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 Tell me of the dying we have done. — PV Decima

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Disponibilité RP : Mélusine de Valmont ; Decima Carrow (1/3)
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Enrôlé(e) depuis le : 16/02/2016
Camp : A snake biting its own tail, she wants to save the magical world from itself, no matter the means to do so or the consequences.
Age du Personnage : 34 yo
Particularité : Legilimens and Occlumens, she's mentally ill, result of an explosion of unrestrained magic when she was younger. She is the patient zero, first of the Mutes, the only one who remembers.
Baguette : Walnut, 12 3/4'' long, dragon heartstring core, unyielding. Her wand is an unwanted ally, it doesn't obey her, doesn't want to, but she is utterly lost without it.
Patronus : Her magic is too unstable to produce any kind of patronus, and even if she could, her mind is too broken to find the will or the power.
Epouvantard : A small, white room. A bed. Restrains. Needles and the hum of electricity. People watching her. Every night she's there again, in her dreams, until she wakes up screaming. She doesn't sleep anymore.
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MessageSujet: Tell me of the dying we have done. — PV Decima   Dim 13 Aoû - 20:33


   
Tell me of the dying we have done
(julia stone) ▽And I feel as I've been here many times before.
As I kneel and I pick up the pieces on the floor.  


Son souffle était court. Elle tremblait sans s’en apercevoir, alors que sa silhouette était avachie sur le côté, chevauchant sans le remarquer la forme écroulée d’un homme. Il y avait un cri, une plainte qui parvenait à ses oreilles, mais elle ne l’entendait pas, pas vraiment. Elle était perdue dans sa tête, au plus profond de son esprit. Ses yeux étaient troubles, et elle ne voyait pas le sang, qui imprégnait le parquet un peu plus à chaque seconde qui passait ; elle ne voyait pas le sang sur ses mains, ne le sentait pas sur son visage. Elle respirait à peine, tous ses muscles tendus par l’effort de se contrôler, de ne pas lâcher prise. Dans sa tête, c’était le chaos. Elle ne s’entendait pas penser, ne le pouvait pas — pas au-dessus des voix qui criaient de plus en plus fort, qui appelaient au meurtre, encore une fois, qui l’encourageait à faire taire cette plainte qui, décidément, commençait à lui taper sur le système. Elle se lécha les lèvres, et nota distraitement le coup salé qu’elles avaient ; goûta le fer sans pour autant le reconnaître pour ce qu’il était. Elle était absente, se balançant d’avant en arrière nerveusement, incapable de sentir la main sur son épaule, incapable de se concentrer sur ce qu’elle avait devant les yeux — incapable de deviner que quelques années plus tard, Voldemort serait celui qu’elle aurait sous elle, victime du monstre qu’il avait aidé à créer.

***


Dire qu’elle évitait le Manoir familial était une cruelle sous-estimation de la situation. Bellatrix avait fait tout ce qu’elle avait pu pour y échapper ; embrassant son mariage avec Rodolphus pour la bonne et simple raison que ça la sortirait de l’influence désastreuse de son père. L’homme était l’une des seules personnes qu’elle craignait véritablement, pour ce qu’il était capable de faire, pour ce qu’il lui avait — leur avait — déjà fait pendant toute la durée de leur enfance. Les souvenirs étaient amers, dissimilés au plus profond de sa mémoire, et elle faisait de son mieux pour ne jamais penser aux punitions, à ce qu’elles avaient créé. Qui aurait pu deviner que sa magie instable aurait créé des cris pour défendre son esprit des attaques Legilimens de son père, qui aurait pu penser que ces voix permanentes la rendraient totalement folle — encore plus instable qu’elle ne l’était déjà. Alors, oui, depuis que son père avait vu de quoi elle était capable — ou plutôt ce qu’elle était incapable de retenir — il avait calmé les attaques, calmé les punitions, redigiré ses attentions vers ses sœurs. C’était mal la connaître que de penser qu’elle le laisserait faire en toute impunité. Alors, leur conflit ne cessa que lorsque tous les enfants de Cygnus III furent partis de la maison — l’une d’entre elle depuis bien trop longtemps. Bellatrix ne lui pardonnerait jamais sa fuite, pas après tout ce qu’elles avaient vécu ensemble ; mais c’était une autre histoire.

Toujours était-il que Voldemort, ô glorieux sauveur, était persuadé que Bellatrix ne serait jamais libre de son esprit, n’arriverait jamais à calmer les voix tant que Cygnus, le patriarche cruellement fou, serait vivant. A ce stade-là de sa vie, Bellatrix lui avait déjà vendu son âme, une partie de son cœur, et sa magie. L’homme l’avait depuis longtemps aidée à retrouver un semblant de contrôle — quelque chose qui lui manquait cruellement, qu’elle n’avait jamais eu — et même si elle se rendrait compte plus tard que ce contrôle n’avait été qu’une illusion, à l’époque, elle lui aurait tout donné pour ce qu’il avait fait pour elle. Alors, lorsqu’il disait ‘saute’, elle répondait ‘à quelle hauteur’. L’idée de tuer son père n’avait ainsi été que mielleusement susurrée, une possibilité qu’elle avait contemplée sans jamais véritablement y croire. Elle ne voyait plus l’homme, l’évitait comme la peste, et n’avait pas remis un pied au Manoir des Black depuis sa nuit de noces. Pourtant, les murmures vicieux de Voldemort lui tournaient la tête, et lentement mais sûrement, elle se laissa convaincre. Elle se laissa persuader de la noblesse de ses attentions, elle se laissa croire que la mort de Cygnus règlerait ses problèmes, qu’elle ferait taire les voix, et qu’elle pourrait enfin y voir plus clair. Elle l’espérait.

***


L’accueil au Manoir fut plus que glacial, et Bellatrix regretta instantanément sa présence. Le sourire fou de Cygnus la glaça, mais elle rentra tout de même à l’intérieur, les mains agitées de tremblements nerveux. Un simple repas, elle pouvait survivre à un simple repas. L’homme avait peut-être changé, après tout — elle n’avait pas besoin de faire couler son sang, pas besoin de se rendre coupable de parricide. Après tout, elle pouvait aller à Azkaban pour ce crime, et ce n’était pas une idée qui l’attirait particulièrement. Alors, elle se redressa, et l’arrogance habillant son visage, elle redevint l’enfant transformée en l’héritière sang-pur parfaite par une éducation stricte. Cela n’empêcha pas les commentaires. « Are you still not baring an heir to your husband ? Are you refusing yourself to him ? » Elle se tendit imperceptiblement, et poignarda un morceau de viande avec un peu trop de force. Cygnus savait toujours taper là où ça faisait mal, il enfonçait une lame aiguisée dans ses tripes et prenait plaisir à la tordre lentement. Elle afficha un sourire froid et plaça stratégiquement le morceau de viande dans sa bouche pour ne pas avoir à répondre. A côté d’elle, Druella, aussi froide et vide qu’à l’accoutumée, buvait son vin sans la moindre réaction. « Careful, Bellatrix, one might think that you are barren. And I don’t suppose your husband will be happy about this. Must you be this inadequate ? » Elle se força à mâcher sa viande, gardant ses yeux fermement ancrés dans ceux de son père. Elle ne lui laisserait pas voir ô combien ses mots la blessaient, elle ne lui ferait pas le plaisir de lui dévoiler sa plaie béante — parce qu’il ne disait que la vérité, et elle ne doutait pas qu’au fond de lui-même, il en était parfaitement conscient.

De plaisanteries en plaisanteries, ils arrivèrent jusqu’au salon, un verre de cognac à la main, et le feu brûlant sans fin dans la cheminée. Elle était distraite, déjà, à moitié là alors que son père arborait un sourire sadique qui aurait dû l’inquiéter. Tranquillement, elle buvait de fines de gorgées de son alcool, inconsciente du danger. Wolf in sheep clothing. « How many times will I have to tell you to stop running around England doing merlin knows what for that man, and to start putting out some more ? Your only purpose is to serve your husband. » Toujours le même poison, toujours les mêmes mots, et Bellatrix tiqua silencieusement, finissant son verre d’une traite. Sa main libre était crispée sur l’un des bras du fauteuil, ses ongles s’enfonçant dans le cuir pour en cacher le tremblement. Elle était presque à bout, les murmures vicieux lui faisant lentement incliner la tête sur côté. Ils appelaient au sang, au meurtre, suppliaient de faire cesser l’humiliation perpétuelle, suppliaient de le faire taire, de lui arracher la langue et de le voir s’étouffer dans son sang. Elle crispa les mâchoires. « Maybe you shouldn’t have introduced me to him, then. Jealous he found more potential in me than you ? » Elle lui jeta un regard mauvais, alors, et fut momentanément satisfaite de la noirceur qui enveloppa le visage de son père. « Insolent little trollop ! You will show me respect ! I am your father ! » Il avait sa baguette sortie, et elle ne savait que trop bien ce qui suivrait par la suite. Dans son siège, sa mère observait indifféremment la scène, et le sang de Bellatrix bouillit soudainement dans ses veines.

Il lui fallait une seconde pour se rendre compte qu’elle venait de se jeter hors de son fauteuil et qu’elle avait plaqué son père au sol, l’homme lâchant sa baguette sous le choc. Sa mère s’était relevée, peut-être, mais Bellatrix n’était plus elle-même, en proie aux voix qui profitaient de sa colère, de sa faiblesse. Son sang brûlait d’une rage impossible à contenir, et elle fracassa son verre contre le visage de l’homme qui l’avait enfantée, brisant le verre sur sa joue et contre sa propre main. Elle saignait mais elle s’en fichait, frappant encore et encore, incapable de voir la surprise de l’homme, la douleur ; incapable d’entendre les cris de la mère alors qu’elle rouait de coups cet homme qui l’avait rabaissée toute sa vie, qui l’avait blessée plus que n’importe qui d’autre — sauf Andromeda, peut-être. Le sang était chaud contre ses doigts, contre sa peau ; il maculait son visage alors qu’enfin, Cygnus ne réagissait plus. Elle tremblait de rage, alors qu’elle pressa ses mains violemment contre la trachée de l’homme, l’étranglant dans un dernier moment de furie meurtrière. Bientôt, toute tension quitta son corps, et elle s’avachit légèrement sur le cadavre de son père, l’homme dont elle ne pouvait plus voir le visage. Il y avait un cri, qui parvenait à ses oreilles, terriblement aigu, et elle trembla, plaçant ses mains contre son crâne alors qu’elle se balançait, murmurant furieusement des mots intelligibles pour faire taire les voix, de plus en plus agitées, de plus en plus bruyantes.

Un pop signala l’arrivée d’un elfe de maison, et elle sortit de sa transe instantanément. Un œil fou glissa du corps sans vie de son père, jusqu’à la forme hystérique de sa mère, et elle grinça des dents, fixant la silhouette tremblante du petit serviteur de maison. Elle déglutit difficilement, et se rendit soudainement compte que ses lèvres étaient éclaboussées de sang. Retenant un haut-le-cœur, elle trembla et enserra son torse de ses bras pour se calmer, se ramener sur terre alors que les murmures incessants perdaient en intensité. Elle savait à peine comment réagir, à peine quoi dire ou quoi faire, mais l’elfe la regardait avec ses grands yeux tout ronds, et elle hocha soudainement la tête, la voix rauque. « Get Decima Carrow. Come back with her, quick. Hurry ! » Lelfe hocha désespérément la tête, et disparut dans un claquement de doigts. Fébrile, Bellatrix peinait à reprendre son souffle alors qu’elle luttait terriblement pour ne pas sombrer dans une crise de panique. Druella criait toujours, un mélange pathétique de plaintes et de larmes, et l’aînée des Black imaginait déjà la confusion de Decima lorsque son petit elfe tremblant de panique viendrait la chercher. Une fois qu’elle serait là, tout irait mieux. Elle pourrait calmer Bellatrix, la forcer à reprendre son souffle, et ensembles, elles trouveraient une solution. Oui.

▲ Me, Myself & I
(c) AMIANTE

   



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MessageSujet: Re: Tell me of the dying we have done. — PV Decima   Dim 20 Aoû - 13:17



Tell me of the dying we have done

beyond bodies and crimes, beyond blood and tears
i’ll be there for you
hear my voice, come back to me




« I can’t believe it…
— I assure you, she did it.
— I don’t believe you, mother.
— You’ll have to see it for yourself… »

Les deux femmes, mère et fille, réunies autour d’une tasse de thé se mettent à rire en cœur, s’imaginant tour à tour les dernières frasques de la voisine de la plus vieille des deux, discutant de choses futiles comme pour contraster avec leur deux quotidien. Aujourd’hui est une journée banale pour les deux femmes qui ont l’habitude de se rencontrer une fois par semaine, pour parler de tout et de rien, le lien qui les unit est fort, traverse le temps et les obstacles. Pourtant, bien des désaccords existent entre elle deux, la mère et la fille n’ont pas du tout la même vision de leur place dans la société. Mais Decima ne peut se retenir d’être redevable envers sa mère, de lui avoir appris l’art de la légilimencie et de l’occlumencie, aujourd’hui des disciplines incontournables dans son quotidien.

« She was like « I don’t know, it happened just like that, paf green hair, green everything in the house, … », kept going on and on about her green stuff
— She’s just obsessive. Decima porte la tasse à ses lèvres et ajoute. And really creepy. Her husband’s not better I must say. I’m really happy I don’t live near them any… »

Un crac soudain et caractéristique interpelle Decima qui dépose sa tasse de thé sur la table basse en bois noir, et se redresse, jetant un œil autour d’elle. « Leda, I didn’t know you were gone…
— Mrs Carrow, I… La voix émanant de l’elfe qui sort de l’ombre n’est pas celle de son domestique et Decima se lève, alerte. Your cousin told me to come and get you
— What happened ? Just take me there, quick. »

Il est évident que la situation nécessite une décision rapide, Decima adresse un regard rapide à sa mère qui acquiesce en retour, se saisit de sa baguette jusque-là dans sa poche puis la main tendue de l’elfe tremblant. Quelques secondes plus tard, la voilà qui débarque dans le salon des Black, surprise dans un premier temps par les cris de sa tante, horriblement aigus. Son regard glisse sur l’elfe secoué par des tremblements dont le bras tendu décrit un cercle autour d’une forme noire coulée au sol. La blonde se précipite en avant puis se stoppe en plein élan alors qu’elle découvre enfin l’étendue de la scène, le corps courbé de sa cousine, plongé dans une transe qu’elle lui connaît bien et celui de son père, sans vie, sous le sien.

« By Merlin… » Il ne lui faut que quelques secondes pour accuser le coup, son esprit déjà focalisé sur sa tâche à venir. Quelque chose en elle est habitué à l’horreur, au sang et au chaos. Voilà pourquoi elle range immédiatement sa baguette puis s’approche en vitesse de sa cousine, se laisse tomber à genoux n’ayant que faire des traces de sang qui viendraient tâcher ses vêtements déjà noirs de toutes façons puis pose une main sur l’épaule de la pauvre créature allongée à moitié sur le cadavre de son père, plongée dans son propre chaos, dans les ombres particulièrement opaques de son esprit torturé. « I’m here darling, I’m here, shh… » La Carrow glisse une main pâle dans les cheveux de sa cousine et écarte les quelques mèches nouées de son visage crispé. Elle doit la voir, se raccrocher à quelque chose de réel et Decima, comme toujours, se pose en repère pour Bellatrix.

« Look at me, listen to me, Bellatrix, I’m right here and I’m not leaving… » Decima glisse son autre main sur la joue de la brune, l’oblige à poser ses prunelles troublées dans les siennes, bienveillantes, posées dans un regard doux. Les cris et plaintes de sa tante passent par-dessus les mots qu’elle adresse en continu à sa cousine, cherchant à concentrer son attention sur elle et elle-seule, ses yeux et ses mots, lui donnant un fil d’Ariane auquel s’accroche pour s’extirper non sans difficultés de ce labyrinthe tordu qui semble être la fondation de son esprit. Elle lui parle, encore et encore, mais les plaintes semblent elles aussi ne jamais vouloir s’éteindre et la blonde finit par perdre patience.

« Shut up, Druella. Decima attire l’attention de sa tante, toujours plongée dans l’horreur, incapable de sceller ses lèvres, noyant surement l’esprit de Bellatrix sous d’innombrables plaintes. I said shut up. La blonde serre les dents, son regard posé dans celui de sa tante incapable de se contrôler, puis : SILENCIO. » Les cris se coupent, les plaintes disparaissent et Decima laisse Druella sous le choc, maintenant glissant ses mains autour de sa gorge comme si le geste allait l’aider. Qu’elle s’effondre, qu’elle tombe dans les pommes, pour l’instant sa priorité est de calmer Bellatrix avant que celle-ci ne laisse échapper toute l’étendue de sa folie à nouveau.

« Ok, I’ll take of this darling… Elle glisse une main sur la jambe de la brune, amorçant un geste tranquille pour faire glisser son corps entièrement de l’autre côté du cadavre, termine de l’éloigner de quelques centimètres, instaurant une distance entre le cadavre et l’enfant troublée. Towel, water, quick. » Elle adresse ses mots secs à l’elfe de maison qui réagit immédiatement et revient quelques secondes plus tard juste à ses côtés avec les objets demandés. « Put something on this. Now. » L’elfe fait de son mieux pour ne pas céder à la panique et s’éloigne, réagissant aux autres de la blonde dont la tendresse est en marche. Elle lâche sa cousine une seconde pour se saisir du tissu blanc, en glisser une partie dans l’eau tiède et le passer doucement sur la peau du visage de Bellatrix.

« Everything’s gonna be ok, love, right ? I’ll take care of everything, of you, you just have to listen to me… don’t look. » Decima interrompt le regard déviant vers le corps inerte d’un ton sec. « I forbid you to look there, keep your eyes here… we need you to calm down, you know it. »


© TITANIA
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MessageSujet: Re: Tell me of the dying we have done. — PV Decima   Mar 29 Aoû - 18:36


 
Tell me of the dying we have done
(julia stone) ▽And I feel as I've been here many times before.
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« Fuck. Fuck fuck fuck fuck — damnit. Shut up. Shut UP. MOTHER. SHUT UP. » Ses mots furent sans conséquence, sans utilité, alors que ses soudains cris se perdaient dans la cacophonie du reste. Il y avait sa mère, hystérique, et ceux qui massacraient son crâne, si bien qu’elle n’arrivait plus à distinguer les réalités. Etait-elle simplement dans sa tête, peut-être un rêve ? Il y avait quelque chose de chaud contre son visage, certes, et ses mains lui faisaient horriblement mal, oui ; mais elle n’arrivait pas à se concentrer, au-delà des hurlements indigestes de sa mère, et des cris, sans pitié, qui tournaient comme des charognards dans sa tête. Sa mère criait-elle vraiment ? N’était-ce pas là qu’une déformation de sa réalité ? Elle ne savait pas ; était incapable de le savoir. Peut-être était-ce elle-même qui criait, finalement ; peut-être qu’elle n’avait pas arrêté le sort de son père et qu’elle se tordait de douleur au sol, victime d’un sortilège impardonnable et vicieux. Ca n’aurait pas été la première fois, d’ailleurs, que Cygnus utiliserait Crucio sur elle, ou sur l’une de ses sœurs. Malgré tous ses efforts pour l’arrêter, elle n’avait jamais pu entièrement protéger Andy du monstre — cette nuit passée à fouetter sa sœur jusqu’au sang pour la punir fermement ancrée dans son crâne. Ca lui paraissait irréel, l’idée qu’enfin elle ait pu mettre un terme à la vie de l’affreux ; ça l’effrayait autant que ça la faisait jubiler. Si l’homme était mort, plus personne ne serait là pour lorgner au-dessus d’elle, pour la rabaisser perpétuellement, et lui faire comprendre à quel point elle était une fille inutile, inadéquate. Elle n’aurait plus que son Maître, Cissy, et Decima — et c’était très bien comme cela. Plus de raisons de revenir au Black Manor, plus de raison de supporter l’insupportable — plus de raisons de se mentir, de serrer les dents, et de sourire alors que ses yeux brûlaient de haine.

Tout cela, bien sûr, s’il se trouvait que la chaleur qui berçait sa peau était bel et bien le sang brûlant de son défunt père, et pas le sien ; que la douleur qui irradiait ses mains (et seulement ses mains) était due à la force de ses coups, et non pas à un sort qui la ferait encore souffrir. Elle avait rapidement appris à se réfugier dans sa tête, lorsque Crucio était utilisé sur elle ; appris à canaliser la douleur et à se l’approprier. Ca rendait les punitions inutiles, cela frustrait Cygnus de façon infinie et elle avait pris plaisir à voir, plus tard, comment il devenait fou de rage. Il aurait pu la tuer plus de mille fois, peut-être, mais étrangement quelque chose le retenait toujours. Peut-être sa place dans la société, le gain qu’il pourrait avoir — elle ne savait pas. Elle était toujours vivante, malgré tout, et l’idée qu’elle ait elle-même pu arracher la vie à son père la faisait trembler de joie, de bonheur, d’un soulagement qu’elle n’arrivait pas à dissimuler. Mais elle était perdue dans sa tête, comme bien souvent, et la réalité lui échappait. Dormait-elle ? Rêvait-elle ? Ah ; si c’était le cas, elle ne souhaitait pas se réveiller — bien que les cris commencent légèrement à lui taper sur le système. Elle ferma les yeux, cherchant à bloquer le bruit, se concentrant sans parvenir à rien ; ils étaient dans sa tête, comme des fourmis, envahissant chaque recoin de son crâne et ne laissant rien derrière eux. Si elle avait été capable d’une pensée consciente, elle aurait été désolée de l’état de son psyché. La folie lui pourrissait le cerveau, petit à petit, et elle doutait qu’il reste un jour quelque chose à sauver.

Il y avait quelqu’un d’autre dans la pièce, se dit-elle soudainement, alors qu’une présence se faisait sentir ; et elle chercha à pivoter, sans y parvenir. Son regard restait perdu sur le cadavre devant ses yeux, et son ouïe était bloquée, obnubilée par ces cris et violents murmures qui remplissaient son crâne. Elle déglutit, à peine, et ne retint pas un sursaut lorsqu’une main se posa contre son épaule, la ramenant presque violemment à la réalité. Elle semblait se souvenir, enfin, qu’elle avait fait appeler Decima. Que rien n’était dans sa tête, et que le sang qu’elle pouvait sentir goutter le long de sa joue était celui de son père ; que ses phalanges avaient été brisées sous l’effort, et qu’il y avait ce crâne massacré sur les beaux parquets — le sang serait une horreur à faire disparaître, pensa-t-elle distraitement. La voix de Decima parvint à peine à ses oreilles, pourtant, et elle resta fixée sur le corps sans vie du paternel, preuve irréfutable du parricide, sans réagir. Il y eut une main dans ses cheveux, le geste d’une tendresse qui semblait lui échapper — qui n’était clairement pas celui de sa mère, trop occupée à ignorer pour toucher ses enfants — et elle se força à se rappeler à nouveau que Decima était là, à côté d’elle. C’était sa main contre sa joue, à présent, et ses beaux yeux qui cherchaient les siens, qui cherchaient une lueur de reconnaissance, de vie ; tout simplement. Elle semblait s’éveiller, soudainement, cherchant l’étreinte interdite de cette femme dont elle s’était privée pendant si longtemps, mais les cris, encore et toujours, lui faisaient froncer les sourcils, et elle se détacha de son amie, repartant dans son crâne, victime d’un tout autre vacarme.

Le silence fut si soudain qu’elle se demanda si elle n’était pas devenue sourde. Il y avait cette main, contre sa jambe, qui la gardait bien centrée, et elle fixait Decima avec un regard confus, alors qu’enfin la plainte de Druella avait cessé. Elle pouvait s’entendre penser — ou presque — et elle hoqueta, s’accrochant à sa cousine avec toute la force du désespoir. Le cadavre oublié, elle se perdait dans l’étreinte de la blonde, inconsciente du fait que lentement mais sûrement, Decima l’écartait du carnage, détournait avec succès son attention. Les mots restaient encore flous à ses oreilles, mais elle avait plongé son visage dans le cou de la Carrow, et elle respirait désespérément son odeur ; cherchant à oublier celle du sang, métallique, qui semblait remplir tout l’espace. Il n’y avait que Decima qui importait (elle se forçait à oublier tout le reste), son étreinte et la chaleur de son corps ; la remplissant de pensées interdites qu’elle bannit au plus profond de son esprit. La blonde avait toujours été là pour elle, oui, pour la consoler ; et fut un temps, elle avait oublié les horreurs paternelles entre ses bras — mais ce n’était plus le cas ; plus depuis longtemps. Decima s’était écartée d’elle, et Bellatrix la fixait alors, ne faisant pas attention au linge qui effaçait lentement les traces de son crime de son visage. La sensation était agréable, mais elle était perdue dans le regard de sa cousine, le souffle court, et le cœur qui menaçait de s’échapper de sa poitrine. C’était douloureux, de la voir ainsi ; douloureux lorsqu’elle savait que leur étreinte était interdite — qu’elles avaient arrêté. Ca ne l’empêchait pas de l’aimer ; Bellatrix, à jamais inadéquate. Parlant de … Elle voulut jeter un regard vers le mort, vers celui qui n’avait eu de cesse de lui rappeler son inutilité, mais le ton de sa cousine la retint, et elle dévia son attention une nouvelle fois.

Elle était catatonique, alors que lentement, son visage devenait clair de tout sang à nouveau. Elle pouvait deviner que la bassine se teintait de rouge, mais lorsqu’elle se lécha les lèvres, le goût métallique avait disparu, et ça suffisait. Chaque mot prononcé par Decima était cinglant de vérité, et Bellatrix se forçait à rester concentrer sur elle, à ne pas laisser son esprit dévier à nouveau — elle n’était pas sûre de ressortir de sa tête si c’était le cas. La douleur dans ses mains se fit soudainement sentir, et elle grimaça, inspirant entre ses dents. Elle refusa de lâcher les yeux de la Carrow, pourtant, refusa de se laisser distraire par quoi que ce soit ; pas quand la blonde faisait preuve d’une tendresse infinie, pas quand elle était l’objet de ces attentions — comme un enfant affamé, elle se réjouissait de ces moments, rares pour elle, où les gestes qui lui étaient portés étaient remplis d’amour et non pas de haine. « I hurt my hands. » Dit-elle finalement, et sa voix était rauque, presque douloureuse. Elle déglutit difficilement, son expression enfantine, naïve, alors qu’elle semblait oublier pourquoi ses mains lui faisaient aussi mal. « Did the elf get you ? Were you busy ? » Elle paniqua soudainement à l’idée d’avoir forcé Decima à quitter quelque chose d’important, et elle se mordit la lèvre, inquiète. « What did you do to Mother ? I can’t hear her anymore. Is she dead, too ? » Son ton était alors dénué d’émotions, et Decima n’en serait pas surprise ; Bellatrix n’avait jamais eu la moindre affection pour sa génitrice.

Pour rien au monde, pourtant, elle n’aurait regardé. Pour rien au monde n’aurait-elle lâché des yeux sa cousine, aurait-elle dévié ses attentions, alors que le tissu caressait encore son visage dans un geste maternel. Elle ne pouvait s’empêcher de penser à autre chose, pourtant, des moments plus vieux où c’était autre chose, qui avait animé leurs mains. Être si proche de Decima la déstabilisait, et bien qu’elle ne refuse de l’avouer, elle était désespérée de retourner à une époque où tout était plus simple, où Poudlard avait été le témoin de leurs indiscrétions. Et Bellatrix, chamboulée, parvenait à peine à faire la part des choses ; à faire taire ce morceau de son cerveau qui lui répétait sans cesse qu’elle avait fait une erreur ; qu’elles avaient fait une erreur. Ses mains, mues par automatisme, trouvèrent le visage de la blonde, et elle caressa difficilement sa peau. Chaque doigt était douloureux, mais elle ravala la souffrance, caressant cette peau si douce, la teintant malgré elle du rouge qui recouvrait ses mains. « Do you ever regret it ? » Lui demanda-t-elle alors, son esprit à des kilomètres de la scène pourtant macabre dans laquelle elles se trouvaient. Le fait que Druella soit témoin de tout cela la dépassait largement, et elle ne se tournerait pas pour constater le visage horrifié de réalisation qu’arborait sa mère. « Us, I mean. Do you ever think about it anymore ? » Elle ne savait pas vraiment si elle voulait la réponse, alors elle enchaîna, rapidement. « I do, constantly. Even though I know I shouldn’t. » Elle déglutit alors, et elle fixa sa cousine avec un regard rempli de tendresse, celle-là même qui avait toujours été réservée à Decima. « You’re the only who’s shown me kindness without an ulterior motive. » Et elle ne cherchait pas la pitié, par ces mots ; elle ne faisait qu’exposer froidement une vérité qui était sienne depuis le début. « I can’t help but think that we made a mistake. That I made a mistake. I should have fought harder for you. You deserve the world, even though I can’t give it to you ; I would have died trying, you know. I would have. »

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MessageSujet: Re: Tell me of the dying we have done. — PV Decima   Mar 12 Sep - 18:38



Tell me of the dying we have done

beyond bodies and crimes, beyond blood and tears
i’ll be there for you
hear my voice, come back to me




« I hurt my hands.
— I know. » Le ton de Decima est grave, tranquille et stable, fil d’Ariane pour sa cousine qui s’est perdue et semble revenir petit à petit à la réalité. Pas trop brusquement, la blonde doit s’en assurer, elle ne doit pas saisir la totalité du chaos encore, pas maintenant. Il lui faut agir avec précaution, tâcher de concentrer son attention sur elle, seulement elle. Comme elle aurait aimé que ce ne soit pas qu’une façon de la sortir de ses illusions, mais une réalité valable au-delà de leur mariage. L’épouse Carrow chasse cette idée de son esprit, bien décidée elle aussi à rester attentive aux faits et gestes de sa cousine et ne pas se laisser avoir par des rêves, des idées qu’il lui faut garder secrète, qui n’auront jamais aucune chance d’exister.

« Did the elf get you ? Were you busy ? What did you do to Mother ? I can’t hear her anymore. Is she dead, too ? » Le contraste est saisissant, la brune semble plus paniquée à l’idée d’avoir dérangé Decima dans son quotidien que celle d’avoir éventuellement tué sa génitrice. L’absurdité de cette idée n’effleure même pas le bon sens de la blonde, qui sait comment fonctionne sa cousine. Elle n’est pas le monstre que le monde veut bien voir, caché derrière ses larges boucles brunes. Jamais Decima n’a estimé la Black de la sorte, et à ses yeux jamais elle ne le sera. Derrière la folie latente et les impulsions de Bellatrix se cache une petite fille, pauvre créature, dont le cœur a été noirci par une multitude de facteurs — dont celui étalé au sol près d’elles. La blonde a toujours nourri une haine considérable pour Cygnus, blessant ce pauvre corps qu’elle avait chéri, dont elle ne gardait que l’image aujourd’hui, pour se réchauffer à l’ombre de tous les regards.  « Shh, darling, shh… Your mother’s fine, ok, don’t get distracted. » Decima fait son maximum pour garder un contact visuel avec Bellatrix mais il lui faut découvrir l’étendue des dégâts, les marques sur ses mains, le sang sur ses vêtements. Il lui faudra se débarrasser de tout ça, sa cousine ne mérite pas de baigner dans le sang de son infâme parent. Si celle-ci avait demandé à Decima de s’en débarrasser, la blonde l’aurait fait sans hésitation. Elle n’aurait d’ailleurs pas du attendre, d’ailleurs, que Bellatrix formule cette demande — elle ne l’aurait jamais fais. La mère de famille aurait du agir, plus tôt, et alors qu’elle inspecte sa cousine, la culpabilité d’avoir laissé Cygnus s’acharner sur sa cousine se joint à l’inquiétude qui transparaît dans la douceur de sa voix. Elle aurait du agir, prendre la décision pour Bellatrix, et prendre plaisir à entendre entendre son cri d’agonie s’échapper de ses flammes si bien dessinées.
A bien des égards, l’épouse Carrow est le vrai monstre entre ces deux femmes. A ses yeux, jamais Bellatrix ne serait jamais devenu cet être particulier et si beau dans sa cruauté si on ne l’avait pas blessée tout au long de sa vie. Decima s’est construite elle-même, décidant de régner par la peur sur son petit univers. La deuxième différence réside dans l’efficacité du masque de Decima et dans l’absence de celui de sa cousine.

Voilà ce qui traverse l’esprit de la blonde alors qu’elle continue de défaire le sang du visage et du cou de sa cousine. Mais les mains de cette dernière interrompent son fil de pensée. La froideur de ses doigts blessés lui tire les mêmes sensations qu’ils ne le faisaient quelques années plus tôt, une éternité aux yeux de la blonde, et à aucun moment elle ne décide de l’éloigner d’elle. Pas tout de suite, malgré la douleur de ce cœur noir qui bat entre ses côtes. La jeune femme glisse le tissu dans l’eau rougie, l’agite puis le tord pour revenir à sa tâche. « Do you ever regret it ? Us, I mean. » La blonde déglutit et s’applique à garder son air calme en achevant de laver la peau pure et pâle de Bellatrix avec toute la douceur et la tendresse que cet être dur puisse avoir en réserve. Les paroles de sa cousine lui font un mal fou, une torture qu’elle ne peut supporter très longtemps, comme si son cœur se brisait encore sous l’impact de leur séparation, aussi secrète que le reste de leur relation. Dans un autre monde, un autre temps, Decima l’aurait affichée comme un succès, un triomphe. Sur son monde aurait été parfait le portrait des deux femmes et de leurs enfants.  Oui, dans une réalité différente de la leur mais ce n’est pas dans celle-ci que Decima a les yeux ouverts. Dans sa réalité, leur relation est un péché qu’elle ne devrait pas avoir envie de gouter. Rien de ce qu’elle rêve n’aurait pu être sortir de ce cadre onirique qu’elle s’applique secrètement à habiller à ses heures perdues. Et quand elle sort de ces illusions, elle se demande chaque fois s’il n’est pas idiot pour une femme de son rang, de son sang, d’espérer à de si ridicules entreprises ; des rêves dignes d’une enfant et pas d’une femme. Pourtant les paroles de Bella la ramènent à ses songes, ses fantaisies, et il lui est douloureux de devoir être celle aujourd’hui qui devra appuyer la décision que la brune avait prise une éternité plus tôt. La jeune femme s’essouffle dans son discours et la blonde lâche le tissu mouillé pour glisser ses mains rosies par le sang sur celles de sa cousine. Elle les enserre et dans un instant de faiblesse et d’égarement, les presse contre sa joue, jouissant de ce contact, plus intime que n’importe lequel jusqu’alors. La tendresse de cet instant l’envoie hors du temps, quelques secondes, fermant les yeux avant de se ressaisir.

Ses paupières s’ouvrent et la blonde dessine un sourire sur ses lèvres peintes puis se détache du contact, gardant les mains de sa cousine dans les siennes pour les poser sur ses cuisses et les observer maintenant, et constater les dégâts. Il lui faut ce temps de silence pour formuler ses mots, comme elle aimerait lui dire la vérité, lui dire de laisser toutes ses préoccupations derrière elles pour reprendre leur relation là où elle s’est arrêtée.

Mais non, Decima se doit d’être raisonnable et protéger l’esprit fracturé de Bellatrix. Elle le lui doit. Ne pas la brusquer, la remettre sur les rails. La blonde décide que Bellatrix a le droit de connaître l’amour que Decima lui porte, mais jamais cette dernière n’acceptera d’ébranler les murs que sa cousine a décidé d’ériger entre elles. L’épouse Carrow glisse une main sur la joue de sa cousine, souriant doucement comme lui arrive parfois de faire. « Yes, love, I think about it. Pretty much every day. Pressentant la panique, Decima s’empresse d’ajouter : Don’t. Just listen. I’ll always miss you but you did good. You did it for us, not just for you, I know it was hard, sometimes it still is because you showed me how to be that kind. La blonde laisse retomber sa main pour récupérer la baguette glissée dans la poche de son pantalon noir, un de ses nombreux tailleurs de la même couleur. Let me see those hands, ok ? And listen to me, standing by your decision is the worst fight you could ended up in for us. You’re way stronger than me. » La blonde informule ses sortilèges de guérison alors qu’elle glisse, tranquillement et petit à petit, sa baguette au-dessus de la peau déchirée de sa cousine.


« I know you’d have died for it but I don’t want you to. I need you right here with me and that’s why I still need you to calm down, to listen to me, to breath and focus. I won’t let the voices catch you. Elle relève brièvement son regard vers sa cousine, un brin de détermination teintant ses prunelles bleues, avant de se reconcentrer sur les phalanges marquées. Next we’ll get you off these clothes and I’m staying with you the time you need. You don’t have to worry about anything, I’m here to clean the mess and to keep you safe. This is my fight. » Decima tâche de garder son ton calme et tranquille comme pour inciter Bella a en faire de même, à respirer de manière presque paisible au milieu de cette scène d’horreur. Un regard pesant tomber sur Decima, toujours occupée à réparer les blessures de sa cousine et la blonde finit par lever la voix, dont la gravité froide tranche immédiatement avec la tendresse qu’elle adressait à sa cousine.

« Speak.
— What should I do, now, madam.
— Just… take it away. And your mistress to her room
— Yes madam. » L’elfe toujours tremblant se met immédiatement au travail à savoir, éloigner le cadavre hors de la vue de Bellatrix, ce qui semble à Decima une première décision capitale. Elle s’occupera du cadavre après, brûlera et jettera les cendres, peu importe, mais la dépouille de Cygnus devra disparaître. Il ne mérite rien de plus qu’à être bouffé par les chiens. Druella, surement évanouie maintenant, devra être enfermée dans sa chambre, c’est la dernière mission de Decima après s’être occupée de Bellatrix. Elle ne sait pas encore ce qu’elle va faire de sa tante. Devra-t-elle modifier ses souvenirs ? Simplement lui demander de la boucler ? Devra-t-elle la menacer ? Peu lui importe vraiment, seule l’issue lui importe, tous les moyens seront bons pour protéger son ancienne amante. Il restera l’autre sœur, celle qui lui cause toute cette colère, dont le nom lui donne envie de brûler le premier être sur son passage. Narcissa. Decima lâche un léger soupire puis élève à nouveau la voix.

« See ? The bruises are already gone. »

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MessageSujet: Re: Tell me of the dying we have done. — PV Decima   Mar 26 Sep - 22:28


 
Tell me of the dying we have done
(julia stone) ▽And I feel as I've been here many times before.
As I kneel and I pick up the pieces on the floor.  


She was smiling. She was smiling, and Bellatrix was enthralled, incapable of thinking of anything else but how beautiful she was. Decima didn’t smile enough. Or maybe she did, each grin a treasure to be cherished forever. And she was smiling for her, because of her, and it brought such joy to Bellatrix that she could barely breathe. Truly, after ending what was between them, she had never thought her lover would have been capable of showing kindness to her, let alone smile; and yet here she was. Decima was the definition of loyalty, and she could barely compare to anyone in the Dark witch’s life. Her own sister had betrayed her, and even though Bellatrix always tried to think the best of Narcissa, even though she knew (hoped) that the younger Black wouldn’t do such thing to her; she wasn’t certain of it. And it was that doubt that her demons her feasting on; making her believe that she was alone against the world, worthless; especially of something like Narcissa. And yet, yet Decima was still here even though she didn’t have to be; she was there for her, and she excepted nothing in return. That idea was always a strange one, for Bellatrix, but she wanted to believe it. And so, when her lover admitted that she thought about it too, she breathed out in such relief Decima had to stop her from overthinking.

And so she listened, as each word, each very necessary word, buried her heart and hopes just a little deeper in her chest. It hurt, so very much, to hear her say those words, to hear that she had been right.

(She hadn’t. She hadn’t. She hadn’t.)

She tried to breathe, tried to say that she wasn’t brave; because she wasn’t. She was the definition of a coward, incapable of facing the fact that she couldn’t give Decima what she had wanted most; ashamed that her traitor of a body couldn’t even let her have this one thing. It made her sick, but fact was nothing had changed. She was barren, unfit to carry a child, and obviously unfit to give one as well. The thought was painful, gut-wrenching really, and Bellatrix had to blink back tears for a long second. She stared at her hands, too, because it was easier to let herself be distracted than to think about this any longer, to watch her lover’s lips move with unpronounced words; to get enthralled by the light in her eyes and the memory of a sweet summer, spent in each other’s arms. She could still smell the wet grass, warmed up by the sun; she could remember how beautiful Decima had been that day, how she had been able to trace her jaw with her fingers over and over again, stuck in a time loop that she had never wanted to leave. But like all good things in Bellatrix’ life, it had ended; and they were back to square one, engaged to other men, readying for a war.

“You’re fighting a losing battle, Decima.” She couldn’t help but answer, her tone gloom and resigned. Her mind was overtaken by those voices, burying her with darker and darker thoughts, calling for blood and barely satisfied by bloodshed. It was exhausting, and she was tired, and she just wanted quiet; for a second. “They’re louder every day. The Dark Lord …” She paused, unsure, but this was Decima and so she soldiered on. “He said that killing … that killing Father would help; that they’d get what they wanted but … They aren’t stopping, Decima. They’re not. And I’m just so … I’m so tired.” It was difficult for her to admit such weakness, to even confess to such a thing; but Decima could understand, she would understand. And so Bellatrix shuddered, folding on herself slightly as she tried to disappear for a second, ignoring the discussion between her lover and the elf. A pop later, and she knew that the … body would be gone. She couldn’t hear her mother anymore, and she could only hope that she was gone. She had no idea what would happen — she had killed someone, and although he had it coming, she was facing a lifetime in Azkaban. But Decima had her back. She was here, and she would help; she wouldn’t let her be imprisoned.

“I want to take a bath. I’m filthy, I can’t stand the stench of his blood.” She didn’t move, still, fixed in time and stuck staring at her hands. She noticed that the pain was gone, and she breathed slowly, lifting her head to look at the blonde witch. Her breath hitched and she was quick to adverse her gaze again, rising to her feet. She was vulnerable, she felt vulnerable, and she needed to get away before doing something she’d regret. Something they’d both regret. She turned, and made her way to the stairs.

(Fleeing. For the first time in her life.)

She could barely wait to take her clothes off. She knew that Decima would follow her; knew that she wouldn’t leave her alone, not now, not when she was still shaking. She ripped the gown off of her, the useless fabric falling silently to the ground. Soon enough, she was standing in front of her bathtub, frozen. She didn’t know how long she stayed that way, staring into space, staring at the white of the porcelain, unable to move. Long enough for Decima to catch up with her; long enough for her to fill the tub with water, and to guide her inside. Bellatrix had fallen prey to her mind once more, watching as the blood covering her skin soon merged with the water, turning it a sickening pink. She was barely breathing, the heat from the water making her dizzy. She reached out, grasping her lover’s arm, and turning just enough to face her, expression unreadable. “Thank you for being here, love. I … I don’t know what I’d do without you. I just … Merlin I wish we could be more.” The argument was going in circles, she knew that, and yet it was what it all came back to, wasn’t it? Her mistake, her stupid cowardice, her worthlessness. She made herself sick. “But it means the world to me; that you’re here, still, after everything. I’d be so lost without you. I need you. I need you, Decima; I’ve always needed you.” She was a breath away from her face now, staring at her eyes and feeling like she had never stopped loving that woman. She tucked a stray blonde strand of hair behind her lover’s ear.

And she was kissing her. She was kissing her, wholly, desperately, throwing herself at the woman in such a way that she would be ashamed later. She couldn’t help it; she didn’t want to. It felt like forever since she felt those lips against hers, the warmth of her skin. It felt like forever since she had been in her arms; and she wanted that, especially now. She needed it to quieten the chaos in her mind, to settle her heart, trying to beat its way out of her chest. It hurt, to taste her even though she wasn’t hers to take anymore; but she wanted to. She’d welcome the pain if it meant that for another second Decima would be everything she wanted her to be again. She couldn’t breathe but she didn’t care, attacking her lips with a passion that had been hers, in the early hours of the day, when they had almost been too tired to stop but she hadn’t dared, afraid that their tryst had been a dream. She didn’t want this to be a dream, she needed it to be real; she needed her lover to kiss her back, to touch her again. “Please, love, please.” She was pathetic but it didn’t matter anymore, nothing mattered more than her, and how she felt against her, how she used to feel. She was crying, perhaps, her cheeks wet; but it barely registered to her. “I need you, Decima. Please.” She breathed against her lips, reaching and grasping the back of her neck with desperate fingers; naked body half-lifted out of the bathtub.

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Tell me of the dying we have done. — PV Decima
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