutes dont ils ne comprennent rien pour le moment.

-  Je n'ai rien…plus rien. Je suis retournée chez nous pour récupérer… Ils étaient là, j'ai juste eu le temps de répliquer et de m'enfuir.

Le français fronce les sourcils.
Elle se souvient au moins où elles vivaient et Nathanaël entrevoit ici un premier indice, un lieu qu’il pourra aller inspecter un peu plus tard en quête de réponses ou d’autres questions qui se poseront certainement.
Mais surtout « Ils » étaient là. Il y a donc également la possibilité à ce qu’elle ait pu voir des visages, des signes distinctifs qui pourrait aiguiller le français sur ses recherches. Il a les yeux et les oreilles partout, il se fait confiance sur ses capacités, à ses relations. Peu importe le temps que tout ça lui prendra, il retrouvera ceux qui ont enlevés Danitza et qui ceux qui ont fait subir toutes ces atrocités sur la jeune femme qui se tient face à lui.

- Ca. Elle lui montre les morceaux de porcelaines qu’il tient encore entre ses doigts. n'est jamais arrivé auparavant, je…je ne comprends pas, je n'ai pas voulu ça, je suis désolée.
- Eh c’est rien. Sa main se glisse sur sa joue pour ensuite glisser une de ses mèches volages derrière son oreille. On va arranger ça.

Son regard passe des fragments aux yeux de Yelena qu’il ne quitte plus. Il sent que le moment de lui expliquer deux trois petites choses arrivent. Normalement, ça n’est pas son rôle. Nathanaël se contente simplement d’offrir une protection, une sécurité aux Mutes qu’il récupère. Les explications étaient réservées à l’Order. Mais cette fois, la situation est bien trop différente pour qu’il ne garde le silence. Nathanaël n’est tout simplement pas capable de la garder dans l’ignorance, ni de faire comme s’il ne savait rien. Pas à elle, même si plusieurs années se sont écoulés depuis leur première rencontre passionnée.
Il n’avait plus face à lui une passion éphémère mais une femme pour qui il avait éprouvé – et éprouve toujours – une profonde et sincère affection mais aussi, la mère de … sa fille.

Le français dépose les morceaux de porcelaine à ses côtés avant de se concentrer sur Yelena.

- Donne-moi l’adresse de chez toi. Je vais aller y jeter un œil… et avant qu’elle ne proteste, ne s’invite. Seul. Crois-moi, il vaut mieux que tu restes ici le temps que l’on éclaircisse tout ça. Danitza a besoin de toi en vie et libre, tu ne dois prendre pour le moment aucun risque. Je sais que c’est plus facile à dire qu’à faire mais fais-moi confiance.

Même si ça, encore une fois, ça n’avait rien d’aisé car comme le lui avait si bien rappelé la jeune femme : Au fond, ils ne se connaissaient pas.
Donc, seul. Ou peut-être avec Helena, afin d'être plus prudent.

- Est-ce que tu as pu voir le visage de ceux qui t’attendaient ? Un signe distinctif ? Une cicatrice, un membre en moins ou quoi que ce soit d’autres ? Sorciers, non sorciers ?

Tout sera bon à prendre, que ça soit la couleur des cheveux, des yeux, la démarche. Tout est à prendre même si la magie permet de modifier bien des choses. Ça sera toujours mieux que rien, des précisions qui pourront peut-être les aider à les mener d’une piste à une autre. Nathanaël préfère ne rien exclure.
Il la laisse lui répondre, notant dans un recoin de sa mémoire tout ce qu’elle pourra lui apporter comme informations.
Il prend une inspiration, se passe une main sur le visage, glissant ses doigts sur sa barbe de quelques jours avant de reprendre la parole.

- Ce qu’il t’arrive, avec ta magie, c’est peu commun mais vous êtes plusieurs dans ce cas-là. Il laisse planer un court silence avant de se redresser et de poursuivre. On essaie de savoir pourquoi mais il semblerait que plusieurs sorciers aient été retrouver dans la même situation que la tienne : Perte de mémoire, perte de contrôle de leur magie, désorientation. Ils ne sont plus capables ni de former un patronus, ni de pouvoir transplaner sans se désartibuler. Ils se souviennent de leur enfance, adolescence, de leurs parents de tout… sauf d’un certain laps de temps, les mois ou semaines qui ont précédés leur … « éveille ». Si on peut appeler ça comme ça.

Il prend le temps de lui expliquer calmement et lentement, conscient que pour elle aussi, les informations pouvaient être bien trop nombreuses pour être toutes acceptées et entendus ce soir. Et pour le français, ça n’était pas chose facile de ne pas l’effrayer, mais encore une fois, il lui devait la vérité.
Heureux hasard ou non, la réunion qui s’était tenue il y a deux jours lui avait en plus de ça apporter un peu plus d’éléments qu’il n’en avait auparavant. Une part de lui se dit qu’il ne devrait peut-être pas en informer Yelena, qu’il devrait laisser le soin à McGonagall de le faire par exemple mais Nathanaël n’est plus le petit garçon de ses dix ans, qui répondait aux doigts et à l’œil aux ordres qui lui étaient données.
Il s’empare de sa baguette et d’un sortilège les enveloppe d’une bulle d’insonorisation qui les mettront à l’abri d’oreilles indiscrètes.

- On les appelle les Mutes. Nous avons eu une réunion avec les membres de l’Order où nous en avons appris un peu plus de ce côté-là. Une organisation moldus s’est formé pour kidnapper quelques sorciers sur le tas, sans distinction, dans le but d’étudier leur magie.

Ca n’est pas facile à entendre, c’est même complètement tiré par les cheveux mais vu les temps qui court, le bénéfice du doute est très rarement accordé. Nathanaël s’en veut de lui balancer toute cette merde à la gueule mais il sait aussi que Yelena ne tolèrerait aucune cachotterie et encore moins d’être prise avec des pincettes. Pas lorsque la vie de sa fille est en jeu…

- Des camps de Mutes ont été formés par le Ministry pour les étudier et comprendre pourquoi ils sont tous incapables de se souvenir de quoi que ce soit pendant leur détention. Ni ce qui a été fait ou dit ne leur revient. Il prend une inspiration. C’est tout ce que l’on sait pour l’instant. Ça et que Bellatrix Black vous court après pour que vous serviez d’appâts pour retrouver les moldus responsables.

C’était à peu près tout ce qu’il pouvait lui dire à ce stade et surtout, à son niveau. Il ne faisait pas clairement partie de l’Order, n’était qu’un simple informateur dont la sœur insistait de le voir assister à quelques réunions afin de mettre ses connaissances aux services des biens utiles, même si Nathanaël prenait toujours soin de rester loin de toute cette merde, de tous ces problèmes qui lui pourrissaient clairement sa tranquillité mais surtout sa liberté.
Mais depuis que Mélusine y était impliqué, Yelena et maintenant… sa fille ? Les choses prenaient une tournure bien plus différente. Autant dire qu’il préférait garder Yelena ici plutôt que de la donner ne pâture au Ministry où il ne sait même pas concrètement ce qu’ils foutent là-bas.  

- C’est pour ça que j’aide à dissimuler les mutes pour ensuite les amener auprès de l’Order. Et c’est aussi pour ça qu’il faut à tout prix que tu évites d’utiliser ta magie. Pas tant que l’on ne sait pas ce qu’il en retourne précisément. Il marque une pause. Je sais… Ca fait beaucoup de chose à encaisser d’un coup.

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Epouvantard : Le corps froid de sa fille étendue sur le sol, ses yeux révulsés braqué sur elle. Depuis peu s'ajoute à cette image morbide un angoissant et lointain tic-tac qui n’en finit plus de peser sur elle comme une armure bien trop lourde
MessageSujet: Re: The one that got away Ft Nathanaël   Jeu 5 Oct - 6:42

The one that got away
Yelena ft. Nathanaël



Lorsqu'elle s'excuse une fois de plus pour cette magie qui s'était contre sa volonté échappée de son corps, Nathanaël réagit finalement au laïus qu'elle percevait comme interminable auquel elle venait de s'adonner à moins que ce ne fut aux larmes qu'elle laissait finalement échappées. Il glisse une main contre sa joue et tente de la rassurer et si dans un premier temps elle ne bouge pas et le laisse prolonger son contact, elle finit cependant par s'en échapper subtilement, sans réelle précipitation, mais dans une évidente volonté de s'imposer une distance. Il la perturbe cela va sans dire, lui rappelle un passé qu'elle s'était efforcée de laisser derrière elle, d'oublier, parce qu'il était difficile même après toutes ces années, elle avait beau avoir avancée elle n'en restait pas moins affecté par l'abandon qu'elle avait endurée. C'était le genre de choses qui restaient avec vous quoi que la vie puisse vous offrir par la suite et si jamais elle n'avait remis en cause la décision qui l'avait amenée à subir cette coupure brutale et immuable avec la seule famille qu'elle n'ait jamais eu, si elle savait au fond d'elle- même et avec tout le recul dont elle disposait aujourd'hui qu'elle referait exactement les mêmes choix, elle ne pouvait s'empêcher de penser à ceux qui étaient, qui vivaient encore dans ce pays qui lui manquait plus souvent qu'elle ne l'aurait imaginée en le quittant.

Le français se remet en mouvement terminant de briser cet instant de silence et de contemplation, il pose les morceaux de porcelaine à côté de lui et elle suit du regard ses gestes dans un silence opaque, silence qu'il brise lorsqu'il lui demande son adresse pour s'y rendre…seul tient-il immédiatement à préciser et elle secoue d'emblée la tête à la négative. Elle sait cette idée être mauvaise, son appartement est sans aucun doute et plus encore après ce qui s'y est déroulé ce soir sous la surveillance de dieu sait qui et il est hors de question que Nathanaël s'y rende, elle ne peut se résoudre à le mettre aussi sûrement en danger pourquoi ? Il n'y a rien là-bas qu'il les mènerait à Danitza elle le sait. Elle veut lui faire confiance, c'est tout ce qu'elle espère, qu'il saura être un allié pour elle, c'est là l'entièreté de sa demande.

« NON ! Ça sort un peu plus vivement qu'elle ne l'aurait souhaité et cela se traduit sur son visage qui temporise sans transition sa réaction. Pas maintenant. Après ce qui s'est passé ce soir, c'est beaucoup trop dangereux de mettre les pieds là-bas, ce serait totalement inconsidéré Nate. Ils surveillent mon appartement et s'il y avait eu quelque chose là-bas, ce n'est probablement plus le cas… Elle pousse un soupir fatigué et agite inconsciemment son visage. Tout ce que je sais c'est qu'ils étaient au moins deux, sorciers…je n'ai pas vu le deuxième seulement de loin, je ne saurais pas dire à quoi il ressemblait, quant à l'autre… elle essaye de se remémorer les traits de son visage, l'incident est encore suffisamment frais pour qu'elle en garde les détails, mais la vérité c'est que cet homme quel qu'il soit, n'avait rien de particulier et la description qu'elle pourrait en donner correspondrait sans doute à des milliers d'autres. Je l'ai vu, mais il n'avait rien de particulièrement notable, il ressemblait à n'importe qui : Grand probablement un mètre quatre-vingt, plutôt fin, brun, le visage anguleux, les yeux bruns…j'aimerais pouvoir te dire plus, mais la vérité c'est que je n'ai pas grand-chose pour nous aider. »  Si elle ne se sentait pas très utile auparavant, c'était à présent encore moins le cas et ça la dévorait, elle n'avait jamais été femme à observer sans oser agir, elle s'était toujours battue vaillamment pour obtenir ce qu'elle voulait, pour construire la vie qu'elle souhaitait tellement pouvoir offrir à son enfant et elle ne s'était certainement jamais laisser aller à attendre que les choses arrivent par elle-même, mais aujourd'hui ? Aujourd'hui elle n'avait plus l'impression que d'être un pantin ballotté par le vent, en proie à tout et n'importe quoi, incapable de se défendre ou de se battre. Peut-être avait-il raison, peut-être qu'elle devrait dormir bien qu'elle doutait fortement que cela ne l'aide plus que ça.

Lorsqu'elle se tait, estimant ne pas pouvoir amener plus à ses questions, il entreprend de lui répondre avant que le sujet ne se réoriente sur ce contrôle dont elle ne semble plus disposer, sur ce qu'elle est désormais. Elle écoute, attentive, l'estomac serré et les mâchoires crispées, tout ce qu'il lui explique résonne avec ce qu'elle sait déjà, ce qu'elle traverse déjà - ses souvenirs envolés, probablement pour le mieux elle imagine, difficile de concevoir ce qu'elle avait subi et en toute franchise, elle n'était pas sûre de vouloir le savoir si cela ne se révélait pas nécessaire pour retrouver sa fille ou un peu d'elle-même ; cette magie à présent inutile et dangereuse qui s'échappe sans intention et sans réserve comme perdue dans un corps qui ne la supporte plus. La suite semble être plus délicate puisqu'il les enferme d'un coup de baguette dans une bulle insonorisée ; là où personne ne pourrait plus les entendre, là où tout pouvait être révélé.

Est-ce que c'était ainsi qu'elle était définie à présent ? Elle avait l'impression à entendre tout ça qu'on lui enlevait toute humanité, on ne parlait plus de personnes, mais de symptômes, de mutes, de choses incomprise à passer sous le microscope. Ça la rendait malade, littéralement malade, une chaleur diffuse remonte jusqu'à ses tempes et son estomac tourne, elle ferme les yeux et essaye de respirer de façon un peu plus forcée, accélérant les mouvements de sa poitrine qui se soulève désormais un peu trop vite. Des moldus ? Comment des moldus pouvaient-ils avoir les moyens de s'en prendre si facilement à eux, comment avait-elle pu se laisser berner aussi facilement par des non magiciens ? Elle ne comprenait plus, elle était seconde après seconde de plus en plus désorientée et la suite n'aide en rien à arranger ce sentiment qui la brûle, l'angoisse et lui tourne l'estomac. Non content d'avoir été malmené, probablement torturé et meurtrie, il fallait que non seulement le Ministry s'en prenne à eux, mais aussi Black ? Autant les livrer directement à l'abattoir…

Elle secoue la tête, elle a cessé de pleurer depuis un moment maintenant, mais elle se sent désormais lasse, désespéré et fatiguée, plus encore qu'elle ne l'était en arrivant, oui cela faisait beaucoup d'informations à encaisser d'un coup, mais elle avait besoin de les connaître, des les entendre, qu'enfin quelqu'un lui réponde. « J'ai besoin d'air. » Elle se lève un peu brusquement, sans attendre, détruisant ce cocon invisible qui les entourent et les isolent, elle traverse le salon et rejoint la porte qu'elle avait franchie quelques heures auparavant, avant de l'ouvrir à la volée et de se précipiter dehors comme si sa vie tout entière en dépendait. L'air est froid se dit-elle un instant, ça la saisie, car son esprit trouve ça curieux pour cette période de l'année, mais c'est sans compter qu'il se trouve au fin fond des Highlands, de ses montagnes et de ses étendues verdoyantes dont elle ne voit rien dans cette nuit opaque et noire. La russe prend une profonde inspiration et resserrent ses bras contre sa poitrine, le regard perdu vers les arbres qui laissent deviner leurs silhouettes devant elle, puis elle l'entend, elle discerne les pas de son hôte qui la rejoint à l'extérieur et sans se retourner et sans vraiment réfléchir au préalable elle prend la parole. « Je ne comprends pas ce que j'ai fait, pourquoi moi ? Pourquoi elle ? Comment peuvent-il avoir les moyens de faire ça ? Ils sont censés ignorer notre existence. Sa voix est neutre, à dire vrai elle est même morne, sans vie, comme si elle débitait ses pensées sans s'en rendre compte, sans expressions et dans une mélodie monocorde et éteinte. Je ne veux pas être juste ça…est-ce que c'est ce que je suis maintenant ? Juste une mute, une anomalie au milieu de dizaines d'autre ? Un rat de laboratoire qu'on se refile et s'échange ? Tout le monde cherche, tout le monde veut savoir, mais personne n'essaye de comprendre ce que c'est de perdre son identité magique, à la place on nous vole en plus notre humanité…autant nous condamner tout de suite. »

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MessageSujet: Re: The one that got away Ft Nathanaël   Mar 10 Oct - 10:09





the one that got away

Une citation ici, une citation ici, une citation ici

- NON ! Pas maintenant. Après ce qui s'est passé ce soir, c'est beaucoup trop dangereux de mettre les pieds là-bas, ce serait totalement inconsidéré Nate. Ils surveillent mon appartement et s'il y avait eu quelque chose là-bas, ce n'est probablement plus le cas…

Il le fera, qu’elle le veuille ou non. Peut-être pas ce soir – il n’envisageait pas de le faire dans l’immédiat de toute façon. – mais il ne tarderait pas à y débarquer avec Helena s’il le fallait, histoire d’assurer leurs arrières. Mais il ne lui en dit rien parce que c’est inutile. Yelena est sous pression et ça n’est pas forcément le bon moment pour en rajouter une couche. Mais l’homme est têtu et ces enfoirés s’en sont prit aux mauvaises personnes donc s’il devait croisé l’un d’eux là bas, ça ne serait pas non sans un plaisir d’avoir l’occasion de s’en occuper personnellement.

- Tout ce que je sais c'est qu'ils étaient au moins deux, sorciers…je n'ai pas vu le deuxième seulement de loin, je ne saurais pas dire à quoi il ressemblait, quant à l'autre… Je l'ai vu, mais il n'avait rien de particulièrement notable, il ressemblait à n'importe qui : Grand probablement un mètre quatre-vingt, plutôt fin, brun, le visage anguleux, les yeux bruns…j'aimerais pouvoir te dire plus, mais la vérité c'est que je n'ai pas grand-chose pour nous aider.

Il n’est alors peut-être pas trop tard pour Helena et lui-même d’y foutre un pied pour que le vampire puisse y pister l’odeur. Avec les indications de Yelena, peut-être que cela aidera son amie à pouvoir aiguiser ses sens et la piste à suivre. Nathanaël conserve ses idées pour lui, préférant les travailler, les retourner dans tous les sens afin d’en inspecter chaque angle pour éviter un danger meurtrier. Mais têtu comme il est, pas certain qu’il puisse se retenir très longtemps d’aller fouler l’appartement de la jeune femme pour y faire sa propre enquête, ses propres constations. Il sait ce qu’il vaut mais il sait également la valeur de son ennemi qu’il ne fera pas l’erreur de négliger.
La conversation se clôture pour ce sujet, laissant place à quelque chose de plus sérieux et dramatique encore. L’origine des Mutes, de la disparition du contrôle de ses pouvoirs. Le français prend un soin particulier à être précis, de lui expliquer les choses le plus simplement possible pour lui permettre de mieux comprendre la situation dans laquelle elle se trouve. Nathanaël observe ce si jolie visage se décomposer au fur et à mesure que Yelena comprend ce qu’il se trame. Elle ne pleure plus mais ne parle plus non plus, laissant au français le monopole de la parole pour l’instant.
Et il finit son laïus sans jamais la lâcher de ce regard réconfortant.

- J'ai besoin d'air.

Yelena se relève brusquement et le français ne cherche pas à la retenir. C’était inutile. La jeune femme se précipite vers l’extérieur, claquant la lourde porte en bois au passage. Quant à Nathanaël… la lassitude le pèse brutalement. Jamais il ne se serait à une tournure pareille ce soir. De revoir Yelena a été un choc, de la savoir Mute aussi mais apprendre qu’il était désormais père d’une petite fille qui avait disparu de surcroit ? Ca dépassait tout sens de ses réalités.
Il se lève à son tour, se dirige vers la cuisine où d’un geste de baguette il fit chauffer une soupe de légumes qui lui restait avant d’aller toquer à la porte de la chambre des deux autres rescapés.

- Tenez. Mangez et reposez-vous, nous devrons partir tôt demain matin.

Ils acquiescèrent, le remercie et Nathanaël fit demi-tour en prenant soin de bien fermer la porte derrière lui. Il finit par rejoindre Yelena qui se trouve à quelques pas de la maison à peine, bras enroulés autour de sa poitrine.

- Je ne comprends pas ce que j'ai fait, pourquoi moi ? Pourquoi elle ? Comment peuvent-il avoir les moyens de faire ça ? Ils sont censés ignorer notre existence.

Voix monotone, la russe semble presque dénuée de tous sentiments alors que Nathanaël sait à quel point c’est faux.

- Je ne veux pas être juste ça…est-ce que c'est ce que je suis maintenant ? Juste une mute, une anomalie au milieu de dizaines d'autre ? Un rat de laboratoire qu'on se refile et s'échange ? Tout le monde cherche, tout le monde veut savoir, mais personne n'essaye de comprendre ce que c'est de perdre son identité magique, à la place on nous vole en plus notre humanité…autant nous condamner tout de suite.

Le français réagit au quart de tour, saisissant en douceur le bras de Yelena pour la tourner vers lui avant de la prendre par les épaules.

- Eh, je t’interdis de dire ça, ok ? T’es pas un rat de laboratoire, ni une anomalie. Tu n’es pas QUE ça parce que tu ne l’es pas tout court. Tu es Yelena Vodyanov, l’une des plus brillantes sorcières que je connaisse et ça n’est pas ce qu’il t’arrive qui t’enlèvera ça. Ni le Ministère, l’Order ou même qui que ce soit d’autres.

Il refuse à ce qu’elle se considère comme un animal sur qui l’humain s’évertue à faire des tests cruels au nom de la science. L’idée même qu’elle puisse être cloitré auprès de l’Order lui rend soudainement nerveux. Si jamais le Ministère devait tomber sur elle et la récupérer, il en était fini de son intégrité au sein du monde des sorciers et ceux, au profit des camps où elle subira certainement une batterie de test qu’il ne veut pas imaginer.

- Ca aurai très bien pu être moi à ta place ou même un parfait inconnu, on ne sait pas d’où sa vient mais ça n’est jamais personnellement ciblé. Il marque une pause avant de reprendre. Et je soupçonne certains sorciers de faire alliance avec des moldus pour mener à bien des projets. Je ne sais pas de quelle envergure mais on finira bien par le découvrir, en tout cas nous y travaillons.

L’Order bosse d’arrache pieds pour comprendre ce qu’il se passe, de savoir comment certains sorciers en sont arrivé à ce stade de non contrôle de la magie, d’une perte de soi où ni baguette ni utilisation de quelconque sortilège informulé étaient possible. Nathanaël s’imagine à la place de la jeune femme et il ne sait pas comment il réussirait à ne pas devenir fou et péter les plombs de ne plus pouvoir rien faire.
Il finit par prendre le visage de Yelena entre ses mains, plantant son regard bleu dans le sien.

- Pour le moment, une chose à la fois. Tu vas rester ici et te reposer, tu seras plus en sécurité entre les murs de cette barraque que n’importe où ailleurs. Personne ne pensera à venir te chercher ici.

Il a entière confiance en ses sortilèges tout comme en ce lieu où personne ne vient jamais le trouver si ce n’est Helena et Mélusine. Certainement les rares personnes à pouvoir pénétrer en ces lieux sans crainte.

- Tu vas essayer de dormir un peu et ensuite nous nous occuperons de Danitza. Je vais informer quelques connaissances en qui j’ai entièrement confiance pour établir une première piste. Nous verrons pour tout le reste au fur et à mesure, ok ? En attendant, j’te lâche pas.

Dans un geste de douceur, il embrassa son front et vint tendrement l’étreindre, espérant réussir à la réconforter un minimum dans tous ce merdier sans nom. Lui-même était profondément perturbé mais jamais il ne le serait comme Yelena qui, en cette soirée, ne cessait de prendre des coups.

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MessageSujet: Re: The one that got away Ft Nathanaël   Sam 14 Oct - 20:22

The one that got away
Yelena ft. Nathanaël



Il ne la laisse pas allez plus loin avant de saisir son bras pour l'obliger à lui faire face. Elle se laisse faire sans résistance, elle n'en a plus vraiment la force de toute façon, ainsi il la fait s'animer comme une vulgaire poupée de chiffon avant de fermement attraper ses épaules pour la maintenir dans son champ d'action probablement ou pour être sûr qu'elle écoute véritablement ce qu'il a à répondre à ses craintes et angoisses. C'est ce qu'elle fait, elle écoute et entend ce qu'il lui dit, mais en tout franchise ca ne l'atteint pas vraiment, il le pense sûrement ce n'est pas là ce qu'elle remet en question, mais ce ne sont là que des platitudes dont il la gratifie simplement parce qu'il veut l'aider ou la calmer ou…à dire vrai peu importait la raison, ce n'est pas ça qui changerait le fait qu'on lui avait déjà pris tout ca et qu'elle ne se sentait déjà plus ni sorcière, ni indemne. La jeune femme détourne le regard, juste un instant et secoue la tête à la négative, plus pour elle que pour lui en réalité, elle prend une profonde inspiration et laisse ce filet d'air s'échapper, les yeux clos. Lutter lui semble déjà difficile et elle n'en est qu'au début de cette bataille qu'on lui a collée sur les épaules et pour laquelle elle n'est visiblement ni prête, ni préparée.

Lorsque finalement son regard revient se poser dans le sien, il n'y reste pas longtemps « Mais ce n'est pas toi, ce n'est pas n'importe qui, c'est moi Nate, MOI ! et même si c’est dû au hasard, même si ca n'est pas ciblé, ca l’est quand meme! c’est très personnel pour moi... Ses mains qui d'elles-mêmes s'étaient agitées retombent mollement le long de son corps et elle soupire lourdement dans le silence des Highlands. Je suis désolée, je sais que tu essayes de m'aider, je suis consciente que tout ca est lourd pour toi aussi, mais je crois pas être prête à entendre que je suis pas différente, que je suis une des sorcières les plus brillantes que t’ait rencontré…ou des trucs du genre! T’as pas besoin de mentir, même si ca part d’une bonne intention, ne le fait pas…s’il-te-plait. » Il ne dit plus rien et elle se demande si elle ne ferait pas mieux de partir, oh bien sûr pas maintenant, mais demain en même temps que les deux autres sorciers à qui elle avait volée toute l'attention qui était censée leur être apportée ce soir et dont au final elle avait été la seule a bénéficié. Finalement, il encadre son visage de ses mains et appose un peu de raisons dans ce dialogue dissout et émotionnel, peut-être bien qu'elle devrais profiter de cette occasion, de la sécurité qu'il lui offrait pour arrêter de courir ne serait-ce qu'un instant et reprendre suffisamment de forces pour ce qui l'attendait et qui ne serait sans aucun doute possible, loin d'être facile.

Cette fois-ci c'est à son tour de se taire et elle le laisse donc poursuivre, lui imposer l’idée de ce sommeil dont elle manque beaucoup trop ce qui visiblement la rend volubile et instable. Elle hoche la tête, consciente qu’il ne lui laissait de toute façon guère d’autre choix, qu’elle n’avait de toute façon pas vraiment d’autres alternatives devant elle à celle de laisser ce type qu’elle connaissait à peine répandre la nouvelle dans l’espoir de pouvoir lui ramener sa petite fille. C’était risqué, mais elle en était à un stade où elle n’avait plus vraiment le temps de la jouer particulièrement sécurisé ou réfléchie, beaucoup trop de temps c’était déjà écoulé et le temps jouait dans sa situation un rôle plus que prépondérant. « D’accord. Elle vient pincer ses lèvres avant de finalement laisser échapper dans un murmure. Merci. »  Sans qu’elle s’y attende, il vient déposer un baiser sur son front avant de l’étreindre, la laissant prise au dépourvu et immobile, c’était le genre de gestes dont elle semblait avoir oublié le possible impact, la chaleur et le réconfort qu’ils pouvaient amener avec eux et dont finalement elle avait peut-être plus besoin qu’elle ne le pensait.

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